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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

07 avril 2008

QUE L'OCCIDENT DONNE UN SEUL ARGUMENT QUI LUI DONNE LA LEGITIMITE DE PARLER DES DROITS DE L'HOMME

Le ridicule et aussi le pathétique sont aujourd'hui atteints par le spectacle que les occidentaux livrent sur la question des droits de l'homme en prenant le Tibet comme cas d'étude. Si l'adage nous apprend que "le ridicule ne tue pas" alors là nous avons la parfaite illustration.

Voir l'occident parler des droits de l'homme c'est comme si Napoléon était subitement pris de passion pour les noirs ou encore comme voir les nazis déclarer leur amour aux noirs ou aux tsiganes. Comme tout ceci n'a pu être possible par le passé, le lecteur averti comprend mieux le nouveau jeu de distraction de nos Amis occidentaux. La roublardise est tellement grosse qu'on se pose même la question de savoir si les roublards eux-mêmes ne se sentent pas pris à leur propre jeu.

Deux raisons au moins  prouvent que l'on est dans une pure agitation dans laquelle la condescendance occidentale prend un sacré coup et tous les moyens sont bons pour sauver la face.

  1. Tout ce qu'il reste à l'occident face à la puissance chinoise est la gesticulation sur les droits de l'homme et se servir du Tibet pour essayer de déstabiliser la Chine. Aurait-il eu les moyens d'aller exercer sa violence comme c'est le cas là où ils savent que leur nuisance a des effets, les occidentaux n'hésiteraient pas une seconde, car seule la violence militaire régit ses rapports avec les autres. Mais là ce n'est plus l'Afghanistan, ce n'est pas l'Irak , ni l'Afrique ou la Palestine.
  2. Entretenir le mythe illusionniste des droits de l'Homme. Cette gesticulation a pour autre effet d'entretenir une illusion hautement dangereuse pour les peuples qui ont la faiblesse de croire aux discours et bons sentiments des respects de droits de l'Homme tels que les occidentaux les clament. Or toute l'histoire des occidentaux est parsemée des faits qui prouvent que, lorsqu'ils parlent des droits, ils ne pensent qu'à eux et ce qui chez les autres, constituent leurs intérêts.

Une illustration parfaite de cette supercherie savamment orchestrée est bien décryptable dans ce qu'on a universellement et très abusivement appelé le siècle des lumières. Car si lumières il y a eu, elles ont servi a illuminer l'obscurantisme sauvage et barbare dans lequel vivait l'occident , en proie à des guerres séculaires. L'illusion a servi par le passé et continue à servir aujourd'hui à l'occident d'exporter sa barbarie ailleurs en allant ensauvager d'autres peuples tout en se parant du bouclier des droits de l'Homme, lorsqu'il ne crée pas les conditions pour exporter la violence dans d'autres contrées. Est-ce un hasard si tout le cru relevant de cette idéologie illusionniste et mythique était hautement négrophobe ?

C'est cette idéologie issue de cette orgie négrophobe qualifiée de siècle de lumières qui a bien décomplexé Jules Ferry qui, porté par la frénésie affirmait "La déclaration des droits de l'homme n'avait pas été écrite pour les Noirs de l'Afrique équatoriale ". Une vérité que Aimé Césaire a rappelée dans son excellent "Discours sur le colonialisme". Et l'on notera très précisément le pilonnage, le pillage de cette partie du continent bien sous l'emprise de la Françafrique et tout ceci n'est en rien un hasard. Le terrain d'expérimentation de toutes les horreurs de la politique française qui, si elles avaient été commises ailleurs, on les nommerait sans ambigüités de crimes contre l'humanité.

Seulement et encore une preuve d'une condescendance mal placée et presque naturelle chez nos Amis occidentaux. Ce que Jules Ferry comme nombre de ces illusionnistes des droits de l'homme oublient, même dans ce domaine, l'Afrique n'a pas de leçon à recevoir, mieux,  l'occident n'a pas de leçon à distiller aux noirs, et à quiconque d'ailleurs; car ces derniers non pas attendu la déclaration des droits de l'homme telle que les occidentaux l'ont conçus, pour en parler. Sans remonter jusqu'aux pharaons "noirs", il suffit de rappeler à nos Amis que, au 13 ème siècle déjà, l'empire du Mali édictait et reconnaissait de vrais droits à tous, comme on peut le lire ici.

En conclusion, le monde est aujourd'hui conscient que l'occident n'a jamais défendu les droits de l'Homme quand il s'agit d'autres peuples, mais bel et bien de ce qu'il considère être ses intérêts. Et à ce jeu, ils semblent bien pris dans ses propre contradictions par plus forts que lui. L'illusion voire le mythe de cette défense est aujourd'hui éculé et ne fait plus recette, car son histoire ne fait aucun mystère sur ce qu'il est vraiment: "Civilisation, civilisation, orgueil des Européens, et leur charnier d’innocents (...) Tu bâtis ton orgueil sur des cadavres (...) " ainsi le rappelait René Maran.

