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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

30 août 2007

PIERRE MESSMER, l'autre cauchemar des Africains s'en est allé.

CPS
Comme Roland PRE, ou Maurice Delaunay, Pierre MESSMER appartient à cette catégorie d'hommes qu'il ne faut jamais avoir rencontrés sur son chemin en tant qu'africain dans ses années de haut commissaire du Cameroun. D'une telle rencontre, on ne sort jamais indemne; les plus chanceux se sont retrouvés avec toute leur famille décimée. Avec sa disparition, c'est aussi un des grands artisans du génocide Camerounais qui tire sa révérence. Génocide que la France n'aura jamais le courage de reconnaître. Politique génocidaire mise en place par De Gaulle dans toute l'Afrique dite "francophone" et dont la mise en application était orchestrée par Roland Pré, Pierre Messmer et bien d'autres lugubres personnages qui entreront dans l'histoire de la France comme de "Grands".

Pierre Messmer restera pour toute une génération d'africains et de Camerounais en particulier, le symbole de la cruauté vivante, celui qui distribuait à tout va la mort à ces Africains qui se refusaient d'obéir aux injonctions lapidaires d'une France en plein exercice de colonisation et prête à châtier quiconque lui résistait comme le faisait remarquer son prédécesseur Roland Pré "Je suis fortement ému parce que le peuple camerounais s’est laissé un instant entrainer par certains trublions que la justice française ne manquera pas de châtier. C’est vraiment choquant d’apprendre que le Cameroun veut obtenir en moins d’un quart de siècle, ce que la France a obtenu en plusieurs siècles, c’est-à-dire l’étape de l’indépendance"

Celui que l'histoire officielle française présente comme l'un des pères de la "décolonisation" n'en était pas un, mais plutôt un ardent défenseur de l'asservissement des peuples africains. Car il considérait que se défendre de la colonisation était un acte de haute trahison et par conséquent il fallait être impitoyable avec de tels individus.
Comment peut-on être un fidèle de De Gaulle et être pour l'indépendance des peuples en Afrique ? De Gaulle et Indépendance dans le cas de l'Afrique sont deux mots aux antipodes l'un de l'autre. L'indépendance, la décolonisation suppose la liberté de tout peuple à disposer de lui même. Tout le contraire de la politique gaullienne en Afrique et qui poursuit son cours jusqu'à nos jours. Dire que Pierre Messmer a préparé la décolonisation donc l'indépendance des pays africains est, comme vous l'aurez compris, un vaste exercice de démagogie donc un mensonge républicain. Être gaulliste à l'aune de l'Afrique, c'est être pour le pillage des matières premières et autres richesses et évincer celles ou ceux qui s'opposent à cet état des choses par n'importe quel moyen.

La jeunesse africaine doit plutôt retenir de cet homme qu'il a contribué à la déstructuration des équilibres de leur continent et qu'il est important de garder en esprit que "La France n'a pas des amis, elle n'a que des intérêts" comme le disait De Gaulle, le fondateur de l'idéologie néocolonialiste qui sévit en Afrique et dont les conséquences sont décrites dans "Les servitudes du pacte colonial" de Mamadou Koulibaly par exemple.






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18 août 2007

Quelle Humiliation irait le mieux aux NOIRS ?


Vidéo envoyée par Allain_Jules

Ce billet publié, il y a quelques mois reste tristement d'actualité. Hier encore, le post d'un européen m'a fait prendre conscience de la réalité des choses. Il doit bien avoir quelque chose qui est inhérent aux Noirs et les poussent à l'inaction face aux injustices qui leur sont faites. Je pense que je vais abandonner de donner des coups et de m'en prendre à ce système qui ne m'est pas factuelement hostile et méner ma vie en paix, au lieu de prendre les coups pour rien. La mort dans l'âme, mais je vais vivre comme les autres et profiter de la vie.

Que faut-il de plus aux Noirs, aux Africains comme humiliations pour qu'ils se réveillent ? Faut-il peut-être leur pisser dessus, les enfermer au stade de France et leur envoyer des tonnes de crottes de chien comme nourriture ? J'essaye ici de comprendre ce qu'il faut pour provoquer un soupçon de dignité chez les Noirs face au mépris du système.

Je n'arrive même pas à m'imaginer d'humiliations plus graves que celles que vivent les Noirs, qui pourraient les décider à sonner la révolte et comprendre enfin qu'ils ne sont rien dans ce pays tant qu'ils continuent à faire la politique de l'autruche ou à nier la négrophobie dont ils sont victimes.
Subir de tels affronts comme ils les subissent, aucune autre communauté ne l'accepterait avec tant de résignation complaisante et complice.

Aucune solidarité, aucune capacité de nuisance, aucun sens de l'honneur. C'est comme si tout ce qui leur arrive est normal. On comprend mieux pourquoi le mépris, les actes dits négrophobes à leur endroit ne sont même pas considérés comme des délits (pourtant la loi les classes comme tels)  donc pas sanctionnés et pour cause, les concernés ne les perçoivent pas comme tels, quand ils ne les trouvent pas justes et dans l'ordre des choses.

Essayez de leur demander de s'arrêter de travailler deux jours, comme les hispaniques l'ont fait aux Etats-Unis, vous passez directement à leurs yeux pour un extrémiste, un haineux, parce que l'appel du ventre est plus fort que le combat pour la dignité. Pourtant rien que par exemple cet arrêt de travail, le système aura une autre attitude. Bien d'autres actions sont possibles, mais ces derniers en sont_ils capables ?  Le système l'a compris, c'est pour cela qu'il peut les froisser, car il sait qu'ils ne réagiront jamais.

Combien d'actes d'humiliation en moins de 3 mois de présidence de l'actuel homme fort de France, les Noirs ont subis ? Quelle a été leur réaction ? Aucune! Lorsque certains parmi eux ne trouvent pas que ceux ou celles qui vivent ces cauchemars en étant éveillés le valent bien.
On a tué, on a assassiné, on a stigmatisé, on a injurié, on tuera, on assassinera, on stigmatisera et on injuriera encore et aucune réaction de la part des Noirs.

Par contre, il suffit que ceux là même qui les maltraitent, les invitent à manger, boire et danser, alors vous voyez le Noir arborer un grand rire niais et danser (ayant le rythme dans le sang) comme on n'aime bien les voir faire ce, pour amuser la galerie.
Ainsi avec quelques petits fours, de la bière et un coupé-décalé, un dombolo, un makossa, un zouk, vous y mettez quelques blondes, ou des rousses pour leur faire des sourires, tout est parfait pour distraire et faire oublier au Noir toutes les exactions dont il a été victime et le sera après la diversion.

Quelle humiliation faut-il donc aux Noirs pour qu'ils se décident à réagir enfin ?

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17 août 2007

LE DEVOIR DE COMBATTRE.

 

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« En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de  la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi. »

Comme chacun l’aura compris, pour De Gaulle, une partie de l’Afrique est une propriété française. Ce qui explique les comportements paternalistes de la France vis-à-vis des Africains. La dernière sortie de Sarkozy, sur laquelle je ne reviendrai plus, ne devrait donc pas surprendre les Africains, mais les inciter à accepter le combat de la liberté. Y a t-il meilleur façon de denier des droits à un peuple comme l'a fait le général français ?

D’aucuns pourraient croire aux sentiments nobles qui animait celui qui a mis en place un système mafieux qui appauvrit l’Afrique en l’entendant dire :" il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi"

La France s’assigne des devoirs envers l’Afrique car elle considère que les Africains sont incapables de s’assumer. Mais il est venu le temps de faire comprendre à cette France là, que, le seul devoir qu'elle a envers les Africains, c'est celui du respect. Et cela veut dire qu'elle reconnaisse des droits à l'Afrique. Ce n'est donc pas à elle de faire en sorte que...mais c’est à l’Afrique de faire en sorte qu’il en soit ainsi et ceci passera par la confrontation frontale avec l’oppression si elle persiste dans ce comportement. De Gaulle, comme ses successeurs semblent oublier que la liberté à laquelle le peuple français aspirait à l'époque n'a pas été l'oeuvre d'une âme magnanime, d'un décret, d'une proclamation mais d'un combat. Et ce combat, les Africains entendent le mener.

