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La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

27 juin 2007

Une Mise en Liberté qui tue une deuxième fois.

 

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  Lieu du crime du jeune Nelson.
 
  Dans son excellente tribune, Matumba pose une question qui mérite toute notre attention à savoir:  L'hyperactivité gagne-t-elle la police française ?  A la lecture des différents événements dans   lesquels, elle est fortement impliquée, on est obligé de répondre par l'affirmative.
 
Derrière cette interrogation, je pense que se cache une réelle peur ressentie ci et là par les populations du fait des agissements d'une police de plus en plus agressive, aux méthodes "douteuses" et dont l'impunité réconforte dans la culture de la bavure, installée depuis quelques années maintenant.
 
En 2005, les révoltes des banlieues que la presse et les politiques s'empressaient de qualifier sournoisement d' "Emeutes" mettaient en exergue ces comportements "irresponsables et douteux" de certains éléments de la police soutenue dans leur lancée abusive par des politiques pas avares en matières de non respect des droits de l'homme. Traquant comme des prédateurs des jeunes et les poussant à la mort.
 
Aujourd'hui, c'est au tour d'un jeune garçon de tomber sous les roues du zèle et de l'impunité. Le jeune garçon de 14 ans, Nelson, qui a eu le tort de croiser sur son passage clouté, un policier non pas que chauffard, mais criminel, irrespectueux des règles élémentaires de la circulation, perd ainsi la vie, qu'il commençait à peine de savourer, à cause d'un gangster de la rue, en tenue.  Respecter un feu rouge est le BA BA du code de la route.
 
Plus grave encore et c'est là où l'interrogation prend tout son sens, c'est la mise en liberté d'un individu qui, au mépris de la plus élémentaire des règles de circulation commet un acte grave et circule librement. Imaginez un civil qui avait été à la place de ce policier. Il n'aurait même pas eu la chance de s'expliquer qu'on lui aurait d'emblée attribué un numéro, signifiant tout court sa mise au ban de la société.
 
Qu'est-ce qui place ce policier au-dessus de n'importe quel autre citoyen qui, dans les mêmes conditions serait désigné à la vindicte républicaine et  couverts de tous les qualificatifs dénigrants, alors que lui est remis en liberté; si ce n'est l'uniforme, celui-là qui, une fois arboré, procure à certains l'impunité totale.
 
Comment l'expliquer à cette famille éplorée ? Si cela avait été une habitude, la décision serait peut-être mieux comprise, mais là, on innove pour préserver un élément d'un corps. C'est cela le scandale ! Puisse Nelson reposer en paix et de là haut réconforter sa famille éplorée.
 
Et si c'était cette impunité qui générait l'hyperactivité auprès de certains éléments ? La population a peur et cette peur est légitime, car la délinquance gagne de plus en plus le camp de ceux censés la préserver.  Se souvient-on encore de ces femmes qui se faisaient racketter par certains éléments de la police ? Eunice Barber molestée, l'avocat Ursulet humilié, Lamine Dieng mort entre les mains de la police etc....
 
  Ceci rappelle bien quelque chose dans l'histoire de l'humanité.
 

 

 
 
 
 
 
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