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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

13 juin 2009

Les maux que ces mots ne nous disent pas.

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Le décès du président gabonais a permis, pour l’Afrique francophone du moins, de mesurer la chance qu’avait le continent d’avoir des hommes d’état capables de rester 20, 30 voire 40 ans au pouvoir. Une marque, un symbole de sagesse, une preuve d’un aplomb certain en matière politique. Ainsi apprend-t-on de certains homologues africains et occidentaux du défunt président et même des médias hexagonaux pourtant …Vaste programme !

Au-delà de l’affliction, que le propos vienne des chefs d’état africain, n’est en aucun cas une surprise pour au moins deux raisons. Pour illustrer l’une des raisons, il semble judicieux de citer Amadou Hampaté Bâ qui disait : “ En Afrique lorsqu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle“. Oui ! Une certaine sagesse vient de s’en aller avec la disparition de monsieur Omar Bongo. En ce sens, il est fort heureux de constater que malgré le séisme d’acculturation et d’aliénation imposées et subies qui frappe l’Afrique, elle réussit à garder une de ses valeurs : le respect de ses ainés, de ses anciens, de ses vieillards.

Malgré la circonlocution que l’on est tenté de relever dans les propos, les considérations plutôt d’ambitions personnelles dont politiques sous-tendent la rhétorique de certains présidents africains à l’endroit du président gabonais et traduirait leur aspiration à battre le record de longévité à la tête d’un état, record que détient de fait le défunt président Omar Bongo. Les multiples révisions, mieux, les découpages sur mesure des constitutions observées ci et là dans les pays d’Afrique francophone expriment et dévoilent au grand jour ce vœu secret des chefs d’états africains en poste et qui se livrent à cet exercice en vogue.

C’est à croire finalement que la chanson populaire qui nous apprend que “ la misère serait moins pénible au soleil “ n’est finalement pas une vue de l’esprit, mais bien une réalité que les africains devraient à jamais intégrer. Car pour les occidentaux, l’identité paix sociale ou stabilité = pauvreté, n’est décidément vérifiable que pour le continent noir.(http://www.camerounlink.net/fr/experts.php?nid=46243&pid=2208 )En dicton ceci se traduirait par : “ Soyez dans la paix, mais dans la pauvreté“. Ce qui ressemble étrangement aux discours tenus par les premiers missionnaires européens en Afrique, qui enseignaient à leurs ouailles de ne pas s’intéresser aux biens matériels car destructeurs pour leurs âmes. Lesquels biens prenaient et continuent de prendre la direction du Nord, comme si les âmes européennes n’ont vraiment pas besoin d’être préservées des méfaits des biens matériels. Fermons cette parenthèse…

C’est ainsi que d’une part, les longévités des présidents africains à la tête de leurs états seraient à mettre dans le compte de leur dextérité, de leur maîtrise de l’art de gouverner et de diriger leur pays respectif. Pourquoi pas ? Les populations de ces pays n’y verraient aucun inconvénient si cette longévité était également traduite pour elles par un éloignement de la paupérisation, en plus des 3 maux que le travail est censé éloigner parmi la panoplie des maux qui les menacent.

Depuis l’annonce de la mort du président Bongo, ou comme dans le Cameroun voisin, les mots susurrés ou claironnés par les médias et hommes politiques hexagonaux tels que: “stabilité, paix sociale, maitrise etc.“ caressent les lobes des oreilles africaines et invitent à l’acceptation d’une fatalité qui n’en est pas une : que la paix, la stabilité du continent noir ou de l’Afrique francophone pour être plus précis, dépend de sa grande capacité à tolérer la pauvreté qui leur est imposée.

L’ancienne juge Eva Joly décrit bien cette situation lorsqu’elle affirme, dans le concert d’hommage à l’annonce du décès du président gabonais que : « s’il avait bien servi les intérêts de la France » notamment par « la manne pétrolière », Omar Bongo n`avait pas « le souci de ses citoyens ». Le Gabon, a-t-elle dénoncé, « c`est un PIB égal au Portugal» qui « construit cinq kilomètres de routes par an» et qui a « le taux de mortalité infantile parmi les plus élevés au monde ». Ce constat n’est pas à mettre au seul crédit du Gabon, c’est celui valable dans toute l’Afrique francophone et dans une paix sociale sans commune mesure.

Tant que l’identité stabilité sociale, paix = pauvreté est maintenue, on s’éloigne de la théorie du chaos que l’on agite en cas de soulèvement du peuple. Voilà ce qui guette les populations africaines qui ne voudraient plus s’accoutumer de la pauvreté créée de toutes pièces et maintenue par des longévités au pouvoir de leurs hommes d’état. Ce chaos que l’on retrouve en Haïti est le même que l’on retrouve ou retrouvera dans les pays africains francophones dans leurs velléités d’affranchissement. Bousculer les habitudes établies dans les pays du pré-carré français comme des havres de paix, est faire acte d’insoumission et subir l’épée de Damoclès jusque là suspendue au-dessus des populations de ces pays.

D’autre part, cette rhétorique nouvelle qui entoure le Gabon ou le Cameroun pour ne citer que ces deux là, laisse dubitatif quiconque a pris le temps d’observer l’indécente arrogance des médias et hommes politiques français à l’endroit des dirigeants africains en général et francophones en particulier sans lesquels, la France finalement n’est rien comme le rappelait avec justesse le président Bongo : “ La France sans le Gabon (l’Afrique) est comme une voiture sans carburant“.*

La versatilité de l’opinion médiatico-politique hexagonale vis-à-vis de l’Afrique francophone fait la démonstration du rapport de soumission qui est à la base de cette relation. Plus la soumission aux besoins en tous genres de l’Elysée est grande, plus la côté de popularité des dirigeants africains est au beau fixe. Le vocabulaire est à ce moment, des plus complimentant pour ne pas dire flagornant et vice versa. Comment comprendre que la longévité au pouvoir soit un jour un acte de paix et de stabilité et un autre jour une dictature ?