Ceux des Africains qui se complaisent dans l’attente d’une rupture qui viendrait de la France , devraient méditer sur les autres propos de De Gaulle : "La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts".

Il est grand temps d’intégrer que les rapports qui existent aujourd'hui entre la France et l'Afrique sont de dominant à dominés et que le dominant n'entend pas céder même la plus infime partie de l'emprise qu'il exerce sur les dominés. C'est la guerre et les Africains doivent intégrer qu'ils sont en guerre avec un ennemi qui les berne depuis des lustres au nom de ses intérêts.

C’est pour cela qu’il est important de méditer encore sur ces propos de Sankara Thomas « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère... ».

De même qu'il est temps de montrer au pouvoir oppressant qui livre la guerre à l’Afrique et aux Noirs en général comme disait Toussaint Louverture que : «  En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté, mais il repoussera car ses racines sont profondes et nombreuses».

 


 
 


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11 août 2007

LE COMMUNAUTARISME: Le Piège POUR Nigauds

lioncouchepf

Jean François REVEL disait: "L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place" 

Dans sa quête de se présenter au monde comme un peuple porté vers l’universel, l’occident, par diverses manœuvres continue tant bien que mal, à vouloir exercer son influence sur des peuples qui n’ont pas encore bien compris la manipulation qui se trame dans cette démarche. Car l’universel chez les occidentaux est une notion aussi creuse et vaine comme l’est leur mensonge sur l’égalité des hommes.
On ne peut pas être à la fois ceux qui traitent d’autres peuples d’animaux, de sauvages et proclamer l’égalité de tous les hommes, si on ne fait pas allusion qu'à soi même.
Chaque fois qu’un comportement, un concept, bref une chose arrange, va dans le sens de l’idéologie, alors cette chose est admise comme bonne, valable, obtient un blanc-seing des idéologues, elle acquiert donc un caractère universel c'est à dire occidental .Et l’inverse est tout aussi vérifié.

C’est ainsi que, pour satisfaire ses Besoins, assouvir son Appétit insatiable, sa Cupidité, son Envie maladive, aller massacrer des peuples entiers à travers le monde a été une valeur universelle donc occidentale. Et l’histoire nous montre qu’à chaque passage de l’occident sur un lieu, le sang a été la marque de son discours universel. Faut-il évoquer ce qui se passe aujourd'hui en IRAK ? On a d’ailleurs donné des noms à ces pratiques : Civilisation, Démocratie.
L’on comprend aisément que l’universel dont parle l’occidental se résume à un nombrilisme, un égoïsme, un égocentrisme comme on n’en voit chez aucun autre peuple sur terre.

 Heureusement d’autres peuples l’ont compris et l’emprise de l’universel occidental prend un sérieux coup dans son orgueil. On pourra citer par exemple les Asiatiques qui se moquent royalement des discours vaseux des idéologues universels occidentaux. Les Arabes d’une certaine manière opposent des poches de résistances, même si l’on peut déplorer quelque fois certaines trahisons. Quand est-ce que les Noirs comprendront enfin, que l’universel tel que décliné par l’occidental est un leurre, un piège, un attrape-nigaud.

 Dans son élan de conserver, de maintenir le seul terreau sur lequel sa fiction universaliste porte encore ses fruits, l’occidental vient de concevoir une arme redoutable qui sème des ravages au sein de la communauté Noire. C’est ainsi qu’il en va pour le très redouté "communautarisme", érigé en arme absolu dès qu’il s’agit de se défendre de l’invasion des "impropres" et en épouvantail, en menace, redoutable arme de destruction massive lorsqu’il s’agit de casser une résistance.

 Le cas français est assez parlant et révélateur. Aucune communauté européenne en Afrique n’est aussi communautariste comme l’est la communauté française. Ceci se traduit par des écoles françaises, des centres culturels français, des discothèques française au sein même des Etats souverains bref c’est un communautarisme sans pareille mesure que les français pratiquent en Afrique et qui ne s'arrête pas que là. Il faut imposer aux populations locales des symboles de domination encore plus bavards, comme des statues des gens tels Leclerc etc...

Qu’en est-il des communautés vivant en France ? On verra que les juifs pratiquent un communautarisme quasi monopolistique sans que cela choque qui que ce soit chez les idéologues, allez savoir pourquoi. Je vous rassure, je ne suis pas non plus choqué, je constate et regrette seulement que  certains ne fassent pas le même constat pour ainsi changer leur perception.

Fort de ce qui a été dit plus haut, les Asiatiques ayant compris que cette menace « communautariste » brandit par ceux qui donnent des normes est une escroquerie, ils ne se privent pas de transgresser les normes et ils se portent bien. Ils préservent leur culture, leurs traditions, leur histoire et ce faisant, leur ETRE. On pourrait ainsi multiplier des exemples.

 Il y a quelques années maintenant de cela qu’en France, l’émergence d’une conscience noire (pour besoin de compréhension) est entrain de prendre corps. Pour parler comme le président français, certains Noirs se sont décomplexés. Cet acte de décomplexe passe essentiellement par l’appropriation par ces derniers de son histoire. Plus question de se laisser raconter des billevesées comme le font avec habileté les manuels scolaires classiques.

Ces Noirs ont bien compris, ainsi le dit le proverbe africain, que : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront toujours à glorifier le chasseur ». Ou encore,
comme Roger Garaudy avec justesse définit l’histoire comme : «
Ce que l’on appelle "L’HISTOIRE", est écrite par les vainqueurs, les maîtres des empires, les généraux ravageurs de la terre des hommes, les pillards financiers des richesse du monde assujettissant le génie des grands inventeurs de la science et des techniques à leur oeuvre de domination économique ou militaire ».

Pour montrer le caractère pervers de l’idéologie universaliste occidentale, inutile de vous rappeler que de brillants historiens noirs ne sont jamais invités pour débattre de certaines questions historiques qui touchent la communauté Noire. Des livres qui mettent à nu les élucubrations universalistes de nos amis, sont montrés du doigt et font l’objet de toutes les gloses dignes des gens pris en flagrants de délit.
Le cas qui est encore le plus parlant, c’est l’acharnement sur un groupe de jeunes inoffensifs, qui se sont organisés pour résister aux affres du mensonge qui leur est servi à longueurs des années.

Désigner la Tribu KA à l’époque, de groupuscule communautariste Noir, alors que ces jeunes, on le sait bien, étaient incapables de nuire qui que ce soit, sinon les intentions malsaines de ceux qui « norment » les esprits, relève d’une manipulation sans commune mesure. Aller jusqu'à  jeter en prison son leader montre la peur qui habite les idéologues universalistes de ne plus pouvoir contrôler la population Noire, si elle casse les chaines qui la tienne encore prisonnière.

La question que je me pose aujourd’hui encore est de savoir : Quelle est ou était la capacité de nuisance de  cette organisation comparée par exemple à celle du CRIF ? Ou autres groupuscules bien enracinés dans les profondeurs républicaines.

Cette organisation avait-elle les moyens d’orienter les politiques gouvernementales de la France comme l'on connait l'influence du CRIF à le faire et même à sanctionner quand ses recommandations ne sont pas suivies à la lettre.

L’on comprend encore aisément que, le communautarisme tel que présenté par les universalistes français, n’est qu’une arme de dissuasion pour empêcher d’une part, la cohésion entre les Noirs, empêcher l’accès à la connaissance de son histoire donc la découverte des mensonges et perdre ainsi le pouvoir (le seul encore existant) sur cette frange de la population et d’autre part continuer à avilir, asservir et mieux contrôler cette dernière en la maintenant dépendante.
Si s’approprier de son histoire donc de son destin, comme toutes les autres communautés aujourd’hui présentes en France le font, fait des Noirs des communautaristes, alors faire le choix de l’être, c’est faire le choix de la liberté et du bien être, car les autres se portent bien et pourquoi le Noir n’aurait-il pas ce droit ?

Ce que la classe idéologique universaliste désigne comme "communautariste" chez les Noirs, c'est le refus et la volonté de ne pas leur reconnaître des droits en tant qu'individus libres. Le droit de disposer d'eux-mêmes.

Une sagesse africaine dit ceci "Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit." Ce qui veut dire que ces droits, les Noirs ont le devoir de se les arroger sans la permission de quiconque.


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09 août 2007

QUE RESTERA T-IL DE LA COPROLALIE DU PRESIDENT FRANCAIS AU SENEGAL ?

lioncouchepf


Dans un billet que je publiais, il y a quelques mois, "LA COHERENCE PRESIDENT SARKOZY SAUVERA L’AFRIQUE ", je soulignais l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la France comme un acte salvateur pour les Africains et l’Afrique.

Mais ceci ne sera possible que si tous les africains méditent sur ces propos sages de Thomas SANKARA : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère... »

Ou, comme l’affirmait Malcom X : "Il n’y a pas de révolution pacifique. Il n’y a pas de révolution non-violente. La révolution est sanglante. La révolution est hostile. La révolution ne connaît pas de compromis. La révolution retourne et détruit tout ce qui se met en travers de son chemin. Si vous n’êtes pas prêts à user de la violence, alors effacez le mot révolution de vos dictionnaires !"

Les africains doivent s’affranchir de l’illusion dans lequel ils sont bercés depuis des siècles, par les mêmes dont "l’attitude magnanime" d’aujourd’hui tire pourtant sa source de leur esprit de prédation, de leur capacité à détruire l'autre en le dépouillant et dont le terrain par excellence de ces pratiques est l’Afrique.

Depuis sa dernière sortie verbale à l’université Cheikh Anta Diop, la coprolalie du président français a eu pour conséquence de susciter la colère de certains africains. Mais qu’est-ce que donc une colère qui ne combat pas ses causes ? Car une fois de plus les africains baigneront dans le mirage que la France en particulier sait bien leur servir au point de mépriser l’avertissement parmi tant d’autres que CHEIKH ANTA DIOP lançait : "Chaque fois que les colonialistes nous invitent à une collaboration pour un progrès commun de nos deux peuples ils ont en arrière pensée d’arriver, avec le temps, à nous supplanter. Voilà pourquoi, tout ce qu’ils nous offrent n’est qu’un vaste mirage qui peut égarer un peuple entier, grâce à la complicité de quelques-uns…. "

En se présentant comme celui qui sauvera l’Afrique (cet automatisme, ce sentiment de suffisance qu’ont les occidentaux lorsqu’ils sont face aux africains), après les avoir copieusement admonestés et injuriés, Nicolas Sarkozy reste cohérent avec l’esprit des rapports qu’il entend entretenir avec l’Afrique et ses enfants. Et cette attitude se traduit aussi sur le territoire français par l’impunité de tous les actes négrophobes, et les politiques d’exclusion qui visent les ressortissants africains.
Or  quelque soit le tollé, la colère, l’indignation suscités chez les africains par l’attitude, les propos de Nicolas Sarkozy, cette colère n’aura un sens que si elle aboutit à changer les mentalités, non pas des idéologues dont c’est le mode de fonctionnement, mais celle des africains à considérer que la France  comme l’occident tout entier sont en guerre contre l’Afrique. Tant que les Africains s'obstineront à considérer les Occidentaux comme des amis, l’Afrique sera vouée à subir les violences d’un ennemi qui avance toujours masqué.

En guise de conclusion, j'emprunterai à la journaliste Nathalie YAMB dont la pertinence de l’analyse est remarquable cette citation que je fais mienne en l'adaptant à cette tribune: Nous ne connaissons pas avec certitude la clé du succès. Mais la clé de l’échec est d’essayer de plaire à l’oppresseur. Nous ne détestons pas les français, ni les occidentaux en général, nous détestons l’oppresseur. Et s’il arrive que l’oppresseur soit français, ou l’occidental en général, alors nous le détestons. Quand il arrêtera de nous opprimer, nous arrêterons de le haïr. En ce moment, en Afrique dite francophone, l’oppresseur, l’ennemi, c’est la France.
 

 





 



 

 

 


 


 


 





 


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07 août 2007

Graciela Josefina Dixon, Noire et Présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama

Graciela Josefina Dixon, Noire et Présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama

Graciela Dixon est la première femme noire de l’histoire du Panamá à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice, la plus grande instance dans la structure de l’administration judiciaire au pays.

La République du Panama est un État souverain et indépendant. Son gouvernement est unitaire, républicain, démocratique et représentatif. Le pouvoir public émane uniquement du peuple ; il est exercé par l’État par le biais de la distribution des fonctions que remplissent les Organes Exécutifs, Législatif et Judiciaire, comme l'indiquent  les deux premiers articles de la Constitution Politique de la République du Panama qui régit les principes sociaux, économiques et politiques du pays.

L’organe exécutif est présidé par le président Martín Torrijos; l’organe législatif présidé par Elías Castillo et l’organe Judiciaire est présidé par Graciela Dixon.

Elle est la première femme noire de l’histoire du Panamá à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice, la plus grande instance dans la structure de l’administration judiciaire au pays. 

Par Julio Bermúdez Valdés 

Qui est Graciela Dixon

Graciela Dixon a été élue en 2005 présidente de la Cour Suprême de Justice du Panama, après huit ans passés en tant que Magistrate.

Elle une avocate originaire de Colón, diplômée de la Faculté de Droit de l’Université de Panamá en 1978, et qui depuis ses années d’étudiantes mène le combat social et ne renie pas son passé qui se réaffirme dans ses convictions, même si elle admet que les années lui ont appris que le monde est plus large et englobe plus que ce qu’elle concevait à cette époque.

Fille de John Dolnad Dixon et Janette Clair Caton (keyton), elle est née à Ciudad de Colón *(Ville de Colón) et a passé son enfance à Rue Numéro 8 entre l’avenue Meléndez et Santa Isabel.

Elle a fait son école primaire au collège catholique San Vicente de Paul (Saint Vincent de Paul) et secondaires à Abel Bravo. Elle est mariée avec Humberto Cerrud et est la mère de Graciela Libertad.

Petite fille d’immigrants grenadins, alors adolescente, elle rencontre un profsseur qui la marquera pour la vie : Alfred Rowe, qui lui apprendra à porter la couleur de sa peau avec fierté et à maintenir son auto estime." Nous sommes noirs et beaux, nous sommes noirs et intelligents", rappelait alors celle qui est à présent la présidente élue de la Cours Suprême au cours de l’entrevue qu’elle nous a accordé.

"J’ai commencé à penser qu’il avait raison, à tel point que je me souviens que lors de la première insurrection estudiantine à laquelle j’ai participé c’était un jour ou j’avais décidé d’aller à l’école avec des tresses. On m’a emmené à la direction, car j’avais fait un canrroll. Cette coiffure était inadmissible et on m’a emmené à la direction. Mon professeur, en signe de protestation est venu à l’école avec des chaussures de couleur différente à chaque pied, une manière de témoigner de ma protestation", se souvient-elle.

Elle nous a confessé deux jours après l’élection qu’elle ne pouvait pas croire que c’était réel, quelque chose de semblable à ce que Ricardo Stevenes disait au cours d’une émission de la radio de Colon: "S’il vous plait…ne me réveillez pas." Une phrase qui résume l’impact et la joie de la communauté afroantillaise, et de ceux qui reconnaissent en la Magistrate Dixon une femme talentueuse et progressiste.

