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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

31 décembre 2007

MONSIEUR BOURDIN, LE CAVAD SOUHAITE UN DEBAT CONTRADICTOIRE

 Si l’on vous demandait en tant que journaliste de vous définir, sans aucun doute et avec raison d’ailleurs, les qualificatifs de professionnel, impartial ne manqueront pas à la liste de nombreuses qualités qui vous sont reconnues. Auxquelles j’associe celle de démocrate et pour cause vous êtes français et par syllogisme, vous ne pouvez qu’être démocrate puisque la France est un pays démocratique.

Hier vous lanciez le débat sur le Rallye Dakar dans les ondes de RMC où vous êtes l’une des coqueluches ce, par la qualité de vos émissions. D'ailleurs vous introduisiez votre propos par je cite: "Le Dakar est inquiet, le rallye à cause de la Mauritanie qui est instable…. bien le Dakar, qu’est-ce que vous voulez faire ….aussi on va courir dans des régions instables, il ne faut pas s’inquiéter s’étonner si après on est effectivement sous la menace …. " avant de continuer "Est-ce que c’est un rallye qui est encore un rallye de notre époque ? Est-ce que c’est un rallye qui vous passionne toujours ?" .
Je pense à mon humble avis que, vous avez là jeté les bases d'une réflexion sur un sujet que la société mérite d'étudier et suicidaire serait toute tentative à continuer à faire l'autruche ou à escamoter le débat par cette chape de plombs qui se fait pressante à chaque tentative d'apporter des éléments de réponse.

Le Rallye Dakar cette escapade de quelques férus d’automobiles nous dit-on et dont la dernière recrue est Brahim Asloum (qui se découvre une passion subite pour les rallyes) ; cette course vendue à l'opinion publique comme "humanisante" et dont l’autre rôle majeur est de divertir de petits africains qui, privés de toute distraction toute l’année durant, attendent avec impatience cette épreuve pour les sortir de la morosité, l’insipidité de leur misérable vie.

Il n’est pas question de vous faire le reproche de lancer un tel débat dans une société, le disions-nous en préambule, démocratique et par un journaliste qui ne l’est pas moins, en plus de son impartialité et de son professionnalisme qui ne sont plus à faire.
Bien au contraire, je suis convaincu que grâce à vous, les langues se délieront davantage comme ça été le cas avec celles et ceux que j’ai écoutés par le passé dans leur justification de cette course qui, on le rappelle, par l'effritement même de son nom, preuve de son impopularité, fait plus de morts que des heureux dans les contrées traversées.

Ce qui me fait davantage réagir aussi, à en croire le site de Allainjules @communications (ici) est, d'un côté, les accusations portées par l’un de vos auditeurs/interlocuteurs qui, dans sa logorrhée, amalgamait par des raccourcis, les associations et organisations donc des personnes (car les organisations sont des regroupements de personnes) qui seraient contre cette œuvre humanitaire (Le rallye Dakar) aux adeptes du terrorisme version Al-Quaida. Est-ce par pure ignominie ou alors par manque d’arguments que le mot est lâché ? Mais dans tous les cas, on flirte avec les bas-fonds de l’obscurantisme. On assiste par cette accusation, à une abomination de la désolation. Et de l'autre, la juste question posée par AJM, pourquoi n'y a-t'il jamais un contradicteur dès lors que la question du Rallye Dakar est abordée ? Seriez-vous donc cette exception qui confirmera donc cette chape de plombs qui pèse sur un vrai sujet de société qu'est l'existence de nos jours du Rallye Dakar ?

Après leur indiscipline, cause de la mort des jeunes pendant le Dakar, les défenseurs de cette mécanique folle, à court d'arguments pour justifier l'injustifiable et pardonner l'impardonnable, accusent les autres de terroristes. Le mot est lâché : terrorisme. Comme de nombreux autres individus, je suis contre le Rallye Dakar. Selon votre interlocuteur du jour, 35 000 signataires de la pétition contre cette course sont des terroristes. Dans cette euphorie, il ne manque plus qu’à cet interlocuteur d’aller à la tribune des Nations Unies, fiole en main contenant les preuves de nos armes à destruction massives des automobilistes, comme à son époque Colin Powell prenait l’opinion « internationale » à témoin, démontrer le caractère terroriste du CAVAD et de ses sympathisants qui dénoncent les exactions de cette équipée hélas trop bienfaisante, tellement bienveillante qu’elle est obligée de camoufler les victimes qu’elle sème à chacun de ses passages.
Peut-être c’est cette humilité qui la caractérise, qui l’a pousse ainsi à cette mutité ?A ne pas dire ce qu’elle fait et à dévoiler à scander et à claironner ce qu’elle ne fait pas.

Oui ! Le Cavad est la seule et unique organisation qui combat les mensonges (ici) du Rallye Dakar et dont la présidente est la cible de toutes les menaces et injures possibles. Et elle n'attend que l'opportunité de le démontrer de vive voix.

Depuis que les détracteurs ignobles et grossiers à l’endroit de Claire Aymes ont su que cette dernière est africaine d’origine, elle a cessé à leurs yeux, d’être la pute à nègres comme on l’a estampillée sans même l’avoir connue.
Injure qui dit tout de la considération que partisans et organisateurs du Rallye Dakar ont des gens des pays qu’ils traversent et pas seulement. Mme Aymes est l’objet d’un ostracisme au niveau des médias dits classiques qui, dans leur grande majorité, n’entendent pas troubler le bon déroulement des choses. Sur le plan politique, Mme Aymes est victime de tous les coups tordus possibles ; vol de professions de foi électorales aux dernières législatives de 2007, agressions verbales et ceci depuis qu’elle avait annoncé vouloir en cas de victoire aux législatives, demander une commission d’enquête parlementaire sur les agissements de Amaury Sport Organisation, sur le sol africain par le biais du Rallye et aussi de son financement.

Son tort, être une noire qui ose déranger quelques privilégiés dans la pratique de leur hobby en tuant des enfants africains en toute impunité ?
Pourquoi n’arrête t- on pas cette course en Afrique comme c’est le cas en Europe dès qu’elle fait une victime ? Pourquoi tout ce minimalisme sur le plan sécuritaire, certains allant même à dire que la sécurité ne doit pas être une priorité puisque dans ces pays, ils s'en foutent de ces questions.

Lorsque Luc Alphand déclare après la mort de deux enfants, que cette mort n’est rien face à son plaisir et qu’il ne laissera pas celle-ci ombrager son exploit ; ne doit-on pas s’interroger ?

Aurait-il eu la même arrogance, la même cruauté dans le propos si ses enfants avaient été fauchés par quelques africains prétentieux dans l’exercice de leur jeu favori ?

Vous l’aurez compris, derrière ces interrogations se profile celle qui intéresse les parents des victimes à savoir : Leurs enfants africains valent-ils moins que les vôtres qui sont Blancs ?
Cette question m’a été adressée pour que je vous la pose et je pense que le moment est venu de lui donner une réponse.Le Cavad, par le biais de Claire Aymes, cherche des réponses à ces questions et c’est pour cela qu’elle est injustement calomniée, combattue. Oui ! Parce qu’elle est cette " négresse " qui ose braver la loi du silence à laquelle est soumise cette frange de la population surtout quand elle crie leur détresse, lorsqu’elle désigne ceux qui lui font du mal. Parce qu’elle combat une course aux relents colonialistes avec des apparences dites humanitaires.

Comme le jeu démocratique suppose que l’on entende toutes les parties, comme l’impartialité journalistique obéit me dit-on à cette même règle et que la France
est un pays démocratique comme vous êtes impartial, je me permets de vous interpeler pour demander un débat contradictoire sur le Dakar et d’inviter la présidente du Cavad à venir exposer ses éléments aux fins de démontrer le contraire des accusations des organisateurs de cette équipée mortifère, dont ils se gardent très souvent de déclarer les victimes africaines qui meurent en tout anonymat et dans l’impunité totale.

Elle démontrera que le Rallye Dakar est une vaste escroquerie sur son caractère humanitaire.

A l’image de ce qui vient de se dérouler avec l’Arche de Zoé, le Rallye Dakar arbore les habits humanitaires, parle un langage humanitaire, mais agit comme un criminel.
Ses organisateurs peuvent-ils montrer les réalisations humanitaires dont ils se vantent face aux médias qui prennent pour argent comptant les dires de ces sieurs et dames?
Claire Aymes est capable de démontrer la destruction de l’environnement par ces inconscients ( ?) comme lorsque Peterhansel, avec une déconcertante décontraction, ne s’est pas privé de souiller un puits d’eau, dans une région désertique dont on sait que l’eau n’a pas la même signification comme c’est le cas dans d’autres contrées plus nanties.
Et cet acte n’était que la partie visible de l’horreur environnemental que fait subir le Rallye Dakar à l’Afrique aux côtés d’autres horreurs.

