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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

22 octobre 2007

COMMENT WATSON PEUT-IL ENCORE CHOQUER LES NOIRS ?

« J'ai de tout temps estimé que l'égalité sociale ne pouvait être mise en œuvre. C'est une impossibilité naturelle qui découle du caractère même de la race noire ». Louis AGASSIZ

le "brillant " , le "célèbre" scientifique qu'est James Watson a choqué le monde par ses déclarations sur les Africains, telle est la rengaine dans tous les milieux. Des sincères aux hypocrites, le scientifique semble avoir fait l'unanimité autour de lui par ses déclarations. Déclarations qui ont conduit à une suspension (rien que cela) de son poste de conseiller d'administration d'un laboratoire de recherche  [Cold Spring Harbor, près de New York] aux États-unis. Décidément tous les brillants scientifiques occidentaux brillent toujours par leurs capacités à déverser leur fiel sur les Noirs et ne mesurent leurs propres capacités intellectuelles que par rapport aux Noirs.

Le Noir: Unité de grandeur et la reférence de l'occidental.

Autant le dire, les propos de James Watson ne me choquent pas, ils me rassurent plutôt car prouvent le contraire de ce qu'ils prétendent.  Pour connaitre sa valeur on ne peut pas aller se mesurer à celui qui de fait est "inférieur", "petit" , tout comme en mathématiques on ne peut que comparer des choses comparables. Si les scientifiques occidentaux admettent de fait que les Noirs sont inférieurs, il est encore ridicule de venir se mesurer à eux.  Donc le seul fait d'établir ce rapport montre que, pour se déterminer, l'occidental a besoin d'une unité de mesure, de grandeur et c'est l'Africain, le Noir qui est cette valeur.  Même leur  pseudo suprématie intellectuelle n'est donc que fonction de la nôtre. Loin de choquer, ces comparaisons sont plutôt rassurantes et doivent nous permettre de travailler davantage.

James Watson n'invente rien

Avant James Watson, des propos encore plus violents ont été débités par de "célèbres et brillants" individus selon les normes occidentales. Après James Watson, d'autres célèbres et brillants individus sortiront encore des insanités à l'endroit des Noirs.  Aux Noirs qui sont choqués, je pose une question: "Avez-vous jamais vu lapider un fruit non mûr ?". James Watson comme ses congénères sont conscients de la valeur du Noir et seul ce dernier n'est pas conscient de sa force. Au lieu de nous plonger dans la tristesse, ces propos doivent plutôt nous renforcer dans notre quête : combattre le mal. Toutes les condamnations venues des occidentaux ne sont que de grosses gouttes d'hypocrisie, puisque l'éducation occidentale est basée sur le mépris et la négation du Noir.  Au lieu de condamner Watson, ils devaient plutôt éduquer leurs enfants aux valeurs de respect.

Je vous livre ici, pour vous remémorer, les extraits de confessions de l'un (Louis Agassiz) de ceux qui inspirent Watson et bien d'autres brillants scientifiques qui lui succèderont dans ses fadaises; rapportés par le paléontologue Stephen Jay-Gould dans son ouvrage.

 

La Mal-Mesure de l'homme [A1] :

« C'est à Philadelphie, écrit-il, que je me suis retrouvé pour la première fois en contact prolongé avec des Noirs ; tous les domestiques de mon hôtel étaient des hommes de couleur. Je peux à peine vous exprimer la pénible impression que j'ai éprouvée, d'autant que le sentiment qu'ils me donnèrent est contraire à toutes nos idées sur la confraternité du genre humain et sur l'origine unique de notre espèce. Mais la vérité avant tout. Néanmoins, je ressentis de la pitié à la vue de cette race dégradée et dégénérée et leur sort m'inspira de la compassion à la pensée qu'il s'agissait véritablement d'hommes. Cependant, il m'est impossible de réfréner la sensation qu'ils ne sont pas du même sang que nous. En voyant leurs visages noirs avec leurs lèvres épaisses et leurs dents grimaçantes, la laine sur leur tête, leurs genoux fléchis, leurs mains allongées, leurs grands ongles courbes et surtout la couleur livide de leurs paumes, je ne pouvais détacher mes yeux de leurs visages afin de leur dire de s'éloigner. Et lorsqu'ils avançaient cette main hideuse vers mon assiette pour me servir, j'aurais souhaité partir et manger un morceau de pain ailleurs, plutôt que de dîner avec un tel service. Quel malheur pour la race blanche d'avoir, dans certains pays, lié si étroitement son existence à celle des Noirs ! Que Dieu nous préserve d'un tel contact ! ». Après ces aveux on ne peut plus clairs à sa mère, il développa, sa théorie polygéniste des créations multiples et écrivit à ce propos : « Elles [les « races »] n'ont pas pu naître sous la forme d'individus uniques, mais ont dû être créées dans cette harmonie numérique qui est caractéristique de chaque espèce ; les hommes ont dû apparaître en nations, tout comme les abeilles sont apparues en essaims. » Non seulement l'humanité pour lui est multiple, mais les noirs ne connaissent pas les avantages de la civilisation et occupent le bas de la hiérarchie des « races » : « Il nous semble, assène-t-il de nouveau, que ce sont des simulacres de philanthropes et de philosophie que de supposer que toutes les races humaines ont les mêmes facultés, jouissent des mêmes pouvoirs et font preuve des mêmes dispositions naturelles et qu'en conséquence de cette égalité, ils ont droit au même rang dans la société humaine [...] il n'y a jamais eu aucune société d'hommes noirs dûment règlementée sur ce continent, une indifférence marquée aux avantages fournis par la société civile ?