“ Les peuples démocratiques haïssent souvent les dépositaires du pouvoir central; mais ils aiment toujours ce pouvoir lui-même “ affirmait Alexis de Tocqueville. Cette maxime éclaire peut-être un peu plus sur l’hagiographie ambiante qui menace l’irrépressible arrogance médiatico-politique hexagonale et trahit de fait une flagornerie dont on connaît l’objectif final.

Source: Camerounlink
Jean-Jacques Dikongué.

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20 avril 2009

Mahmoud Ahmadinejad et les vérités dérangeantes.

" Les sionistes pillent les richesses des nations en contrôlant les centres de pouvoir du monde et ont créé les conditions pour que rien ne puisse être dit au sujet de ce phénomène diabolique dont les effets pèsent sur les habitants des nations "

C’est avec cette formule lapidaire que le président iranien a fait, au pas de galop, sortir de la salle, ceux des représentants occidentaux, le français en tête, venus assister à la conférence sur le racisme qui se tenait aujourd’hui à Berne. A voir ces délégations occidentales quitter la salle aujourd’hui à l’énonciation de ce que nous nommerons les ‘vérités dérangeantes’ par Mahmoud Ahmadinejad, la question relative à la critique de l’état d’Israël et de ses agissements se pose avec une réelle acuité.

C’est comme si, à travers les souffrances des juifs, Israël bénéficiait d’un statut qui le place au-dessus des autres états, ainsi le disait Jacob Neusner ‘ L’holocauste mal unique n’a pas seulement pour conséquence de donner aux juifs un statut à part, il leur donne "un droit sur les autres’ (1). Cette posture, loin de concourir à la paix dans le monde, objectif dit-on recherché par tous, aiguise plutôt les tensions de par l’iniquité qu’elle transporte en elle. Oui ! Les juifs ont souffert, et selon Cynthia Ozick, on en veut toujours au juifs ‘Le monde veut éradiquer les juifs, [] le monde a voulu toujours éradiquer les juifs’ (2)
La suite ici

Source: Camerounlink

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17 avril 2009

La ville de Toulouse replonge dans les clichés dénigrants de la femme noire.

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Avec une affliction profonde mais une réelle envie de continuer le combat pour le respect de la mémoire de millions d’africains déportés et pour une lecture non fantaisiste de l’esclavage et de l’histoire de France en général, nous apprenons que la mairie de Toulouse, dans l’esprit et la suite de la ville de Paris, a fait le choix d’une stèle pour commémorer 400 ans d’esclavage. Mais si l’intention est noble, le choix de la stèle pose réellement problème. La mairie de la ville ‘rose’ a choisi de représenter le torse d’une femme noire nue et on a toujours du mal à voir le rapport entre un tel symbole et l’événement à commémorer. Nous ne savons de quel ‘rose’ il s’agit lorsqu’on parle de cette ville, mais pour la circonstance, prendre le torse d’une femme noire nue pour un sujet si grave, est une grosse injure à l’endroit de ces femmes qui, pendant les périodes glorieuses de l’esclavage étaient doublement victimes, par de nombreux viols dont elles étaient l’objet par leurs maîtres.

Rappelons que Paris a inauguré le 4 avril 2009 un impressionnant monument représentant des chaînes brisées afin d’honorer la mémoire du Général Dumas et la lutte contre l’esclavage. Un symbole qui illustre parfaitement la volonté des autorités de la ville de Paris, de se projeter dans l’avenir dans un esprit sain et de paix en rendant hommage à une très grande figure de l’histoire de France et de l’apport des africains déportés des siècles auparavant.

En refusant d’honorer Toussaint Louverture pour porter son choix sur une statue de femme noire nue, la ville de Toulouse nous plonge dans une interrogation profonde quant à sa volonté à bâtir un futur meilleur qui réconciliera la France avec toute son histoire. Par son choix, cette ville qui a dans le passé pourtant brillé dans sa lutte dans la valorisation de l’image du noir, semble replonger dans une relecture de l’histoire qui fait une part belle aux clichés éculés et dénigrants des noirs et de la femme noire. Ce choix nous rappelle la lugubre exposition de 1931, dans laquelle, les femmes noires étaient exposées toutes nues pour assouvir les fantasmes de ceux pour qui la femme noire était l’objet de satisfaction sexuelle.

Pour ces raisons, nous en appelons à la raison des uns et des autres et demandons à la mairie de Toulouse de faire marche arrière en reconsidérant son choix. Choix qui ne lui ressemble pas au regard de son histoire quant à la lutte contre l’esclavage. Nous nous interrogeons d’ailleurs sur les réelles intentions qui ont suscitées un tel choix.
L’histoire de France ne manque pas de femmes noires ayant combattues pour mettre un terme à ce que Georges Kay qualifie, je cite « En quatre siècles et sans répit le monde chrétien a capturé, acheté, revendu cinquante millions d’êtres humains. C’est peut être le plus grand crime qu’il ait jamais commis contre l’humanité ».

