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La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

18 novembre 2007

Holocaustes, Nègres et rédemption

J'ai eu l'immense honneur et plaisir de rencontrer Maria POUMIER, cette universitaire dont la discrétion est à la hauteur de son savoir. Une personne d'une "circonspection" intellectuelle  remarquable , d'une écoute avertie et surtout d'une grande ouverture d'esprit. A l'opposé et loin des partouzes intellectuelles d'une certaine "intelligentsia française", de  l'agitation et du blin-blin intellectuels d'un Bernard Henri Lévy ou d'un Finkielkraut pour ne citer que ces deux là, Maria POUMIER cultive le gout de l'analyse profonde des questions qu'elle aborde, comme celle qu'elle nous livre ci-dessous.

 (traitement pédagogique d'une 'intelligentsia progressiste' malade d'un déficit acquis d'humanité vraie)*                          

Maria Poumier

Certains indices peuvent faire penser que l'ère du culte occidental de l'Holocauste touche à sa fin : l'épuisement des munitions scientifiques dans le camp exterminationniste comme dans le camp révisionniste, mais surtout l'investissement du champ de la conscience par d'autres métaphores de l'Apocalypse, à partir d'autres horizons. Il s'agira ici de montrer en quoi le point de vue noir sur l'histoire est indispensable pour vaincre la maladie mentale qui infecte la réflexion dominante encore holococentrée. Le moment est venu de mettre les points sur les i, et de ramener les Occidentaux à un peu de pudeur. Le Grand H judéo-nazi (comme l'écrit James Petras) ne fut qu'une guerre civile fraternelle intra-européenne. N'importe quelle personne de formation chrétienne détient l'épée capable de trancher le nœud gordien « Shoah or not Shoah » à deux niveaux, celui de l'histoire et celui de l'éthique. Après quoi, nous sommes armés pour déjouer les nouveaux cauchemars et rêves de vastes génocides. Il nous faut pour cela retrouver la tradition, qui est africaine, comme on le verra ci-dessous.                          

I Niveau historique

Il y a un H au sens propre, celui de millions de sacrifiés, sous prétexte de dévotion aux plus hautes divinités, Yahweh, Allah, Jésus: celui qui engouffra des millions d'Africains dans la déportation et l'esclavage, parce qu'ils furent considérés comme infra-humains par la totalité du monde blanc des siècles durant. Ce mépris semble remonter à la Grèce Antique. Les Grecs étaient débiteurs de l'Egypte de laquelle procédaient leurs philosophie, religion et mathématiques ; mais l'occultation fut concomitante de l'essor des cités grecques. Les pays ‘blancs' commencèrent à faire basculer la « Nubie » dans l'oubli, en tant que pays mythique, trop éloigné de leur contexte, certainement parce qu'elle ne représentait aucune menace militaire.             

Quand les Européens commencèrent à s'adonner à l'industrie de l'esclavage des Nègres, ce fut encouragé, après avoir été rendu licite par le Pape Nicolas V en 1542**, en tant que privilège des Portugais : (pays refuge, alors, des juifs espagnols qui étaient au Moyen Age les principaux pourvoyeurs d'esclaves principalement à destination du monde arabe.)

Lorsque cette variété d'esclavage déboucha sur un énorme flux commercial d'êtres humains, on n'entendit aucune voix audible protester à partir de l'univers chrétien. Las Casas réussit à convaincre la monarchie espagnole d'interdire la mise en esclavage des Amérindiens ; vers la fin de sa vie, il convint de ses torts, d'avoir suggéré le remplacement des Indiens par des Nègres pour les terribles travaux dans les mines, le bâtiment, les chantiers navals et le défrichage des plantations ; néanmoins, aucun Las Casas ne s'éleva, ne combattit, ni ne réussit à convaincre les rois ni les papes que les ‘Indiens noirs' eux aussi relevaient absolument de l'Humain : on avait le devoir de les baptiser, certes, mais nullement de les affranchir.             

