Esprits Libres: votre Magazine PAS EGAUX DEVANT LA MORT: Le pétrole tchadien (de Déby ?) nous le rappelle. - MBOA

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La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

03 juillet 2007

PAS EGAUX DEVANT LA MORT: Le pétrole tchadien (de Déby ?) nous le rappelle.

 

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  L'avancée rapide de l'enquête sur l'assassinat de Brahim Déby, fils du président tchadien montre vraiment que nous ne sommes pas égaux devant la mort. Que vous soyez blanc ou Noir,  catholique ou musulman, si vous avez le malheur de ne pas appartenir à la bonne "famille", alors même mort, vous susciterez toujours l'indifférence, le mépris et votre pauvre famille n'aura plus que ses larmes pour vous pleurer. Pendant que d'autres meurtres  d'Africains (dont le nombre  augmente au fil des jours ) restent encore non élucidés, le seront-ils un jour (?), et voila qu' à peine l'annonce du décès du fils du président tchadien faite, les autorités françaises s'activent et nous donnent déjà des résultats sur les éventuelles causes qui ont entrainées la mort de Brahim.  Qui veut peut a-t-on souvent l'habitude de dire ? Paix à son âme !
  Laissons donc faire l'enquête et attendons les conclusions. Comme disait Matumba, dans son excellente tribune (L'hémorragie continue)  espérons seulement que toute la vérité sera faite.
Mais revenons un peu sur la célérité de l'enquête dont jouit le défunt que dire le président tchadien. Elle rappelle  avec cette différence qu'ici il s'agit de mort d'homme, l'enquête qui a permis de trouver le scooter d'un fils  de président.  Qui a dit qu'être fils de président ne sert pas ?
 
Qu'est-ce qui justifie ce traitement de faveur (?) à l'endroit de la famille du défunt alors que d'autres familles éplorées restent toujours dans l'incertitude, le flou total. Pensons par exemple à cet individu mort dans un car de police (rien que cela) et l'incapacité à ce jour à informer la famille des circonstances réelles de cette disparition plutôt bizarre. Laissons même de côté les autres cas aussi atroces que mystérieux tel la mort de cette jeune fille dans le train etc.
Pour un individu redouté pour son comportement violent, sa consommation des stupéfiants comme nous l'apprennent les médias, c'est tout de même surprenant. Bref !!!
 
  Comme le rappelait  pendant les élections présidentielles tchadiennes,
Boukinebé Peugonba Garka, président de la commission permanente pétrole de   N'Djamena,"Le Tchad flotte sur le pétrole". Et si l'explication se trouvait dans cette phrase ?

Paris, pour assurer ses sources d'approvisionnement en pétrole en Afrique et ailleurs aussi (?), a pris l'habitude de ménager ses "amis" et les ennemis de ses "amis" au détriment du peuple, car on ne sait jamais. L'élection de Idriss Déby en mai 2006 s'inscrit dans la même logique.
 
Quoi de plus normal donc que de montrer un peu de sollicitude à l'endroit de ses amis ? On ne saurait donc pas laisser dans l'indifférence, dans l'attente un ami surtout dans de telles circonstances. Tandis que les gens appartenant au "peuple" peuvent toujours attendre. Selon que vous contrôlez le pétrole, vous bénéficierez des bonnes grâces de Paris. Quant aux Sylla, Mugeni, Komlanvi etc, leurs familles peuvent toujours attendre.

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Posté par MBOA à 21:38 - INTERÊTS PAS AMITIES - Commentaires [0] - Permalien [#]

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