Comme le rappelait aussi John Stuart Mill, "Les vérités, lorsqu'elles ne sont pas soumises à une réévaluation permanente, finissent par "cesser d'avoir un effet de vérité par leur exagération qui les transforme en mensonges".

L'occident a t-il jamais eu  la légitimité de parler des droits de l'Homme ? La question est ouverte.

Relire aussi :TIBET: LE PIEGE TENDU PAR LES OCCIDENTAUX A LA CHINE ici

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04 avril 2008

LE CONSUL DE FRANCE AU CAMEROUN fait bien son travail

Que serait donc la France si elle ne se définissait pas elle même comme un état dans lequel le sens de la droiture, de la moralité, de l'équité n'ont aucun droit de cité ?
Que serait donc ce pays qui ignore jusqu'aux prémisses  le respect d'autrui ? Qui n'a pour toute façon de fonctionner que le mensonge, la gabegie et sa capacité à parasiter d'autres états ?
Bref que serait la France si, elle ne tuait pas les Africains pour ensuite se "positionner" aux yeux de monde comme un état qui respecte les droits de l'homme ?
Cette France là, nous ne l'aimons pas, nous ne l'aimerons jamais. Lisez la suite ci-dessous

CAMEROUN - Douala
Le consul Général de France vole au secours de Abah Marilyn, fille et gestionnaire des comptes de Abah Abah à la CBC, la banque de Fotso
D’après nos sources locales, le Consul Général de France à Douala, Jean-Marie MARTINEL est intervenu lundi dernier pour la libération de la nommée Abah Marilyn, chef de département et gestionnaire clientèle alors arrêtée pour malversations dans les comptes de certains clients de la CBC-Cameroun. Le plus troublant en est que le Consul français a aussitôt, après sa libération, fait voyager la suspecte pour la France. Après avoir accordé la nationalité à Caroline Abah, évadée de la prison de Kondengui, pour quels motifs la France continue-t-elle à voler au secours d’une famille Abah Abah reconnue, preuves à l’appui, comme celle des détourneurs des fonds publics et des voleurs ? Pour quels motifs Yves Fotso recrutait-elle comme cadre gestionnaire une personne sans aucune expérience bancaire et pourquoi confiait-il dans sa banque la gestion des fonds d’un père Abah Abah Polycarpe soupçonné de détournement de fonds publics à sa fille ?

Par Ndzana Seme


NEW YORK 04/03/2008 – Abah Marilyn est connue par notre source comme une ancienne gérante d’un restaurant « fast food » en France.

Mais malgré une expérience aussi éloignée du monde de la finance, Yves Fotso, Président du Conseil d’administration de la Commercial Bank of Cameroon (CBC),  n’avait pas ménagé sa recommandation pour que la jeune femme soit recrutée dans sa banque familiale comme gestionnaire et chef de département. Il fut aussitôt alloué à Marilyn Abah un gros salaire.

Il se trouve tout simplement que la mère de Abah Marilyn porte la nationalité française. Certains membres du personnel de la CBC sont persuadés que la mère de Marylin Abah n’est rien d’autre que Caroline Abah, l’épouse de l’ancien ministre des finances Abah Abah Polycarpe, aujourd’hui aux arrêts.

Hier, Abah Abah a aussitôt été évacué à l’hôpital central à la suite d’une supposée crise cardiaque. Il faut douter d’une telle crise cardiaque quand on sait que son épouse s’était évadée en 2003 en usant d’un prétexte similaire.

La France accorda la nationalité à Caroline Abah, évadée de la prison de Kondengui

Or Caroline Abah s’était en effet enfui du Cameroun en 2003 après avoir été écrouée à prison de Kondengui à Yaoundé pour détournement des fonds publics.

En effet, l’une des sentences les plus controversées du procès Mounchipou lors du verdict du 28 novembre 2003, rendu par la présidente du tribunal de grande instance de Yaoundé Mme Marie Noah, avait été l’acquittement de madame Abah Abah née Meva’a Caroline, alors épouse du directeur des Impôts Abah Abah Polycarpe.

La famille paternelle de Caroline est par ailleurs connue comme celle de voleurs notoires, quand on sait que Meva’a Meboutou, en bon feyman, était allé jusqu’à mettre feu sur l’immeuble de l’Assemblée Nationale afin de faire disparaître les preuves de ses détorunements.

A l’époque des faits de détournement de deniers publics au cours de l’exercice budgétaire 1997-1998, Mme Caroline Abah était contrôleur financier au Ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel).

Cependant, mise sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui au même titre que les autres prévenus, Caroline Abah avait bénéficié d’une évacuation sanitaire pour l’Europe. De là, elle avait alors demandé d’être jugée sur pièce.

Il était alors clair que la juge Marie Noah avait été corrompue par Abah Abah Polycarpe, un individu à financièrement tout puissant à l’époque en tant que directeur des impôts depuis plusieurs années.

De sorte qu’en appel, l’ex-contrôleur financier Caroline Abah Abah acquittée en 2003 pour faits non établis, était déclarée coupable de complicité de détournement des deniers publics au même titre que son adjoint Pierre Njiki.

La peine de Mme Abah Abah Caroline, absente à la barre le 27 juin 2006 jour du verdict d’appel, n’était cependant pas, à la surprise générale, privative de liberté. Elle était en effet simplement condamnée à une peine d’amende et devait solidairement payer les dommages et intérêts réclamés par le Minpostel pour 2,25 milliards Fcfa.

Le Consul de France libère Marilyn Abah, gestionnaire des comptes de son père Polycarpe à la CBC et arrêtée pour malversations lundi dernier

Le lundi 31 mars 2008, Marilyn Abah était arrêtée et interrogée pour malversations dans les comptes qui étaient confiés à sa gestion. L’accusation portait sur le fait qu’elle soutirait de l’argent dans les comptes de ses clients pour son compte personnel.

Et, parmi les comptes que gère Marilyn Abah à la CBC-Cameroun, il y a les comptes de son père Abah Abah Polycarpe.

Mais pendant que Marilyn Abah était en voie d’être inculpée pour malversations lundi, le jour même où son père était aussi arrêté, un bon samaritain inespéré vole à son secours. Il s’agit, toujours d’après notre source, de Jean-Marie MARTINEL, ci-devant consul de France à Douala.

Le consul de France aurait aussitôt obtenu la libération de la fille Abah. Et pour parfaire les choses en la mettant complètement à l’abri, le sieur Martinel aurait immédiatement accordé un visa d’entrée en France à Marilyn Abah. Le visa a permis à Marilyn de prendre le vol Air France de 18 h 30 pour la France le même jour.

Quel rôle la France joue-t-elle dans la mise à sac du Trésor camerounais ?

Pour quels motifs la France vole-t-elle au secours d’une famille Abah Abah reconnue, preuves à l’appui, comme celle des détourneurs des fonds publics et des voleurs ? Pourquoi accorda-t-elle la nationalité française à Caroline Abah, pour ensuite libérer et soustraire de la justice camerounaise la fille Abah Marilyn alors qu’elle était prise la main dans le sac ?

Pour quels motifs Yves Fotso recrutait-elle comme cadre gestionnaire une personne sans aucune expérience bancaire ? Pourquoi Yves Fotso confiait-il la gestion des fonds d’un père Abah Abah Polycarpe, soupçonné depuis plusieurs années de détournement de fonds publics, à sa fille dans sa banque ? Il ne pouvait pas ignorer que Marilyn Abah est la personne le mieux placée au Cameroun pour initier les opérations d’évasion et de blanchiment des fonds mal acquis de son père.

Hier, nous avons téléphoné au siège social de la CBC sis à Bonanjo, Douala. Le poste téléphonique de Marilyn Abah, par une voix féminine pas du tout convaincante, nous a répondu que Marilyn n’a pas été arrêtée lundi et qu’elle a voyagé ce jour-là comme prévu dans son programme de congé.

Nous avons également contacté par téléphone le Consulat Général de France à Douala. Après nous avoir fait attendre pour se concerter avec le Consul, la voix masculine avec un accent Beti qui nous recevait nous a répondu que le Consul nous demande de lui envoyer nos questions ainsi que nos coordonnées par fax. Ce que nous avons aussitôt fait hier. Mais jusqu’à ce moment où nous publions, Mr. Jean-Marie MARTINEL ne nous a donné aucune réponse.

Le contenu de notre Fax au Consul de France est le suivant :

Monsieur le Consul Général de France,

Des informations à notre disposition font état de ce que lundi le 31 Mars 2008, la nommée Abbah Marylin, gestionnaire à la banque CBC-Cameroun à Bonanjo, a été arrêtée pour malversations dans les comptes des clients. Vous auriez intervenu personnellement, non seulement pour obtenir sa libération, mais aussi pour la faire voyager pour la France le même jour. Veuillez nous répondre le plus amplement que vous pouvez aux questions suivantes :

1- Connaissez-vous Marylin Abbah en service à la CBC-Cameroun et quelle est la nature de vos relations ?
2- Avez-vous, lundi dernier ou tout autre jour, usé de votre intervention pour libérer Abbah Marylin soupçonnée de malversations à la CBC-Cameroun ?
3- Pour quels motifs avez-vous exercé une telle intervention ?
4- Abbah Marylin est-elle citoyenne française ou est-elle bénéficiaire d’un visa permanent d’entrée en France ?
5- Avez-vous accordé un visa à Marylin Abbah et pour quel motif ?
6- Abbah Marylin a-t-elle des liens de parenté avec l’ex-ministre Abah Abah Polycarpe arrêté le même lundi dernier ?
7- Exprimez tout autre commentaire que vous trouvez nécessaire sur ce sujet ?

Votre prompte réponse nous permettrait de publier votre version des faits. Veuillez seulement noter que nous pourrions publier notre article actuellement en préparation au cas où nous ne recevrions pas vos réponses dans les heures qui suivent. Nous mentionnerions alors dans ce cas que vous n’avez pas répondu à nos questions.

Veuillez agréer, Monsieur le Consul Général, notre considération distinguée.

Par Ndzana Seme

Posté par MBOA à 12:52 - FRANçAFRIQUE - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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