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La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

21 août 2008

DES HONNEURS OU DESHONNEUR NATIONAL ?

Jamais un hommage, même national, n'a rendu la vie à quiconque. Jamais un hommage national ne rendra aux parents un enfant tué quelles que soient les raisons. Tout comme jamais un hommage national ne ramènera à sa progéniture un père mort et ne comblera le vide laissé auprès de ces orphelins prématurés. Paraphrasant Dalida, nous dirons, malgré toute la solennelité et le caractère national, ce ne sont que :"paroles, paroles, paroles".Une décoration reçue de son vivant est toujours plus gratifiante qu'une décoration accordée de manière opportuniste à titre posthume, puisque le récipiendaire n'en bénéficiera pas.

 Pendant que: "L'émotion étreint chaque Français. Aujourd'hui, c'est le temps du recueillement", a encore dit M. Sarkozy, également chef des armées.". On a oublié, parmi tant de questions, d'en poser la plus essentielle: Pourquoi les a t-on envoyés ces soldats en Afghanistan ?
Ah que c'est vrai ! Comment pourrait-on passer à côté ? La leçon, on nous l'a distillée et on continue à la propager comme à l'époque, on proclamait la barbarie, la sauvagerie des peuples lointains pour ainsi faciliter leur massacre. L'histoire n'est-elle pas finalement que répétition ? Aujourd'hui ce sont l'extrémisme, le terrorisme, l'horreur que sont et représentent ces Afghans qui rythment notre quotidien, sont enseignés aux populations comme dans des offices religieux pour les habituer à cautionner l’inacceptable sans opposer de résistance, pour les attendrir à la mort que l'on exporte chez les autres parce que pas comme nous, pour les enrôler dans le commerce de l’esclavage et de la soumission des autres par la force. C'est pour aller combattre ces barbares, ces fanatiques, ces extrémistes, ces horribles, ces terroristes afghans que les soldats français sont morts. Ils sont morts pour la  France mais loin de la  France  pourtant.
Mais nous devons apprendre à retenir et à intégrer que c’est pour le BIEN, qu’ils sont morts. Voila ce qu’une certaine histoire voudra faire admettre et faire retenir.
 

Défendre son territoire, sa patrie est aujourd'hui synonyme de terrorisme, de barbarie. Défendre ses valeurs, sa culture face à l'invasion démocratique à coups de canon n’est plus un signe d’honneur, plutôt un acte de terreur, de barbarie, d'obscurantisme qui vaut à ceux qui l’engagent tous les châtiments en commençant par ceux de l’injure gratuite, de l’humiliation perpétuelle pour aboutir à la mort. L’Irak et la Palestine en sont des illustrations parfaites de cette exportation massive de mort démocratique.

Pourtant quelques années auparavant, les mêmes actes étaient valorisés et leurs auteurs érigés au rang de héros nationaux. Ils étaient couverts d'honneurs et l'opprobre étaient très loin de les approcher même lorsque l'analyse profonde de leurs actes donnerait une autre lecture. C'est ainsi que untel ou untel autre est présenté en hexagone comme résistant, pour avoir nous dit-on, résisté face aux allemands. Même Guy Môquet n’y a pas échappé. N'est-ce pas ce résistant que nos enfants devraient par cœur connaître et chanter les louanges ce depuis les berceaux ? Des irakiens aux afghans en passant par les palestiniens, lorsqu'ils opposent la résistance aux fils de résistants d'hier, sont par contre des terroristes; pénurie de mots ou simple volonté de détruire?. Résistance en Occident, terrorisme ailleurs telle est la devise.Ce n'est qu'une question de référentiel et seul celui de l'occident est la norme. Pour coloniser les autres, on commence par coloniser nos pensées, empêchant toute réflexion critique.

Sous le couvert d'une lutte pour une certaine idée de la liberté, Afghans, Irakiens, Palestiniens et bien d'autres peuples, doivent accepter l'occupation, l’invasion, l’annexion de leur territoire, l’extermination de leur culture par des commerçants de la démocratie à coups de bombes et se faire esclaves pour que vive cette liberté universelle tant louée par l’Occident. Au nom de quel principe les Afghans doivent-ils accepter ce que les Français ont refusé face aux Allemands ? Tout le monde se refuse à cette interrogation comme à tant d’autres.
Par couardise ou par manque d'honnêteté, l'unanimité est faite sur l'exportation de cette mort sure et certaine que l'on distribue aux autres et dont l’Occident est le chantre et roi absolu. Nous acceptons et colportons des étiquettes abusives et erronées qu'on leur colle à tort parce qu’ils résistent. Pas une seule voix pour s'opposer à ce que l’on n’acceptera pas chez soi. La violence va même jusqu'à travestir les termes, le sens des actes. Une résistance afghane, palestinienne ou irakienne est qualifiée terroriste, barbare.

Et si les Afghans ne faisaient qu'appliquer les refrains de "liberté" tant clamée dans l'hymne national de la France et ainsi repousser ces féroces soldats mugissant qui viennent égorger leurs fils et leurs compagnes ? En levant à leur tour l'étendard sanglant, les Afghans ont pu ainsi abreuver leurs sillons d'un sang impur.

Voir le Texte de Alternative Democrate ici

Posté par MBOA à 21:10 - COLONISATION SOFT - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres...

    c'est ce que l'on devrait apprendre à l'école maternelle MAIS le temps est venu où le pouvoir se mord la queue faute de n'avoir pas su ou voulu prévoir qu'il existe un temps pour tout...voire l'inacceptable!

    Posté par mimi, 21 août 2008 à 22:01
  • EH OUI !

    MBOA,

    La France, on le disait avant l'élection de petit Bush, devra s'habituer à honorer ses enfants morts pour la liberté. A moins que certains se lèvent pour mettre fin au cauchemar. Ton Billet va te valoir des problèmes tellement il démontre que le petit agité est un escroc.

    A+

    Posté par A2N, 21 août 2008 à 23:03

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