Source:http://memoiredelesclavage.20minutes-blogs.fr/

 

 


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21 mars 2009

L'inacceptable arrogance des dirigeants d'entreprises étrangères en Afrique Noire francophone

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"Les colonialistes ne veulent pas admettre qu'un Noir soit l'égal d'un Blanc. Cette conception se manifeste dans le domaine social, dans l'échelle des salaires, dans le traitement médical, dans le logement, dans la justice et hélas, à l'Église. Quelle est alors l'âme éprise de liberté qui resterait insensible devant ce fait révoltant d'un étranger qui traite les enfants de la terre comme des hommes de seconde zone ? La doctrine coloniale n'a jamais cessé de proclamer que le Blanc est un être supérieur et que le Noir, spécialement, ne possède que des capacités limitées... Une telle façon de ne rien faire pour modérer, sauf cas exceptionnel, la discrimination raciale fait beaucoup pour renforcer notre méfiance et notre combativité" (Ruben Um Nyobé)

L’information a été publiée avant-hier dans les colonnes du quotidien Notre Voie. L’opérateur de téléphonie mobile Orange Côte d’Ivoire a reçu, en date du 16 janvier 2009, un courrier de protestation de la part du directeur général de l’Agence des Télécommunications de Côte d’Ivoire (ATCI), en charge de la régulation du secteur des télécoms, pour «comportements et propos irrévérencieux envers les institutions ivoiriennes, y compris la Présidence de la République». L’individu incriminé est le français Charles Guéret, directeur commercial d’Orange Côte d’Ivoire, qui représente le directeur général Jean-Jacques de Pins lors des réunions de l’ATCI.

Cet avertissement n’est qu’un épisode de la situation sans précédent que traverse actuellement l’opérateur de téléphonie mobile hexagonal en Côte d’Ivoire. En effet, par courrier adressé au président du conseil d’administration de l’entreprise, les délégués du personnel d’Orange Côte d’Ivoire ont fait part de leur révolte contre les méthodes de gestion et attitudes arrogantes, irrespectueuses et malhonnêtes des français Jean-Jacques de Pins, Charles Guéret et François Couturier (directeur financier). Le point de non retour a été atteint lorsque les représentants du personnel ont décidé d’interdire l’accès à tous les sites d’Orange auxdits dirigeants et ont exigé de leur conseil d’administration leur départ de Côte d’Ivoire. Petite anecdote qui reflète bien l’état d’esprit colonialiste de sieurs concernés : face à l’impossibilité d’accéder à leurs bureaux, le trio, du haut de sa bulle impérialiste, a tout naturellement requis l’aide de l’armée française pour opérer un passage en force, ce que les éléments de la force d’occupation Licorne, qui ont remplacé les bidasses du 43ème BIMA démobilisés depuis plusieurs mois, ont décliné, pas fous et peu enclins à rallumer une insurrection qui dépasserait celle de novembre 2004.

Parallèlement, le vice-président pour la région Afrique du Centre et de l’Ouest de MTN, le dénommé Christian de Faria, lui aussi ressortissant français, se permettait, suite à l’arrêté d’expulsion pris par les autorités ivoiriennes à l’encontre du directeur général de MTN Côte d’Ivoire, le Canadien Aimable Mpore, de qualifier notre pays de «république bananière», avant d’aller signer une pétition contre la décision de l’Etat de Côte d’Ivoire, devant des membres du personnel estomaqués.

Que ce soit par racisme historique, comme dans le cas des sociétés occidentales en général et françaises en particulier, ou par ignorance de l’accablant traumatisme colonial imposé par la France

et la Belgique

aux pays d’Afrique francophone depuis l'époque de l’esclavage jusqu’à nos jours, pourtant si similaire à celui vécu par les Sud-Africains pendant l’oppressif régime de l’apartheid, il est indéniable que les opérateurs économiques étrangers ne font aucun effort pour promouvoir les talents nationaux au plus haut niveau au sein de leurs filiales africaines. Cela pourrait encore être acceptable, si les dirigeants étrangers nommés disposaient des compétences requises et nécessaires. Hélas ! Les critères de recrutement semblent plus être leur adhésion au colonial système françafricain ou leur racisme génétique que leurs qualifications professionnelles, leurs aptitudes techniques ou leur leadership. Et lorsque, une fois tous les trente-six du mois, il leur arrive de nommer un Noir à un poste de direction, ils sont suffisamment pernicieux, dans la plupart des cas, pour s’assurer qu’il ait soit fait allégeance à leurs objectifs de prédation économique, soit une tendance accrue à l’escroquerie, afin de disposer de moyens de pression sur lui, le cas échéant.

Si cet état de choses est à déplorer, il n’en demeure pas moins qu’il est facilité et encouragé par l’apathie de certains gouvernements africains, dans la plupart des cas des anciennes colonies françaises. Et cet attentisme complice et criminel contribue non seulement à annihiler les perspectives de développement des pays concernés, mais surtout l’émergence d’une classe moyenne et d’un capitalisme national solides. Comment un pays comme le Cameroun, qui dispose des textes relatifs à la nationalisation des cadres, peut-il autoriser des multinationales à employer des expatriés aux mêmes postes pendant cinq, six, voire dix ans, sans s’assurer qu’un transfert de savoir ou de compétences soit effectué au plus tard dans les trois années suivant l’arrivée de l’expatrié ? Comment les Etats concernés peuvent-ils permettre qu’une entreprise sud-africaine, elle-même créée grâce à la politique du Black Economic Empowerment (BEE) mise en place pour corriger les ravages et discriminations causées par l’apartheid, puisse, dans dix pays où elle est présente en Afrique centrale et de l’Ouest, n’avoir qu’un seul directeur général issu du terroir ? Est-il admissible que la législation ivoirienne ne dispose pas d’une obligation, pour tout investisseur étranger, d’ouvrir son actionnariat à des nationaux ? Est-il acceptable, compte tenu du nombre d’Ivoiriens et d’Africains hautement qualifiés qui exercent en Afrique et de par le monde, qu’une position comme celle de directeur financier d’une multinationale soit, en 2009 en Côte d'Ivoire, occupée par un Gaulois aux diplômes douteux et au parcours hasardeux? Les exemples du Nigeria et du Ghana, les deux meilleures références de réussite économique et de développement dans la sous-région, qui disposent tous deux d’une législation très protectionniste envers le savoir-faire local et la promotion des talents nationaux et qui veillent particulièrement à sa très stricte application, devraient suffire à faire taire tous ceux qui craignent que ce genre de réflexion ait pour finalité de faire fuir les investisseurs étrangers et inspirer les gouvernants hésitants de l’ex pré carré impérialiste français.

