Esprits Libres: votre Magazine L'OBAMANIA journalistico-politique française EST UNE FORME DE NEGROPHOBIE - MBOA

MBOA

La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec

02 novembre 2008

L'OBAMANIA journalistico-politique française EST UNE FORME DE NEGROPHOBIE

La candidature de Barack Obama a donné lieu à une sémantique singulière comme jamais on n'en a connu dans la course aux élections présidentielles aux USA. Et dans cette course folle à la sémantique "singulière" pour décrire Obama, la France s'est une fois de plus illustrée.
Et comme il a été précédemment souligné ici, cet amour sublime de la France pour le candidat Obama est tellement qu'il finit par dévoilé son manque de  sincérité. Cet amour d'une spontanéité subite mais foudroyante est un leurre. C'est un amour, disons le, nauséabond. En réalité, la Obamania à la française est une affirmation, une confirmation de la négrophobie française.  Car ceux et celles qui adoubent Obama aujourd'hui, nient la part de "Noir" qui est en lui même s'ils refusent de l'avouer. D'ailleurs vous aurez noté qu'aucun représentant noir digne n'a été invité à la Télé pour parler de Obama. Allez donc savoir pourquoi.

L'opposition de style, de sémantique pour parler des deux candidats lorsque journalistes et politiques s'adonnent à leur fornication stylistique, nous montre que pour ces derniers, la candidature du candidat blanc est une chose naturelle, qui coule de source pendant que celle du candidat dit "Noir" serait "anormale, atypique". Mais au nom de quels principes la candidature de MC-Cain serait plus naturelle que celle de Obama ? L'explication ne peut que résider dans la couleur de la peau.  Ce qui a valu à Barack Obama d'être à longueur d'émissions télévisées ou radiophoniques estampillé de " candidat noir" alors que ce dernier affirmait clairement pour lancer sa candidature " Je suis devant vous aujourd'hui pour annoncer ma candidature à la présidence des États-Unis ".  Et nulle part pendant la campagne, il n'a conditionné sa candidature à sa couleur de peau.  D'ailleurs les mauvais esprits commençaient déjà à l'accabler sur ce terrain. Pourtant la question ne se pose pas pour l'autre candidat.

Pourquoi donc chercher à l'enfermer dans un communautarisme ? Si ce n'est une reproduction de ce qui est allégrément pratiqué sans vouloir réellement l'assumer; l'élection en France est d'abord communautaire avant d'être nationale. On le voit aisément avec la présidence de Nicolas Sarkozy, où le communautarisme est une constante non négligeable.  C'est pour cela d'ailleurs qu'un consensus national non dit et non assumé est trouvé entre les différents partis politiques, tous les partis politiques sans exception, pour ne pas favoriser la candidature de quelqu'un dit de couleur. On se souvient encore des menaces qui ont conduit à l'éviction de dame Taubira.

On l'aura compris, dans l'imaginaire du français, il est normal voire naturel qu'un Blanc soit candidat aux élections présidentielles, mais cette logique n'est pas applicable aux autres. N'a t-on pas vu la même attitude en Afrique du sud avant, Mandela passait pour un ovni, face à la candidature naturelle des blancs. Ceux et celles qui rêvent d'un OBAMA en France peuvent toujours rêver.  Dans le cauchemar que vivent le Noirs en France le rêve ne reste t-il pas le refuge ? Le professeur feu Georges Ngango ne disait -il pas que seul le rêve est démocratique ?

Posté par MBOA à 23:16 - USA_Présidentielles - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire