16 juin 2008
UN MEA CULPA INDECENT !
Lilian Thuram avait-il besoin de porter la responsabilité de la cuisante défaite de la France face aux Pays-Bas ? Qu'a t-il voulu prouver en endossant la responsabilité de cet échec dans un sport collectif par excellence qu'est le football ?
Tant de questions qui ne trouvent réponse fondée sur la logique si ce n'est dans une attitude bien "nègre" que seuls les noirs développent sans même s'en rendre compte face à l'acculturation de masse dont ils sont victimes.
Attitude incompréhensible que celle de Thuram (même en tant que capitaine) de faire un mea culpa dans une entreprise où tous les acteurs sont par définition responsables et pour la circonstance, étaient bien en deçà de leurs adversaires du jour. On pourrait même, si l'on reste dans registre purement sportif, se demander sur quoi compte ou se base la France pour se positionner en potentiel vainqueur de cette compétition, quand on connait la qualité de ses adversaires lors des qualifications. L'humilité de Lilian Thuram ne saurait expliquer ce comportement. Croit-il, ce faisant, s'attirer la sympathie ou la compassion de ses futurs détracteurs ? C'est faire preuve d'un excès de crédulité pour un homme dont les positions sont en majorité respectables.
Certaines attitudes participent du non respect que la France "blanche" a des minorités et des noirs en particulier. Elles témoignent d'une certaine faiblesse intériorisée et d'un besoin de reconnaissance. Et l'attitude de Thuram se range facilement dans cette catégorie car la défaite prévisible de l'équipe de France incombe à un groupe et non à un individu encore moins un joueur de champ. Les noirs de France donnent tant de récompenses à ce pays qui, en guise de remerciement, les froisse, les humilie, les méprise, les brutalise [Affaire Eunice Barber pour ne citer que celle-là] et l'oublier en s'excusant pour ce dont on est pas responsable frise le ridicule, est tout simplement indécent.
Les chaines d'oppression de l'esprit restent difficiles à briser hélas.
12 mai 2008
CLAUDY RESTE UN FRERE QUI A PLUS BESOIN DE NOUS MAINTENANT.
Après la tempête, il est temps de calmer le jeu et tirer les enseignements de ce qui s'est passé. Un proverbe de chez moi dit ceci: " Lorsque l'enfant fait caca sur ta cuisse, tu ne la coupes pas, tu la nettoies ". Couper notre cuisse, entachée par l'erreur, la faute commise le 10 mai, c'est nous handicaper. Cette cuisse, nous avons encore besoin d'elle, donc nous avons besoin de Claudy comme il a besoin de nous. En sectionnant la cuisse, nous obéissons à l'ordre que l'adversaire nous intime de façon indirecte.
Comme je l'ai dit dans un précédent billet, la grandeur des hommes se mesure à leur capacité d'aller au-delà de leurs ressentiments et à pardonner ce qui peut être pardonner, pour se concentrer à l'essentiel. Et sans minimiser l'impair ou l'erreur ou la faute commise par Claudy Siar, il est indispensable de ne pas l'isoler, de ne pas l'accabler, mais de chercher à comprendre pour que demain, cette erreur, cette faute nous serve de leçon à tous et éviter de la commettre à nouveau.
Lâcher Claudy Siar c'est, non seulement le fragiliser et le laisser à la merci de nos adversaires (qui ne rêvent que de cela), mais c'est aussi nous fragiliser nous-mêmes, aussi "paradoxal" que cela puisse paraître. Le but ultime de nos adversaires c'est de nous affaiblir ceci, par tous les moyens. Il faut lire dans la recherche par l'adversaire, de tous les moyens pour nous faire tomber, un aveu de faiblesse face à notre détermination, notre unité.
Restons donc dignes jusqu'au bout en ne mordant pas à la tentation facile de l'auto-destruction en croyant nous rendre service, car nous rendons plutôt service à ce Mal qui, chaque jour, invente une ruse pour nous anéantir. Il ne faut jamais oublier que tout acte d'auto-destruction que nous faisons est pensé, planifié et même dirigé par nos adversaires.
Quelles que soient les raisons, si nous nous souvenons un seul instant des qualités, des actions de Claudy Siar en la faveur de la communauté, nous avons l'obligation de le pardonner et de continuer à le considérer comme un maillon essentiel de notre communauté. Je le souligne encore, notre adversaire est bien connu, et ses ruses pour nous affaiblir sont également connues. Ne réagissons donc pas comme il l'a prévu, car c'est lui donner encore plus de pouvoir pour nous avilir. Et la réaction de rejet de Claudy qui pourrait habiter chacun de nous actuellement, il l'a prévue et n'attend que cela. Nous avons plus de chose en commun avec Claudy Siar que cette différence du 10 mai. Sachons montrer à notre adversaire que nous lisons bien son jeu malsain.
C'est pour cela que nous devons saisir l'occasion qui nous est offerte aujourd'hui par cette situation, pour combattre avec détermination le CRAN, Lozes et les gens qui tirent les ficelles parce que je pense qu'ils sont plus nuisibles à la communauté que ne l'est Claudy si tenté qu'on est, de croire qu'il est nuisible pour nous. Claudy Siar n'est pas notre cible, n'est pas notre adversaire, n'est pas notre ennemi; il a failli comme nous tous le faisons tous les jours, mais il reste une pièce maitresse dans l'échiquier, il reste notre frère. Patrick Karam et bien d'autres comme le Collectif Dom sont à classer au même niveau que Lozes et le CRAN, c'est-à-dire irrécupérables et grands artisans de la division et de l'annihilation de notre combat. Ils méritent plus notre mépris, notre rejet, mais pas Claudy Siar.
- Avons-nous jamais vu, nos ennemis punir un des leurs qui s'en prend à nous ? NON, bien au contraire, ils le protègent, ils l'élèvent.
- N'est-ce pas union sacrée, chaque fois que l'un des leurs s'en prend injustement à nous ? Comme ce fut le cas avec Pascal Sevran et comme ce sera le cas aujourd'hui, demain etc.
- Avons-nous jamais réussi à créer le désordre chez eux ? NON!
- Permettent-ils seulement que nous intervenions dans leurs affaires ? NON !
- Alors pourquoi permettons-nous qu'ils le fassent chez nous ? Qu'ils soient maitres de nos actions, de nos pensées?
Lorsqu'on a pris le temps d'examiner les interrogations ci-dessus, on n'a plus le droit de rejeter notre frère, mais d'aller vers lui et essayer de travailler ensemble pour un futur meilleur, c'est-à-dire un futur dans lequel, nous serons maitres de nos actes et nos pensées.
Ne créons donc pas le climat de haine, qu'ils veulent que nous entretenions entre nous comme avec leur dernière trouvaille: l'idée qu'ils ont avancée de faire une journée de commémoration du 23/05 uniquement dédiée aux associations d'Outre-mer. Voila une ruse de plus, de nous monter les uns contre les autres. Une ruse qui, si l'on ne l'a décrypte pas avec de bons instruments, nous mènera tout droit vers la déchirure. L'adversaire est pernicieux, vicieux et il faut apprendre à le lire dans ses gestes et propos.
Je terminerai en m'inspirant d'une phrase de Fanon pour dire que: " Ne payons pas de tribut à l'adversaire en créant des polémiques qui s'inspirent de leurs aspirations."
MARCHE DE L'HONNEUR
Lorsqu'à
23heures30 minutes du 09/04, j'apprends de source sûre qu'il y aura
deux marches, j'ai finalement compris non seulement tout le sens du
texte d'AJM ici, mais la dérive, la grosse arnaque qui se tramait sur mon dos.
Dès
cet instant, le temps apportait donc les éléments de réponses aux
questions que je me posais et donc la plus importante est: Claudy Siar
est-il un manipulateur, est-il manipulé, ici. On peut dire à l'aune de nombreux éléments que:OUI c'est un manipulateur et NON il n'est pas manipulé, puisqu'il s'est livré volontairement.
Et son joli château vient de s'effondrer par cet acte de haute félonie.
Hier
à la place de la république, on a bien pu se rendre compte qu'à côté de
la Françafrique, il existe une entité peut-être pas aussi grande dans
son envergure, mais aussi dangereuse, pernicieuse voire mortelle: la Franç-à-nègres.
Entité constituée pour la plupart des aigris et déçus de plusieurs
horizons et dont Claudy Siar a rallié en prenant en otage la mémoire
des milliers d'africains déportés (faites bien attention à ce mot) pour la souiller dans un tango-zouk pédo-maléfique orchestré par Lozes & Cie. Bref d'un côté, il y avait un défilé des "has been" que l'état a financé et de l'autre une marche des afro-Antillais fiers de ce qu'ils sont.
Lorsqu'à 14
heures la bande à Beyala, Ribbe (très franchement que peut-on attendre
d'une vieille chaussette pourrie et d'une chauve souris) qui n'était là
que pour être vue fort de ce qui se disait à Tropiques F.M "Place
République-Bastille, l'endroit où il faut être", a entamé son défilé
direction Bastille, la cause pour laquelle nous étions là, venait de
perdre son sens profond pour être diluée dans la plus simple des
expressions: l'exhibitionnisme mercantil et vil.
Le virus de la
division venait encore de frapper et chose curieuse, un afro-descendant
lui même jetait en pâture l'honneur des siens, avec la complicité d'un
africain. Beau symbole et joli exploit des maitres de l'ombre qui,
réussissent à démontrer que le noir est corvéable et tellement cupide
qu'il soit des Antilles ou d'Afrique, en France on en fait ce que l'on
veut.
Je pris le parti
d'honorer les miens en m'alliant à ce que je considère la marche de
l'honneur, de la dignité, de la sagesse et de la mémoire nos ancêtres.
Il n'est pas important de savoir qui l'organise, mais de savoir pour
quelle raisons elle a été organisée. Seules les actes comptent et quoi
que pensent les autres vipères, les organisateurs de la marche de
l'honneur ont respecté la dignité de notre peuple. Seules les idées saines et nobles ont ma sympathie et non les personnes et cela, ceux et celles qui ont voulu se servir de moi, doivent se résoudre à cette idée une fois pour toutes.
Contrairement à
ce qui est dit ci et là dans les médias (pouvait-il en être autrement
?), le défilé de bastille a été comme on pouvait s'attendre, à l'image
de ceux et celles qui le constituaient et l'organisaient. C'est-à-dire
un défilé de la manipulation, de l'indécence et du mépris de la mémoire
des millions d'africains morts parce que les dirigeants de la France
l'avait ainsi décidé. Hier, ils ont, une fois de plus, décidé de mettre en
exergue leur mépris en décidant de venir exhiber les libertés tendancieuses à caractères sexuels, dans l'unique
but de brouiller les cartes et semer la division. La division va même très loin en proposant la journée de commémoration
le 23/05 pour les associations d'outre-mer. Mais ces gens pris comme
esclaves en Afrique pour lequel on dédie une journée de commémoration,
étaient-ils ultra-marins ou Africains ?
Défilé pour lequel la
participation était monnayée afin de grossir les rangs et tromper son
monde.
