Esprits Libres: votre Magazine CE N'EST PAS UNE LEçON DE MORALE, MAIS DE COHERENCE ET LOGIQUE AVEC SOI MÊME - MBOA

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La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

11 décembre 2007

CE N'EST PAS UNE LEçON DE MORALE, MAIS DE COHERENCE ET LOGIQUE AVEC SOI MÊME

En omettant de dire que le leader libyen a rappelé d'abord que c'est la richesse de l'Afrique qui agite l'Europe, martelant au passage que la France par exemple se chauffe au gaz algérien pourtant, ses voitures roulent au pétrole gabonais, camerounais etc...bref Kadhafi signifiait à Sarkozy et ses sbires qu'ils ne sont rien sans les Africains; Pascal Liétout dont le compte rendu se trouve ici, a presque bien résumé le propos de l'homme libre qu'est Kadhafi. 

Tenant à voir de près cet homme qui incarne la dignité qui est une chose rarissime chez beaucoup d'africains aujourd'hui et surtout leurs dirigeants, excepté aussi Mugabé, car ce mot pour des gens comme Bongo, Sassou, Eyadema et surtout Wade ne veut rien dire, j'ai été à l'UNESCO écouter Kadhafi. Belle surprise, il y avait le frère Kemi Seba.

Loin d'accuser (verbe utilisé par P.L et à dessein), le colonel Kadhafi soulignait plutôt les contradictions de ceux qui se permettent de lui faire la leçon sur le respect des droits de l'homme. Loin d'une leçon de morale, c'est plus une leçon de logique et de cohérence qui a été dispensée aux Européens, champions du monde des principes et piètres pratiquants.
Demandant au passage aux Africains de s'organiser et d'être dignes. Le leader libyen reste médusé devant le hiatus, la schizophrénie par exemple de la France qui se rêve fondatrice des droits de l'homme et leur non respect par celle-ci.

Pour accéder à la demande du président français qui lui a soufflé de parler (condamner)* les évènements de banlieues, Kadhafi a dû, un court moment user de la langue de bois. On peut comprendre, puisque l'occupant de l'élysée et son staff ont dû faire de leur côté, quelques courbettes et en gentleman, le guide de la révolution verte a dit son désaccord pour de tels actes. Mais fidèle à lui même, il questionnait la France:  Qu'est-ce qui fait qu'on en arrive là ?

* D'après mes informateurs, quelques gâteries ont été consenties à l'homme fort de la Libye e pour qu'il  parle de la banlieue.

Posté par MBOA à 21:54 - Dignité et Respect - Commentaires [0] - Permalien [#]

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