Dans son bureau, derrière elle, au fond à gauche, Graciela Josefina Dixon Caton possède l’emblème qui la définit: une photo de Martin Luther King, le défenseur des droits civils des noirs et à l’ombre duquel elle a grandi.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga


Source:http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.diadelaetnia.homestead.com/Graciela.html



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06 août 2007

L'HOMME AFRICAIN


Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar: Un intellectuel français s'insurge

   

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Ainsi donc, le déterminisme de la pédophilie était un signe avant-coureur, une mise en jambe de campagne avant les choses sérieuses. Dans une allocution sidérante prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy qui ose tout, et c’est à cela qu’on le reconnaît, a dévoilé le fond d’une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps. Chimiquement pure.

Ainsi donc, «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.» Nous y voilà. La chaleur, le rythme des saisons.

Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait. Une typologie lamentable, qui n’est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l’ancienne, à la Jules Ferry. Car à quoi servent ces considérations d’arrière-zinc ? A parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l’on se rassure, si terrible qu’elle soit, la colonisation a «ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’Histoire». On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Ces mots ont été prononcés par notre plus haut représentant. En notre nom. Mais depuis combien de temps ne parle-t-on plus comme cela ?

Doit-on rappeler au président de la république  ces propres mots, prononcés quelques jours plus tôt au Mémorial de la shoah, ces mots justes et pertinents, s’inscrivant dans la lignée de ceux de Jacques Chirac : ne jamais oublier, assumer sa part de responsabilité. Pourquoi à Paris ces mots forts qui insistent sur la permanence de la mémoire, et en Afrique ces mots veules qui font de la mémoire des crimes de la colonisation une réalité que l’on concède du bout des lèvres, pour aussitôt appeler à ne pas s’y complaire. Est-ce trop demander, au XXIe siècle, que d’attendre d’un président un minimum de cohérence ?

Ces mots dessinent-ils le portrait d’un raciste fanatique ? Non bien sûr. Notre Président ne se lève pas le matin en maudissant les Africains. Mais cela ne suffit pas à l’absoudre, tout comme il ne suffit pas d’emmener Basile Boli pour faire passer la pilule. Et être capable de prononcer un discours sur l’homme Africain, et de toutes ses supposées tares de même que l’on incline à penser que l’on naît pédophile, c’est incontestablement s’inscrire dans une anthropologie raciste, une vision rancie et fermée du monde, où l’Europe civilisatrice et l’Afrique éternelle se regardent en chiens de faïence. Cruelle déception pour tous ceux qui, indépendamment du reste, pouvaient espérer de la France  qu’elle passe un cap. Solidement ancrée sur sa vigilance face aux aventures impériales états-uniennes, elle avait en revanche donné trop souvent l’impression d’être frileuse sur les droits de l’homme, officiellement au nom du très chiraquien «respect de la différence» pour les régimes en place.

Nicolas Sarkozy, dans son discours au soir de son élection, s’étant présenté comme le président des droits de l’homme (du moins à l’étranger) on pouvait espérer de sa part une audace, puisée aux sources du libéralisme politique, qui aurait permis de rompre avec le paternalisme gaulliste, sans renouer pour autant avec l’impérialisme. On assiste avec stupeur à une régression inattendue qui ne manquera pas de nous isoler encore plus aux yeux de nos partenaires africains. Cette parodie de discours prétendument direct, qui s’autorise toutes les outrances sur la base de sa sincérité autoproclamée, est une marque d’infamie.

Reste une question. Dans un pays normal, ces propos devraient mettre le feu au débat. Mais en ces temps où il est de bon ton d’être décomplexé, tout devient possible, comme dirait l’autre. Mais, citoyens, commentateurs, représentants, qu’auriez-vous dit si ces mots, ces catégorisations pitoyables et scandaleuses, étaient sortis de la bouche d’un Le Pen ? A quels feux croisés aurions-nous assisté ! Mais non, l’indignation de la presse sénégalaise semble n’avoir eu d’égal que le silence incroyable de tout ce que nous pouvons compter d’intellectuels, de ligues de droits de l’homme.

Thomas Heams (maître de conférences en génétique à Paris) in Libération, 02 août 2007 

Source: Saoti Blog.

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MAMADOU COULIBALY Répond à SARKOZY

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J'évoque toujours ici le président GBAGBO comme étant l'une des résistances africaines que d'autres dirigeants africains et que la jeunesse africaine devraient suivre. Mais derrière le président ivoirien se cache un stratège, un fin combattant qui, dans un excellent bouquin que je recommande à cette même jeunesse africaine, a dénoncé les pseudos accords que la France  a coutume d'invoquer pour justifier son pillage de l'Afrique.
D'ailleurs je ne résiste pas à l'envie de vous donner sa citation que j'ai faite mienne et dans laquelle il prévient l'hexagone et ses manoeuvres d'un autre temps en Afrique.

"Mais la France  doit également avoir à l’esprit qu’avec la prise de conscience du peuple de Côte d’Ivoire, et sa maturité politique de 2005, débarrassée des complexes du colonisé des années 60, aucune démarche de passage en force, même par voie diplomatique, ne peut constituer une solution durable à la complexe situation qui est le résultat de la volonté de Paris de mettre au pas la Côte d'ivoire. La jeunesse de Côte d’Ivoire est à l’image de celle du Togo, du Bénin, du Mali, du Burkina, du Sénégal, du Gabon, du Cameroun, du Congo et de tous les pays colonisés en Afrique par la France. Les aspirations de ces jeunes sont les mêmes, et le grondement est identique d’un bout à l’autre de l’Afrique. Jouer à la sourde oreille, ou vivre dans la chimère de la certitude de pouvoir tout contrôler comme dans les années 60, est pour la France Jouer à la sourde oreille, ou vivre dans la chimère de la certitude de pouvoir tout contrôler comme dans les années 60, est pour la France et pour nos dirigeants africains actuels, un risque considérable dont les conséquences sont aujourd’hui difficiles à mesurer."

 

Le Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire Mamadou Koulibaly répond à Nicolas Sarkozy

 

 

   
Le président de la République française est venu, comme de Gaulle et il a parlé aux Africains. Qu’a-t-il dit au juste ? Il nous a fait une série de propositions et d’analyses. Écoutons-le :

   
    «Ce que la France veut faire avec l’Afrique, c’est une alliance, c’est l’alliance de la jeunesse française et de la jeunesse africaine pour que le monde de demain soit un meilleur monde».
    Le nom de cette alliance est Eurafrique.
La France s’est mariée à l’Europe et nous vous apportons cette Europe de même que nous vous apportons à l’Europe. L’Afrique sera dans la corbeille de mariage de la France avec l’Europe et dans la corbeille de l’Europe avec le monde. Je suis venu vous proposer une place, comme la France sait le faire habituellement. Souvenez-vous par exemple des DOM TOM.
   
    Mais comme vous le savez, l’Afrique est très différentiée. Il y a l’Afrique du Nord. Et il y a l’Afrique noire.
   
En Libye, donc en Afrique du Nord, où je suis passé, j’ai signé des contrats juteux d’exploitation de centrales nucléaires et d’uranium. Des contrats portant sur la défense et autres affaires hautement stratégiques pour mon pays. Avec l’Afrique du Nord, on ne parle ni de morale, ni de développement. On ne donne pas de leçons mais on passe des contrats. On ne lance pas d’appels aux Libyens de l’étranger pour leur retour dans leur pays. On ne fait pas de promesses d’aides publiques françaises à la Libye. On parle affaires. Des contrats, des contrats et encore des contrats. Sur l’uranium, sur la défense, sur le nucléaire. Trade not aid, telle est notre règle.
   