La marche de
l'honneur [République-Nation] était un réel succès, car volontaire
(aucun participant n'a reçu de l'argent ou quelques garanties pour y
participer comme ce qui s'est passé au défilé République-Bastille) et
digne. Pas de caméras de télévision pour venir distraire les uns et les
autres. Il m'est difficile de donner le nombre de participants, mais ce
qui rendait encore fierté et dignité aux ancêtres et à la marche, c'est
de voir des gens assis dans les cafés, d'autres garer leurs voitures et
rallier le cortège avec toujours cette même interrogation "j'espère que ce n'est pas le truc de Claudy siar et Lozes". Comme qui dirait, l'honneur ne se quémande pas et n'a non plus besoin de lumières, puisqu'il est lumière lui même.
Si
nous devons retenir une chose, c'est que la marche de l'honneur a été
un vrai succès qui parlera par lui même. Le défilé de bastille a besoin
de caméras et autres artifices, parce qu'une escroquerie ne peut que
fonctionner par des artifices. Au plus 2000 personnes ont pris part à
cette mascarade et parmi les 2000, il faut y extraire les quelques 500
personnes qui venaient des médias, bref un flop.
On m'aurait dit que Claudy Siar se coucherait, dévoilerait sa nudité de la sorte face au CRAN et ses mentors de l'ombre, personne ne l'aurait cru, moi le premier. Il faut donc y voir un signe des temps et comprendre la raison pour laquelle, il a fallu que ces choses ce dévoilent lors d'un tel événement. Fallait-il aller jusqu'à ce niveau de traitrise et de trahison comme l'a fait Claudy Siar pour avoir la permission d'utiliser le mot déportation ? Les financements malsains de Tropiques F.M justifient-ils cette félonie et un tel volte-face ?
MARCHE DE L'HONNEUR II
Vidéo envoyée par MBOA
21 avril 2008
LA LECON DE CESAIRE AUX AUTRES ou "BON CESAIRE L'EST FARCEUR"
Indiscutablement, lorsque l'on naît "Grand-Homme", même en quittant ce bas monde, on le reste. Pour la cérémonie d'aurevoir en son honneur, Aimé Césaire a encore fait la démonstration et de son talent et de cette grandeur qu'on lui reconnait comme durant tout son séjour parmi nous.
Dans une société martiniquaise rongée par certains symptômes d'aliénation, dans laquelle paraitre foncé pour ne pas dire
"neg" était et continue d'être un poids au regard de la mentalité de certains "Sékélé", les ancêtres ont voulu que celui qui allait être l'âme, la voix des martiniquais et des Nègres tout simplement fût plus "Neg" que l'insulte proférée à ceux qui ont le malheur d'être plus foncés aux Antilles. Comme pour donner un coup de griffe à cette imbécilité héritée du colon.
Pierre Aliker: Résumé du sens de la vie et du combat d'Aimé Césaire.
"Il faudrait se persuader que les experts des questions martiniquaises , ce sont les martiniquais". Du haut de son siècle, le fidèle compagnon d'Aimé Césaire, dignement, a donné une cinglante réplique à tous ceux qui seraient encore obnubilés par l'idée de croire que leurs idées sont la norme, la vérité. Avec l'élégance qui le caractérise, et un sourire malicieux, monsieur ALIKER a remis les pendules à l'heure. Cette phrase à elle seule résume le sens de la vie et du combat de son ami qui, très tôt, avait compris que les experts des questions nègres, devraient être les nègres et non le colon esclavagiste et maléfique.
La très remarquée absence des délégations officielles africaines.
Dans leur ensemble, les Africains ont une relation particulière avec Aimé Cesaire. Pour la plupart ils l'ont lu et étudié et leur admiration pour lui est sans faille. C'est la raison pour laquelle, ils ont été en pensée et de cœur en communion avec leurs frères et sœurs martiniquais.
Sans être chassés, les délégations officielles [politiques] africaines ont eu la sagesse de ne pas venir dire Au revoir à celui sans lequel, ils ne bénéficieront même pas de leur place de valets "nobles" du colonisateur. Les politiques africains se sont exclus d'eux-mêmes. Contrairement à ceux qui veulent leur en tenir rigueur, il faut y voir pour une fois, une logique dans leur démarche et une forme de respect.
Aimé Césaire ne s'est jamais accommodé des comportements vils et d'esclaves, de pantins, de larbins comme c'est le cas pour la plupart hélas de ceux des gouvernants africains. En s'abstenant de se montrer ils ont, à leur façon, respecter la mémoire d'Aimé Césaire.
Une Présence assez absente mais une fois de plus indécente.
Contrairement aux politiques africains, les français ont brillé par leur présence massive. Une présence sous le sceau "national". Mais en réalité, une présence motivée par des calculs électoraux pour l'argument le moins vicieux. Une présence indécente, dont les symboles les plus parlants François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Le premier a eu la brillante idée d'exclure au programme Césaire sous le prétexte de la non maturité des esprits. C'est vrai d'un côté que Césaire ce n'est pas du léger et pour le comprendre, il en faut ...
Le second, le président en chef de tout ce qui est contre l'émancipation, la libération du nègre s'est brillamment illustré à Dakar par un discours mémorable, qui a le mérite de montrer les abyssales lacunes des politiques français sur l'Afrique et/ou alors leur très grande aptitude à travestir les faits. Ce n'est pas un hasard, toute réflexion faite, si cette coprolalie a eu lieu à Dakar. N'est-ce pas Dakar qui avait un président qui était français, académicien et qui résidait en normandie 9 mois/12 pendant sa présidence ?
A qui va veut-on faire croire que subitement, le politique français a changé et s'est pris du coup de sympathie pour l'homme qui a exalté le nègre et l'Afrique ? Derrière tout cela, il y a l'image à soigner. En se prostituant de cette façon, le politique français escompte faire de grand retour d'investissement ou devrais-je dire de "prostitution". La mesquinerie est derrière tout cela et céder à la tentation d'y voir une marque de sympathie c'est faire preuve de naïveté.