Ainsi, un H de masse prit son essor. L'idée d'abolir l'esclavage ne prit pied que lorsque les révoltes d'esclaves furent trop nombreuses ou que ceux-ci marronnaient en masse. Le mouvement abolitionniste blanc fut arithmétiquement minuscule, et les plus radicales dans le soutien apporté aux Noirs furent les féministes, participant d'une lutte identique pour l'accession à l'égalité et à la plénitude des droits humains pour elles-mêmes.

De nos jours, les revendications provenant des Noirs sont reçues avec une grimace retenue par les Blancs, nous y sommes plus qu'indifférents, avec l'impression que ce n'est pas notre problème, que c'est, définitivement, leurs oignons… Seule la menace physique d'une révolte nous ferait prêter attention à la teneur de leurs réclamations. L'H Nègre se réenacte encore aujourd'hui dans chacun de ces conflits sanglants qui font surface en Afrique. Les pouvoirs néo-coloniaux se battent pour le contrôle des minerais, du pétrole, de la terre, par marionnettes humaines interposées, en encourageant de sanglants nettoyages, qualifiés d'ethniques ou de tribaux. Bush est en ce moment en train de préparer la reconquête du Nigeria et du Soudan, pour rafler leur pétrole, chose qui va entraîner de facto des énièmes grands H uniques en leur genre. Or les génocides Africains ne se produisent que parce que nous continuons à agir comme si les Africains ne nous étaient pas tout à fait aussi frères que les autres.                                       

Israel Shamir, dans un très louable souci de désamorcer l'inflation linguistique, qui va toujours de pair avec l'augmentation des stocks d'armes prêtes à l'emploi, dit qu'il vaudrait mieux éviter le terme génocide, invention récente, et simple sous-produit de l'effort juif pour se faire reconnaître un statut d'exception, à l'issue de la Deuxième Guerre mondiale***. Il conseille de reprendre le vieux concept de massacre, bien plus égalitaire. Mais on peut observer que les Amérindiens avec les Noirs ont eu vite fait de retourner tout le vocabulaire conçu dans un cadre strictement juif : racisme, ghetto, diaspora, déportation, génocide, crime contre l'humanité, holocauste, négationnisme. Ce faisant, ils ont incontestablement donné leur sens plein à ces termes, ils ont rendu réel ce qui, dans la mémoire et la réflexion occidentale, n'avait aucun poids ; ni Hegel, ni Marx, ni Heidegger n'ont conceptualisé l'enfer vécu par les peuples colonisés. Or ils croyaient penser dans l'universel… Shamir pense qu'aucun groupe humain n'a la moindre chance de se faire mieux respecter en brandissant les termes fétiches en question, tant que les Maîtres du discours sont ceux qui définissent les règles du jeu. Effectivement, ils peuvent servir de leurres, et même nous précipiter dans des pièges. Creusons donc au-delà des mots.

Allons d'abord un peu plus loin dans la distinction entre les malheurs des uns et des autres. La qualité entière d'Humanité ne fut jamais déniée aux juifs, ils réussirent à forcer les autres au respect, les papes protégeant leurs juifs comme chaque monarque européen, etc. La question de la ‘compensation', des réparations, est le test infaillible. Les juifs reçoivent des réparations financières comme tous Blancs ayant perdu leurs propriétés lors de guerres ou autres, lorsqu'ils disposent de moyens pour se les faire restituer, ou plus, en faisant un chantage affectif avec l'aide de mots fétiches. Cependant, les blancs rejettent, systématiquement, une quelconque idée de réparation financière qui viserait l'holocauste multimillionnaire des nègres, ceci, quoiqu'ils aient tous les moyens de corréler et d'évaluer leur dette, disposant des registres de commerce et autres rôles fiscaux de toutes les entreprises qui accumulèrent un capital directement issu de la Traite Négrière. Et d'ailleurs, les esclavagistes avaient perçu des indemnités, lorsqu'ils se trouvèrent obligés de lâcher leurs esclaves. Mais on ne peut exiger de réparations financières qu'aux vaincus…