    Avec l’Afrique noire, avec vous, que dire ?
    Je vous ai fait mal, mes bébés.
    Hum ! N’en parlons plus.
   
Mais ne me demandez surtout pas de repentance, puisque vous-mêmes, vous êtes coupables de vous être laissés battre par mes ancêtres. En plus, quand mes ancêtres arrivaient chez vous, vous vous décimiez vous-mêmes déjà sans notre aide. Vous êtes plus coupables que nous.
   
Nous avons commis des crimes contre l’Humanité. Oui, mais vous n’avez rien fait pour nous empêcher. En tout cas pas suffisamment pour nous convaincre que ce que nous avions l’intention de faire était criminel. Vous êtes coupables de non assistance à personne dangereuse et d’assassinat de caractères.
   
Ne rêvez surtout pas à un retour en arrière pour rejoindre votre prétendu âge d’or qui aurait existé dans le passé. Vous n’avez jamais eu d’âge d’or. N’en rêvez pas. Le monde ne marche pas à reculons mais progresse vers l’avenir. L’histoire a un sens. La colonisation a été un crime contre l’humanité, mais mes parents ont proposé aux vôtres l’indépendance, qu’ils ont acceptée.
   
La colonisation c’était l’exploitation de l’homme par l’homme ; l’indépendance est exactement le contraire. Vos historiens et autres anthropologues vous mentent. Je vous le dit ici à vous, les jeunes d’Afrique, à l’Université Cheick Anta Diop.
   
    Devant vos chefs.
    Devant vos profs.
    Devant votre classe politique, gouvernement et opposition réunis.
    Devant vous étudiants, hommes de maintenant et hommes de demain.
   
    Arrêtez de rêver d’un futur qui puisse être le vôtre, à vous tout seuls.
    Maintenant, vous m’appartenez définitivement.
    Arrêtez d’avoir la nostalgie d’un passé qui n’a jamais existé.
    Je vous propose l’Eurafrique.
    Vous entrez avec moi dans les bonnes grâces de l’Europe.
   
    Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté l’Esclavage.
    Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté la Colonisation.
    Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté l’Indépendance.
   
Je vous vois stupéfaits, n’est-ce pas ? Mais je vous apporte aussi les moyens qui vous seront propres pour inventer, vous-mêmes, votre avenir. Oubliez le passé.
    Maintenant, vous ne serez plus seulement à la France, mais à l’Europe.
    La France, c’est votre héritage occidental. La colonisation vous l’a apporté. Aid not trade. Telle est mon offre.
    Ne vous coupez pas de cet héritage. La civilisation européenne vous appartient. A vous aussi.
   
    Renoncez à la tentation de pureté comme nous le faisons en Europe.
    Ne répondez pas au racisme de la France par le racisme.
    Ne répondez pas à l’intolérance de la France par l’intolérance.
   
    Je sais, je vous ai fait mal, mais laissez tomber.
    Allons ensemble dans l’avenir.
Renoncez à la maladie de l’intelligence. Si vous voulez venir chez nous, pas de problème, nous négocierons votre migration. Nous déciderons ensemble, pour vous, comment vous viendrez.
    Pas en citoyens libres, mais en immigrés.
   
Vous rêvez de la Renaissance africaine ? Pourquoi pas ! Après tout, vous avez eu, semble-t-il, l’Egypte et d’autres brillantes civilisations que mes ancêtres ont battues à plate couture et soumis depuis des siècles. Oubliez le passé peu glorieux que vos ascendants vous ont laissé.
   
Nous vous aiderons à la bâtir, cette renaissance, si tel est votre désir. Commencez déjà par prendre notre civilisation comme héritage.
   
Vous voulez la liberté, la démocratie ? Bien. Mais savez-vous que l’Europe est bâtie sur l’égalité, la justice, le droit, la liberté, la démocratie et la libre propriété ?
   
    Je vous apporte ces valeurs universelles.
    Et n’allez pas chercher ailleurs.
    Tout ce que vous voulez, commandez et je vous livre tout de suite.
   
    Nous sommes généreux, nous vous aimons. Ce n’est pas de la pitié, mais c’est notre intérêt.
   
Ainsi nous a parlé Nicolas Sarkozy, le président de tous les Français.

    Que lui dire ?
    Merci Sarkozy.
    Merci pour tes propositions.
   
Mais nous, on veut aller dans le monde par le marché et non sous la protection de qui que ce soit. Nous connaissons le chemin.
   
Le monde, ce n’est pas que la France; le monde, ce n’est pas que l’Europe. Le monde, c’est aussi l’Afrique, c’est aussi l’Amérique, c’est aussi l’Asie. Le monde, c’est ailleurs. Nous voulons choisir librement notre méthode d’y entrer, notre façon d’y participer. Ce n’est pas par dégoût, mais c’est notre intérêt et rien que cela.
   
    L’Eurafrique ? Très bien merci. Mais ça sera vraisemblablement comme par le passé.
   
    Il y a déjà les sommets franco-africains.
    Il y aura des sommets Eurafricains.
    Il y aura une bureaucratie Eurafricaine, comme il y a celle des UE-ACP.
   
    Nous n’avons plus du temps à perdre à négocier lors de sommets de Chefs d’Etat.
    Nous allons directement sur les marchés librement avec nos besoins et nos moyens.
    Nous ne voulons plus être marchés captifs de qui que ce soit.
Nous voulons redevenir libres. Il ne s’agit pas d’un retour à un quelconque âge d’or. Il ne s’agit pas d’une option pour nous, mais de notre survie.
   
    Il s’agit d’être simplement des humains, de vivre comme tels et d’être traités comme tels.
   
    Nous ne voulons pas de traitement de faveur.
    Nous voulons avoir notre liberté de choix.
    Nous voulons tirer profit des droits imprescriptibles que nous avons d’être propriétaires de nous-mêmes en tant qu’humains.
   
    Nous voulons être libres dans la mondialisation, comme nous ne l’avons jamais été sur les marchés des esclaves.
    Sur les marchés coloniaux.
    Dans le pacte colonial.
   
Nous ne voulons pas aller sur les marchés mondiaux enchaînés par des accords protectionnistes ; ni avec la France, ni avec l’Europe.
   
    N’est-ce pas vous qui avez dit que l’Afrique ne comptait pas pour la France ?
    N’est-ce pas vous qui dites aussi que le Niger, avec son uranium, compte énormément pour la France ?
    Savez vous que le Niger est un pays d’Afrique ?
   
La duplicité de votre langage ne nous rassure guère. Vous parlez d’amour là où le monde parle d’intérêt et d’intérêt là où le monde parle d’amour.
   
    Nous ne voulons plus de cette protection infantilisante qui vous donne le droit de vouloir:
   
    Tout faire pour nous.
    Tout faire avec nous.
    Tout faire par nous.
    Tout faire sans nous.
    Et au bout du compte, tout faire contre nous.
   
    Nous ne voulons plus des accords léonins qui, sous prétexte de vouloir nous aider, nous font plus de mal que de bien.
   
    Nous voulons que Sarkozy
    nous laisse faire,
    nous laisse passer.
   
    Nous voulons que la France
    nous laisse faire,
    nous laisse passer.
   
    Nous voulons que l’Europe
    nous laisse faire,
    nous laisse passer.
   
Nous voulons que le monde nous accueille comme nous sommes, tels que nous sommes et non comme la France veut que nous soyons ou que l’Europe voudrait que nous soyons.
   
    Nous connaissons le mode d’emploi de la mondialisation. Aucun épouvantail ne nous fera renoncer sur la route de la liberté.
   
    L’Eurafrique ?
Pourquoi pas. Merci pour votre offre. Mais nous sommes déjà dans le monde sous le couvert de l’Europe qui agit par procuration de la France. Nous ne voulons pas de la mondialisation des servitudes. Nous voulons celle des libertés. Nous voulons simplement :
    De l’économie de marché.
    De la société ouverte.
    De la société de droit. Ni plus, ni moins.
   