Au delà de tout ce qui précède ? Votre seule questionnement, votre interrogation et je la reprends "Est-ce que c’est un rallye qui est encore un rallye de notre époque ? Est-ce que c’est un rallye qui vous passionne toujours " , mérite qu'on y réponde sérieusement. C'est pour cela que de nombreuses personnes comme moi, seraient intéressées d'avoir un débat contradictoire, un droit de réponse de ceux qui ne partagent plus cette mort à ciel ouvert distillée aux petits africains. Et les seuls arguments d'une telle contradiction, d'un tel droit de réponse sont l'impartialité, le professionnalisme. Qui mieux que vous pour offrir cette occasion unique à la démocratie de reprendre sa place dans un climat aussi trouble ? Dans cette tendance propice à l'inversion des valeurs? Dans cette attente, je vous souhaite de bonnes fêtes et une excellente entrée dans la nouvelle année.

 

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CLAIRE AYMES REPOND A LAVIGNE: A QUAND UNE TRIBUNE POUR LA PRESIDENTE DU CAVAD ?

N'étant pas presque jamais invité pour donner ses arguments contre le Rallye Dakar, malgré les 35000 signataires de la pétition contre cette course qui tue impunément, Claire Aymes, la présidente du Cavad répond point par point à Etienne Lavigne, l'organisateur du Rallye qui brille par le nombre des victimes qu'il fait que par ses œuvres humanitaires scandés à tue tête. Nous avons mis en gras les initiales du nom de Claire Aymes pour les distinguer de celles de Etienne Lavigne.

Dakar 2008 - Lavigne : "Ça reste une grande aventure"

 

Eurosport - mer., 21 nov. 12:32:00 2007  AFP

http://fr.sports.yahoo.com/21112007/70/dakar-2008-lavigne-ca-reste-une-grande-aventure.html

Alors que le Dakar du 30e anniversaire est dévoilé ce mercredi à Paris, l'organisateur Etienne Lavigne en réaffirme les multiples vocations.

 Q. Le Dakar a 30 ans. Il ne part plus depuis Paris et ne traverse plus l'Algérie ou le Ténéré depuis longtemps. En 2008 (5-20 janvier), il évite le Mali pour des raisons de sécurité. Est-ce encore une aventure ?

Etienne Lavigne : Incontestablement oui. Il demeure une grande aventure des sports mécaniques avec un succès qui n'a jamais été aussi fort. Il n'a jamais été aussi 'successful', jamais été aussi médiatisé. Il n'a jamais eu un plateau aussi dense, jamais eu autant de compétiteurs voulant y venir, jamais accueilli autant d'étrangers. C'est une épreuve moderne, inscrite dans son époque, répondant aux contraintes d'environnement et de sécurité d'aujourd'hui.

Claire Aymes :

Le rallye Dakar est devenu une honte nationale dont les motivations ont été tellement bien dévoilées qu’il a dû déguerpir de Paris à cause des trop nombreuses manifestations et des contribuables qui portaient plainte à cause des subventions versées à cette entreprise privée. Le tribunal administratif de Montpellier a d’ailleurs condamné ASO à rembourser les sommes perçues.

Et la ville de Paris a demandé que son nom ne soit plus être associée à cette ignoble entreprise.

Partant maintenant de Lisbonne à qui Amaury Sport Organisation tente de fourguer le concept, il n’a jamais été aussi vilipendé malgré l’omerta médiatique qui le protège. Sensibilisé par le Cavad et d’autres organisations, le Mali lui a refusé le passage sur son territoire en 2008.

L’afflux de concurrents provient de la création du rallye Dakar Etudiants sensé rajeunir l’image plus que ringarde des nostalgiques de l’Afrika Korps et de la Transafricaine Classic dirigée par un ancien directeur du Paris-Dakar. Cette dernière trouvaille est appelée à remplacer un rallye Dakar dont la réputation est de plus en plus empuantie.

 

Q.N'est-ce pas plutôt une affaire qui marche? A combien s'élève le chiffre d'affaires? Quels sont les bénéfices ?

E.L. : Amaury Sport Organisation est une entreprise qui n'a pas vocation à perdre de l'argent mais à organiser des événements de qualité. Pour organiser des choses de qualité, il faut de l'argent. Je ne parlerai pas du chiffre d'affaires ni des bénéfices, mais plutôt du budget global d'un Dakar. C'est plus ou moins 12 millions d'euros, sans compter la production télé.

C.A. : Démonstration de l’art de ASO de vous désigner le doigt quand vous voyez la lune.

Depuis quand ASO est-il une ONG  humanitaire ou écologiste ? On ne lui en demande pas tant. Et son empressement à se camoufler sous ce manteau est visiblement suspect. Amaury Sport Organisation doit faire un maximum de chiffre d’affaires. ET C’EST CE QU’IL FAIT.
DE plus les concurrents ne sont nullement concernés par les objectifs soit disants humanitaires du rallye Dakar. Ils viennent jouer sous les feux des caméras et y perdent pour certains, leurs vies
Chiffres 2007 Le Dakar pèse pour 30% ou plus de l'activité d'Amaury Sport Organisation (ASO)
L'entreprise également propriétaire du Tour de France, affichait en 2005 un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros !
Le budget de ASO (l'organisateur du rallyeDakar) serait environ de 30 millions d'euros.
Le budget de "Dakar action Afrique" (voir www.dakar.com/2007/DAK/pr...) est d'environ 100 000 euros par an, c'est-à-dire 0,33 % du budget du Dakar.
Si à ce prix là, cela fait du rallye Dakar une action humanitaire, on peut affirmer que c'est l'époque des soldes sur la bonne conscience.


Q. La sécurité est votre priorité mais chaque année il y a des morts. Il en a été dénombré une cinquantaine en 30 ans, mais les chiffres varient selon les sources. Connaissez-vous le nombre exact de victimes depuis la création du rallye-raid ?

E.L. : On ne tient pas de comptabilité des drames mais c'est une course dangereuse. Dans toute aventure, il y a prise de risques. Le tracé est difficile et technique. Il faut être bien préparé physiquement. Il y a des accidents sur le Dakar comme il y en a sur le massif du Mont-Blanc où 40 à 50 personnes meurent chaque année. Nous avons développé beaucoup d'outils assurant la sécurité des concurrents (Iritrack, Sentinel, colliers cervicaux pour les motards, etc.) et nous organisons aussi pour eux des stages de préparation avant l'épreuve. On est à mon avis la course la plus sécurisée au monde dans la discipline.

C. A. : Le rallye Dakar a 52 morts au compteur. Dans une compétition, si le concurrent prend ses risques, il n’a pas à les imposer aux spectateurs.
Il n’y a que chez ASO qu’on a pu observer les spectateurs menacés lors de l’ascension du Mont-Blanc.
Les spectateurs africains du rallye Dakar ne sont pas des concurrents, ou alors il faudrait le leur signaler d’urgence car ils l’ignorent.
ASO veille sur la santé et la sécurité des concurrents uniquement. Et encore…
En 2007, Amaury Sport Organisation a essayé de camoufler un accident (E. Aubijoux) et d’en occulter un autre (JC. Ghnassia). 3 morts au lieu des 2 reconnus finalement avec E. Symons. Pourquoi puisqu’ils sont irréprochables à ce niveau ?
Les organisateurs du Dakar ne sécurisent pas cette course en Afrique pour des spectateurs dont ils n’ont aucun respect ; leurs propres gouvernements tolèrent les exactions occidentales qui font monter les pics d’audience et surtout, c’est un pôle qui coûte trop cher à ASO pour être mis en place dans les colonies.
Le cynisme qui en découle est évident : Maris Saukans, auteur de l’assassinat de Boubacar Diallo (10ans) en 2006 court le Dakar, impunément en 2008 sous le dossard 352 ainsi que d’autres délinquants routiers connus qui sont sur la ligne de départ pour pouvoir enfin se défouler après une dure année d’abstinence..

Q. Et pour les spectateurs en Afrique ?

E.L. : La sécurité des tiers est un sujet majeur. Nous avons un coordinateur qui travaille avec les autorités locales en Afrique. Nous faisons des campagnes de prévention dans les écoles et 2000 hommes sont mobilisés dans les zones sensibles (orange, rouge ou noire) sur l'intégralité du parcours. Il faut savoir que l'accidentologie dans la zone sub-saharienne est très élevée : 300.000 morts par an, selon un rapport de l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Nous en tenons compte.

C.A. : ASO spécialiste du cynisme humanitaire donne dans les cours d’accidentologie. Fichtre ! Lorsque l’un des siens mourra dans un accident, nous lui répondrons que ce n’est qu’un détail par rapport aux 4000 morts/an que nous déplorons en France aujourd’hui. Le Cavad lui donnerons une grande tape dans le dos et proposera d’aller prendre un verre.ASO dit prévenir les spectateurs grâce à des porte-voix.
Prétendre qu’il est suffisant que la sécurité des villageois soit assurée par le passage avant l'étape d'équipes avec haut parleurs est  caricatural du mépris que cette entreprise porte à l’Afrique et aux populations africaines. Ce genre de protection semblerait-il satisfaisante en France ?
C’est la France de la sécurité routière qui appréciera cette mesure draconienne dont l’efficacité est démontrée.
Les nombreuses vidéo ne montrent que des « rubalises » censés protéger les spectateurs.
A 3,10 € le rouleau de 100 mètres !
Cela ne fait pas cher la signalisation pour des organisateurs dont la sécurité est la première priorité.