II) Niveau éthique

Chacun connaît l'ancêtre des négateurs d'holocaustes, exemple unique de dépassement de tout H : « l'Agneau de Dieu, qui rachète le péché du monde »; ce que dit la légende chrétienne c'est d'abord qu'en acceptant de subir le martyre, il mettait au centre de la conscience l'indignation face aux massacres des innocents ; puis, en se voulant représentant de tous les innocents sacrifiés, il condensait en son cas tous les crimes contre des populations entières, il les annulait par sublimation  ; ensuite, il refusait d'annoncer la revanche et de demander réparation à son profit; enfin son procès était celui de la parole vraie contre les maîtres du discours, ceux qui veulent garder leur emprise sur les innocents par des démonstrations de cruauté  : pouvoir temporel, Ponce Pilate le Romain, pouvoir spirituel, le Grand Sanhédrin.

Il est possible que Jésus n'ait pas existé, comme l'expriment certains scientistes. Sa légende chrétienne accomplit néanmoins le miracle de déclarer comme une évidence que le meurtre d'innocents est inacceptable, sans référence à aucune échelle quantitative scientifique, de déclarer aussi que la rédemption du criminel est possible, à partir du moment où il reconnaît son crime, c'est-à-dire où il confesse. En outre, « En vérité je vous le dis » est la parole de tous les prophètes contre les sophistes : le domaine de la vérité existe, et il faut accepter de mourir pour elle, c'est là, précisément, le test de vérité. Voilà une légende assez belle pour que des continents entiers s'en réclament, comme référence de leur éthique collective et individuelle, jusqu'à maintenant.             

De fait, que Jésus ne soit qu'un rêve n'empêche pas Judas d'être bien trop réel ; et son nom s'actualise dans le sionisme néo-colonialiste : achetant et vendant d'innombrables innocents pour quelques misérables dollars, tuant pour le pétrole, les diamants etc… Au XXème siècle, les sionistes fourguèrent d'innocentes familles juives à Hitler et des cerveaux aux démocraties occidentales, comme monnaie d'échange garantissant l'achat de la Palestine , et leur donnant le statut de propriétaires de ladite colonie. Et, comme Judas, les traîtres à l'humanité disent professer le culte de l'innocent, en édifiant autant de temples que possible à un H. qui leur sert surtout de feuille de vigne pour ne pas voir leurs propres parties honteuses. Certains ajoutent maintenant à cela la prétention de défendre les victimes noires...

III) Ce que les Noirs nous démontrent

 

La Résurrection et le Pardon sont du domaine des réalités ; ce sont les musiciens et les penseurs noirs qui à l'intérieur même de notre monde font faire sens à celui-ci, en dépit de nos crimes absolument incontestables! Quoique les blancs ne perçoivent quelquefois les noirs que comme des gens bruyants et encombrants, des boucaniers fauteurs de boucan, de dérangements, ils donnent sens et révèlent. Nous le reconnaissons tous dans notre perception de la culture américaine : qu'a-t-elle donné de meilleur que le jazz, tant musique que paroles ? Partout, la revitalisation des folklores locaux ne vient-elle pas d'une injection de créativité noire ?                                       

Nous préférons la musique au pétrole et l'humanité aux schémas de domination des sionistes néo-conservateurs. Dans chaque pays, la bonne nouvelle réside dans le fait que les noirs et les blancs font alliance dans de bons projets, chevillés de réalité, des projets qui enracinent chacun, ceci dans tous les coins du monde, et qu'ils n'ont besoin d'aucune référence ethnique pour cela. Aux Etas-Unis, les jeunes noirs pauvres refusent désormais de s'enrôler dans l'armée, ancrant dans le réel, par leur choix vital, le discours blanc intellectuel de rejet de la guerre d'Irak. N'oublions pas et ne laissons pas les scories et métastases de l'hybris grecque nous aveugler. Nous autres blancs antisionistes ne sommes pas les Meilleurs, la Lumière au bout du tunnel etc… Ce sont les Dénigrés qui portent et font triompher les meilleurs idées, comme le savait Simone Weil, et elle l'a écrit, considérant qu'il fallait lire comme une antiphrase la célèbre malédiction de Cham ; et eux, les sacrifiés de l'histoire probablement bénis de Dieu pour cela même, nous montrent la voie pour sortir des miasmes empoisonnés de l'holococentrisme, au nom duquel Bush et Olmert veulent bombarder l'Iran, « parce que l'Iran prépare un nouvel H ».