    Sarkozy pourrait-il nous aider dans ce sens ?
    A nous libérez des accords précédents ?
    Ceux des indépendances ?
    Pour enfin nous libérer du carcan post colonial?
   
    Nous ne voulons pas aller dans le monde comme hier nous sommes allés dans l’Europe, par la France.
    Nous ne voulons pas de votre liberté en double standard, et sous surveillance.
Nous ne comprenons pas que nos avoirs extérieurs nets en devises soient déposés au Trésor Public de chez vous. Nous ne comprenons pas que nous soyons perçus comme des contribuables par l’Etat français, alors que vous nous ressassez que la colonisation est terminée depuis belle lurette ?
    Nous ne voulons plus de vos accords de coopération qui ne règlent rien, mais qui pillent tout.
   
    Nous voulons être libres de choisir nous-mêmes notre destin.
    Libres de choisir nous-mêmes qui nous accompagnera et pour quoi.
    Merci de votre sollicitude.
   
    Tu veux que je décide librement ? Soit.
    Mais je ne veux pas que tu sois là.
    Tu veux que je décide librement ? Mais soit.
    Je ne veux pas décider avec toi. Je veux décider seul.
    Tu veux que ma volonté se réalise pleinement ? Oui, je le veux aussi.
    Mais je ne veux pas réaliser mon destin avec toi. Je veux le faire moi-même, sans guide, ni parrain, ni gourou.
Tu veux t’associer avec moi ? Oui, mais ne me demande pas d’être exclusivement à toi. D’être ta chose. Je veux être libre de m’associer avec qui je veux et comme je le veux et quand je le veux.
   
La mondialisation telle qu’elle est faite pour moi ne me plait pas. C’est vrai. Je veux la démocratie. Je veux le droit. Je veux la justice. Je veux la propriété libre. Je veux la liberté.
    Mais je veux aussi la responsabilité.
   
    Nous avons payé trop cher les mirages de la coopération franco-africaine depuis de longues années.
    Cette coopération est étatiste.
    Cette coopération est collectiviste.
    Cette coopération est monopolistique.
    Cette coopération est jacobine et rétrograde.
   
Je crois que l’échange libre est bénéfique et qu’il doit être la règle de mon jeu dans la mondialisation. Je crois que la concurrence est un moyen et qu’elle est mon meilleur atout pour réussir à m’enrichir et à prospérer dans la mondialisation.
   
Les pires des prédateurs qui nous cachent de la mondialisation sont ceux qui viennent s’apitoyer sur mon sort et me considérer comme un grand naïf auquel ils proposent altruisme, protection, aide publique et humanitaire, mais jamais de commerce responsable.
   
Le plus grand des prédateurs pour nous est celui qui nous rassemble dans un enclos que l’on appelle le Pré carré, ou le Champ, et nous propose de jouer soit au loup et à l’agneau, soit au renard dans le poulailler.
   
    Nous croyons que la liberté économique annonce et conditionne la liberté politique.
   
Nous croyons que les esclaves ne peuvent échanger que leurs chaînes. Que le marché est le propre de l’homme. Que nous sommes des hommes et que nous voulons échanger autre chose sur des marchés libres d’accès et de sortie.
   
    Nous croyons à l’économie de marché. Vous vous trompez à notre sujet lorsque vous affirmez le contraire.
   
    Nous croyons au laisser faire et nous nous méfions de toutes les barrières à la concurrence.
   
    Vous craignez l’immigration de la jeunesse africaine en France et en Europe ?
    Vous avez tort.
    L’immigration subie ou l’immigration choisie ?
    Vous posez mal le débat.
    L’immigration relève du droit individuel de circuler et est pour nous une des bases de la liberté que nous recherchons.
   
    La France devrait se demander comment une telle liberté pour nous peut devenir un fléau social pour les Français ?
   
    Pour nous, l’étranger a droit au respect de sa vie, de sa dignité et de sa propriété.
Mais nous savons et nous admettons que l’étranger ne peut avoir tous les droits, car nous savons et admettons qu’il n’y a pas de droits sans devoirs.
    L’étranger doit se soumettre aux règles sociales de la société qui l’accueille.
   
Vous avez le sentiment que certains étrangers ne respectent pas les règles de votre société et ont des comportements anormaux ?
   
Mais ce n’est pas notre faute à nous qui vivons ici dans les pays d’origines de ces immigrés. Les repousser à vos frontières, contrôler leur entrée et sortie de chez vous sont de fausses solutions coûteuses, humiliantes et inefficaces.
   
    Pour vous en sortir, laisser nous vous donner des conseils d’amis et d’alliés.
   
Abandonnez votre Etat-providence, car c’est lui qui attire l’immigré que vous craignez. Les forces d’attraction de chez vous sont aussi fortes que les forces de répulsion d’ici.
   
De nombreux immigrés apportent à la France leur travail, leur talent, leur argent. Nombreux aussi sont ceux qui fuient les dictateurs et les autres régimes liberticides que vous installez chez nous.
   
Mais les plus nombreux, ceux qui sont supposés vous faire le plus de mal, sont ceux qui arrivent chez vous, pour profiter comme de nombreux Français de souche, du parasitisme offert par votre Etat-providence. Je présume que vous le savez déjà.
   
Ceux-là vont en France pour toucher des allocations, pour se livrer à de petits et à de grands trafics, pour profiter des cadeaux qu’offre l’Etat français à ses propres parasites.
   
Les places sont gratuites chez vous et elles rapportent plus que chez nous car votre Etat-providence est plus généreux que les nôtres, et plus riche aussi.
   
Nous croyons que par des relations de travail libre, par l’échange marchand, par le libre échange entre la France et nous, l’immigration trouvera solution. Or vous nous proposez de nous méfier du laissez faire pour nous accrocher au protectionnisme offert par nos Etats-providence rentiers, pâles copies du vôtre.
   
Nous voulons que les immigrés qui arrivent chez vous, vous donnent plus qu’ils ne vous prennent, mais votre Etat-providence leur propose la gratuité pour tout ce qu’ils peuvent avoir. Nous aimons la France pour sa sécurité sociale. Elle nous épargne de faire de grands efforts d’adaptation au monde moderne, d’éduquer correctement nos enfants qui y naissent. Elle nous propose le RMI, les allocations logements, les prestations familiales. Elle nous propose des revenus à peine suffisants pour vivre de façon médiocre sans travailler chez vous. Mais tout cela, vous le savez déjà.
   
Parmi vos immigrés qui viennent de chez nous se trouvent les plus pauvres des immigrés, les plus mal éduqués, les plus délinquants, les plus mal aimés, les plus mal logés.
   
Votre Etat-providence nous offre une couverture sociale complète dans des ghettos, des foyers bruyants et violents que vous appelez «logements sociaux».
   
Les enfants d’immigrés africains vont dans des écoles où l’on n’apprend presque plus rien, pas même la politesse et le savoir vivre français que nous admirons de loin, nous qui sommes restés ici au pays. L’école française ne leur apprend pas même la vertu du travail bien fait, pas même le respect des autres.
   
Nous voulons commercer avec une société française compétitive. Mais votre Etat nous propose des monopoles, des statuts figés, des services publics, des entreprises protégées.
   
Les Africains de qualité comprennent de plus en plus que vivre chez vous, sous la protection de l’Etat-providence les sclérose, ils vont ailleurs pour être plus compétitifs et faire face aux enjeux du monde actuel. Ça aussi vous avez du le constater.
   
Nous pensons que seules des relations marchandes entre la France et l’Afrique révèleront les opportunités d’embauches en qualité et en quantité chez vous comme chez nous. Mais vous semblez avoir peur du marché libre.
   