 
Q. L'écologie est un autre sujet de polémique sur le Dakar. Avez-vous une idée de l'importance des émissions de CO2 dégagées par la caravane ?

E.L. : Maintenant on le sait. On a réalisé un bilan carbone. Le Dakar c'est 22.000 tonnes équivalant CO2, soit un Grand Prix de Formule 1. A titre indicatif, la Coupe du monde rugby c'était 570.000 tonnes équivalent CO2 à cause des nombreux spectateurs venus de très loin (Australie, Nouvelle-Zélande).

C.A. : Du grand n’importe quoi. Ainsi que dit précédemment, ASO n’est pas une ONG et n’a pas pour objet d’être une ONG écologiste.

1) quand et par qui ce bilan a –t-il été réalisé, où et quid des chiffres ?
2) Depuis quand un grand prix de formule 1 est-il le mètre étalon des émissions de CO2 ?
A utiliser des comparaisons fallacieuses, le Cavad prendra comme référence le marathon pédestre dans le désert où une centaine de concurrents est suivie par quelques véhicules.
Par rapport à celui-ci, on constatera qu’une fois de plus le rallye Dakar est d’un lamentable des plus affligeants.

 

Q. Et l'impact sur les dunes, notamment à l'arrivée au Lac rose ?

E.L. : Nous avons toutes les autorisations nécessaires. Je pense que le Lac rose souffre moins du passage du Dakar que du tourisme sauvage le reste de l'année.

C.A. : Avoir des autorisations ne veut rien dire.On est écologiste ou on ne l’est pas. Le Dakar détruit-il le Lac Rose ou non ? La réponse est oui. Quant à l’argument de dire qu’on pollue moins que le tourisme sauvage c’est à voir au vu des nombreux témoignages d’européens qui ont vu le rallye Dakar à l’œuvre. Au retour de la célèbre caravane, ce site reste un énorme tas de détritus à nettoyer d’urgence pour les touristes.

Quant aux dunes, elles ne sont pas faites que de sable. Bien que les plantes ne soient pas nombreuses dans les aires de dunes de sable, elles jouent un rôle important dans la stabilisation du mouvement du sable et la fixation de la position des dunes.
Amaury Sport organisation et son malfaisant Dakar s’en fichent.
ASO a essuyé le courroux relayé par AlWatan en 2005 des associations écologistes françaises et algériennes notamment tant les dégâts irrémédiables causés à la flore, à la faune, mais également à l’état des lieux (dégradation des lits d’oued, destruction des rares pâturages, etc.) ont été nombreux.

A l’époque nous demandions l’élaboration d’un cahier des charges qui contraindrait ce rallye au strict respect de l’environnement en évitant notamment les chemins inter-dunaires où se trouvent les vestiges historiques les plus prestigieux.
L’année dernière Peterhansel a pollué sans vergogne un puits dans le désert devant le monde entier. Il n’a pas réparé, Amaury Sport Organisation non plus.

Mais Peterhansel sera de nouveau de la course. C’est une belle preuve de l’esprit écologique du Dakar. Les dunes saccagés, le

Comme développement durable, on a vu mieux.

 Q. Vous développez ou encouragez des actions humanitaires sur le parcours, n'est-ce pas un alibi pour vous donner bonne conscience ?

E.L. : Ce n'est pas un alibi. On n'a pas attendu un Grenelle de l'environnement pour se lancer dans le développement durable. Ca fait six ans qu'on le fait avec SOS Sahel International qui touche 350.000 personnes dans la région. Les gens qui connaissent l'Afrique ce sont ceux qui y vont. Ceux qui font le Dakar approchent la réalité africaine. Ils ont une sensibilité et une générosité spontanée. Il y eu Daniel Balavoine avec ses pompes à eau, dont tout le monde parle encore. Il y a une fondation espagnole Dakar Solidario qui apporte chaque année du matériel médical en Mauritanie d'une valeur de 600.000 à 800.000 euros.

C. A. : Pipeau !  Encore une fois, ASO n’est pas une ONG humanitaire ni écologiste mais une entreprise destinée à faire un maximum d’argent avec un minimum de pertes.
30 ans, de Dakar : pas une école, pas un dispensaire, ne parlons pas d’hôpital dans les pays les plus pauvres de la planète.

La première humanité consiste a respecter la vie d’autrui.. La première humanité aurait été de dédommager les blessés et les morts causés à des populations qui ne sont en rien concernée par cette débauche de richesse.
Quel blessés africains ont-ils dédommagé, les familles de quels morts africaines ont-elles été dédommagé ?
En France quand on commet un accident on est responsable pénalement et civilement.
Après un accident, quelles enquêtes ont été menées ? les auteurs des faits ont-il été inquités ? NON.
Quand le Dakar a-t-il été inquiété en tant qu’organisateur? NON quand est-ce que son assurance a-t-elle joué ?

Et surtout pour qui ?

Il est temps de produire les noms des africains indemnisés ainsi que les sommes versées. Le Cavad et les associations africaines vérifirons la réalité de ces indemnisations.

L’humanitaire consiste également à respecter ceux qui sont morts à cause de soi. Et là encore les manières d’ASO sont d’un affligeant légendaire. En 2007, Amaury Sport Organisation a essayé de camoufler un accident (E. Aubijoux) et d’en occulter un autre (JC. Ghnassia). 3 morts au lieu des 2 reconnus finalement avec E. Symons

Le Cavad demande depuis des années un débat public contradictoire devant la France entière sur cet énorme mensonge.

Amaury Sport Organisation et le rallye Dakar possèdent toutes sortes de médias.

Ils ont à leur service 500 journalistes représentant 300 médias.

Ils sont pourtant d’une timidité de violette sur ces « importantes actions humanitaires ».

Le rallye Dakar a perverti le projet de Balavoine pour en faire une pompe non pas à eau mais une pompe à fric.

Et au nom de l’argent, tout est permis, surtout le pire.

 

Q. Que répondez-vous à vos détracteurs qui accusent les participants du Dakar d'être des privilégiés qui prennent l'Afrique pour terrain de jeu ?

E.L. : Ce n'est surtout pas un terrain de jeu mais un continent fabuleux où on a l'opportunité d'organiser une compétition sportive. Et il n'y a pas beaucoup de compétitions sportives en Afrique. Les Africains sont très fiers de nous accueillir. Ils soutiennent le Dakar, sont souverains chez eux et je trouve même insultant de juger à leur place ce qui est bien ou non pour eux.

C.A. : L’Afrique sub-saharienne et une partie de la France subissent le rallye Dakar (35.000 signataires à la pétition pour la suppression du Dakar à ce jour, sans média ni publicité)
L’Afrique n’a pas besoin du rallye Dakar et son humanitaire canular.

L’Afrique a certes besoin qu’on organise des compétitions sur son sol.

L’Afrique a besoin qu’une Coupe du Monde de Football soit organisée en Afrique,  et que pour une fois, des jeux olympiques se déroulent sur ses terres.

Le rallye Dakar constitue une injure, un crachat à la face de l’Afrique.

Quand Amaury Sport Organisation et ses séides prétendent respecter un pays souverain, ils ne se vantent plus d’avoir voulu soudoyer les opposants de Abdoulaye Wade lors de la dernière présidentielle sénégalaise avec 17.000 euro à Louga. C’est à se demander qui insulte qui.

Après ce florilège d’arguties plus malhonnêtes les uns que les autres, ASO a oublié le principal argument du tueur européen décomplexé que j’attendais dans la sérénité: « si nous ne faisions pas ce rallye lucratif d’autres le feraient à notre place ! »


Claire Aymes, porte-parole du Collectif Actions pour les Victimes Anonymes du Dakar
Assassiner des enfants n’est pas un sport !
To assassinate children is not a sport !

http://www.stop-rallyedakar.com

Posté par MBOA à 16:00 - IRRESPONSABLE - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 décembre 2007

l’accord judiciaire interdit formellement l’extradition de condamnés

Dans un billet que j'ai publié hier ici, j'annonçais que l'accord de coopération judiciaire que la France brandissait, dès le premier jour de l'arrestation des bandits de l'arche de Zoé, était un moyen détourné d'extraire des mains de la justice, ces malfrats.
Ce que confirme le député tchadien, celui là même qui mettait en exergue les complicités de la famille Sarkozy (ici) dans ce trafic d'enfants qui, on le rappelle, se pratique par les laboratoires pharmaceutiques, les hôpitaux occidentaux, pour diverses raisons dont les prélèvements d'organes et autres. La famille Kabile, jusqu'à ce jour, française et vivant en métropole, n'a toujours pas de réponse au scandale que l'on étouffe savamment depuis les hautes sphères de l'état.