Les noirs n'ont-ils pas acquis tout l'Occident à la cause de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, après avoir complètement gagné celle de l'abolition de l'esclavage et celle des droits civiques en Amérique ? Cela se passait au loin, cela ne nous coûtait guère d'applaudir. Maintenant que la présence noire se fait plus insistante dans l'Europe, le cœur historique du monde blanc, les noirs gagneront la prochaine bataille pour nous humaniser, et nous y gagnerons tous. Nous, le Nord, sommes toujours, au meilleur de nous-mêmes, les porte-voix inconscients du Sud, de la même manière que l'ont été bien des peuples antiques, sur d'autres plans, en héritant de la civilisation africaine toutes sortes de connaissances (mathématiques, sciences expérimentales, théologie, psychologie etc), et en les répandant à leur tour. Il s'agit maintenant d'un enjeu hautement dramatique, celui de notre survie comme humains.

IV. Pensée noire et pensée blanche

Quelqu'un, proche du Front National, m'oppose qu'il n'y a pas de « pensée noire », pas plus que de « pensée blanche ». Soyons sérieux, ce sont ceux-là mêmes qui ne jurent que par l'identité nationale, censément le plus blanche possible, et applaudissent, comme Renard applaudissait Ysengrin, lorsque Kemi Seba proclame un identitarisme explicitement racial! De fait, les couleurs existent bien dans la nature comme dans les idées. Lorsque la pensée blanche ne sera plus que transparence et lumière éclatante dans sa conception de l'anthropologie, on pourra la qualifier de Pensée tout court. En attendant, elle a besoin, pour chasser ses arrière-pensées, de la pensée noire, en tant que pensée de la profondeur, du fait même que celle-ci fait l'objet de la dénégation instinctive. La pensée blanche a besoin du contrepoids de la pensée de ceux qu'elle évacue comme extérieurs et/ou inférieurs pour que ses prétentions à l'universalité ne sombrent pas dans le ridicule, tout simplement. De Gaulle, en faisant le choix de l'indépendance pour les colonies, avait espéré exorciser la menace d'une France islamisée par l'accession à la citoyenneté française de tous ses Africains. Un pays homogène et sans chocs migratoires n'est pas plus facile à gouverner, en fait, mais la globalisation étant ce qu'elle est, tous les pays ont maintenant à gérer la déstabilisation ethnique et culturelle. Les blancs affolés par la perte de leurs repères, ceux qui se reconnaissent dans le Front National, et ceux qui ont voté Sarkosy, n'invoquent plus l'universel comme au temps de la splendeur européenne, mais plus prosaïquement leurs intérêts de propriétaires qui se sentent lésés par le rétrécissement de leur domaine : comme les bourgeois qui ne veulent pas de logements sociaux dans leur commune, ils croient que des barrières votées par leurs représentants suffiraient à les protéger du monde réel ! Autrefois les blancs se croyaient investis d'un droit divin pour régner sur la terre entière, depuis la conquête de l'Amérique, ils croyaient naïvement être l'universel unique ; nous croyons naufrager, dès lors que nos vieilles nations, comme autant de fleuves puissants, se heurtent à la barre imprévue que de fortes marées ont dressée à l'entrée de notre mer.

Mais la pensée noire nous sort de l'impasse, en nous apprenant à cultiver, comme les noirs le font depuis que leur déportation massive a commencé, à l'aube de la mondialisation, la loyauté au carré envers notre histoire et notre territoire : désormais, par leurs parents ou par leurs enfants, la plupart des gens drainés par la modernité s'enracinent dans deux contrées à la fois : l'une, où l'on réside, l'autre, dont on a la nostalgie ou le désir lancinant, à laquelle on donne la puissance de ses rêves. Certains pays très pauvres reçoivent plus de devises de leur population chassée par la misère que de leurs productions locales. Et leurs émigrés sont plus dynamiques, dans leur pays d'accueil, que les parents restés au pays et que les nouveaux voisins qu'ils bousculent. Ce n'est pas la disparition de l'identité nationale des pays blancs qui est à redouter ; celle-ci nous est donnée par l'esprit des lieux, et elle échoit également aux nouveaux Européens et à ceux qui se sentent les souches. C'est la tentation d'évacuer l'angoisse en édifiant des murs dérisoires contre les « Sub-sahariens » qui constitue le danger, qui rend d'ores et déjà aveugles ceux qui se conçoivent comme les « Sur-sahariens ».

V La lumière au fond du puits

La pensée noire et la pensée blanche se retrouvent sur la définition des besoins de chacun : un pays où s'enraciner activement, un pays qui soit nourricier, et auquel on puisse donner toute son énergie, un pays que l'on aime comme on aime une personne. Chacun a droit à un pays quoique celui-ci nous échoie par pur hasard : soit par la naissance, soit par l'ancrage après une errance généralement hagarde. Reconnaître ce droit à tous les humains suppose pour les riches de partager leur première richesse : leur espace (la surpopulation ne menace sérieusement que les bidonvilles). Cela s'appelle aussi la réparation des torts et crimes dont on hérite (ce qui nous irrite fort, certes), la reconnaissance solidaire des dettes contractées par nos parents, ou encore, tout simplement, la construction de la justice par la charité. Notre pays ne nous appartient pas, c'est nous qui lui appartenons : encore un rétablissement de la pensée traditionnelle, ancestrale, universelle, mais que seuls les plus mendiants, autrement dit les plus proches du pôle noir, parviennent à nous faire reconnaître, par leur insistance. Les mendiants sont à remercier pour leur enseignement. Nous avons bien besoin d'un renouvellement de notre réflexion, au moment où les blancs bardés de science s'aperçoivent qu'ils ont réussi le tour de force de dévaster la planète toute entière, et de susciter une formidable colère des forces de la nature en retour : la pollution des Antilles par le chlordécone et le paraquat donne lieu à des cancers, des malformations et un taux effarant de stérilité ; celui-ci est déjà de 15% dans les pays riches. N'est-ce pas une terrible preuve de la stérilisation de notre pensée, après avoir voulu tout domestiquer, tout castrer, des intelligences amputées du cœur jusqu'aux plantes qui nous nourrissent ? Ce n'est pas par hasard et inadvertance que des propriétaires infatuées de réflexes néocoloniaux ont laissé envahir les Antilles par un toxique puissant : ils n'ont vu que la courbe de leurs profits reposant ostensiblement sur la banane et secrètement sur l'empoisonnement de la principale concentration de population noire de la France. Notre ultrasioniste Kouchner était alors ministre de la santé et il fermait les yeux sur l'emploi systématique d'un produit interdit aux USA depuis 1993 … Notre garde des sceaux Rachida Dati bloque maintenant la constitution d'une commission d'enquête… Les Antillais parlent à juste titre de crime contre l'humanité*****.
                                                                