Nous ne pensons pas qu’il soit dans les prérogatives de l’Etat-providence de dire qui est qualifié pour entrer et s’installer en France pour bénéficier des droits sociaux. Nous croyons au partenariat direct entre les peuples, entre les jeunes, entre les entreprises. Vous aimez plutôt les rencontres au sommet.
   
Nous immigrons en grand nombre chez vous parce que notre vie ici, du fait de votre protection bienveillante et providentielle est misérable.
   
Nous pensons que si vous nous donnez plus de liberté de choix, plus de libertés économiques, la source principale de cette immigration artificielle disparaîtra.
   
Pour vaincre l’immigration qui vous fait tant peur, brisez les enclos dans lesquels sont enfermés les peuples d’Afrique esclaves de votre générosité.
   
Un pays comme le Sénégal a perdu dans les mers plus d’hommes candidats à l’immigration que la Côte d’Ivoire avec sa guerre ces cinq dernières années.
   
    L’immigration est aussi un fléau pour nous tant qu’elle sera organisée par votre Etat-providence.
Pour vaincre l’immigration, abandonnez les Etats-providence, abandonnez les accords de coopération rétrogrades et étatistes.
    Pour vaincre l’immigration, nous vous offrons la liberté économique.
   
    Au lieu de l’Eurafrique, nous voulons la Librafrique.
   
Dans la mondialisation, nous savons que les économies nationales sont en compétition. Nous envisagions aller en compétition avec ce que nous avons. Si vous le voulez bien alors laissez nous faire.
   
Nous envisagions préciser les droits de propriété de base sur nos terres et nos entreprises d’Etat et les rendre aux entrepreneurs privés. Si vous voulez nous aider, alors laissez nous faire.
   
Nous rêvons d’adopter des politiques macroéconomiques qui nous évitent les humiliations du surendettement et des déficits budgétaires insupportables. Si vous voulez le faire avec nous, alors laissez nous faire.
   
Nous voulons arrêter de tourner nos vues vers le passé. Nous voulons regarder l’avenir avec sérénité. Pour cela, nous rêvons de politiques de croissance fondées sur une épargne domestique capable de nous rendre aptes à financer nos besoins d’investissements risqués. Pour cela, nous rêvons d’un système bancaire moderne qui rompe avec la tradition protectionniste de contrôle des changes et des banques centrales non indépendantes des zones CFA. Si vous voulez nous aider, alors laissez nous faire.
   
    Nous voulons plus de flexibilité sur nos marchés du travail. Si vous nous aimez, alors laissez nous faire.
   
Nous pensons que la lutte contre la corruption est primordiale mais qu’elle ne peut réussir qu’en prenant de vigoureuses mesures et en donnant des exemples qui ne mettent personne au-dessus du droit. Si vous voyez ce que nous voulons dire, alors laissez nous faire.
   
Nous voulons que notre prospérité soit bâtie en amitié avec tous les peuples du monde et sans exclusivité. Si vous pensez que le monde est un village planétaire et que la mondialisation est beaucoup moins une affaire d’Etat qu’une affaire de liberté d’échanges, alors laissez nous faire.
   
Si vous voulez un véritable discours de rupture, monsieur le président de la République française alors, en plus de définir la politique africaine de la France, il vous faudra désormais intégrer la politique française de l’Afrique.
   
C’est de la rencontre des ces deux visions sous la contrainte de nos autres relations que naîtra le monde meilleur souhaité par la jeunesse africaine et pour lequel elle est prête à travailler avec toutes les jeunesses du monde. Pour cela, il faut que vous nous laissiez faire.
   
    Les libertés et les droits de l’homme ne se négocient pas. L’autodétermination des peuples est un droit.
    Vous ne pouvez pas garder les démocraties pour vous et cultiver les autocraties chez nous. Arrêtez de le faire.
    Le marché ne peut pas être pour l’Europe et les bureaucraties pour l’Afrique. Arrêtez de le concevoir.
   
    Encore une fois merci d’être venu et d’avoir parlé comme vous avez parlé.
   
Votre discours avorté de rupture donne une occasion de rupture effective à la Jeunesse d'Afrique si discourtoisement interpellée par vous à Dakar le 26 juillet 2007. Vos désirs de rupture d'avec les vues de vos prédécesseurs ne nous intéressent pas, d'autant qu'ils n'iront jamais jusqu'à la remise en cause des fondamentaux de la traditionnelle politique africaine de la France. Par contre, nous avons avec la mondialisation l'occasion de rompre avec le modèle de coopération que la France nous propose. Merci de nous avoir donné l’occasion de vous le dire.
   
Parce que nous avons compris que, si pour le moment, la rupture, ce n'est pas pour vous, nous vous indiquons que c'est avec vous, nouvelles et anciennes élites françaises, que nous, jeunes d'Afrique, nous rompons.
   
    Mamadou Koulibaly, Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire
    in Le Messager (Douala, Cameroun) le 06 août 2007
 

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05 août 2007

BRICE HORTEFEUX IGNORERAIT-IL L'ORIGINE DE SON PATRON

La petite valise de Rama Yade.

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 Revenant donc au Pays Natal (comme Ségolène Royal tiens donc !), la barbie noire du monarque français, cette fois avec une grosse valise diplomatique française, Rama Yade a eu ce propos : « En venant de l’aéroport, j’ai pris le même chemin qu’il y’a vingt ans, mais en sens inverse. En 1987, je suis partie avec une petite valise et aujourd’hui je reviens secrétaire d’Etat. C’est la vie et beaucoup d’émotion ».

Osons seulement espérer que la théorie ou devrais-je dire la philosophie sur l’émotion s’arrêtera là et que la jeune secrétaire d’Etat n’emboîterait pas le pas de son illustre. Car elle risquera, à la fin de ses jours, connaître le même sort (l’indifférence de la classe politique française) que le père de la célèbre et brillante fadaise « L’émotion est Nègre et la raison est hellène ». Si Cheikh Anta Diop n’avait pas existé, j’aurais pu dire que l’émotion est certes nègre, mais d’inspiration sénégalaise.

De valise, Rama Yade a également oublié de dire que la sienne n'est pas à comparer à celle d'un(e) jeune africain(e) quelconque. Puisqu’elle ressemblait étrangement à celle qu’elle utilise pour son retour au pays natal, avec cette différence que c’est papa qui la tenait il y a vingt ans.

Ceci n’enlevant en rien le talent de la jeune africaine euh française soit dit en passant. Mais son enthousiasme pour le monarque français montre qu'une certaine jeunesse africaine  perpétue le culte de l'idolâtrie de l'homme blanc.

L’incurie volontaire ( ?) de Brice Hortefeux.

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Brice Hortefeux soulevant l’apport remarquable de personnes étrangères à la France , tient ce propos : « La France a aussi été servie par l’intermédiaire de sa langue. De grands écrivains et poètes d’origines étrangères, tels Leopold Sedar Senghor, Samuel Beckett ou aujourd’hui Tahar Ben Jelloun, ont employé avec talent la langue française »

 Pauvre Brice, il nous fait du Devedjian là ! Il a oublié de mentionner le nom de son propre patron, d’origine étrangère pourtant. A moins qu’il estime que le président ne sert pas avec talent la langue française ? Quel dommage pour le condescendant Brice, être sous les ordres d’un étranger qui ne sert pas sa langue avec talent qu'est ce que cela peut être frustrant.

 Mais ce que Brice a appris de son patron d’origine étrangère, c’est la haine pour les autres et son incroyable condescendance. A la différence de Senghor, de nombreux Africains par exemple, n’ont pas fait le choix de s’aliéner pour servir la langue française, mais le choix de décrier les affres de cette langue dans les autres cultures en se servant d'elle. A moins que Brice ne soit pas au courant, car l’incurie de certains dirigeants est encore plus grave que leur haine et à se demander si ce n’est pas cette incurie qui nourrit cette haine des autres.