Le député tchadien Yorongar dénonce.

 

Fondation pour le Respect des Lois et des Libertés (FORELLI) BP 4197 Tél. (00235) 651 05 09 N’Djaména Tchad N°014FORELLI/P/2007

N’Djaména, le 27 décembre 2007,

Communiqué de presse : Après le verdict condamnant Eric Breteau et consorts, leur transfert en France est interdit par l’accord en matière judiciaire signé, le 6 mars 1976 entre par le général Félix, Chef de l’Etat du Tchad et par M. Jacques Chirac, Premier Ministre de France.

1)- Cet accord en matière judiciaire interdit formellement l’extradition des Breteau :

Le titre II de cet accord  en matière judicaire consacré à l’extradition ne permet pas l’extradition de Breteau et consorts.

Les articles 45 et 48 concernent les personnes faisant l’objet de poursuite judiciaire mais non encore condamnées tandis les articles 50 à 61 fixent les modalités de cette extradition.

Pour les personnes définitivement jugées, l’article 49 dispose clairement que « l’extradition est interdite :

« a)- si les infractions ont été jugées définitivement dans l’Etat requis... ».

Cette disposition ferme définitivement la porte de l’extradition sur les Breteau

Les autres alinéas c, d, e et les articles 50 à 61 concernent les modalités d’extradition des personnes en cours de poursuite judiciaire aux termes articles 45 à 48.

En écoutant M. Pahimi Padacké, Ministre de la Justice, on se demande, comment et en vertu de quelles dispositions de cet accord, le gouvernement français peut-il demander l’extradition des Breteau comme il le prétend ? Et quelles sont les dispositions de cet accord que le gouvernement tchadien visera-t-il pour accéder à la demande du gouvernement français le « transfèrement » des condamnés en France sans violer cet accord cité à satiété par les deux gouvernements ? A moins que ceci soit rendu possible par les seules volontés de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République du Tchad et de M. Idriss Déby, Chef de l’Etat du Tchad.

2)- La nullité absolue du verdict de la Cour Criminelle :

Le 25 octobre 2007, Eric Breteau et consorts sont arrêtés à Abéché la main dans le sac contenant 103 enfants volés qu’ils s’apprêtent à embarquer clandestinement en France. Ils sont inculpés avant d’être transférés à N’Djaména.

En voulant nous tordre le coup, le Juge d’Instruction et le Président de la Cour d’Appel ont maladroitement assis le procès de l’arche de Zoé sur la nullité absolue pour violation du code de procédure pénale.

Faut-il rappeler que le Doyen des Juges d’Instruction se rend, volontairement, coupable de déni de justice dans cette procédure engagée contre l’Arche de Zoé, Eric Breteau et consorts. Même si la précipitation ne rime pas avec le respect des lois, il aurait fallu faire un effort pour respecter la procédure au lieu de se livrer aux violations à profusions ? Voici les preuves de ces violations à répétition qui rendent le verdict de la Cour Criminelle nul et de nul effet : Le 9 novembre 2007, nous avons requis Maître Kannoné Pambro, huissier de justice pour auditionner les responsables des Ministères et autres habiletés à délivrer les réquisitions des juges pour siéger un jour non ouvrable, les autorisations à des associations comme Arche de Zoé alias Children Rescue et les autorisations de survol du territoire tchadien par les avions de cette association (cf. procès-verbal d’huissier). Il en est ainsi :

-  du Ministère de la Justice pour s’assurer que les juges sont réquisitionnés ou pas pour siéger le jour non ouvrable et les juges eux-mêmes, qui ont siégé ce dimanche 3 novembre 2007 ;
-  du Ministère du plan et de la Coopération, si l’Arche de Zoé alias Children Rescue est immatriculée à son service des ONG ;
-  du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, si l’Arche de Zoé alias Children Rescue est autorisée ou pas par ses services compétents en la matière ;
-  de l’ASECNA, si l’Arche de Zoé alias Children Rescue est ouiou non autorisée à survoler le territoire tchadiens avec ses avions etc.

La réponse de tous ces services de l’Etat tchadien et de l’ASECNA est unanimement la même : un NON catégorique. Ni Arche de Zoé ni Children Rescue ne sont autorisées et/ou enregistrées nulle part. La lettre manuscrite de 16 pages qu’Eric Breteau a lue devant la Cour Criminelle n’est que pur tissu de mensonges très habilement montés pour le besoin de sa propre cause.

Aussi, faut-il rappeler que le Doyen des Juges d’Instruction et le Substitut du Procureur de la République affirment sur procès-verbal de Maître Kannoné Pambro qu’ils n’ont jamais été réquisitionnés pour siéger ce dimanche, jour non ouvrable. Si le gouvernement réquisitionne les Juges en grève régulière pour les obliger à travailler, pourquoi ne réquisitionnerait-il pas ces mêmes Juges pour les faire travailler le dimanche, jour non ouvrable qui, du reste, est réglementé par les lois et règlements de la République. Le défaut de cette réquisition entraîne la nullité des actes desdits Juges.

Bien plus grave, l’ASECNA dit que l’avion de type Boeing 757 immatriculé TFIZ, indicatif d’appel GJ7444P, qui a atterri à N’Djaména, le 24 octobre à 16 heures 10 minutes GMT, a ainsi une immatriculation différente de celui immatriculé ECJTN, qui a atterri à Abéché, le 25 octobre 2007 à 05 heures 32, pour embarquer clandestinement les 130 enfants. Quand celui-ci amorce son atterrissage à l’aéroport d’Abéché, à 05 heures 34 minutes, à notre humble avis, l’autre décolle de N’Djaména pour disparaître dans la nature. Sinon comment un profane comme nous peut-il comprendre qu’un seul et même avion ait deux immatriculations différentes dans le même pays ?

En tout cas, seule la présidence de la République n’a pas été auditionnée par Maître Kannoné Pambro, et pour cause.

En dépit de la question précise très que le Lieutenant de police, Commandant de Police en service à la Brigade de protection des mineurs a posé, le 10 août 2007 soit trois mois plus tôt, à Eric Breteau selon laquelle son opération est illégale, ce dernier est quand même venu dans des conditions que l’on sait pour tenter de voler 103 enfants tchadiens (cf. procès-verbal d’audition établi par la brigade des mineurs à Paris). Où se situe la complicité qui a permis à Breteau d’opérer en toute illégalité ce vol d’enfants ? Qui sont ses commanditaires et où se trouvent-ils ? A Paris et/ou à N’Djaména ? Que sont devenus les enfants enlevés derrière les moutons aux alentours des villages dont les parents n’ont pas retrouvé jusqu’à date à l’exemple de Khadîdja Djibrine Mahamat âgée de 7 ans environ et son frère cadet Oumar Djibrine Mahamat âgé d’environ quatre ans, fille et fils de Djibrine Mahamat Chabaka et de Hawa Issa, habitant à Farchana ?

3)- Le Doyen des Juges d’instruction, coupable de déni de justice

L’acharnement téléphonique et les pressions de M. Nicolas Sarkozy sur M. Idriss Déby et partant sur les Juges, son arrivée à N’Djaména, sa volonté à vouloir ramener avec lui tous les prévenus y compris Eric Breteau et ses coaccusés et surtout sa déclaration selon laquelle, il reviendra chercher les Breteau « quoi qu’ils aient fait » ont provoqué des réactions tantôt violentes, tantôt pacifiques des Tchadiens. Même, les magistrats ont manifesté publiquement pour protester contre les pressions sur eux.

En ce qui nous concerne, le 5 novembre 2008, nous avons porté plainte n°003/FORELLI/P/07 avec constitution de partie civile devant le Doyen des Juges d’Instruction ayant la charge de l’instruction. Cette lettre est enregistrée le même jour au cabinet d’icelui sous le numéro 64. Puis, le 12 novembre 2007, nous lui avons adressé une autre lettre n°004/FORELLI/P/07 pour élire domicile au siège du Tribunal de Première Instance de N’Djaména pour ne pas lui donner une occasion de déclarer notre constitution irrecevable pour défaut de siège prévu par le code de procédure pénale en son article 1992.Cette lettre est également enregistrée, le même jour, sous le numéro 88. A cette dernière lettre, nous avons pris le soin de joindre l’autorisation de notre fonctionnement et nos statuts.

Le 19 novembre 2007, alors que le Juge d’Instruction se rendait sur les lieux du crime à Abéché, il prend une ordonnance de non informer n°RI. 52/07 RP. 1065, pour déclarer irrecevable notre constitution, ordonnance, qui devait nous être notifiée par le planton. Heureusement, le départ étant annulé nous l’avons coincé au bureau et c’est ainsi qu’il nous a fait notifier par sa greffière par avis d’appel du 19 novembre 2007. Ce qui nous a permis de relever appel séance tenante.

Les 8 et 9 décembre 2007, nous sommes revenu le voir parce que des rumeurs font état de son refus de transmettre notre appel comme pièce de procédure au Président de la Chambre d’Accusation.