Une chose est sûre : si les entreprises étrangères n’arrivent pas à adapter rapidement leur politique managériale à l’évolution de la situation politique et socio-économique des pays d’Afrique francophone,  elles devront faire face à une riposte de plus en plus radicale des autorités et populations locales: l’expulsion du fort indélicat directeur général de MTN Aimable Mpore par l’Etat de Côte d’Ivoire, la rébellion des employés d’Orange Côte d’Ivoire contre le triumvirat colonial commis par Paris pour les diriger, les protestations de l’ATCI contre les «frasques verbales» de Charles Guéret sont des signes annonciateurs d’un changement profond et irréversible. Un proverbe occidental dit que «tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se casse». Il semblerait bien que les colons dirigeants d’entreprise et leurs lamentables laquais locaux, dont l’arrogant et abject comportement de gouverneurs de plantations a trop longtemps été toléré, courent de plus en plus le risque de se voir renvoyés à leurs expéditeurs. Et que là où l’Etat a abdiqué ou tarde à réagir, les citoyens et salariés apparaissent bien décidés à prendre eux-mêmes les choses en main.

«Les républiques bananières» vous saluent!

Mahalia Nteby, le 18 mars 2009

Source : http://saoti.over-blog.com/

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19 mars 2009

LE PRESERVATIF et la PREDATION SEXUELLE en Afrique.

Voila au moins un pape qui n’est pas adepte de la lobotomisation de la pensée à laquelle, tous les jours, nous sommes conviés par ceux qui, mieux que chaque individu, savent ce qui est bon et mauvais pour lui. Ceux qui un jour décrètent que le monde va bien et le lendemain décrètent qu’il va mal pour que tout le reste du bétail s’aligne.

On peut le trouver sympathique ou pas et là n’est même pas la question, Benoit XVI, a le mérite au moins, de ne pas marcher dans cette pensée unique globalisante et ambiante. Il sait souvent nous sortir de cet emprisonnement de la pensée unique pour nous inviter à plus de réflexion, à nous libérer du carcan dans lequel nous invitent les censeurs bienpensants.

En déclarant, que le problème du sida ne, je cite : « peut pas être réglé» par la «distribution de préservatifs» et qu’«au contraire, leur utilisation aggrave le problème », l’on nous fait croire que le pape a réussi à faire l’unanimité contre lui par ses propos. Mais qui donc est cette unanimité ? Qui décide donc de la stupidité des propos des uns et des autres selon que ceux-ci n’arrangent pas leur business ?
Sommes-nous dans un regard africain des déclarations du pape ou dans le prisme occidental de l’analyse des propos du pape ?

La levée de bouclier est venue de ceux et celles pour qui l’Afrique permet de sortir de l’ombre, des chantres du misérabilisme, pour qui s’enrichir sur le dos de l’Afrique est devenu un sport national et aussi un tremplin pour se voir décerner tel un titre d’expert, tel autre celui de spécialiste de l’Afrique. Nous posons calmement la question : Combien de cas de sida ont été résolus pas l’utilisation des préservatifs donc ? De combien a-t-il reculé ? Peut-on objectivement donner des chiffres ? NON !

Il n’est pas question de dire NON à l’utilisation du préservatif, mais d’insister sur le fait qu’une bonne éducation, une certaine prudence est toujours à mettre en évidence en lieu et place de l’encouragement de la sexualité débridée comme le laissent entendre les cris d’orfraie de ceux et celles qui voient le préservatif comme la panacée au grave problème pas seulement du sida, mais de la sexualité dévergondée, débridée qui sévit aujourd’hui partout ailleurs.

Ceux qui s’insurgent contre ces propos, semblent ignorer l’ampleur de la sexualité débridée dans certains pays africains, ampleur qui prend sa source dans l’utilisation des préservatifs comme gage de garantie d’une sexualité sans danger.

Des l’âge de 10 ans, on voit des jeunes filles se livrer aux rapports sexuels avec des touristes occidentaux armés de préservatifs et cela ne choque personne, car au moins c’est couvert. Les parents, en proie à une extrême pauvreté, cautionnent que leur progéniture soit la proie de quelques individus malintentionnés et deviennent des objets de satisfaction sexuelle avec en esprit au moins, le préservatif les protège. C’est cette réalité que les insurgés ne veulent pas voir en face.

Les politiques occidentaux qui crient au scandale, par rapport à l’Afrique, ne sont-ils pas les mêmes avec la complicité des industries pharmaceutiques qui empêchent l’accès à la trithérapie gratuite en Afrique parce que cela ne rapporte pas assez d’argent ? Le regard critique porté sur les propos du pape venant de l’occident, n’obéit pas aux mêmes règles que celui des africains et ces derniers doivent en être conscients. D’un côté il s’agit d’une équation financière pure et dure et se résume à la question : combien cela ne nous rapportera plus, si le produit n’est plus vendu ? Tout comme il s’agit de faire entrer dans les mœurs, que la pratique de l’homosexualité est aussi naturelle que les rapports entre un homme et une femme. Rappelons en passant que selon les mêmes experts, le taux de prévalence du sida chez les homosexuels est très fort.