Ramenant tout à la France, il avoue tout de même que la France a aussi été servie non pas seulement par l'intermédiaire de sa langue. Ce que le pauvre Hortefeux refuse d'admettre est que la France a toujours été servie non par l'intermédiaire de ce qui lui est propre, mais par ce qui vient de l'extérieur. Elle ne vaut dans le monde que par ce qu'elle tire des individus et surtout des biens d'origines étrangères. D'ailleurs il est curieux que Brice Hortefeux et son patron qui nous conjuguent l'immigration zéro à tous les temps n'appliquent pas ce principe aux matières premières.

Une presse occidentale couarde et qui vous fait gerber: Pilule libyenne mal digérée ?

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 De la presse occidentale dont nous connaissons le talent en matière de calomnie, il ne vous a pas échappé qu’elle a passé son temps, à présenter le leader libyen Mouammar Kadhafi de dictateur sanguinaire. Pouvait-il en être autrement ? Kadhafi venant d’administrer une leçon de politique à l’ensemble de E.U, il ne peut être qu’un sanguinaire. Ses détracteurs évoquant Lockerbie et du DC 10. Quand Sarkozy comme tout autre politique occidental va chez Kadhafi, la presse hexagonale veut nous faire croire que la vertu se déplace chez le vice. Vaste mensonge une fois de plus.

 Nous n’avons jamais vu cette même presse utiliser les mêmes qualificatifs lorsque François Mitterand affirmait : " Dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop important". On peut donc les exterminer comme on veut, suggèrent ces paroles sages d'un humaniste que l'Afrique envie à la France.
Propos qui confirment davantage l’implication de la France dans le génocide Rwandais et pour lequel elle était obligée de faire une commission. Mais pourquoi faire une commission lorsque l’on ne se reproche rien ?

Comme sont aussi absents, les qualificatifs de dictature sanguinaire à l’encontre d’un des monstres vivants encore en poste qui, au nom d’une recherche d’armes de destruction massive est entrain d’exterminer le peuple irakien en utilisant toutes les armes mêmes non conventionnelles. C’est cela les valeurs occidentales, celles de la déprédation, de la prédation.  Tous les crimes aujourd'hui en Irak sont du fait des occidentaux et  cela constitue bien un crime contre l'humanité. Mais la presse occidentale se garde bien d'en parler, elle préfère aller regarder ailleurs le brin d'herbe au lieu d'enlever la poutre  qui l'empêche de voir.

A-t-on jamais entendu ces mots lorsque Sabra et Chatila a été balayé par un fou furieux au nom d’une occupation injuste et soutenue par tout le monde occidental sans exclusive ?
Cette presse a encore montré ses limites lorsqu’au mois d’août 2005, le premier ministre israélien lançait ses hommes pour assassiner des femmes et des enfants palestiniens et au lieu d'utiliser  les termes appropriés pour qualifier le dirigeant israélien, elle s'est réfugiée derrière  sa poltronnerie . Une petite indignation ci et là et rien d'autres.

Les valeurs occidentales n'ont jusqu'à ce jour qu'apporter larmes, désolation et cadavres pour d'autres cultures et cela, sa presse est incapable de le dire. Et il faut que les Africains sachent que si l'occident était le dépositaire des valeurs nobles telles que l'amour du prochain, l'amitié non intéressée, cela se saurait.

 

 

 

 

 

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03 août 2007

POURQUOI SARKOZY comme TOUT AUTRE DIRIGEANT Occidental est INCAPABLE DE RUPTURE

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Nombreux sont ceux qui ont cru à la rupture «Sarkozyenne » annoncée en grande pompe et qui aujourd’hui se sentent consternés par l’attitude du sémillant président français à l’aune de la politique africaine de l’Elysée. Excès de naïveté ? Mauvaise appréciation de la situation ? Fait est que ceux des Africains qui ont vu en Sarkozy le lamineur de la fin des rapports calamiteux entre l’Afrique et la France sont aujourd’hui à le regretter amèrement et encore plus depuis son retour de son périple en Afrique.   

De quelle rupture s’agissait-il donc ?

 
Bien avant son discours d’investiture, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la couleur de sa rupture et aujourd’hui à moins d’être mentalement aveugle, elle est reconnaissable à ses actes. Il ne s’agit pas pour lui de rompre avec les vieilles recettes qui font les « bons mets de la françafrique » et son récent voyage en Afrique vient de le prouver si besoin était.

 Le politiquement correct ou l’hypocrisie des rapports entre la France décisionnaire blanche et profonde et ses immigrés, à part quelques exceptions, a fait place à l’expression crue et décomplexée et qui confortera l’idée selon laquelle dès qu’un Noir pose son pied en France, dès qu’il voit le jour dans ce Pays, il doit apprendre à se mépriser car la société politique française blanche le lui impose et lui sert le mépris et la haine de soi à volonté et pour certains avec leur accord.

C’est la seule vraie rupture opérée par Nicolas Sarkozy. Celle qui laisse libre court à toutes les idées dégradantes, négrophobes possibles, à tous les actes violents et meurtriers à l’endroit des Noirs sans impunité. C’est de cette rupture que parlait le roi de France.

 Nicolas Sarkozy, après un camouflet chez Kadhafi, a repris du poil de la bête chez ses « dadais noirs Africains », par un discours gationniste comme jamais il n’a été fait par un dirigeant occidental depuis des années et prouvant que seuls les Noirs sont ainsi capables d’accepter de tels traitements de choc sans broncher et de s’y inscrire.

 Croire que la rupture de Nicolas Sarkozy va porter sur les bons rapports existants de la Françafrique, est un acte d’autodestruction que les Africains se sont volontairement laissés prescrire. D’ailleurs je publiais avant le temps, une tribune intitulée (LES FRANCAIS NOIRS (Africains) cherchent Président Français pour les aimer.)

 Nicolas Sarkozy, comme aucun autre dirigeant Occidental, n’est prêt à la rupture des rapports qui existent aujourd’hui avec le continent noir et ses enfants, car les rompre c’est scier la branche sur laquelle ils sont tous assis qui leur donne cette assurance de domination. C'est décider signer l'arrêt de vie pour l'occident et la France en particulier. Croire ou avoir cru en la rupture d’avec les comportements gangsters et mafieux est une preuve d’immaturité et aussi de ce refus de mener soi-même le combat en se complaisant dans une attitude attentiste.

Car une telle rupture suppose ne peut plus avoir le contrôle sur le continent comme c’est le cas actuellement de la part des Occidentaux d'une part et consisterait à rejeter les instruments de soumission que nous connaissons tous de la part des Africains. Les derniers sont-ils prêts à cet exercice qui demande beaucoup de courage et d'abnégation ? Là est le noeud du problème. Ce n'est pas Sarkozy qui a besoin de la rupture et cela il ne faut jamais l'oublier.

 La seule rupture qui vaille est celle qui sera orchestrée par les Noirs et non celle qu’on leur promet et elle consiste à refuser l’endoctrinement dans lequel on les plonge aujourd’hui. La Rupture ne se proclame pas, elle se vit. Elle est comme ce tigre qui ne proclame pas sa tigritude, mais bondit sur sa proie.

Et entrer dans ce processus consiste à se considérer comme cet individu qui a entrevu la possibilité de se voir libre, ainsi le disait Albert Memmi “Lorsqu’un opprimé a entrevu la possibilité d’être libre et qu’il accepte d’en payer le prix, il est vain d’espérer encore la paix pour longtemps”.

Les Africains sont-ils plus dans l’attitude d’opprimés ou de privilégiés à ce jour ? A en croire le déni par ces derniers de toutes les exactions dont ils ont été victimes par le passé et encore à ce jour, le minimalisme de certains qui les poussent à des compromissions, à se contenter des miettes qu'on veut bien leur accorder, la rupture est encore bien loin de nous.

 


Posté par MBOA à 20:33 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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