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La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

27 décembre 2006

CES RESPONSABLES QUI USENT ET ABUSENT DE LA LOI

« Madame, Monsieur,

Bafouer et violenter une femme devant ses enfants est-il le reflet d'une société camerounaise qui se veut fière, humaine et ouverte à la liberté ? ».

 C'est en ces termes que l'ambassadrice de l'A.E.D.E.P.S (Association éducative de défense de l'enfant et des parents séparés), que cette mère interroge la société camerounaise, la société internationale, bref l'humanité à laquelle nous nous vantons d'appartenir.

Cette interrogation, que dire ce cri de désespoir d'une femme, d'une mère, d'un parent, s'il est vrai qu'il s'adresse à nous tous, il serait néanmoins impropre de ne pas le replacer dans son contexte pour deux raisons qui semblent évidentes pour moi.

1- Parce que, et heureusement, il y a encore dans notre planète, d'honnêtes femmes et hommes, mères et pères bref d'honnêtes parents qui seraient injustement visés, si nous restions dans le général.

2- Parce que ce serait fondre, diluer la responsabilité de l'individu qui fait vivre le calvaire à cette mère, à cette femme, dans le grand registre de l'anonymat.

"Nul n'est sensé ignorer la loi" nous apprend l'adage, lequel adage est devenu un grand principe régissant tout Etat de droit. Mais est-on sensé être au-dessus de la loi sous prétexte qu'on en est le représentant ou le faiseur ?

Visiblement au Cameroun, lorsqu'on est représentant de la loi, ou sensé la défendre comme c'est le cas de monsieur TCHOUNGANG Charles, on est bien au-dessus de celle-ci et on n'en abuse à souhait et ceci est d'autant plus flagrant lorsque l'on se retrouve juge et partie à la fois.
Evidemment nous savions que l'exemple vient que très rarement d'en haut en matière de respect de la loi, et en l'espèce le Cameroun devrait avoir battu le record de dépôt de brevets de violation des lois par les représentants depuis 1982.

Le bâtonnier camerounais de l'ordre des avocats, du haut de ses fonctions, confirme si besoin était, que cette marque de fabrique se porte comme un charme au Pays du président Biya. D'ailleurs ce monsieur vole de succès en succès, puisque récemment élu Président de la Conférence Internationale des Barreaux (CIB) le 14 Décembre dernier.

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" disait Lamartine, mais lorsque ce sont trois êtres et pas des moindres, vos enfants; ce n'est plus un dépeuplement, mais le néant. 

C'est ainsi que, usant et abusant des privilèges de sa fonction, monsieur le président des bâtonniers a décidé depuis bientôt près de 8 ans, de priver, que dire d'anéantir Yolande, cette mère de famille cassée à tous égards en éjectant cette dernière de la vie de leurs enfants.Voilà comment l'égoïsme et le sentiment d'omnipotence conduisent un père à priver 3 enfants de l'amour de leur maman et vice versa.

Vous lirez le témoignage  (communiqué de presse) (1) plus que poignant de Yolande à cet effet et verrez comment dans un Pays qui se revendique Etat de droit, dont la gestion des affaires de l'Etat est connue pour être chaotique, ses hauts responsables se révèlent  pour certains, être de  véritables monstres  sous leur toge. C'est à croire que la gestion de la chose publique serait le reflet de la gestion de la vie privée.

Malgré sa grande peine, le néant qui l'entoure,Yolande,cette mère privée de ses 3 enfants depuis des années, n'a pas le ton revanchard et n'est pas dans une dynamique de haine contre son auteur . Elle ne demande qu'à vivre sa vie de mère, qui consiste à donner son amour à sa progéniture et en recevoir.

En cette période où chaque parent est fier d'offrir un cadeau à sa progéniture,recevoir un câlin, un sourire, et pourquoi pas un cadeau en retour ? Yolande ne connaîtra pas cette année encore, ces joies simples, mais ô combien importantes pour les enfants et pour les parents et pour cause, le président des bâtonniers l?a voulu ainsi.

Pour que Yolande, séparée de ses enfants depuis 8 ans bientôt, puisse,comme tous les autres parents,goûter aux joies d'être mère;serrer dans ses bras ses enfants,leur dire de vive voix son amour, bref pour que Yolande sorte de l'état de survie, du néant dans lequel l'a cloitré monsieur TCHOUNGANG Charles,100langue2bois, invite toutes les bonnes âmes à signer la pétition à la fin de l'article, pour soutenir cette mère de famille brisée, mais digne et pas revancharde pour un sou.

Une interview de Yolande :

100langue2bois : Yolande, en cette période mouvementée dans le bon sens du terme, où les parents de tous les coins du monde cherchent des cadeaux pour leurs enfants comment vous sentez-vous ?

Y.A : Comme depuis tant d'années, voici à nouveau Noël et

la Saint-Sylvestre

que je passe dans l'indifférence, loin de mes trois petits que je pleure.Otages de leur père Bâtonnier du Cameroun, tout juste élu Président de

la Conférence

Internationale

des Barreaux pour un mandat d'un an (CIB), nos enfants n'ont le Droit de recevoir de moi, ni mot, ni cadeau, absolument aucun réconfort maternel, sous la menace permanente de la violence et l'humiliation de leur père, comme cela s'est déjà produit par le passé.  