C’est ainsi que, le 10 décembre 2007, sous notre pression, il a décidé de transmettre le dossier au Service des Actes pour demander l’acte d’appel. Le même jour, cet acte d’appel a été rédigé, signé par Maître Abba Djabour, Greffier en Chef du Tribunal de Première Instance de N’Djaména et transmis au Doyen des Juges d’Instruction (Premier Cabinet), qui ferme la porte de son bureau durant plusieurs jours, sous divers prétextes qui ne résistent pas à l’analyse. Le Doyen des Juges d’Instruction sait très bien que nous avons auparavant porté plusieurs dizaines de plaintes en pénale contre des personnes ayant commis les mêmes crimes, devant la Cour suprême, la Cour d’Appel, les Tribunaux de Première Instance de N’Djaména et de Moundou.

Le 11 décembre 2007, pour attirer leur attention sur notre appel retenu délibérément par le Juge d’Instruction (Premier Cabinet), nous avons adressé au Président de la Chambre d’Accusation par l’intermédiaire du Président de la Cour d’Appel et au Procureur Général, une lettre à laquelle nous avons joint notre règlement intérieur et la jurisprudence établie par l’arrêt/FAR n°17/95 du 3 avril 1995 de la Cour d’Appel de N’Djaména pour prouver que celle-ci nous reconnaît l’intérêt et la qualité pour ester en justice contre Arche de Zoé, Eric Breteau et consorts. D’ailleurs, nous nous apprêtons à produire les procurations que certains parents d’enfants volés nous ont données pour appuyer notre argumentation devant la Chambre d’Accusation. Faut-il rappeler que de plus, le Procureur Général transmet la copie de notre lettre au Président de la Cour d’Appel, lettre restée bloquée dans son bureau comme celle que nous lui avons adressée directement. Ces lettres ne sont pas transmises au Président de la Chambre d’Accusation, jusqu’au 17 décembre 2007, date à laquelle, en ma présence, son Greffier en chef les sort de son parapheur pour les lui montrer qu’elles n’ont jamais quitté son bureau. C’est alors qu’il ordonne la transmission de notre lettre au Président de la Chambre d’accusation qui décide d’aller le voir en ma présence. « Ecrivez à M. Yorongar pour lui dire que le dossier de procédure ne contient pas son appel et que c’est trop tard... » lui a-t-il dit en réponse à la question précise que lui a posée ce dernier : « Que dois-je faire, d’autant plus que l’arrêt de renvoi est déjà prise le 12 décembre 2007... ? ».

Rappelons que c’est dans ces conditions de blocage de notre appel, que, le 12 décembre 2007, la Chambre d’Accusation statue sur la procédure, balaie d’un revers de la main les observations des avocats selon lesquelles leurs appels restent en souffrance dans le bureau du Doyen des Juges d’Instruction (Première Cabinet). Elle prend l’arrêt n°Rép.67/07 pour renvoyer les prévenus devant la Cour Criminelle.

Devant cette impasse, le 17 décembre 2007, nous avons adressé une lettre au Président de la Chambre d’Accusation pour attirer son attention sur notre appel retenu volontairement par le Doyen des Juges d’Instruction pour nous empêcher d’être partie prenante au procès.

La suite est connue : le verdict d’hier prononcé par lequel la Cour Criminelle contre les huit prévenus et 2 acquittés.

La procédure d’extradition suivra le même marathon. Peut-être ce week-end même. Mais, suivant quel accord en matière judiciaire, puisque, celui de 1976 interdit formellement le « transfèrement » des Breteau et consorts en France ?

De tout ce qui précède, force est de constater qu’Eric Breteau, ses complices à tous les niveaux et ses commanditaires roulent dans la farine les parents des enfants volés grâce à des malices astucieusement montées, humilient le Tchad tout entier, les Tchadiens dans leur ensemble, la justice tchadienne, manipulent les médias et l’opinion internationaux (à suivre).

Le Président, Le Député Ngarlejy YORONGAR

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27 décembre 2007

L'Accord de Coopération judiciare condamne à jamais les 103 enfants tchadiens.

La décision rendue hier par le tribunal criminel de N'djamena sur l'affaire des 103 enfants raflés et en partance clandestinement pour la France afin d'y être écoulés comme de la marchandise, est sur le plan juridique une très grande avancée, car malgré les pressions politiques exercées sur les magistrats, journalistes et même sur la population, les magistrats tchadiens ont tenu bon.

Le Joker de l'accord de coopération judiciaire.

Mais, quelle est donc sa valeur, son efficacité confrontée à la réalité de l' accord de coopération judiciaire, que la France, dès les premiers instants a abattu comme "joker"  pour extraire les malfrats de l'arche de Zoé des griffes de la justice tchadienne.  Il faut préciser une chose:  il n'y a pas automacité dans son application comme les médias et politiques hexagonaux vendent l'argument à l'opinion internationale.

Le Tchad a la possibilité d'étudier la demande de transfèrement et d'y opposer son refus. En ce moment la décision rendue aura un sens et peut servir de leçon, car un transfèrement dans  le contexte qui est celui de la France et du Tchad, est synonyme de désavoeu de la justice tchadienne; car la peine de travaux forcés pour ne prendre que cet argument, n'étant pas prévue dans l'éventail des lois françaises, les inculpés verront leurs peines adoucies voire ils peuvent être acquittés si la justice française l'estime ainsi. Vous ajoutez à cet argument, le sentiment de condescendance du politique français à l'endroit de la justice tchadienne; nous pensons aux propos des personnes comme Patrick Devedjian et les propos de Me Collard.

Idriss Déby a t-il les moyens d'opposer son refus à cette demande qui, sachant qu'ils sont couverts par le "joker", les inculpés (l'attitude méprisante et les propos désobligeants d'Eric Bréteau) et leurs avocats n'avaient de cesse de bomber le torse, de narguer les familles des victimes et tout le peuple africain devant les caméras de télévision.

Le procès de Zoé se sera plus déroulé sur la scène politique que juridique finalement malgré les apparences. Nicolas Sarkozy, en Zorro qui va d'abord chercher quelques individus de cette échappée comme il qualifie lui même le crime en promettant la liberté aux autres, le temps de distraire la galerie par une parodie.
Pressions en tout genre sur les magistrats tchadiens pour empêcher la tenue du procès, puis un procès dont on connait d'avance l'issue, un ersatz de procès finalement, car la sanction n'aura qu'un rôle symbolique. Demain d'autres individus venus de France, peuvent aller non plus voler des enfants, mais les assassiner ils auront l'assurance que l'accord de coopération judiciaire viendra à leur rescousse. D'ailleurs on constate cette impunité dans le cas des enfants tués par les coureurs du Rallye Paris-Dakar.

Une décision qui adoucit les cœurs.

In fine on peut dire que cette décision est une décision qui va adoucir les cœurs dans les deux sens mais en ne pas tenant compte des traumatismes des enfants et de leurs familles.  Les familles des inculpés sont soulagées, les leurs reviennent; les stratèges de ce grand cirque pensent de l'autre côté avoir adouci et calmé la colère et l'incompréhension des populations tchadiennes et toute l'opinion africaine choquées par ce rapt à ciel ouvert par une condamnation que l'on peut d'ores et déjà qualifier de "virtuelle", car tout est à parier qu'une fois en France, les "humanitaires" de l'arche de Zoé seront des héros et qui a l'idée de ridiculiser un héros et l'envoyer croupir en prison surtout qu'il allait sauver des vie africaines ? Car quitte à enfreindre la loi, lorsqu'il s'agit d'aller sauver l'africain, tous les moyens sont bons. Les familles d'accueil qui ne seront jamais inculpées de complicités dans ce rapt etc.... Seuls condamnés de cette histoire, les 103 enfants, qui ne comprendront jamais qu'ils ont servi de valeur ajustable dans nos calculs d'adultes.

Ainsi vont les rapports dans la Françafrique, cette françafrique sans moralité aucune, dans laquelle les intérêts priment sur le droit des individus.

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26 décembre 2007

A.P.E: Une n-ième escroquerie qui guette l'économie africaine

Pour empêcher les Africains d'aller voir ailleurs, les Européens ont à Lisbonne, fait miroiter des merveilles à ces derniers. Cette escroquerie porte un nom: Accord de Partenariat Economique.
Une promesse de plus, dans l'océan de promesses et de bonnes volontés des Européens pour venir en aide (entendez préserver la mainmise) à l'Afrique. Comment le capitalisme peut-il muer de monstre froid en magnanimité, en humanisme ?

Plus de 25 ans d' échec d'accès préférentiel sous les conventions de Lomé, pour ne citer qu'eux, la nouvelle trouvaille des européens est à en croire les "experts", la panacée. L'accord de partenariat économique dit en gros que les africains auront l'immense joie de découvrir que leurs produits vont aussi "inonder" le marché européen, comme les produits européens inondent celui de l'Afrique au point de tuer les agriculteurs africains. Enfin l'Afrique pourra trouver justice dans cet embrouillamini. Les Européens vont, et çà c'est juré et promis, cette fois-ci faire des efforts pour favoriser
l'Afrique qui a toujours été lésée dans ses échanges commerciaux avec l'Europe grâce à l'A.P.E.