 


 

[A1]: Lettre de Agassiz à sa mère.

Voir le lien suivant: http://www.louverture.ch/KAMPA/AGASSIZ/zombie.html

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PAUVRES NOIRS: QUAND ALLEZ-VOUS DONC COMPRENDRE ?

Des Antilles ou de l'Afrique, tu continues à te livrer en aveugle et avec beaucoup de naïveté à un système dont le souci majeur est de te maintenir dans la catégorie de la sous-humanité. Tout prétexte est bon pour te dépecer avec une déconcertante facilité.  Malgré toutes les humiliations,  tu ne veux pas tirer les leçons.

J'apprends moi aussi avec choc et stupéfaction la nomination du président du CRAN, P. Lozes, par J-L Borloo à la tête d’une mission sur le chlordécone et les pesticides aux Antilles. Peut-être juge t-on que sa formation de pharmacien plaide en sa faveur pour mener à bien une telle mission. Sans aucune ambigüité, Lozes n'est pas compétent mais con et pétant pour accepter la mission qui lui est gracieusement confiée par J. L. Boorloo et compagnie.

Ne soyons pas dupes, ce n'est qu'un autre procédé pour botter en touche une si grave question et un revers que fait subir la politique "sarkozyenne" non pas aux Antillais, mais à tout ce qui ne rentre pas dans son schéma de la société française.
Après Patrick Karam, Patrick Lozes, est l'alibi choisi par le système pour continuer à chercher la division. Et si l'on voulait être un peu provocateur, j'ajouterai, qu'il adore les "Patrick" le sarkozysme.

Mais ce qui est et reste surprenant voire lamentable et  regrettable, c'est de voir le peu de maturité des nôtres, l'incapacité à la lecture politique et de ses implications et imprécations. Au lieu de réfuter le choix de Lozes pour son incompétence à la question aussi délicate et aux enjeux si graves, on retombe sur les sempiternels arguments de bas étage: Africains pas Antillais etc.... Quelle pauvreté d'esprit ! Quand allez-vous comprendre la réalité des choses ? Croyez-vous un seul instant que le système se préoccupe du bien être de l'un ou de l'autre groupe ? Son but est de le faire imploser.

Ceux qui prennent l'argument "originaire de " pour réfuter Lozes, devraient plutôt se poser la question de la considération qu'on leur accorde dans un système auquel ils croient appartenir de fait et qui lui, ne fait aucune différence entre sa façon de traiter un Africain ou un Antillais. Comme disait l'autre dans sa pub " Ce n'est pas écrit Antillais donc Pas Africain" au fronton des individus; le système lui ne voit qu'une chose: la couleur de la peau. Et malheureusement pour les tenants des Antillais dénués de toute origine africaine, au moins par l'argument de la pigmentation, certains d'entre vous ont le "malheur" de ressembler aux Africains et de ce fait, en subir les conséquences dans une France qui continue son décomplexe lentement mais surement.

Alors au lieu de tomber une fois de plus comme des "idiots" dans des querelles qui ne servent qu'à affaiblir le peuple noir que nous sommes (Antillais et Africains), travaillons plutôt à chercher des voies/voix et moyens pour combattre le système par des arguments de choc. Tant que nous persisterons dans des futilités, le système lui persistera et continuera toujours à se servir de l'africain pour détruire l'Antillais ou de l'Antillais pour détruire l'Africain; Comme dit l'autre c'est kif kif bourricot!

Aimé Césaire disait "
le malheur de l’Afrique est d’avoir croisé l’Europe ..... ". Il aurait dû ajouter, le malheur du Noir c'est de ne savoir pas tirer les leçons des humiliations.

Lire l'article sur le drame que vivent les Antillais (ici)



Posté par MBOA à 09:55 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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