Même une chienne peut donner des coups de langue à ses chiots...

De quelle espèce est donc cet individu ?

100L2B : Depuis combien de temps n'avez-vous plus entendu la voix de vos enfants ?

Y.A : Depuis le 11 Septembre 2001, date de l'anniversaire de ma dernière fille, comme je l'ai mentionné lors de mon interview accordée à SITUATIONS du 24 Novembre 2006.

100L2B : Quelles étaient les nouvelles reçues de vos enfants ? Par quel canal les avez-vous eues ?

Y.A : Des rares nouvelles que j'ai reçues de mes enfants, la plupart me sont parvenues par des connaissances qui les ont aperçus., Ma famille n'est pas dans la liste des personnes ayant l'autorisation d'approcher ma fille aînée à son collège où je l'avais inscrite. Lorsque son grand père, mon père, a tenté malgré tout d?aller lui remettre mon dernier paquet, elle ne l'a pas pris, par peur de la sanction sévère de son père. Ses frères également à la même enseigne sont étroitement surveillés sur cette question. Ma famille qui souhaite protéger nos enfants et ne veut pas augmenter leurs souffrances est donc tenue complètement à l'écart. 

 100L2B : Que souhaitez-vous dire à ceux qui vous lisent ?

Y.A : Cet individu se plait à rendre folle sa propre progéniture avec la bénédiction et les applaudissements d'une tranche de

la Société

ayant, en pleine conscience, le pouvoir de lui mettre entre les mains la responsabilité même des Lois de tout un Etat.

Alors je n'ai plus qu'un mot à vous dire :

la Justice  Camerounaise

est peut-être pourvue des acteurs qu'elle souhaite et qu'elle mérite, je n'y vois pour ma part aucun inconvénient, mais mes enfants eux, innocents et encore vierges des intérêts des uns mêlés à ceux des autres, méritent en héritage Amour, Honneur, Dignité et Respect, avant toute chose. Tout un chacun est libre de choisir les valeurs qu'il souhaite léguer à ses enfants, et les dirigeants auxquels il confie leurs destins, mais ils n'ont pas demandé à naître dans un monde de chaos, ne pensez-vous pas ?

100L2B : Quel message adressez-vous aux dirigeants camerounais, pour qu'ils soient sensibilisés à votre détresse ?

Y.A : Au nom de quelle Justice, sans l'once d'une preuve, et sans même m'avoir jugée dans les règles de l'art, un secrétaire général adjoint de l'Ordre des Avocats s'adjuge t'il le droit de signer à la place de l'intéressé, un communiqué officiel du Barreau à mon endroit, me condamnant pour une affaire privée, communiqué portant gravement atteinte à mon intégrité morale, physique et à l?équilibre déjà précaire de trois enfants vulnérables et sans défense ?

Si mon ex mari lui avait donné une arme pour tirer sur nos enfants, l'aurait-il fait, et au nom de quels intérêts ?

Avec tout le respect que je vous dois, Messieurs les Dirigeants, votre bâtonnier mérite peut-être sa place au sein de votre Barreau, mais il ne mérite en aucun cas les merveilleux enfants que je lui ai fait avec amour, au péril de ma vie, et que j'ai nourris de mon sein comme vos mères vous ont nourris en leur temps. 

Ma démarche dénuée de tout caractère politique, culturel et racial, reste centrée sur l'intérêt unique d?enfants qui, d'où qu'ils viennent, ont le droit de voir leurs deux parents comme stipulé dans

la CIDE

"Convention Internationale des Droits de l'Enfant", ratifiée aussi par l'Etat Camerounais le 11 Janvier 1993.

100L2B : Bien évidemment, si jamais vos enfants arrivent à vous lire, que leur dites-vous ?

Y.A : Je resterai sur cette terre tant que je n'aurai pas revu de mes yeux mes petits chéris, qu'ils en soient assurés. A Noël j'ai pris un autre chemin, celui du coeur, pour être,tout près d'eux.

Sujette à une maladie rare et complexe, éloignée d'eux je dois pour survivre, m'activer quotidiennement pour retrouver ma santé. C'est pourquoi je vous remercie du fond du coeur 100L2B  pour votre formidable soutien. Votre esprit civique, votre solidarité profonde à mon endroit et celui de mes enfants sont un vrai cadeau de Noël pour nous. Pour qu'une action si généreuse puisse libérer nos enfants prisonniers de par le monde de telles souffrances, je dédie à tous ceux vivant de semblables situations, cette pétition, comme une main tendue non pour de l'argent, mais pour un brin d'humanité !

100L2B : Nous vous remercions et vous souhaitons, malgré tout, de bonnes fêtes de fin d'années. Les lecteurs et lectrices seront de votre combat et nous espérons que les autorités camerounaises prendront les mesures qui s'imposent, pour que vous rentriez dans vos droits et viviez heureuse comme tous les parents et surtout que vos enfants aient aussi la joie de partager de bons moments avec leur maman.

 

1- Communique de Yolande.

2- La petition lancée à cet effet.

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