En reconnaissant à Lisbonne que les différents liens (commerciaux en l'espèce) entre l'Europe et l'Afrique ne sont qu'un immense marché de dupes dans lequel les africains se sont toujours fait plumer par l'Europe, l'union européenne avouait (une fois n'est pas coutume) qu'elle se livrait depuis des lustres à une destruction de l'économie du continent mère. Va t-elle s'arrêter en si bon chemin ?

Seulement, et c'est ce qui aurait étonné, comment peut-on croire des gens  qui ont basé leur économie, leur existence que sur la seule destruction des autres, peuvent-ils être crédibles ? Comment l'A.P.E peut-il ne pas être le n-ième poison, la n-ième supercherie dont l'Europe a le secret ? C'est la grande énigme que cache la bestiole. Car en plus de donner carte blanche à tous les produits européens sur le continent, il limite les exportations africaines dans le marché européen à un pourcentage oscillant entre 30 voire 40 %.  Mais à quel prix ? Puisque ceux-ci sont décidés ailleurs que par les Africains.

Même le président Wade qui est le symbole de l'allégeance et la courbette faciles émet des doutes face à cette nouvelle mascarade européenne. Ce qui n'a pas été le cas du président Biya , celui dont Mongo Beti disait "il gouverne le pays comme s'il dirigeait son village". Le président camerounais comme en toute chose, n'a pas pris le temps de la réflexion, en bon élève, (vous vous souvenez de la formule ?) il s'est précipité en signant alors que l'ensemble économique dans lequel figure son pays (CEMAC) est réticent.

Pourquoi les Africains (gouvernants) peuvent-ils croire que l'Europe serait prêter à ouvrir son marché aux exportations africaines alors qu'elle est en recherche permanente d'autres marchés pour écouler ses propres produits. Pendant que Espagnols et français se font la guerre sur la tomate par exemple, quelle naïveté de penser que l'U.E va lui concéder un espace dans son marché ? Depuis 10 ans sinon plus, la tendance est à "l'exclusion des produits africains sur le marché européen. L'ouverture vers l'Amerique du sud pour des produits qui, "naturellement" étaient africains, montre cette démarche.

Les Africains ont-il fini d'exploiter l'immense marché que représente le continent ? Les échanges intra-africains sont quasiment inexistants, alors que si l'on favorisait cette option, les africains n'auraient pas forcément à aller se faire "étouffer" dans un n-ième accord qui ne sert à rien.

L'Afrique a tout intérêt, à développer son marché intérieur et surtout à diversifier ses partenaires ; et la chine, le Brésil, l'Inde offrent de biens bonnes perspectives aujourd'hui que l'Europe. Qu'est-ce que le partenariat avec l'Europe a t-il à ce jour apporté à l'Afrique, rien que désolation et pauvreté. L'attitude qui est celle de l'Europe en ce moment, à savoir menacer les pays africains qui n'ont pas encore signé cette escroquerie de plus, est si besoin était, que l'Europe ne parle que pour elle et elle seule dans cet A.P.E.

Il est temps que l'Afrique apprenne à ne voir que ses intérêts et non ceux de l'Europe.

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COMMENT L'OPINION EST ECARTEE DU PROCES DE ZOE

Paris, le 26 décembre 2007,

Arche de Zoé: selon ce procès-verbal d'huissier, les parties civiles ont été
tenues à l'écart.

Sur réquisition du président de FORELLI (Fondation pour le Respect des Lois et des Libertés) en la personne du député Yorongar, le procès-verbal d'huissier ci-inclus prouve que dans cette affaire "Arche de Zoé" les parties civiles ont été tenues à l'écart.
Il prouve que l'on refuse à la population tchadienne le droit de savoir les dessous de cette affaire qui éclabousse tant les plus hautes autorités tchadiennes que ses autorités de tutelle françaises aux niveaux militaire et politique.

Et ceux qui accusent la population tchadienne de vouloir placer le procès en dehors du droit et de se refermer dans des considérations émotives sont pris en flagrant délit de déni colonial de droit.
Qui joue sur l'émotion quand on entend en boucle les pleurs des familles des inculpés, alors qu'on nous cache les pleurs des enfants et de leurs parents ?
Qui place le procès en dehors du droit quand on oublie les déclarations du président Eric Breteau affirmant qu'il était venu au Tchad pour sauver "des enfants Soudanais MAIS AUSSI des enfants Tchadiens" ?

Les Africains en ont assez de ces "aides humanitaires" dispensées par des médecins et infirmières qui les utilisent comme cobayes pour la production des industries pharmaceutiques, comme au Cameroun, au Nigeria, à Haiti, en Côte d'Ivoire.
Ils en ont assez des mensonges cousus de fil blanc.

Oui la patience des Ancêtres a atteint ses limites devant tant de cynisme répété à travers les siècles.
Désormais leur colère gronde et
ceux qui se feront complices dans la non condamnation de ces crimes récidivistes doivent la craindre.

Gilbert Léonard

-------------------- le procès verbal de l'huissier ---------------

ETUDE DE Maître KANONNE PAMBRO

Huissier de Justice Titulaire de Charge, Commissaire-Priseur

Avenue Charles de gaule, niveau carrefour Avenue Charles De Gaule- Boulevard SAO,

Quartier Moursal, en face de Grédia champs fils, Immeuble « SCCL »

D’ABDOULAYE DJONOUMA

BP : 1963 Tél. : P 666 46 17 – N’Djaména-Tchad

 


REP N° 102/EHJ-CP/KP/NDJ/2007

 

PROCES VERBAL DE CONSTAT

 

L’an deux mil sept et le neuf novembre.

 

Suivant appel téléphonique de Monsieur YORONGAR NGARLEJY, Député Fédéraliste à l’Assemblée Nationale du Tchad, suivi d’un entretien avec lui à son domicile ce jour vendredi 09 novembre 2007 à 07h 50mn agissant pour le compte de l’Association dénommée FONDATION POUR LE RESPECT DES LOIS ET DES LIBERTES (FORELLI), siège social au quartier Moursal – N’Djamena, reconnue officiellement au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité le 30/101993 sous Folio n° 696 ; lequel m’a exposé ce qui suit :

 

Que dans la nuit du 24 au 25 octobre 2007, une Association Française dénommée en France ARCHE DE ZOE, mais travaillant au Tchad sous le nom de CHILDREN RESCUE, toutes deux dirigées par un même Président, Monsieur ERIC BRETEAU, a été surprise en flagrante infraction d’enlèvement des enfants mineurs tendant à compromettre à leurs états civils, complicité et escroquerie par la Police Nationale du Tchad à ABECHE (à l’Aéroport d’Abéché) ;

 

Que la juridiction d’Abéché, saisie de cette affaire a été dessaisie par une ordonnance de la Cour Suprême au profit de celle de N’Djamena où l’affaire a été confiée au doyen du juge d’instruction (premier Cabinet) pour auditionner sur procès verbal les auteurs présumés et de transmettre le rapport au parquet pour réquisitoire ;

 

Que pendant que l’instruction suivait encore normalement son cours, les magistrats notamment le juge d’instruction, le Procureur de la République , le Greffier ont siégé le dimanche 04/11/07, jour non ouvrable, pour les voir ordonner et signer la levée du mandat de dépôt des membres d’équipage espagnole, des journalistes français et un pilote belge ;

 

Que les pressions des hommes politiques constituent une atteinte au sacro-saint principe de la séparation de pouvoir et de l’indépendance de la justice débouchant ainsi sur une violation flagrante des textes en vigueur tant du point de vue des conditions dans lesquelles cette Association Française exerce ses activités au Tchad que du point de vue de la régularité procédurale devant la juridiction saisie ;

 

Qu’il est d’une importance capitale pour FORELLI de vérifier dans les services étatiques compétents que si cette association, soit sous la dénomination de l’Arche de ZOE soit sous celle de CHILDREN RESCUE s’est régulièrement fait enregistrer au Tchad et détient les documents administratifs l’autorisant à entrer sur le territoire tchadien, d’y circuler et d’exercer régulièrement ses activités sous le contrôle de services compétents ;

 

Qu’il sied également de vérifier si, le fait que les Magistrats et Greffiers ont siégé un jour non ouvrable, ont été réquisitionnés par décision écrite des autorités compétentes;

 

Que de tout ce qui précède, et pour parer à toutes les velléités revendicatives erronées et pour besoin de preuve à produire ou à faire valoir en temps opportun, elle brûle d’envie de me voir descendre dans les services étatiques concernés pour constater la matérialité des faits ;

 

Le tout d’en dresser procès-verbal conformément à loi.