Lecon aux Africains/Nègres qui se fourvoient.
Certes 'avec Léon Gontran Damas et Senghor, Césaire a été à l'origine de la négritude, il va s'en dire qu'il reste le maitre incontesté et incontestable de la prise de conscience d'être Nègre et d'en être fier. Ce qui l'a fondamentalement démarqué de Senghor sur l'essence même de la négritude. Même dans son combat politique, il ne s'est jamais départi de cet esprit de droiture, de dignité et d'honneur qui devrait accompagner chaque acte du Nègre dans sa lutte pour sa libération. Toute compromission ou écart était et reste synonyme de demeurer à jamais esclave.
Malgré cette distanciation et surtout la tentation du colon français de les mettre en opposition pour isoler Césaire et surtout approfondir la division entamée entre africains ce dernier n'a jamais failli. A la question qui lui a été posée sur la célèbre boutade: "la raison est hellène et l'émotion est nègre", il a cette réponse d'une grandeur césairienne: "les mots ont dû dépasser sa pensée". Quel seigneur ce Césaire !Pendant que l'helléniste Senghor pourchassait, traquait Cheikh Anta Diop, Césaire prenait la mesure des travaux du savant et ceci renforçait sa condition de Nègre. Aimé Césaire a et restera parmi les plus grands défenseurs de l'Afrique et c'est pour cette raison que les africains lui sont et seront toujours reconnaissants.
Les poèmes de Césaire comme réponse à la coprolalie du président français à Dakar.
Après la démonstration d'incurie historique du discours de Dakar par le président français, il y a eu des réactions de la part de certains africains, mais force est de constater qu'une fois de plus, Aimé Césaire, par la voix de Maximin et des autres artistes venus lui chanter leur reconnaissance, a le mieux su répondre à monsieur Sarkozy et toute sa bande. Lus par ces africains et antillais venus lui dire merci, les poèmes du maître ont été assenés comme des uppercuts aux oreilles de la délégation française. Ces oreilles qui ne voulaient pas entendre cette voix qui leur rappelait des années durant la laideur de leurs pensées, l'inhumanité de leurs actions ont, l'instant de cet au revoir, dû se soumettre et se résoudre à écouter le catalogue de leurs avanies, de leurs horreurs , de leur déshumanisation du Nègre. Comme dans la plupart de ces poèmes, Aimé Césaire a une fois de plus, préféré théâtraliser son propos pour mieux le faire comprendre. En même temps, il a répondu à l'humiliation que la république a voulu lui servir comme récompense de son génie créateur, en ne laissant aucun de ses membres prendre la parole à sa cérémonie. Le discoureur de Dakar ne connaît peut-être pas le proverbe créole " "Bon Dieu l'est farceur !" "
Même dans tes derniers instants parmi nous, tu as démontré que tu es le GRAND.
19 avril 2008
DU PANTHEON et de CESAIRE QUI A BESOIN DE L'AUTRE ?
Qui de Aimé Césaire et du Panthéon a vraiment et réellement besoin de l'autre? La pluie pestilentielle des hommages que la république française semble montrer au poète laisse vraiment dubitatif et interrogateur, de nombreuses personnes en particulier les Antillais et les Africains dignes. Cette façon de courtiser l'une des meilleures pensées nègres que nous n'ayons connue ne cache t-elle pas quelque chose de plus mesquin ?
En snobant Aimé Césaire, la France a longtemps cru qu'elle allait lui faire de l'ombre et le ranger dans les fonds de tiroirs. Mais mal lui en a pris, c'était sans compter avec la bénédiction des ancêtres de ce dernier. Car comme très peu de gens le savent, Césaire était un maître élu et désigné par les ancêtres pour guider les frères et soeurs happés par la main maléfique de l'esclavagiste et colon blanc de l'Afrique vers les Antilles. Ce vol que l'on a couvert du sceau de Dieu. Comme avait été désigné un autre proche de Césaire qui lui, a préféré se fourvoyer jusqu'à renier ses origines en pactisant avec le diable venu de l'occident. Ce n'est pas pour rien qu'à sa mort, il fût noblement et royalement enterré comme un vulgaire individu, alors qu'il a vendu le destin de son pays au colon et à la France [entré dans l'académie française non pas pour ce qu'il était, mais pour ce qu'il avait sacrifié ], convolant même aux noces avec une descendante de colon pour mieux servir le diable. Les ancêtres ne pardonnent pas de tels affronts. Bref laissons de côté cette partie de spiritualité africaine et revenons au sujet.
Proposer et même avoir pensé un seul instant d'aller compromettre la mémoire de Aimé Césaire dans l'antre maléfique qu'est le panthéon est, on ne peut plus faire preuve de prostitution vile et de renoncement de soi et de trahison. Toute sa vie durant, Césaire a refusé la goujaterie qui consistait à le couvrir d'honneurs vils afin de le contenir comme l'a toujours fait la France lorsqu'un Nègre se fait insolent et impétueux. Comment peut-on oser briser ce serment d'honneur qui était sa ligne de conduite de ce grand homme, comment peut-on ainsi vouloir le trahir et prétendre qu'on l'aime en voulant offrir sa mémoire à Napoléon, Victor Hugo et toute la clique maléfique mue par la haine des Nègres ?
Osez le trahir et vous verrez comment la foudre des ancêtres s'abattra sur ceux ou celles qui prendront cette lourde responsabilité. Aimé Césaire, ce n'est pas comme celui qui lui a fait découvrir sa négritude [comme il le disait lui même]et qui y a renoncé lorsque le diable s'est présenté; Aimé Césaire c'est la dignité, c'est l'honneur, c'est le refus de la compromission et non la trahison. C'est le monsieur qui est resté logique et respectueux d'une chose: LA DIGNITE .
