Esprits Libres: votre Magazine De l'Affront à la Dignité: la Révolution ! - MBOA

MBOA

La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

20 décembre 2007

De l'Affront à la Dignité: la Révolution !

sankara432

D'une diversion à une autre, le président français a bel et bien compris comment tenir en haleine et somme toute, compris comment détourner l'attention et la vigilance des vraies questions. Hier le colonel Kadhafi était l'argument pour lui et l'alibi indiqué pour une gauche décimée et lamentable de se faire enfin entendre en poussant des cris d'orfraie d'une hypocrisie comme elle seule  sait le faire. Aujourd'hui, c'est au tour de Carla Bruni d'être le pion que Nicolas Sarkozy avance pour distraire ses concitoyens friands de ses petites histoires sans objet aucun.

Les vraies questions de société, par ces manœuvres dilatoires, seront reléguées aux échéances lointaines. Que le président français use de stratégies pour s'acheter une paix sociale, on ne peut pas lui faire ce reproche car la méthode est vieille comme le monde.  Mais lorsque dans cet élan, le vent impétueux de sa course à la stratégie balaie les questions de respect de l'homme et de souveraineté des autres états, alors il faut le stopper.

Espérons que les pressions que la France avec l'aide de Déby (qui achète ainsi son maintien à la tête du Tchad) exercent sur la justice tchadienne pour extirper des scélérats des mains de la justice n'auront pas raison de la détermination de la magistrature tchadienne jusque là irréprochable sur le dossier concernant le vol avorté des enfants tchadiens par une pseudo ONG française "Arche de Zoé" ce, avec les complicités bien implantées dans les profondeurs de l'état.

Tout dans l'attitude de la France montre que la question de l'arche de Zoé est un fait banal. Le président de la république française la qualifiant de simple "
lamentable équipée " tout comme une partie de la population française, trouve qu'une fois de plus, la France est mal jugée dans son sempiternel rôle de "sauveur".

C'est d'ailleurs cette perception qui pousse, pourtant la gauche française "amis des noirs" , à une retenue et discrétion sans pareilles. Bernard Kouchner, Bernard Henry Levy pour ne citer que ces deux là, prompts à être scandalisés, sont plutôt d'une indifférence qui en dit long sur leurs réelles amitiés ou leurs idées de défense des droits de l'homme. Si le premier est resté sourd comme une carpe, le second a raté l'occasion de se taire en qualifiant cet acte de "non important".

A se demander si les Allemands venaient chercher des enfants juifs, il qualifierait l'acte de "non important" comme il le fit chez Ruquier.  L'arrogance et le mépris ne s'arrêtent pas là, à entendre un Patrick Devedjian celui-là qui insulte les femmes parce qu'elles ont plus de mérite que lui, mettre en cause la justice tchadienne tout en minimisant les actes reprochés aux bandits de l'association Zoé, tout en exigeant comme Goulard François, une présence accrue de la France au Tchad. On demanderait, comme l'a fait avec beaucoup de courage Noël Mamère, si les intentions de la France ne sont-elles pas de récoloniser l'Afrique.  On aimerait connaitre le point de vue de Patrick Devedjian, sur une présence accrue de la Turquie, pour y apporter le respect des droits de l'homme en Arménie.

Je rappelle toujours cette formule de Hubert Védrine "Il faudrait actualiser, rendre légitimes les formes modernes de protection ou de tutelle sous mandat du conseil de sécurité réformé
"qui, associée à l'idée du droit d'ingérence chère à Bernard Kouchner, résument les réelles intentions et justifient l'actuel comportement de la France en Afrique. Depuis les années 60, la décennie des pseudo indépendances des états africains, la France s'est vue démembrée et n'a pu continuer et continue son "action" sur le territoire francophone africain que par le truchement de la violence et de quelques complicités qu'elle a pris le soin d'installer. Elle croit voir en l'Afrique, un autre DOM-TOM avec en différence moins d'égards en prime.

Dans cette affaire qui implique les proches du président de la république française (ici) et (), on comprend mieux la célérité avec laquelle Nicolas Sarkozy s'est déplacé au Tchad, pour aller chercher certaines personnes accompagnant ces bandits. Peut-être détiennent-ils des informations qui montreraient l'infâme activité de la famille ?

Quoi qu'il en soit, il appartient aujourd'hui aux Africains de prendre note de l'attitude non plus masquée de la France à considérer l'Afrique comme un paillasson sur lequel, du frère du président de la république aux voleurs d'enfants, en passant par des violeurs ou non, peuvent venir s'essuyer les pieds du sang de leurs forfaits. L'arche de Zoé est l'arbre qui cache la forêt de ce que Nicolas Sarkozy entend faire de l'Afrique.

Tout l'enjeu de demain se dessine dans la capacité des africains à dire à la France qu'elle n'a jamais été la bienvenue en Afrique et non plus accepter cette posture complice de victime.  Ainsi le disait Thomas Sankara " L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère... ".

Il est vain et destructeur de penser que la liberté sera octroyée aux africains en restant dociles ou en pratiquant la révolution silencieuse et passive. Les Français n'ont-ils pas couper des têtes pour être libres pendant la révolution?  Car il est autodestructeur de penser que la liberté ou la révolution se fait en restant amorphes Malcom X définissait ainsi la révolution: "Il n'y a pas de révolution pacifique. Il n'y a pas de révolution non-violente. La révolution est sanglante. La révolution est hostile. La révolution ne connaît pas de compromis. La révolution retourne et détruit tout ce qui se met en travers de son chemin. Si vous n'êtes pas prêts à user de la violence, alors effacez le mot révolution de vos dictionnaires !"

Continuer dans l'affront ou alors conquérir sa liberté ? Telle est la question qui se pose aux Africains. Et le canal qui mène à cette liberté à cette dignité, s'appelle Révolution.

Posté par MBOA à 08:57 - Action - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    yes !

    Oui Mboa,
    Je pense que l'Afrique a besoin de faire sa révolution et réinstaurer ses valeurs à elle.

    Posté par Pat, 20 décembre 2007 à 11:14
  • !!!

    J'ai pété du cul en lisant ton article.

    Posté par Bob, 20 décembre 2007 à 13:55
  • ????

    A Bob!
    Heureusement que tu aies pété du cul. L'odeur nauséabonde qui sort de ta bouche,commençait déjà à indisposer plus d'un.

    Posté par Buol, 21 décembre 2007 à 08:42

Poster un commentaire