 

DEFERANT A CETTE REQUISITION

 

Je, Maître KANONNE PAMBRO Huissier de Justice titulaire de charge, Commissaire – Priseur près les tribunaux et la Cour d’Appel de N’Djaména, y demeurant et domicilié, soussigné ;

 

Me suis derechef transporté à dans les services compétents suivants où y étant j’ai constaté ce qui suit : 

 

CONSTATATIONS MATERIELLES

 

I- La journée du 09/11/07 :

 

1- Au service des autorisations diverses du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique

 

Y étant j’ai rencontré Monsieur DJALAL ADOUM, chef dudit service qui, répondant à ma question, déclare : «Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ne délivre pas des autorisations de fonctionner aux ONG et surtout aux humanitaires, celles-ci signent un accord de coopération avec la Commission Nationale d’Appui aux Réfugiés (CNAR). Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique leur délivre seulement une autorisation de circuler après avis de la CNAR. Dans nos services, nous n’avons jamais vu le dossier de l’ONG l’Arche de ZOE, moins encore celle de CHILDREN RESCUE. Donc il faut aller voir la CNAR pour trouver réponse à votre question ».

 

Le constat et l’audition terminés au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, je me suis rendu immédiatement à la CNAR.

 

2- Au Service des Relations Publiques de la CNAR

 

Y étant, j’ai été conduit dans ce service où j’ai été accueilli par Monsieur RAMADANE BECHIR, lequel a répondu à ma question ainsi qu’il suit : « Nous n’avons pas signé une quelconque convention avec Arche de Zoé ni ave CHILDREN RESCUE. Mais il est vrai qu’elle est passée par nos services, comme toutes les ONG humanitaires, pour contrôle de leurs documents officiels. Cependant, nous n’avons pas vu leur autorisation de fonctionner ni celle de circuler. En tant qu’institution humanitaire d’Etat chargée de contrôle des documents officiels de tous les organismes humanitaires qui entrent et exercent au Tchad, nous vérifions la régularité de leurs documents administratifs, lesquels sont soumis au coordinateur qui, à son tour, transmet au Ministère de la Sécurité et de l’Immigration pour compétence ».

 

Ayant fini avec Monsieur RAMADANE BECHIR, j’ai ensuite rencontré l’administrateur lequel déclare que « Nous n’avons pas signé une convention ni avec l’Arche de Zoé ni avec CHILDREN RESCUE».

 

3- Service des Etudes et Législation du Secrétariat d’Etat à l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique et de l’Immigration

 

Y étant, j’ai rencontré le Directeur dudit service qui, répondant à mes questions déclare  « l’ONG Arche de ZOE ou CHILDREN RESCUE ne sont jamais passés par nos services nous demander une autorisation de fonctionner qui n’est pas notre apanage ».

 

4- Rencontre avec la Directrice Adjointe de la Direction des ONG  (DONG)

 

Ayant fini au Secrétariat d’Etat à l’Intérieur, je me suis transporté le même jour à 11h 01mn à la Direction des ONG (DONG) où j’ai rencontré la Directrice Adjointe Mme NELOUMNGAYE SUZANNE. A la suite de ma question, elle déclare que «  Non, ils n’ont pas signé un accord de coopération avec nous, ni sous la dénomination de l’Arche de ZOE ni sous celle de CHILDREN RESCUE. D’ailleurs dès que nous avons entendu cette affaire, nous avons immédiatement procédé aux vérifications dans nos documents et nous nous sommes rendus compte que nous n’avons aucune relation avec elles. Quand les gens sont pressés quelques fois, ils ne passent pas par nous ».

 

Journée du 16/11/07

 

Service de l’exploitation de la Navigation Aérienne

 

Y étant, j’ai rencontré Monsieur MAKEBAYE, Directeur dudit service, lequel m’a donné les informations concernant : « l’ avion, dit-il, de type Boeing 757 immatriculé TFLLZ, indicatif d’appel GJT444P, apprêté à Madrid par CHILDREN RESCUE est arrivé à N’Djaména, le 24/10/07 à 16h 10 GMT. Et celui qui, au départ d’Abéché pour Paris, le 25/10/07 à 5h 34mn GMT,est de même type, même nom que le précédent. Toutefois, celui-ci est immatriculé ECJTN ». 

 

II- Journée du 20/11/2007

 

1- Rencontre avec Madame NGARDOUM SILVIANE, la 4e Substitut du Procureur de la République

 

Sur la question de savoir si elle a été réquisitionnée par un écrit du Ministre de la Justice pour statuer le dimanche 04 Novembre 2007, jour non ouvrable sur l’affaire l’Arche de ZOE et CHILDREN RESCUE, la 4e Substitut du Procureur de la République répond en ces termes « J’étais ce jour à la maison, à la place mortuaire quand le Procureur Général m’a appelé par coup de téléphone pour me dire qu’on a besoin de moi pour travailler. Et c’est ainsi qu’il a envoyé le 1er Substitut du Procureur Général me prendre à la maison avec un véhicule, croyant que je venais à la rescousse de mes collègues qui seraient surchargés de travail. Quand j’étais arrivée, j’ai essayé toutes les portes de mes collègues mais elles étaient toutes fermées. J’ai cherché à savoir, on me dit tantôt qu’ils ont travaillé hier jusqu’à tard dans la soirée, ils sont fatigués ; tantôt, ils ont démissionné. C’est ainsi que le Procureur Général m’a demandé de signer l’ordre de levée du mandat de dépôts. Il n’y a aucune réquisition écrite entre le Ministre de la Justice que le Procureur Général ni entre le Procureur Général et moi. On m’a dit de faire vite parce que Nicolas Sarkozy est entrain de venir. Dans cette affaire, même le Ministre de la Justice a subi de pressions politiques ».

 

2- Rencontre avec le Directeur du Cabinet du Ministre de la Justice

 

Finissant avec la 4e Substitut du Procureur de la République , je me suis rendu le même jour à 14h 15mn à la chancellerie où j’ai rencontré Monsieur DOUNOE, Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice à qui j’ai posé la question de savoir si le Ministre de la Justice a réquisitionné au 4e Substitut du Procureur de la République par écrit les juges pour siège le dimanche 04/11/07, jour non ouvrable. Celui-ci me répond « Il n’y a pas une réquisition écrite prise par le Ministre de la Justice à ma connaissance ».

 

III- Journée du 29/11/07

 

1- Rencontre avec le doyen du juge d’instruction Monsieur DJITINGARTI

 

Répondant à la même question posée à la 4e Substitut du Procureur de la République , le doyen du juge d’instruction déclare « Je n’ai reçu aucune réquisition écrite de qui que ce soit » avant de retirer sa déclaration après au motif que je n’ai pas été réquisitionné par écrit. Lui présentant le 20/12/07 la réquisition produite par ma requérante le doyen du juge d’instruction répond cette fois-ci en ces termes « Je ne fais aucune déclaration. Monsieur YORONGAR n’a aucune qualité pour agir comme partie civile à part entière car je viens de rendre une ordonnance qui a rejeté sa demande pour défaut de qualité. La copie de l’ordonnance lui a été remise. Nous n’avons pas à faire un texte ou une loi prise en violation de la constitution pour que la Fondation pour le Respect des Lois et des Libertés (FORELLI). Cela ne peut lui être possible que lorsqu’il s’aligne derrière les parents des enfants ».

 

Mention : Annexons audit cette réquisition écrite délivrée par FORELLI.

 

IL EST ETABLI PAR CE PRESENT ACTE QUE LES DONNEES CI-DESSUS CONSTATEES ET CONSIGNEES SONT REELLES ET EFFECTIVES.

 

SOUS TOUTES RESERVES

 

Plus rien n’étant requis ni ne restant à constater, j’ai, es-qualité dressé le présent procès-verbal de constat à l’élaboration duquel j’ai vaqué cinq (5) heures du temps pour servir et valoir ce que de droit et dont le coût est de cent quinze mille (115 000) francs CFA.

 

Employé pour copie trois feuilles de papier de la dimension du timbre de mille (1000) francs, somme incluse dans le coût de l’acte.

L’Huissier de Justice,

Me KANONNE PAMBRO

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23 décembre 2007

Bernard Kouchner & l'Arche de Zoé

Le silence du ministre des affaires étrangères sur l'affaire de l'arche de Zoé tranche bien avec ses colères pourtant promptes et injustifiées face à certains événements qui quelques fois ne demandent pas tant. Mais on ne le dit pas assez, Bernard Kouchner est le grand artisan du drame qui se déroule au Tchad.  L'homme qui, avant tout le monde, a compris que pour faire des affaires en territoires troubles, il faudrait une carapace qui vous couvre de tout soupçon n'est pas resté silencieux pour rien.  Son hyperactivité au Biafra et les conséquences qui ont suvi, concourent à cette prise en compte de la réalité des choses.  C'est ainsi que, pour allier guerre et buziness, en d'autres termes faire de bonnes affaires en périodes troubles, l'homme a crée le concept "ingérence" aux allures "humanitaires" afin de poursuivre sans heurts les affaires et surtout faire fonctionner l'économie de la guerre, chère à toutes les puissances occidentales qui distillent à travers le monde des armes en lieu et place de la paix.  Les occidentaux ont compris que la guerre rapporte plus d'argent que la paix, c'est pour cela que toute la littérature de leur part sur la paix n'est que pure escroquerie intellectuelle, puisque l'argent est au centre de leur existence. Ne disent-ils pas que l'argent est le nerf de la guerre ?

Quoi de plus normal que le théâtre de cette économie-buziness soit certaines zones de l'Afrique. Les Etats-unis et la Grande Bretagne ayant pris le gateau en Irak, la France ne souhaite pas se faire damner le pion par la chine qui, lentement mais surement, l'expulse à coups de réalisations concrètes de son précarré. L'Affaire de Zoé ne pouvait pas mieux tomber pour Kouchner et son ingérence humanitaire. Le Tchad, la République Centrafricaine et le Soudan, des lieux riches en ressources minières, pour faire avancer les affaires en France. On comprend pourquoi la France continue à renforcer sa présence militaire en Afrique, la plus conséquente à travers le monde, pour continuer sa mainmise sur les ressources de ces pays, au grand dam des populations locales.

L'affaire de Zoé fait résurgir la sempiternelle question: Pourquoi la France ne quitte t-elle pas l'Afrique ? Les populations des différents pays francophones, ont toutes le même désir: celui de ne plus avoir affaire à cette ancienne puissance esclavagiste et aujourd'hui colonisatrice et ainsi organiser leur vie de cité. Les différentes coprolalies des personalités française et occidentales agacent au plus haut point les africains et ces derniers en ont marre. Le soutien logistique, militaire que la France apporte à ses complicités pour taire la population ne feront plus le poids face à la détermination de ces populations qui veulent définitivement mettre un terme à ces pratiques immondes.

L'Affaire Zoé est la goutte d'eau qui fait déborder la coupe, car en plus du politique, cest le citoyen français qui s'y colle à son tour en venant voler impunément des enfants africains. Des familles et des associations qui font du buziness sur le dos d'êtres humains parce qu'africains. Exactement comme cela se passait lors de l'esclavage. Encore plus grave, c'est l'arrogance des bandits et de leurs populations qui incriminent une fois de plus les victimes. On est d'ailleurs surpris de voir que les familles qui ont avancé de l'argent pour s'acquerir de la " marchandise exotique " ne soient pas poursuivies.

Arche de Zoé revèle une chose, si les Africains continuent à faire confiance aux occidentaux et à démeurer dans l'affectif  comme c'est le cas actuellement, ils courent à leur perte.

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22 décembre 2007

LA FORME HUMAINE DU MAL EST CONNUE

" S'ils ne nous avaient pas trompés, nous n'aurions pas agi de la sorte", "C'est eux qu'il faut condamner". Telle est la ligne de défense choisie par les bandits de "children rescue" alias Arche Zoé.
On connaissait la fourberie, la malhonnêtété de ces gens. Même pris la main dans le sac, ils nient et élaborent des scénarii. Mais là, nous atteignons les bas-fonds de l'horreur, c'est le mal dans sa splendeur absolue.
La ligne de défense des français aujourd'hui poursuivis pour tentative d'enlèvement d'enfants rappelle celles déjà élaborées par le passé dans des crimes commis et dont la responsabilité incombe aux victimes. Lorsque mon ancêtre me disait écoute fils, "ces gens, sont le Mal ", je ne voulais pas croire, mais qu'est-ce qu'elle avait raison ma grand-mère. Elle a vu "ce mal" agir, il prenait toujours l'apparence du bien, pour frapper.  Avec l'Arche de Zoé, j'ai pu voir le Mal et je connais aujourd'hui sa forme humaine, son visage m'est connu. Je n'ai jamais vu aucun autre peuple porter le MAL, comme "ces gens là".    MBOA


Eric Breteau, l'aveu sur FR3 : l'Arche de Zoé voulait aussi  "aider" les enfants Tchadiens, pas seulement les enfants Soudanais

Dans le journal télévisé du 29 octobre 2007, France 3 a diffusé un reportage dans lequel Eric Breteau faisait l'aveu suivant:
"Nous sommes venus ici au Tchad pour aider les enfants Tchadiens, pour aider les enfants Soudanais".

Dans cette affaire d'enlèvement des 103 enfants à leurs parents puis de tentative de les déporter à l'insu de tous loin de leurs milieux familial, culturel, social et naturel, les médias Français semblent avoir pris position (ou sont sommés de prendre position) pour Eric Breteau et ses fidèles.
On ne parle ni des enfants victimes, ni de leurs vrais parents trompés.
Il n'y a de place que pour
"l'humanitaire Éric Breteau" et pour ses fidèles "tous convaincus" de sa bonne foi dans son "enthousiasme à sauver les enfants du Darfour d'une mort certaine".
Éric Breteau et les aventuriers de l'Arche de Zoé n'auraient que de pures intentions et auraient été trompés par les seuls intermédiaires Tchadiens qui leur ont "assuré" que les enfants étaient tous des orphelins du Darfour.

Mais la mémoire des médias est très sélective.
Aujourd'hui, les médias feignent d'oublier les témoignages filmés et/ou diffusés par eux-mêmes de certains des enfants affirmant que "des Blancs sont venus dans leur village" pour proposer à leurs parents de les scolariser dans la région proche d'Abéché au Tchad (France 3 du 28/10/07)
Les médias feignent d'oublier les témoignages filmés et/ou diffusés par eux-mêmes des parents qui se disent traumatisés de reconnaître sur les photos ces Blancs qui sont venus dans leur village une première fois pour leur proposer d'aider les orphelins, puis sont revenus une deuxième fois pour proposer d'aider tous les enfants.

Dans le reportage de M6 diffusé le 4 novembre dernier et filmé par un journaliste de l'agence CAPA, le reporter "embarqué" nous montre deux intermédiaires locaux répondant "Tiné-Soudan" à la question d'Emilie Lelouch "j'ai besoin de savoir, ces [trois] enfants viennent de Tiné-Soudan ou Tiné-Tchad ?
Qu'est-ce que cela prouve ?
Cela prouve une seule chose: que celle qui pose la question SAIT que les enfants sont susceptibles de provenir de "Tiné-Soudan ou Tiné-Tchad". Ce qui est en phase avec la déclaration de Éric Breteau "Nous sommes venus au Tchad pour aider des enfants Tchadiens et les enfants Soudanais". Et cela corrobore les dires des enfants et des vrais parents.

La Justice tchadienne doit établir si le reportage diffusé par M6 a été tourné et/ou monté avec la préméditation de faire porter le chapeau aux seuls intermédiaires Tchadiens; ces intermédiaires Tchadiens qui ont montré leur désapprobation quand les organisateurs de l'Arche de Zoé leur ont appris que les enfants allaient être déportés en France. C'est d'ailleurs grâce aux Tchadiens locaux que l'opération a été dénoncée et stoppée.
La Justice Tchadienne doit établir pourquoi tant de moyens techniques, financiers et relationnels ont été mis en place pour filmer ces opérations préparées et menées comme un scénario de film où presque tout a été prévu sauf la vigilance de quelques Africains

Les coupables doivent purger leurs peines au Tchad.
Nul ne saurait mesurer les conséquences d'une décision contraire à ce principe de Justice.

Gilbert Léonard

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21 décembre 2007

Pauvre Rama YADE: Jusqu'où ira son intégration ?

" Aujourd’hui on essaye de faire en sorte que la coopération judiciaire fonctionne au maximum, on nous dit que l’on fait de l’ingérence. Non, ceux qui peuvent juger du fait que l’on fait ou non de l’ingérence, ce sont les Tchadiens. "

Ainsi s'exprimait  Rama Yade, condamnée et confinée à jouer les cautions sarkozyennes des causes "humanitaires" défendues par la France. En d'autres termes, nous mettons tout notre poids pour extraire des "voleurs d'enfants" venus d'Europe et en majorité français, de ne pas subir l'affront de gouter aux geôles tchadiennes et ainsi montrer à l'Afrique et aux africains que nous faisons ce que nous voulons, quand nous voulons et comme nous voulons sur leur terre.

Toute la tristesse vient du fait que la très exposée poupée noire que la France brandit comme pour justifier son modèle d'intégration réussie, n'a le verbe acerbe que lorsqu'il s'agit de l'Afrique. D'abord comme pour dire qu'elle est la voix des africaines et africains, une garantie qui exonère donc la France d'être une nation négrophobe. D'autre part, ce que la poupée ébène de Sarkozy ne pige pas, c'est que ses prises de positions tranchées dès qu'il s'agit de ce qui touche à l'Afrique sont un moyen détourné par ses concepteurs-exposants de lui rappeler ses origines, elle qui se voit peut-être plus française.

Mais de quelle coopération nous parle Rama Yade ? Celle qui fait du Tchad comme tout autre pays africain francophone un paillasson de la France ? L'arrière salle des basses manoeuvres coloniales de la France ? Un secrétaire d'état même de France se doit d'avoir un peu plus d'ouverture d'esprit et de maturité politique. La coopération, celle qui autorise la France à stationner des bases militaires partout