Aimé Césaire est une institution qui n'a nullement besoin du panthéon auquel on semble vouloir faire correspondre sa pensée, pour empêcher son retour vers ses ancêtres; c'est ce dernier qui a besoin d'Aimé, car il le grandira, lui donnera une couleur humaine, le sortira de l'esprit du mal qui y rode et le hante. Seulement celui-ci ne mérite pas qu'on y dépose un béni de nos ancêtres. Césaire et panthéon sont des conceptions aux antipodes l'une de l'autre, l'un a incarné l'humanité et l'autre incarne la flagornerie, la récupération, l'insulte. Car c'est de son vivant qu'il fallait lui témoigner cette reconnaissance si tenté qu'ont soit, de penser qu' aller au panthéon est une marque de reconnaissance et surtout dans le cas d'Aimé Césaire. Le panthéon a déjà souillé la mémoire de Toussaint Louverture. Y enfermer Aimé Césaire n'est pas un signe de grandeur mais de traitrise, de pusillanimité, de morbiderie et de ruse; or Aimé Césaire n'a jamais rusé avec les principes.
Post-Scriptum: Genre de commentaires qui peuvent induire en erreur, nos enfants et ceux des adultes peu au courant de certaines choses quand ils lisent ceci: " ... Nicolas Sarkozy, coupable, à ses yeux, d'avoir soutenu sans nuance ce texte régressif. C'est à cet interlocuteur intransigeant que le président de la République, pas rancunier, veut aujourd'hui réserver une place solennelle dans l'histoire de France... et même au Panthéon. " Olivier Picard des DNA. L'auteur se ravise un petit peu et ajoute "La proposition est belle mais l'intéressé n'en demandait pas tant." Toute la citation ici.
Seulement l'idée de croire que l'entrée de Césaire au Panthéon est une marque de reconnaissance, un acte d'élever ce dernier, que c'est une faveur "réservée" de la république concernant la chantre de la négritude est un gros leurre, une manœuvre de plus pour tenter de noyer une injustice criarde et gratuite. Mais, et c'est en cela que la France, une fois de plus, se trompe et ruse. Croire qu'en introduisant Césaire au Panthéon, on lui réserve une place solennelle dans l' histoire. Mais qu'est ce que dont le panthéon à côté de Césaire ? La France à côté de ce que représente Aimé Césaire dans le monde, reste un petit et c'est ce que ceux et celles qui veulent son entrée au panthéon semblent ou veulent occulter. C'est pour cela que Aimé Césaire pourrait faire entrer le panthéon dans l'histoire de l'humanité et non l'inverse. Aimé Césaire est universel, le panthéon ne reste que français, là est toute la différence.
Lire aussi " Aurevoir Grand NEGRE "
17 avril 2008
AUREVOIR GRAND NEGRE !
Aimé Césaire grand chantre de la liberté et de la négritude vient de s'en aller. Et comme le disait Amadou HAMPATHE BÂ: "Lorsqu'un vieux meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle".
Au-delà de cette disparition, c'est le concert d'hypocrisie chère à la république française et à ses dirigeants politiques toutes obédiences confondues qui m'attriste. Les vautours et les hyènes utiliseront le "verbe" cher au grand maitre, pour lui chanter des louanges pourtant leurs idées sont à l'opposée des idées que défendaient Aimé CESAIRE. Idées qui lui ont valu "la mise aux bans" des honneurs qui lui étaient pourtant dus; comme l'a rappelé Ségolène Royal. Si les mots ont encore un sens, alors la république devrait s'abstenir de couvrir de louanges cet homme qu'elle a honni parce qu'il a eu l'audace de lui montrer sa laideur.
En ignorant de son vivant l'humaniste et talentueux homme de lettres qu'était Aimé Césaire, et attendre sa mort pour le couvrir d'honneurs comme il se fait depuis l'annonce de sa disparition est tout simplement dégoutant et malsain. C'est cette goujaterie républicaine qui attriste de nombreuses personnes qui, comme moi, ont été nourries à la plume et à la sagesse du maitre. Sinon le guerrier qu'il était mérite bien son repos.
Loin de ce tintamarre hypocritement républicain, le nègre qu'il est,va écouter et regarder les charognards se bousculer et dire des flatteries, des sottises et une fois de plus il rétorquera: "Nègre je suis, nègre je resterai".
Pour ton départ, je te dis merci et que les ancêtres t'accueillent comme tu le mérites.
" Le malheur de l'Afrique c'est d'avoir croisé la
route de l'Europe ".
« (...) au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce
n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation
de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de
l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont
ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les
nègres d’Afrique »
« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes
que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation
qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une
civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une
civilisation moribonde »
«
Il faut lutter contre un droit qui instaure la sauvagerie, la guerre,
l’oppression du plus faible par le plus fort. Ce qui est fondamental,
c’est l’humanisme, l’homme, le respect dû à l’homme, le respect de la
dignité humaine, le droit au développement de l’homme. Les formules
peuvent différer, bien entendu, avec le temps, avec les siècles, avec
les compartimentages géographiques, mais enfin, l’essentiel est là ».
24 février 2008
L'HONNEUR NE SE QUEMANDE PAS.
La négrophobie pourra t-elle jamais être combattue en France au même titre que l'antisémitisme ? Le Noir recevra t-il le respect qu'il attend de la France ? Non ! Ce, pour au moins 3 raisons.
