27 juillet 2007
L'ART DE LA NEGATION DE LA COLONISATION: l'aveu qui endort.
Le président français Nicolas Sarkozy a exposé, jeudi 26 juillet à Dakar, sa vision d'un nouveau "partenariat" entre la France et l'Afrique, appelant celle-ci à s'engager vers la bonne gouvernance et à ne pas "ressasser le passé", tout en reconnaissant que la colonisation avait été une "grande faute". Lire la suite sur www.lemonde.fr.
Au Sénégal, le chef de l'état vient de faire la démonstration de l'art de la négation en prenant le soin d'enrober celle-ci avec des mots savamment choisis. Dissection de l'enseignement du dolorisme aux Africains. C'est comme si vous alliez à Auschwitz et dire que le nazisme seul ne peut expliquer les dégâts commis.
Lisez ne serait-ce que
les « servitudes du pacte colonial » pour comprendre ce qu’est l’ancien
partenariat dont il est question.
Il faut reconnaître que
le président français aime bien entretenir, cultiver la confusion, ce qui lui
vaut d’ailleurs le doux et joli sobriquet de professeur Confusius. Mais de là à
se renier, il ne faut pas se laisser abuser. Cette reconnaissance de la
colonisation comme « grande faute » est un leurre, un de plus. Mensonge,
d’abord pour calmer la presse dissidente locale et la population qui ont copieusement
hué le nouveau chef de Abdoulaye Wade, ensuite pour continuer à endormir les
Africains en leur inoculant des anesthésiants pour les empêcher de désacraliser les relations de dupes entretenues depuis des lustres.
Preuve que le président
Sarkozy ne se renie pas et qu’avec un peu de patience, on finit toujours par
retrouver le négrophobe caché en lui et chez tous ses amis Max Gallo etc..
Dire qu’il n’est pas venu
nier les fautes et crimes est la preuve même qu’il nie chaque jour que dieu
crée, ces actes. Cela suppose qu’il se sent coupable d’un propos négationniste
tenu quelque part.
Prononcerait-il une telle
grossièreté devant le CRIF par exemple ? NON.
Qualifier la colonisation
de faute grave est un euphémisme, un diluant, une négation même des crimes
commis au nom de a colonisation. Le président Nicolas Sarkozy est resté fidèle
à son discours d’investiture et à sa vision de l’histoire qui consiste à
considérer les cadavres qui jonchent les voies de la civilisation occidentales
comme de simples faits sans grande gravité.
Ce qui est bon pour un
jeune français voire européen, n’est pas bon pour un jeune sénégalais voire
africain. Faire passer l’esclavage et la colonisation comme des bienfaits est
et restera l’objectif du président Sarkozy et croire une seule parole qui sort
de la bouche de l’occupant de l’Elysée, est un acte d’autodestruction.
Tout flatteur vit aux
dépens de celui qui l’écoute. Les Africains aiment bien écouter les flatteries
de leurs partenaires en chef chez les français, et le résultat on le voit. Voilà ce que fait le président pour entretenir le "passé", 500.000 euros par an. voir ici
Ces gens avaient pensé
une Afrique saine, travailleuse, démocratique et qui discuterait d’égal à égal
avec la France et l’occident c’est-à- dire comme "Partenaires". Ce qui avait pour suite
logique d’empêcher ce que vous dites vous-même ici "Le colonisateur est venu, il a pris, il
s'est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui
appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa
liberté, de sa terre, du fruit de son travail."
Mais hélas le
colonisateur a arraché la vie à ces personnes, pour se faciliter le pillage des
ressources et des richesses.
MBOA se déplace et NGILA revient plus déterminé.
Après la publication de l'article "ABDOULAYE WADE SALIT LA MEMOIRE DE C.A.D en laissant s’exprimer Nicolas Sarkozy à l’enceinte de l’université du savant." sur 100langue2bois.over-blog.com, je fus l'objet d'un coup bas de la part de "on ne sait pas ce qui se passe". Mais ce coup-bas prouve que je suis dans le vrai, c'est à dire, le refus de la pensée préfabriquée que l'on devrait consommer sans mot dire.
Mais c'était sans compter avec l'effet multiplicateur de nos entités, l'article a été récupéré par MATUMBA, et l'OGRES que je suis, ne dévoile pas toujours ses cartes, l'article a été publié également chez moi.
J'opèrerai donc le transfert de toutes mes données ici et nulle part, mais en devenant plus Ogresque que jamais pour mes détracteurs invisibles. Comme le disait Albert Memmi "Lorsqu'un opprimé a entrevu la possibilité d'être libre et qu'il accepte d'en payer le prix, il est vain d'espérer encore la paix pour longtemps"
A tous mes soutiens je dis merci et à mes détracteurs je vous dis merci également, car grâce à vous je sais que je suis dans le droit chemin. Et sans langue de bois, je vous emmerde aussi.