Il faut sortir de ce regard misérabiliste et de pitié que l’on jette sur l’Afrique. Car l’Afrique n’a pas besoin de la pitié ou des indignations teintées d’hypocrisie. Les propos du pape doivent être compris dans une équation différente et ne pas la poser dans le même référentiel que celui des occidentaux.
Il est hors du propos ici de dire que le préservatif soit inutile, et dans le cas de l’Afrique, il est plus qu’encourageant. Mais cette nécessité est paradoxalement une invitation à des pratiques qui mettent en péril les sociétés. L’utilisation du préservatif a permis de mettre en place une forme d’exploitation de la misère en livrant de jeunes filles et garçons aux mains de prédateurs sexuels sans vergognes. Oui ! Il ne faut pas se voiler la face côté africain, le préservatif a aggravé les choses, on l’a instrumentalisé pour exploiter la misère helàs.

L’utilisation du préservatif en Afrique a favorisé la prédation par le sexe des jeunes africaines et africains prenant à revers le but premier de celui-ci qui était de se protéger. Les propos du pape ne sont pas combattus pour les mêmes raisons, selon qu’il s’agisse de l’Afrique ou de l’occident. Les africains doivent cesser de se faire prendre en otage par les indignations à géométrie variable de certains occidentaux. Oui ! Le problème du sida ne sera pas réglé par le préservatif, mais par l’accès aux soins à tous. Une fois cet accès garantie, le préservatif jouera son rôle premier.

Source:http://www.camerounlink.net/fr/newsforums.php?nid=44458

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27 février 2009

L’AFRIQUE face à elle-même !

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Et si les victimes des exactions belges au Congo se déclaraient ?

La Belgique qui souhaite rapidement juger Hissène Habré serait plus crédible et digne, si elle s’offusquait de la même manière et exigeait avec la même verve, que les responsables belges soient jugés en Afrique ou ailleurs pour les exactions commises par ce pays au Congo, nous pensons aussi à l’assassinat de Lumumba Patrice. Nous rappelons ici que le Belge Gérard Soete (81 ans aujourd’hui) a avoué avoir dissout dans de l’acide, le corps du leader congolais avec la bénédiction de son pays la Belgique.
Mais le point d’orgue de cette affaire est de redonner un peu de crédibilité aux pouvoirs africains. Les dirigeants africains dont l’une des caractéristiques est de ne pas être l’émanation du choix du peuple et par conséquent usent de la répression pour asseoir leur autorité sont face à l’Histoire. Et ils ne pourront y rentrer que s’ils se décident à laisser juger Hissène Habré sans l’intervention de l’Europe. Mais laisser juger Hissène Habré n’est-il pas ouvrir la porte à son propre jugement ? Telle est l’équation à résoudre pour des dictateurs, pris au piège de leur jeu de soumission et complicités nocives pour le compte de leurs comptes en banques.

Cette Belgique qui aujourd’hui presse le Sénégal, comme d’autres pays européens, doit des comptes aux africains sur un tas de choses dont des affaires de crimes.
Mais les dirigeants africains, bras armés des puissances industrielles européennes pourront-ils cet exercice d’équilibrisme de haute voltige en toute franchise sans fragiliser leurs strapontins présidentiels ? En n’ont-ils le courage seulement ? Durs instants de réflexion dans les palais africains. Comment juger un des leurs sans se projeter dans l’optique de se voir juger ?

Il est de bon aloi, en Afrique d’avoir recours aux bons offices de l’Europe pour régler les problèmes internes qui se posent aux africains et dont les solutions ne devraient pourtant venir que des seuls africains ; comme cette persistante tendance occidentale qui consiste à s’ingérer dans les affaires africaines sans crier garde. De même qu’il est de bon ton, pour les africains de montrer une outrageante aboulie lorsqu’il s’agit de réclamer des comptes à cette même Europe qui ne lui fait pas que du bien et encore, pendant que cette dernière s’emploie à dissimuler et couvrir d’une chape de plombs ses exactions en Afrique pour éviter de répondre de ces actes. Rappelons une fois de plus, cette vérité que nous refusons pour certains d’admettre, celle que Achille Mbémbé décline par : « L’Afrique se sauvera par ses propres forces ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place, et c’est bien ainsi. » Les bras armés des puissances occidentales en Afrique devront se rendre à l’évidence un jour ou l’autre.

Que Hissène Habré soit jugé pour des crimes qu’il a commis, cela ne souffre pour un esprit logique, d’aucun doute. Tout comme cette même logique n’autorise aucun angélisme quant à la volonté des dirigeants ou certains dirigeants africains à voir l’ex président tchadien être jugé et condamné pour ses forfaits. Et la raison en est simple, Hissène Habré à côté de certains serait même un Ange. Donc le voir condamner c’est accepter se condamner. Mais ce dont il est question est, si l’Afrique n’a-t-elle pas le droit, ou des arguments valables et recevables pour, comme le fait la Belgique, poser les mêmes exigences vis-à-vis des ex dirigeants ou dirigeants actuels européens, impliqués dans des crimes et exactions qui ont touchés des africains en Afrique ou ailleurs ? Pourquoi ceux des africains qui mettent en avant la dignité de l’Afrique à faire juger Hissène Habré, ne mettent-ils pas le même entrain à exiger des comptes aux dirigeants européens impliqués dans des crimes commis sur des africains ? Que nenni ! Les peuples africains sont condamnés par les fourvoiements tous azimuts des dirigeants africains qui les poussent à ne rien pouvoir exiger des puissances européennes dont les dirigeants seraient également de très bons candidats aux tribunaux pénaux internationaux. Mais la raison du plus fort à raison de la souffrance des victimes par le truchement des compromissions multiples.

