Esprits Libres: votre Magazine UNE OBSCURITE DANS LES IDEES DES LUMIERES: Le rendez-vous manqué. - MBOA

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14 septembre 2007

UNE OBSCURITE DANS LES IDEES DES LUMIERES: Le rendez-vous manqué.

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Essai sur les mœurs est, selon l’avis des experts, l’une des pièces maîtresses sinon la pièce maitresse des « lumières ». Inutile de vous dire combien l’éclairage de cet essai justifie les lumières de cette œuvre. => Vous avez le droit de le lire.

De l’esprit des lois, œuvre par excellence qui fait de son auteur, le fondateur même de la notion de république. Elle tient son excellence aussi du fait qu’elle justifie la loi sur les inégalités des races. => Vous avez le droit de le lire.

Les égarements du nigrophilisme: Par opposition à nigrophobie ou négrophobie ? Dans tous les cas, l’auteur de cette œuvre des lumières, a fait ce que l’on nomme : est un « must ». Une lumière dans les lumières. => Vous avez le droit de le lire.

La vie des nègres en Afrique: Dommage qu’il ne nous parle pas beaucoup de la vie des nègres à paris (de toutes les façons, on s’en fout des nègres dans la capitale hexagonale). Peut-être que l’humanité lui doit la signification des couleurs. Quelle belle production ! => Vous avez le droit de le lire.

Cinquième Avertissement aux Protestant, l’auteur de cet avertissement est de loin celui qui a compris le message divin. Ceux qui ont la prétention de reconnaître à Cham quelconque droit, commettent un péché originel. => Vous avez le droit de le lire.

Essai sur l’inégalité des races humaines : que dire ce l’auteur de cette brillantissime production. Il a au moins le courage d’utiliser le mot que certains camouflent dans leurs essais respectifs : Comme on dit, il en a. => a lire absolument, de toutes les façons, il vous est permis de le faire.

Je ne saurai faire la liste exhaustive de toutes les œuvres que vous avez le droit de lire, vaste entreprise interminable. Vous aurez néanmoins noté que celles parmi d’autres citées ci-dessus, décrivent, légifèrent, posent l’infériorité du Noir et surtout l’obligation de le traiter comme bon vous semble avec approbation "universelle".

Je ne pouvais finir ces recommandations sans vous conseiller la bible de ces œuvres : Le code Noir ; et vous avez le droit de le lire et le gouvernement actuel ne fait pas que le lire, il applique aussi les thèses. Il faut toujours allier l’acte à la parole.

Je poursuivrai donc mon propos par quelques définitions données par Spinoza. « Le Droit Naturel de chaque homme se définit donc non par la saine Raison, mais par le désir et la puissance. »

« Par exemple les poissons sont déterminés par la nature à nager, les grands poissons à manger les petits ; par suite les poissons jouissent de l’eau, et les grands mangent les petits, en vertu d’un droit naturel souverain. »

En bon théoricien, Spinoza comme les auteurs des ouvres des lumières citées plus haut, a théorisé l’infériorisation du Noir, je ne peux pas dire de l'humain, car le Noir ne fait pas partie de cette catégorie selon les lumières "universelles" et cela n’a posé aucun problème à celles-ci puisqu’elles ne se sont pas éteintes, elles ont plutôt brillé. C’est la raison qui justifie le fait que nous ayons le droit de lire toutes les œuvres qui avilissent le Noir, car œuvres des "lumières". L’unanimité sur ces œuvres n’était ni contestée, ni contestable.

Ce matin, décidément le "gratuit" regorge quand même d’informations, j’apprends que le ministre de l’éducation néerlandais, Ronald Plasterk, a suscité une vive polémique mardi dernier en déclarant que le livre "Mein Kampf" devrait être en vente libre dans les librairies. => Que vous n’avez pas le droit de lire.

Il est important de rappeler une définition de la liberté d'expression comme l'a faite une lumière de notre époque BHL. Parlant d'une autre "lumière", il disait: "Robert REDEKER a écrit ce qu’il a écrit c’est son droit le plus imprescriptible, depuis la révolution française, des générations de français se sont battus pour obtenir ce droit tout simple, le droit de s’exprimer, même si on a tort, même si on va  trop loin, la liberté d’expression ne se partage pas"

Pourquoi ne pas assimiler cette jolie définition qui s'appliquait à la vitupération de l'islam, à ce livre ? Il a été écrit bien longtemps après 1789 (même si son auteur n'est pas français), même s'il avait tort, même si on peut croire qu'il est allé loin. Partagerait-on la liberté d'expression dès lors qu'elle n'est pas émise par un Français ?

Mais pourquoi n’avons-nous pas le droit de l’acheter en toute liberté ce "Mein Kampf" ? Qu’a-t-il donc de si abject pour que lui ne soit pas en accès libre, comme ceux cités plus haut et que l'on peut lire partout et acheter ? En quoi les idées émises dans ce bouquin sont-elles plus critiquables que celles émises dans les chefs d'œuvres cités plus haut ?

L’ayant lu, je dois dire que je n’ai vu aucune différence entre ce que son auteur dit et ce que les auteurs des "lumières" nous ont dit. Ce qui fait d’ailleurs de son auteur un vulgaire plagiaire qui n’a fait qu’appliquer des idées déjà émises bien avant lui. Son auteur n’est donc pas un théoricien, car de mon point de vue, toutes les théories décrites dans son ouvrage avaient été déjà élaborées par des gens qualifiés d'érudits. Et il me vient une autre question à l'esprit: qu’y a-t-il de différent entre cette œuvre et celles citées plus haut ? Aucune sauf que dans celle-ci, l’auteur met en pratique la définition de Spinoza et semble ne pas la limiter à qui de droit selon les critères des "lumières".

Le seul élément nouveau a été de faire que ces théories admises de fait pour les "Noirs", pouvaient s’appliquer à d’autres sans exclusive. L'unité de mesure avait donc élargi son périmètre et pouvait donc aussi obscurcir celui des lumières. Ce qui rend son auteur non pas une lumière, mais une obscurité, qui a manquée l’occasion de rentrer dans "les lumières". Par une mauvaise application ? L’histoire est entrain de nous le démontrer. C'est ainsi que l'auteur de cette œuvre a manqué une occasion d'inscrire son nom sur la bonne page malgré ce qu'il a, sur un point économique apporté à son pays.

Comme dit un proverbe de chez moi, ce qui s’est passé chez les canards se passera aussi chez les coqs. Qui a dit que nous n’avions pas la sagesse philosophique?

Posté par MBOA à 13:03 - ESCROQUERIE - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

  • Tu es vraiment très fin d'esprit !

    Posté par montou, 15 septembre 2007 à 12:41
  • Bien vu!

    Si Hitler n'avait tué que des "Noirs", il serait un héros, un brillant stratège comme Napoléon.
    Bonne analyse Mboa.

    Posté par Kaba, 15 septembre 2007 à 13:55

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