Si les deux premières raisons sont du fait du système, la troisième raison est du fait du Noir hélas, et semble entériner les deux autres et conforter ceux et celles pour qui la pratique de la négrophobie est aussi naturelle que respirer.
Mais Si toutefois le Noir veut se faire respecter, la réussite de son combat, n'est tributaire que de la perception qu'il a de lui.
La culpabilité des Européens vis à vis des Juifs
Il faut d'emblée dire que l'antisémitisme a eu le "mérite" de faire prendre conscience (?) aux européens de leur propre laideur, qu'ils ont longtemps refusée de voir lorsqu'ils s'adonnaient à cœur joie à l'extermination d'autres peuples.
Ce que nombreux pensent être l'oppression de la mémoire de la shoah sur le continent européen et en dehors, n'est en réalité que la réponse aux scénaris et idées dont le tort est d'avoir été appliqués sur d'autres européens. Cette réponse ne souffrirait pas de cette accusation, si elle ne paraissait pas aujourd'hui indisposer d'autres mémoires aussi douloureuses, par certains dont le but avoué est la hiérarchisation des crimes donc des victimes.
Donc c'est une affaire européo-européenne qui rappelle à la prétentieuse Europe, qu'elle n'a jamais été lumière que pour elle même et non pour l'humanité.
Les monstres que l'Europe a engendrés lui auraient-ils appris l'humilité ? Rien n'est trop sûr. Toujours est-il que cette culpabilité que les Européens ont, d'avoir exterminés les leurs avec les mêmes arguments qui pourtant avaient été réservés aux autres, est un argument de poids qui les hante, et les contraint à considérer les crimes qu'ils ont perpétrés sur d'autres comme des événements mineurs si ce n'est des non événements, et à ne pas leur accorder une importance. Cette considération est d'autant plus palpable et visible en France lorsque l'on conçoit et observe la place du "Noir" dans la société française.
La concurrence victimaire
Pour ne pas à avoir à traiter avec la même acuité, la même énergie et surtout avec le même sérieux le problème de négrophobie en France et faire admettre la normalité de ce comportement, le système a mis en place des instruments plus ou moins fantaisistes de lutte, histoire d'avoir la conscience tranquille et le sentiment de combattre. Un des premiers indices qui montre le caractère "détail" associé à la négrophobie, c'est de ne pas la nommer comme telle en la noyant dans le fourre-tout du racisme, lorsque l'on sait que la notion de race n'existe pas scientifiquement.
Conséquence logique de la vacuité et de la nocivité de ces pseudo instruments c'est de desservir ce pour quoi ils ont été construits. Face à l'inefficacité et à la dangérosité de ces instruments et surtout de la bonne santé des thèses négrophobes, certains Noirs décident de porter le combat, les revendications à leur manière et de ne plus rester dans l'attentisme dans lequel les différentes politiques du système contre la négrophobie les assignent.
C'était sans compter avec les tenants d'une certaine idéologie de la mémoire et surtout de la qualité de la victime. Cette revendication "de plus" des Afro descendants est perçue comme une "Concurrence" voire une offense par ces censeurs. Alain Finkielkraut, chef de file de cette escadron portait l'estocade en parlant de "chacun veut sa shoah" et Elisabeth Lévy vient confirmer cette posture " excluante et accaparante" de la mémoire et de la victime dans son "La Victimocratie en action". Ultime (?) coup de griffes pour définitivement empêcher toute expression de mémoire autre que celle issue de la shoah et assigner le Noir dans ce que Jean Baptiste ONANA, dans le titre de son livre intitule " Sois Nègre et Tais-toi !"? Et l'acharnement sur l'humoriste Dieudonné et Kémi Seba vise à punir cette outrecuidance: celle qui a consisté à se "rebeller" et pointer du doigt les sources et auteurs du mal être du Noir dans la société française.
Aliénation et auto-censure.
Bernard Dadié disait : "Elles sont lourdes, lourdes les chaînes que le Nègre met au cou du Nègre pour complaire aux maîtres du jour ". Le comportement de certains africains et afro-descendants en hexagone est bien résumé dans cette citation de l'écrivain ivoirien, et participe à la bonne santé de la négrophobie et du mépris du Nègre. C'est ainsi que certaines associations, certains individus s'autoproclamant "leader des Noirs" ne font l'économie d'aucune bassesse, d'aucune vilité dans le but de se retrouver assis aux côtés de celui qui n'hésitera pas la seconde d'après, de les descendre ainsi le rappelait Aminata Traoré en citant l'adage africain "Les mêmes mains qui vous applaudissent quand vous montez sur le trône, sont celles-là qui applaudissent également quand vous chutez ". Rappelons également ceci à ces larbins: "Nous ne connaissons pas avec certitude la clé du succès. Mais la clé de
l'échec est d'essayer de plaire à l'oppresseur."
L'autre attitude, est l'auto-censure que s'inflige le Noir face à l'agression dont il est victime. En mémoire, l'image du footballeur Abdeslam Ouaddou qui, deux jours après avoir été demandé des explications à son agresseur, s'excusait devant les caméras de télévision pour son geste. Tout comme Boubacar Kébé qui s'est excusé, d'avoir fait un doigt d'honneur à la tribune bondée d'idiots qui l'agressaient copieusement. Rappelons que pour s'être exprimés à leur façon, les arbitres des matchs respectifs n'ont pas hésité à les sanctionner. Tout le contraire d'un grand Zidane qui a compris que l'honneur ne se négocie et ne se marchande pas.
Les attitudes de ces joueurs mettent en exergue la peur du Nègre de revendiquer le respect parce que le système le lui reprochera, le lui fera payer, exige de lui la docilité à toutes les situations. Il n'est pas inutile de rappeler cette citation de Thomas Sankara: "L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère..."