On peut, à juste titre d’ailleurs, fort de ce qui précède que le pouvoir sénégalais, en se montrant « frileux » pour emprunter l’expression aux défenseurs du procès de Hissène Habré par la justice belge, se protège lui-même et pose définitivement une idée qui suit lentement mais surement son chemin en Afrique, l’impunité des dirigeants africains. Nous avouons ici ne pas connaître les raisons qui motivent le pouvoir sénégalais à adopter la posture qui lui est aujourd’hui reprochée ; exiger la totalité des sommes pour la tenue du procès au Sénégal. Mais il faut plutôt regretter l’attitude de l’U.A à ne pas s’impliquer davantage dans ce dossier. Espérons que le nouveau président de cette entité saura surfer entre l’indépendance de l’Afrique et les exigences de plus de justice et de respect pour le peule, préalables d’une Afrique qui pourra sans complexes, demander des comptes à l’Europe. Car la Belgique, dont certaines victimes ou familles de victimes de Hissène Habré sont devenues ressortissants entretemps, avec l’aide de l’U.E, pourra se saisir de l’affaire pour une fois de plus ridiculiser l’Afrique toute entière, parce que ses dirigeants se seraient montrés incapables. On l’a vu avec le Rwanda, où la France était juge et partie, pendant que la Belgique accusait sa voisine pourtant.

Une affaire qui devrait servir à l’U.A face aux injonctions et exigences de la Belgique, et très souvent de l’U.E dès qu’il s’agit du continent, de faire valoir ses droits dans des affaires de crimes dont on sait qu’il n’existe plus prescription en la matière.
Nous pensons à l’assassinat Lumumba Patrice dont l’ancien commissaire Gérard Soete a avoué noyer le corps dans l’acide avec la bénédiction de ses dirigeants. Faire place à la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara et les complicités des uns et des autres, Le génocide rwandais pour ne citer que celles-là.

Tant que les dirigeants africains dont on sait que se confronter à tel exercice : juger un des leurs sans avoir l’impression d’assister à leur futur jugement, est se tirer une balle dans le pied, car synonyme de perte de leurs privilèges, ne se résoudront pas à faire de la lumière dans des affaires qui ternissent l’image des africains alors l’Afrique restera l’objet de risée. Mais seulement, malgré leurs roublardises, ils resteront somme toute eux-aussi, des proies faciles pour les tribunaux pénaux internationaux qui se sont spécialisés pour juger les africains et certains hommes avec peu d’influences. Services rendus ou pas ! Le cas Saddam Hussein doit le leur rappeler.

Le procès de Hissène Habré est une occasion pour les dirigeants africains de rentrer dans l’histoire et ouvrir les portes de l’indépendance à une Afrique muselée par les puissances occidentales avec les complicités africaines. Ces dirigeants ont avec cette affaire l’occasion de construire à l’image de ce que rappelait le président Obama lors de son discours d’investiture « sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire. »

Source: CamerounLink ici

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24 février 2009

Ces Chimpanzés qui se veulent intelligents.

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Pour se moquer d’un plan de relance économique maladroitement rédigé à son goût, le New York Post par le dessinateur Sean Delonas, n’a rien trouvé d’autre qu’un chimpanzé à abattre. L’imagination débordante de Sean Delonas n’ayant aucune limite, il justifie le choix du primate et son exécution dans sa caricature, par le fait qu’un chimpanzé ait été abattu par la police du Connecticut après que celui-ci a défiguré une femme. Preuve que la réalité inspire souvent la fiction. Mais est-on en l’espèce dans une fiction anodine ?

De Georges Cuvier à Sean Delonas

Cette œuvre de grande inspiration ne devrait surtout pas susciter l’indignation de ceux et celles pour qui l’utilisation de ce primate dans la stigmatisation, la deshumanisation, l’ensauvagement et l’animalisation de l’homme noir, remonte à des siècles et théorisée par des gens considérés comme de« grands hommes » en Europe ou aux Etats-Unis.
Sean Delonas et le New York Post ne font donc que perpétuer une tradition bien enracinée et que l’on masque par des ersatz de discours sur les droits et libertés de l’Homme.
Et pourquoi le plan de relance de l’économie de Barack Obama pourrait-il être intelligent, lui qui appartient à cette race incapable de toute production intelligente du fait de sa non appartenance à l’humanité. Sean Delonas qui a surement bien assimilé ses classiques n’a pas oublié ou plutôt, s’est bien souvenu de ce que disait le zoologiste français Georges Cuvier :
« La race nègre est confinée au midi de l`Atlas, son teint est noir, ses cheveux crépus, son crâne comprimé et son nez écrasé ; son museau saillant et ses grosses lèvres la rapprochent manifestement des SINGES : les peuplades qui la composent sont toujours restées barbares (...) la plus dégradée des races humaines, dont les formes s`approchent le plus de la brute, et dont l`INTELLIGENCE ne s`est élevée nulle part au point d`arriver à un gouvernement régulier. » G.Cuvier dans « Recherches sur les ossements fossiles, Volume 1, Paris, Deterville, 1812 »

Toute indignation contre cette satire est synonyme d’entrave, d’obstacle à la liberté d’expression chère à la pensée occidentale. Pour avancer dans la défense de cette liberté d’expression, ses défenseurs s’interrogent même s’il est encore possible de « critiquer » un noir sans être taxé de raciste ?
Les partisans de cette caricature sans limite qui, comme celle de Sean Delonas, est une incitation non masquée au meurtre d’hommes et femmes dont le seul tort est d’avoir la peau noire, vous traitent même de souffrir d’un trouble obsessionnel du voir du racisme partout.

Négrophobie et non Racisme

Racisme ? Une distraction sémantique pour noyer le poisson et faire admettre tant bien que mal, une fois de plus, que sous le sacro saint principe de la liberté d’expression, les noirs subissent de passer sous les fourches caudines d’une caricature malsaine, qui pourrait aller au-delà de simples mots. Tout est fait pour traiter par-dessus la jambe, une question grave qui n’aurait pas trouvée même traitement s’il s’était agi d’un autre groupe humain.

Le mot racisme n’a aucune pertinence scientifique qui tienne lorsqu’on l’analyse par rapport à l’Homme. La race humaine est une et une seule. Partant, on pourrait donc corroborer les thèses des combattants de cet humour illimité et déraisonné, en réfutant l’argument de racisme. Seulement, pas avec les mêmes arguments, encore moins pour les mêmes intentions et raisons. D’un côté, il s’agit d’une pernicieuse habileté à vouloir se soustraire des responsabilités d’une telle abjection et ne pas assumer sa haine, tandis que de l’autre il s’agirait plutôt de redéfinir un concept qui sert de refuge à des individus malintentionnés. Il ne s’agit donc pas d’une caricature raciste, mais d’une caricature hautement et dangereusement négrophobe. Et là, réside toute la différence.
Sean Delonas et le New York Post jouent, en ayant conscience de leurs actes, avec quelques uns parmi la pléthore de clichés de la haine du noir qui n’est pas une invention d’aujourd’hui et dont le monde occidental pratique encore plus en ce 21 émé siècle, avec une habileté et subtilité à embrouiller n’importe quel individu non sensibilisé.

Décidemment l’élection de Barack Obama à la tête des États-Unis n’aura pas encore dévoilé tous ses dessous et délié toutes les langues dans une culture qui se veut pourtant égalitaire. Thomas Jefferson lui-même n’affirmait-il pas déjà : « Je suis donc amené à penser, mais ce n`est là qu`un sentiment, que les noirs, qu`ils forment une race distincte ou qu`ils aient subi une séparation due au temps et aux circonstances, sont inférieurs aux blancs quant au corps et à l`esprit » Thomas Jefferson président des USA (in Gossett, 1965, p.44)

Source: http://www.camerounlink.net/fr/experts.php?nid=43842&pid=2208

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06 février 2009

BERNARD KOUCHNER A L'EPREUVE DU DROIT D'INGERENCE

Le fondateur du droit d’ingérence ou kouchnérien, ce concept qui préconise l’usage de la force (surtout sur les moins faibles ou supposés tels) supporterait-il mal que le concept lui soit appliqué ? Tout porterait à le croire au regard de sa crise de nerfs sur les révélations portant sur ses affaires. Rappelons que le concepteur de cette bestiole est parmi les promoteurs de toutes les guerres d’agression de ces dernières années dans le monde mais que les médias s’évertuent à vendre comme un humaniste.
Il ne s’agit pourtant pas ici de tirs de canons, ni d’usage de napalm et autres gaz mortels que la théorie du ministre français des affaires étrangères préconise implicitement aux puissances militaires mieux structurées d’utiliser pour imposer le BIEN dans le monde. Seulement de simples mots pour combattre le mal.

French Doctor pour les uns, Docteur Kauchemar pour d’autres, Bernard Kouchner essuie les balles d’une ingérence d’un autre genre mais pour une même finalité chère au ministre français, le BIEN. En publiant « LE MONDE SELON K », le journaliste d’investigation Pierre Péan s’approprie ainsi le concept d’ingérence humanitaire pour une œuvre de salubrité morale dans les rapports d’une certaine mafiosité agissante entre les dirigeants africains de la françafrique et leurs comparses français. La suite ici

Source: Camerounlink.net

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30 janvier 2009

JUSQUE QUAND LA MORT VIENDRA AU SECOURS DES AFRICAINS ?

La mort de Lansana Conté vient confirmer une habitude fortement africaine qui voudrait que, pour se débarrasser de leurs dictateurs, bras armés des puissances occidentales en Afrique, les populations africaines sont obligées de se remettre aux bonnes grâce de dame nature. Ainsi en a été avec Mobutu, Houphouët Boigny, Eyadema père et maintenant le président guinéen vient grossir le rang de ces gens qui s’accaparent, confisquent et s’attachent au pouvoir comme le lierre à la muraille.
A l’exception de quelques pays dont le Bénin, le Sénégal ou encore le Mali, et L’Afrique du Sud, le Ghana et quelques autres, la confiscation du pouvoir par des séniles d’une délinquance certaine et avérée est devenue la norme, tout comme leur éviction du pouvoir par la mort via la maladie est une constante.

Se refugiant derrière un argument éculé et qui n’est pas une vérité universelle qui pose l’identification vieillesse égale sagesse, les puissances occidentales dont le but est s’assurer l’approvisionnement en matières premières et le pillage systémique des ressources, ont réussi à créer des reflexes irrécurables d’accaparation de pouvoir chez les africains. Une synonymie qui, si elle a été vérifiée par le passé, ne l’est plus depuis fort longtemps au du moins ne s’applique pas dans le champ politique. Loin d’être des sages, les vieux africains qui s’agrippent au pouvoir tant bien que mal, brillent, ont fait et font montre d’un talent sans comparable à défier toutes les lois de la sagesse. Le désamour que leurs populations leur témoignent étant la marque de cette offense à la sagesse qu’on leur attribue à tort par une flagornerie sans bornes mais combien efficace de leurs maîtres.

La gloutonnerie, le manque de vision, la servilité à toute épreuve et au dessus de tout, la capacité à desservir les intérêts de leur pays sont les critères, les attributs de ces gens qui pourtant président aux destinées des leurs. La gestion de la chose publique se confondant à la gestion du bien privé.

