05 août 2007
BRICE HORTEFEUX IGNORERAIT-IL L'ORIGINE DE SON PATRON
La petite valise
de Rama Yade.

Revenant donc au Pays
Natal (comme Ségolène Royal tiens donc !), la barbie noire du monarque français, cette fois
avec une grosse valise diplomatique française, Rama Yade a eu ce propos : « En venant de l’aéroport, j’ai pris le même
chemin qu’il y’a vingt ans, mais en sens inverse. En 1987, je suis partie avec
une petite valise et aujourd’hui je reviens secrétaire d’Etat. C’est la vie et
beaucoup d’émotion ».
Osons seulement espérer
que la théorie ou devrais-je dire la philosophie sur l’émotion s’arrêtera là et
que la jeune secrétaire d’Etat n’emboîterait pas le pas de son illustre. Car
elle risquera, à la fin de ses jours, connaître le même sort (l’indifférence de
la classe politique française) que le père de la célèbre et brillante fadaise « L’émotion est Nègre et la raison est
hellène ». Si Cheikh Anta Diop n’avait pas existé, j’aurais pu dire
que l’émotion est certes nègre, mais d’inspiration sénégalaise.
De valise, Rama Yade a
également oublié de dire que la sienne n'est pas à comparer à celle d'un(e) jeune africain(e)
quelconque. Puisqu’elle ressemblait étrangement à celle qu’elle utilise pour
son retour au pays natal, avec cette différence que c’est papa qui la tenait il
y a vingt ans.
Ceci n’enlevant en rien
le talent de la jeune africaine euh française soit dit en passant. Mais son enthousiasme pour le monarque français montre qu'une certaine jeunesse africaine perpétue le culte de l'idolâtrie de l'homme blanc.
L’incurie volontaire ( ?) de Brice Hortefeux.

Brice Hortefeux soulevant
l’apport remarquable de personnes étrangères à la France , tient ce propos : « La France a aussi été servie par l’intermédiaire de
sa langue. De grands écrivains et poètes d’origines étrangères, tels Leopold
Sedar Senghor, Samuel Beckett ou aujourd’hui Tahar Ben Jelloun, ont employé
avec talent la langue française »
Pauvre Brice, il nous
fait du Devedjian là ! Il a oublié de mentionner le nom de son propre patron, d’origine
étrangère pourtant. A moins qu’il estime que le président ne sert pas avec talent la
langue française ? Quel dommage pour le condescendant Brice, être
sous les ordres d’un étranger qui ne sert pas sa langue avec talent qu'est ce que cela peut être frustrant.
Mais ce que Brice a
appris de son patron d’origine étrangère, c’est la haine pour les autres et
son incroyable condescendance. A la différence de Senghor, de nombreux
Africains par exemple, n’ont pas fait le choix de s’aliéner pour servir la
langue française, mais le choix de décrier les affres de cette langue dans les
autres cultures en se servant d'elle. A moins que Brice ne soit pas au
courant, car l’incurie de certains dirigeants est encore plus grave que leur
haine et à se demander si ce n’est pas cette incurie qui nourrit cette haine
des autres.
Ramenant tout à la France, il avoue tout de même que la France a aussi été servie non pas seulement par l'intermédiaire de sa langue. Ce que le pauvre Hortefeux refuse d'admettre est que la France a toujours été servie non par l'intermédiaire de ce qui lui est propre, mais par ce qui vient de l'extérieur. Elle ne vaut dans le monde que par ce qu'elle tire des individus et surtout des biens d'origines étrangères. D'ailleurs il est curieux que Brice Hortefeux et son patron qui nous conjuguent l'immigration zéro à tous les temps n'appliquent pas ce principe aux matières premières.
Une presse occidentale couarde et qui vous fait
gerber: Pilule libyenne mal digérée ?

De la presse occidentale
dont nous connaissons le talent en matière de calomnie, il ne vous a pas
échappé qu’elle a passé son temps, à présenter le leader libyen Mouammar
Kadhafi de dictateur sanguinaire. Pouvait-il en être autrement ? Kadhafi
venant d’administrer une leçon de politique à l’ensemble de E.U, il ne peut être
qu’un sanguinaire. Ses détracteurs évoquant Lockerbie et du DC 10. Quand Sarkozy comme tout autre politique occidental va chez Kadhafi, la presse hexagonale veut nous faire croire que la vertu se déplace chez le vice. Vaste mensonge une fois de plus.
Nous n’avons jamais vu
cette même presse utiliser les mêmes qualificatifs lorsque François Mitterand
affirmait : " Dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop
important". On peut donc les
exterminer comme on veut, suggèrent ces paroles sages d'un humaniste que l'Afrique envie à la France.
Propos qui confirment
davantage l’implication de la France
dans le génocide Rwandais et pour lequel elle était obligée de faire une
commission. Mais pourquoi faire une commission lorsque l’on ne se reproche rien ?
Comme sont aussi absents,
les qualificatifs de dictature sanguinaire à l’encontre d’un des monstres
vivants encore en poste qui, au nom d’une recherche d’armes de destruction
massive est entrain d’exterminer le peuple irakien en utilisant toutes les
armes mêmes non conventionnelles. C’est cela les valeurs occidentales, celles
de la déprédation, de la prédation. Tous les crimes aujourd'hui en Irak sont du fait des occidentaux et cela constitue bien un crime contre l'humanité. Mais la presse occidentale se garde bien d'en parler, elle préfère aller regarder ailleurs le brin d'herbe au lieu d'enlever la poutre qui l'empêche de voir.
A-t-on jamais entendu ces
mots lorsque Sabra et Chatila a été balayé par un fou furieux au nom d’une
occupation injuste et soutenue par tout le monde occidental sans exclusive ?
Cette presse a encore
montré ses limites lorsqu’au mois d’août 2005, le premier ministre israélien lançait ses hommes
pour assassiner des femmes et des enfants palestiniens et au lieu d'utiliser les termes appropriés pour qualifier le dirigeant israélien, elle s'est réfugiée derrière sa poltronnerie . Une petite indignation ci et là et rien d'autres.
Les valeurs occidentales n'ont jusqu'à ce jour qu'apporter larmes, désolation et cadavres pour d'autres cultures et cela, sa presse est incapable de le dire. Et il faut que les Africains sachent que si l'occident était le dépositaire des valeurs nobles telles que l'amour du prochain, l'amitié non intéressée, cela se saurait.