13 février 2008
LE TCHAD: LA PARADE DE L'EMPIRE
Les Africains sont-ils réellement conscients de ce que se passe aujourd'hui sur leur continent ? Ce que l'on appelle "la diaspora" fait-elle son travail d'éclaireur, de résistance contre les idéologies qui asphyxient le continent, ou se contente t-elle pour certains, de se complaire dans l'apparent "confort matériel" qui hante leur existence.
Le faux calme qui n'est rien d'autre qu'une indifférence voire une couardise comme seuls certains africains savent faire montre, tend à prouver que cette prise de conscience du danger que court l'Afrique dite francophone est loin d'être la préoccupation des uns et des autres; plus grave, la prise de conscience semble se dresser comme un obstacle à leur quête du "bonheur" éphémère que l'occident leur offre; pour combien de temps encore ?
A juste titre, Gilbert Léonard cite, dans un excellent billet sur l'affaire de Zoé, le très humaniste poète Victor Hugo qui, dans un élan de grande générosité, disait ceci : " Allez, Peuples ! emparez-vous de cette terre. Prenez
là. A qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu.
Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à
l’Europe. Prenez-la ", parlant de l'Afrique.
Dans un billet intitulé, "Disons non au vampirisme colonial", Hubert Vedrine alors ancien ministre des affaires étrangères et qui a d'ailleurs conseillé l'actuel président sur certaines questions de la politique étrangère de la France disait ceci: " Il faudrait actualiser, rendre légitimes les formes modernes de
protection ou de tutelle sous mandat du conseil de sécurité réformé " ce qui signifie rien d'autre que, le travail de colonisation doit se faire maintenant avec l'aval de l'ONU. Et la récente intervention de la France au Tchad n'a fait que confirmer, le propos de l'ancien occupant du quai d'Orsay et accessoirement conseiller du président Sarkozy.
Le discours sur l'africain qui n'est pas entré dans la civilisation de Nicolas Sarkozy et les mots de Victor Hugo, je cite "Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille
Afrique maniable à la civilisation, tel est le
problème. L’Europe le résoudra. ", ainsi que le rôle d'entrave, d'obstacle à l'épanouissement de l'Afrique dans lequel la France s'est inscrite sont autant d'indicateurs qui ne devraient plus laisser place à quelconque doute sur les intentions malveillantes de l'occident, chez les Africains. L'indépendance, l'épanouissement de l'Afrique signifient la fin du mythe, de la légende d'un occident bienveillant et bienfaiteur; la mort d'une coopération qui ne l'est que de nom, car la réalité est que c'est une vaste machine de destruction du continent.
D'aucuns semblent sous-estimer la capacité de nuisance de la politique étrangère de la France en Afrique, mais ils n'ont qu'à aller faire un tour pour constater l'ampleur des dégâts, le tout sous le doux nom de: "coopération". La présence française dans les pays africains est un réel déni d'identité offert aux populations, un suicide général de la conscience de se reconnaître et s'accepter comme tel, c'est à dire: Africain. En d'autres termes, la France tue l'Afrique comme le disait Aimé Césaire, " Le malheur de l'Afrique c'est d'avoir croisé la route de l'Europe ".
Ceux des Africains qui vivent dans l'éphémère confort qui consiste à ne pas se poser des questions sur le devenir de leur continent, semblent oublier que l'actuel président français a, entre autre mission également, de leur mener la vie dure. L'ancien ministre de l'intérieur n'avait t-il pas déclaré que les Noirs étaient plus violents que les Arabes ? Et les thèses dites lépénistes qui, véhiculées par Nicolas Sarkozy et ses acolytes, curieusement ne vont plus jaser les plus ardents défenseurs des droits de l'homme parmi les intellectuels et politiques français prouvent que "casser du Noir" est mis au même rang que "retrouver du pouvoir d'achat" c'est à dire priorité des priorités.
Plus que jamais, il est temps de voir ce qui se passe au Tchad [pour ne citer que celui-là], pour comprendre que si l'africain ne prend pas le parti de se défendre, il périra, et compter sur les bons sentiments de la politique de Nicolas Sarkozy est déjà un pas grandiose vers cette fin. Car la colonisation nouvelle de l'Afrique est entrain de se faire cette fois avec l'accord tacite des africains bien plus préoccupés à s'occidentaliser.
DISONS NON AU VAMPIRISME COLONIAL, ici.
LE DISCOURS DE Victor Hugo, ici
LA FRANCE PILLE L'AFRIQUE PAR LE FRANC CFA ici
11 janvier 2008
LE DEPUTE MARIANI LES AIMERAIT-IL QUAND ILS SONT ENFIN MORTS?
C'est de leur vivant qu'il fallait que vous vous occupiez de savoir s'ils sont traités comme de vrais Français cher député Thierry Mariani. C'est à croire que vous les aimez morts pour ainsi leur prouver votre amour et votre sollicitude. Le peu d'estime que l'on pouvait avoir des hommes et femmes politiques français et de la France fane à une vitesse V depuis que " grâce à Nicolas Sarkozy, la droite n'a plus honte d'être à droite." *
Sans aucun respect pour les familles et avec l'arrogance qui le caractérise, Thierry Mariani rate une occasion de ne pas , une fois de plus, infester le climat, dans une affaire qui n'est pas encore sur le point de trouver une solution; du moins sur son volet juridique. Les familles des victimes auront-elles des réponses à leurs questions ? Quelque soit le cas, rien ne remplacera les enfants ainsi arrachés à la vie de façon "spectaculaire".
