05 février 2008
QUELLE CREDIBILITE A ENCORE L'O.N.U pour LES AFRICAINS ?
"Et quand nous entendons un chef d'Etat européen déclarer, la main sur le coeur, qu'il lui faut venir en aide aux malheureux peuples sous-développés, nous ne tremblons pas de reconnaissance". Frantz FANON
Aujourd'hui, les Africains et particulièrement les Tchadiens, doivent ne pas trembler de reconnaissance face à l'injure que vient de lui asséner l'O.N.U par le biais de l'omniprésente France. La main dans le cœur, et avec toute la sincérité qu'on lui connait, la France introduit une résolution au conseil de sécurité de l'O.N.U pour sauver le régime ô combien démocratique du président Déby. L'homme issu des urnes, selon la formule du président Sarkozy. On s'étonne qu'elle ne soit pas si active pour faire adopter une résolution pour sauver le "Hamas", en d'autres termes, pour faire condamner le gouvernement israélien de ne pas respecter un gouvernement issu lui aussi des urnes.
Dans un précédent billet, on soulignait le rôle prépondérant du pétrole dans les troubles qui sévissent aujourd'hui au Tchad. Comme ce qui se passe en Irak, les vies africaines ne représentent rien à côté des réserves de pétrole dont la mainmise française n'épargnera aucune vie, quitte à déclarer Déby démocratique. Qu'est-ce qui peut bien justifier une telle mansuétude de l'O.N.U et de la France à l'endroit de celui qui a vendu un bien dont il n'est pas le propriétaire et qui pour se faire éliminent des vies humaines sans que cela n'émeuvent les tenants des droits de l'homme ? Car le Tchad a été depuis belle lurette, vendu à la France, c'est cela la triste réalité.
La liberté décidemment n'est bonne que pour les français et non pour les tchadiens tels sont le sens et la signification de la résolution introduite par la France à l'O.N.U pour protéger Idriss Déby.
Lorsque Déby comme ses pairs dictateurs du Cameroun, du Togo et d'ailleurs en Afrique francophone déciment des populations, comme les élèves tués au Cameroun par la police, on ne voit aucune résolution de la France pour faire condamner ces personnes, mais lorsque la population décide de se séparer de ses bourreaux, notre chère France se souvient des valeurs démocratiques. Les mots n'ont décidemment plus de sens.
Si l'O.N.U vient à adopter cette résolution, ce qui n'est qu'une formalité selon Nicolas Sarkzy, elle fera la preuve qu'elle n'est qu'un instrument, une cachette pour les nations colonialistes, de commettre leurs exactions sous le couvert d'un processus démocratique.
Jacques BARRAT: LA MEMOIRE SELECTIVE
En allant faire la leçon aux Camerounais, parce qu'à son goût il trouvait qu'il y a au Cameroun plus de milliardaires qu'en France, Jacques Barrat [proche de Nicolas SARKOZY et de KOUCHNER Bernard] a néanmoins omis, en tant que fin connaisseur du Cameroun et de l'Afrique francophone, une vérité que nous lui rappelons. Une fois de plus, lorsqu'un dirigeant occidental qui imposent et soutient des dictatures en Afrique ose fustiger le système, il ne fait que sa propre critique. C'est le cas avec ce qui se passe avec le Tchad aujourd'hui.
Les déclarations* sur les richesses des Bongo, Sassou et autre ne sont qu'une lapalissade et dans ce sens, Jacques Barrat n'est en rien innovant. Et nous pensons même que cet état des choses n'arrange que certaines puissances occidentales qui n'hésitent pas à éliminer physiquement les individus qui dénoncent cette manipulation gigantesque.
Si Jacques Barrat et son pays trouvent que les richesses ne sont pas partagées comme il se devait au Cameroun, pourquoi avoir éliminé ceux qui voulaient un Cameroun sain ? Um Myobé, Ernest Ouandié, Felix Moumié etc.....
Jacques Barrat qui c'est ? C'est le fidèle serviteur de Pierre Messmer : celui là qui a laissé pleurs et grincement de dents lors de son passage au Cameroun en tant que haut commissaire de la France. Celui qui, au nom d'une Afrique "gauloise", est l'instigateur d'un génocide dont la France ne veut entendre parler en pays bamiléké, a été conseillé par monsieur Barrat qui a compris que les "affaires" en Afrique et au Cameroun rapportent gros.
Comme dit l'adage, "pendant que tu pointes le voisin avec un doigt, les 3 autres de ta propre main de pointent aussi".
Lien des propos de Jacques Barrat ici