Il y a une explication simple, dans la cosmogonie traditionnelle, à la symbolique éthique des points cardinaux, comme à l'opposition naturelle entre le noir inquiétant et le blanc aveuglant. Le Nord indique le chemin, l'Est indique la connaissance, l'Ouest l'action et le Sud le cœur. Or les Occidentaux prétendent toujours diriger la barque des autres du fait qu'ils sont plus que tous les autres obsédés par l'action ; ils se prennent donc pour le Nord ; seulement ils construisent généralement sur le sable, dans la mesure où ils sous-estiment les autres dimensions. Au lieu d'être les interprètes des besoins de l'humanité qu'ils prétendent gouverner, ils essaient simplement de faire passer, en contrebande, des privilèges d'ethnie dominante pour l'intérêt de toute l'humanité. La gauche ardente doit retrouver ses racines dans la religiosité traditionnelle, la droite cesser de subordonner la tradition à la logique des propriétaires. L'ennemi qui doit nous unir est l'usurpateur : celui qui détourne à son profit la compassion, comme il détourne toute richesse, intellectuelle et matérielle, dans un but aussi simple qu'inavouable : la domination.

Le racisme est quelque chose de tout à fait réel, en tant que mépris indispensable pour justifier les abus ; c'est valable au niveau structurel, institutionnel, et individuel. Mais il va falloir trouver un terme pour décrire l'imposture de ceux qui prétendent encadrer le refus du racisme. Quand les loups se déclarent opposés au racisme antiovins, il y a de quoi chercher ailleurs que dans les shows de BHL et de SOS racisme des arguments « antiracistes » pour la justice économique et sociale : il est probable que l'empoignade recherchée solidairement par différentes composantes du pouvoir sioniste en France, entre les dits « racistes » et les soi-disant « antiracistes », sert à nous détourner d'un ennemi commun qui n'a pas de nom admis par tous, qui est certainement innommable pour le moment, mais qui ressemble terriblement au bellicisme archisioniste de Bush.

* Sous-titre proposé par Michel Mirin, qui a partiellement traduit de l'anglais ce qui suit. Voir « The real Holocaust is that of Blacks »

*** Dans la Bulle Romanus Pontifex, traduite pour la première fois du latin par Assani Fassassi en 2000 ( Le péché du pape , éditions Al Qalam)             

**** http://www.israelshamir.net/French/Fr29.htm

*****http://www.madinin-art.net/eco-po/pesticides_etat_minimise.htm http://www.bondamanjak.com/content/view/3561/71/

 

            

 http://plumenclume.net/textes/2007/hnegres291007.html

Posté par MBOA à 21:44 - Lecture d'ailleurs - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    article profond dans son analyse !
    je m'interroge sur la partie qui parle de la reconquete du Nigeria par les USA. Peut on en savoir plus ? Merci

    Posté par montou, 19 novembre 2007 à 11:15
  • EN FINIR AVEC LA BETISE

    Reconnaitre les erreurs du passé serait très salutaire à nos sociétés qui ne tournent pas rond. Ce serait admettre que l'Homme est faillible et qu'il a le droit de se tromper. L'humilité est aujourd'hui considèrée comme un défaut voire une tare alors que ça se rapproche beaucoup de l'Intelligence. Si l'Homme blanc voulait vraiment la Paix sur Terre, il devrait renoncer à son Arrogance.

    Posté par coolzen, 19 novembre 2007 à 12:52
  • Quel plaisir a lire, comme une lumiere qui se pose et éclaire un coin noir de l'esprit avec une douceur digne de la ''classe''.Une philosophie qui fait plaisir.
    Un petit détail quand meme a mes chérs amis noirs, ne pas confondre a votre tour occident et Blanc.İl y a des ''blancs'' non occidentaux, tous les peuples dites blancs ne sont pas ''le systême'' international.
    nommée vos ennemies par leurs noms,les impérialistes...
    être bon n'est pas un monopole ni blanc ni noir.
    En meme temps, je vous souhaite de tout coeur beaucoup de courrages, avec vos statues de malheur'eux victimes de l'impérialisme, vous etes tous devenus leurs ''bêtes noirs''

    Posté par Ramo, 20 novembre 2007 à 12:23
  • il aime le purin

    montou toujours a fouré ton nez partout ou sa pu la merde

    Posté par bouzier, 02 décembre 2007 à 22:36

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