La tentative qui a été celle des médias, de la police, de l'IGN, du ministre de l'intérieur de couvrir une bavure (?) de plus (?), en accusant les victimes, a été mise à rude épreuve par un vidéaste amateur. La vérité sortira t-elle de cette vaste industrie à étouffer les crimes commis sur des victimes parce que pas françaises comme on le souhaite ?
En s'interrogeant donc, je cite: " «Pourquoi les deux adolescents ne sont-ils pas inhumés en terre française, mais dans leur pays d'origine ?»" le sulfureux député soulève une fois de plus la question de l'amour que l'on peut porter à la France et par cette interrogation, jette la suspicion, accuse les français issus de l'immigration africaine de ne pas aimer la France. Mais, et c'est l'idée qui est dissimulée, c'est la question de la défense des valeurs, de la civilisation des valeurs françaises donc occidentales qui est posée.
Peut-on aimer cette France qui vous renvoie tous les jours à vos origines parce que votre couleur de peau, votre façon de vous vêtir, votre nourriture, votre "Dieu" etc. parce que vos valeurs ne sont pas "identiques" aux siennes ? Tout esprit sain et logique devrait dire NON.
Ceux des français qui sont dans les pays africains n'y sont pas pour
leur amour pour ces pays, d'ailleurs ils ne respectent aucune des
valeurs de ces pays, ne parlent même pas une des langues locales,
pratiquent du communautarisme à outrance etc: pourtant ils y sont et s'y sentent d'ailleurs bien. Il y a donc une erreur quelque part et tout le travail consiste à la trouver donc la résoudre.
Cette idée de défense des valeurs, de la civilisation on l'entend depuis, on la voit circuler, faire son chemin. Mais ceux qui la propagent doivent réfléchir sur ces propos de René GUENON: "Quelques uns parlent aujourd'hui de défense de l'occident, ce qui est vraiment singulier, alors que, c'est lui qui menace de tout submerger et d'entrainer l'humanité entière dans le tourbillon de son activité désordonnée..." 1. L'occident ou la France porte les germes de sa propre décadence et devrait plutôt se protéger d'elle même au lieu de rester dans l'illusion d'une menace dont les causes seraient exogènes.
* Propos de Mariani Thierry.
1- La crise du monde moderne ---Folio Essais
23 décembre 2007
Bernard Kouchner & l'Arche de Zoé
Le silence du ministre des affaires étrangères sur l'affaire de l'arche de Zoé tranche bien avec ses colères pourtant promptes et injustifiées face à certains événements qui quelques fois ne demandent pas tant. Mais on ne le dit pas assez, Bernard Kouchner est le grand artisan du drame qui se déroule au Tchad. L'homme qui, avant tout le monde, a compris que pour faire des affaires en territoires troubles, il faudrait une carapace qui vous couvre de tout soupçon n'est pas resté silencieux pour rien. Son hyperactivité au Biafra et les conséquences qui ont suvi, concourent à cette prise en compte de la réalité des choses. C'est ainsi que, pour allier guerre et buziness, en d'autres termes faire de bonnes affaires en périodes troubles, l'homme a crée le concept "ingérence" aux allures "humanitaires" afin de poursuivre sans heurts les affaires et surtout faire fonctionner l'économie de la guerre, chère à toutes les puissances occidentales qui distillent à travers le monde des armes en lieu et place de la paix. Les occidentaux ont compris que la guerre rapporte plus d'argent que la paix, c'est pour cela que toute la littérature de leur part sur la paix n'est que pure escroquerie intellectuelle, puisque l'argent est au centre de leur existence. Ne disent-ils pas que l'argent est le nerf de la guerre ?
Quoi de plus normal que le théâtre de cette économie-buziness soit certaines zones de l'Afrique. Les Etats-unis et la Grande Bretagne ayant pris le gateau en Irak, la France ne souhaite pas se faire damner le pion par la chine qui, lentement mais surement, l'expulse à coups de réalisations concrètes de son précarré. L'Affaire de Zoé ne pouvait pas mieux tomber pour Kouchner et son ingérence humanitaire. Le Tchad, la République Centrafricaine et le Soudan, des lieux riches en ressources minières, pour faire avancer les affaires en France. On comprend pourquoi la France continue à renforcer sa présence militaire en Afrique, la plus conséquente à travers le monde, pour continuer sa mainmise sur les ressources de ces pays, au grand dam des populations locales.
L'affaire de Zoé fait résurgir la sempiternelle question: Pourquoi la France ne quitte t-elle pas l'Afrique ?
Les populations des différents pays francophones, ont toutes le même
désir: celui de ne plus avoir affaire à cette ancienne puissance
esclavagiste et aujourd'hui colonisatrice et ainsi organiser leur vie de cité. Les différentes coprolalies
des personalités française et occidentales agacent au plus haut point
les africains et ces derniers en ont marre. Le soutien logistique,
militaire que la France apporte à ses complicités pour taire la
population ne feront plus le poids face à la détermination de ces populations qui veulent définitivement mettre un terme à ces pratiques immondes.
L'Affaire Zoé est la goutte d'eau qui fait déborder la coupe, car en
plus du politique, cest le citoyen français qui s'y colle à son tour en
venant voler impunément des enfants africains. Des familles et des associations
qui font du buziness sur le dos d'êtres humains parce qu'africains.
Exactement comme cela se passait lors de l'esclavage. Encore plus
grave, c'est l'arrogance des bandits et de leurs populations qui
incriminent une fois de plus les victimes. On est d'ailleurs surpris de voir que les familles qui ont avancé de l'argent pour s'acquerir de la " marchandise exotique " ne soient pas poursuivies.
Arche de Zoé revèle une chose, si les Africains continuent à
faire confiance aux occidentaux et à démeurer dans l'affectif comme c'est le cas actuellement,
ils courent à leur perte.