Lorsqu’un pays doit se remettre aux bons services de la nature pour le débarrasser d’un dirigeant sangsue comme le sont la plupart de ceux qui sont à la tête des pays africains, ne se pose t-il pas la question de l’intégrité de ceux qui abusivement on appelle intellectuels ou élites ? Ne se pose t-il pas le problème de leur responsabilité face à l’inertie du peuple ? Quand un peuple n’est plus capable de s’indigner des exactions du prince, lorsqu’il est résolu c’est que ses élites, ses intellectuels ont failli, ont trahi. Ils ont failli à leur mission d’éclaireurs, ils ont trahi par ce silence qui les rend complices.

Si la grande majorité des intellectuels n’était pas à l’image des dirigeants, l’exercice de la démocratie ne serait pas un luxe. Voter serait en même temps un devoir et un droit pour chaque citoyen et cesserait d’être une faveur du prince à ses sujets comme c’est le cas aujourd’hui au Cameroun, Gabon, Congo, Togo etc. La voix du peuple par les urnes ne serait pas écrasée, ni réprimée. L’indignation du peuple pourrait se transformer en révolte et destituer le prince, si les intellectuels dans leur majorité avaient contribué à éduquer les masses, à les instruire à leur apprendre que l’honneur ne se négocie pas, ne se quémande pas mais s’arrache.

C’est d’ailleurs pour cette raison que l’opposition politique en Afrique n’a aucune valeur effective. Les chefs des partis d’opposition n’ayant pour seul programme majeur que, faire partir le prince pour prendre la place et reprendre les mêmes exactions. Lorsque le prince est difficile à faire partir, on se fourvoie, on fait la courbette, on mange avec lui en cachette et en public on gesticule et on envoie à la mort des milliers de gens incrédules mais qui ont foi à la capacité de leur chef à apporter du renouveau. Les plus courageux de ces chefs d’opposition vont voir le Maitre du prince, on ne sait jamais.

En Afrique aujourd’hui, en tout opposant, repose un futur dictateur prêt à reprendre le bâton de répression, de pillage du bien public dans le seul but de se faire une place au soleil. On ne peut pas être opposant et pactiser avec ceux qui tuent votre peuple sous prétexte de la mondialisation ou de la Realpolitik.

Source: http://www.camerounlink.net/fr/experts.php?nid=43352&pid=2208

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25 janvier 2009

LAURENCE FERRARI,GILLES BOULEAU: OBAMA A TREBUCHE ? VOUS AVEZ FAIT PIRE !

Je ne sais pas s'il est indiqué ici de parler de racisme ou de négrophobie, mais dans tous les cas, l'incompétence dont ont fait montre les commentateur Gilles Bouleau et la présentatrice du journal de TF1 Laurence Ferrari est révélatrice d'un certain journalisme en France. Cette incompétence a pris le dessus sur tout le reste. Car disons-nous le clairement, ce dont il s'agit serait même pathologique et vaut mieux être négrophobe que de briller par incompétence surtout lorsque l'on a la prétention de faire du journalisme avez-vous dit ?

Ce n'est même plus scandaleux, car un journaliste ne s'y prendrait même pas de cette façon pour manipuler, désinformer, non ! C''est plutôt pathétique, çà fait de la peine pour ces individus qui au demeurant pourraient être fort sympathiques mais dont la brillante incompétence enlaidit.

Voilà une brillante incompétence comme il en existe dans le journalisme français qui au lieu de faire le travail pour lequel il est payé, guette le moindre faux pas. Oui Gilles Bouleau est de cette classe de personnes qui font de la diffamation, la désinformation, la manipulation comme exercice journalistique. Lors de sa prestation de serment, Barack Hussein Obama est, pour ceux qui se sont un tantinet instruits sur la chose, induit en erreur par le juge Roberts qui lui, ne connaissait plus son texte et pour cause (Gilles Bouleau et Menielle  devraient enquêter, se renseigner).

Le juge pour des raisons qui lui sont propres inverse donc le texte , ce qui a fait trébucher (pour reprendre la connerie de Gilles Bouleau) le président Obama. Gilles lui prête même des qualificatifs surhumains pour mieux le calomnier. Cher monsieur, où avez-vous lu ou lu qu'il se voulait infaillible, surhumain comme vous dépeignez le président Obama ? Sont-ce vos relents haineux qui vous poussent à le surqualifier afin de mieux déverser vos insanités sur lui ? Technique bien connue lorsque l'on veut s'attaquer à quelqu'un ou à quelque chose.

Jalousie, incompétence, négrophobie bref on ne sait vraiment pas les raisons, mais retenons incompétence, car on ne peut se permettre de telles sorties gratuites et hasardeuses lorsque l'on se voudrait journaliste. Incompétence de Gilles Bouleau qui, s'il était un journaliste comme la déontologie l'exige, aurait au préalable pu se renseigner sur le texte d'investiture avant de déverser son nauséabond fiel, ses mensonges sur la personne d'Obama. Tout comme son confrère mais surement compagnon dans l'idiotie, Julien Menielle de 20 minutes dont le concentré d'insipidités est à lire ici.

Gilles Bouleau ne fait finalement que la démonstration de ce que nombreux savaient déjà. Un certain journalisme à la française pour lequel le qualificatif "incompétent" est un compliment somme toute. Voilà les gens qui informent la France. Des experts dites-vous en France ?. Quelle misère finalement !!!!!

Si Obama a trébuché, vous êtes tombés plus bas que terre par votre incompétence que nous n'ignorions somme toute pas. Vous épatez votre galerie pas le reste du monde qui lui est resté sain et ne succombe pas à ce journalisme de pacotille ambiant.

Posté par MBOA à 08:21 - ILS ONT DIT - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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