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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

23 août 2008

LA RECOMPENSE DE NOS ACTES.

Thomas Sankara, "L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère... "

Tant qu'il y aura encore des Noirs dont la lâcheté pousse à disculper, à excuser,à nier les comportements  dont ils ont été victimes et le sont encore, alors des Afro-carribéens agressés par la police, des Africains humiliés tous les jours, nous en connaitrons davantage. Les souffrances des Noirs seront inimaginables tant qu'ils ne se départiront pas de leur incapacité à voir la source du problème, de leur incapacité à surpasser leur égo, de leur incapacité à s'émerveiller devant les tours de passe-passe des autres. Tant qu'ils ne cesseront pas avec leur propension à la félonie, à la mangeoire facile et  surtout leur propension à ne pas savoir faire front ensemble; Aimé Césaire disait: " Cette foule qui qui ne sait pas faire foule ". Ne sont-ce pas les Antillais qui trouvent que les Africains ne doivent pas être concernés par "leurs problèmes" et excluent des discussions sur l'esclavage les Africains lorsqu'ils ne les accusent pas de les avoir vendus ? Ne sont-ce pas les Antillais qui méprisent les Haïtiens et trouvent qu'ils viennent finir leur pain ? Ne sont-ce pas les Camerounais qui pensent être supérieurs aux Maliens ?  Les Ivoiriens aux Burkinabés ? La liste serait sans fin s'il fallait énumérer.

Des siècles ont passé entre les deux contenus des vidéos ci-dessous, mais le traitement lui est resté le même, les bourreaux et les victimes sont restés les mêmes.

Le Peuple Noir
Vidéo envoyée par BLACKMUSICS

BAVURE POLICIERE SUR ANTILLAIS
Vidéo envoyée par STiLNoXx

A près avoir constaté ce que nous savons et qui n'est une surprise pour personne et surtout jugé par nous-mêmes comme le recommandait le mail qui a été envoyé, que faisons-nous ? N'est-ce pas le policier Antillais qui fait du zèle face à un Africain lors d'un contrôle de police ce pour montrer à ses collègues son professionnalisme, bien plus, l'antériorité de son appartenance à la France ?
Allons-nous mettre fin à nos actes de traitrise ? Allons-nous taire nos égo ? Allons-nous cesser les divisions qui nous rendent davantage faibles ? Ce qui s'est passé avec ces jeunes afro-carribéens est tout simplement le prix de nos couardises.
Rappelons nous que "Le chien aboie la caravane passe", tout comme "on se fout pas mal du nègre à Paris comme à Verdun d'ailleurs ". Alors tout ceci est mérité d'une certaine façon et nombreux d'entre-nous le souhaitent même très souvent pour assurer leur "singularité" face aux autres. Ne flatte t-on pas le Noir en lui disant " Toi tu n'es pas comme les autres noirs " ? Que fait-il à l'écoute de cette flagornerie ? Il enfonce le reste euh les autres.

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30 juillet 2008

LES PRIX DES COUARDISES

Thomas Sankara: "L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère..."

La stupéfaction, l'émoi et bien d'autres sentiments animent aujourd'hui la communauté "noire" de France face la détermination de la classe politique française et en particulier du sarkozysme à établir d'autres rapports avec elle, basés sur la répression sauvage et arbitraire, le déni de tous les droits et la chasse à l'homme concernant les individus issus de cette Communauté. Le "sarkozysme" dont l'autre caractéristique essentielle en plus  du bling-bling, du clientélisme est: son irrépressible obnubilation à humilier l'Afrique pour ne pas dire les "noirs" par une rhétorique, produit d'une grande incurie qu'une simple expression de méchanceté gratuite et primaire.
Face à une telle démonstration d'incurie et d'incompétence, on comprend aisément les propos de François Mitterand, perçus comme narcissiques à l'époque, lorsqu'il se considérait comme le dernier "grand" président de France.

La sagesse populaire nous apprend que l'on a les gouvernants que l'on mérite et les français ont, celui qu'ils méritent, quelles que soient les raisons de ce  choix. Dans le cas des "noirs" de France, on peut également dire qu'ils ont le traitement qu'ils méritent.

Lorsqu'on fait le choix du fourvoiement, de la compromission, de la félonie, du déni de soi alors il n'est pas surprenant que le résultat soit celui que l'on connait aujourd'hui en France où, le pouvoir en place ne fait l'économie d'aucune humiliation envers les noirs. Lorsque l'on va jusqu'à quémander, s'agenouiller devant l'autre pour vous reconnaitre comme son alter-égo, le résultat est hélas l'avilissement.  Les dernières humiliations en date sont le déni de justice à l'endroit de
Pierre-Damien Kitenge et l'arrogance d'un Henri Guaino qui enfonce le clou un an après l'injure certes empreinte d'une incurie notoire retentissante et somme toute attristante de son auteur à l'endroit de l'Afrique, mais preuve du manque de considération que les autorités françaises ont des noirs en général et la cause de tout cela ? Le besoin quasi pathologique de certains parmi ces derniers, à chercher toujours à plaire et oubliant que: "La clé de l'échec est d'essayer de plaire à l'oppresseur". A se demander quelle humiliation ferait prendre conscience aux noirs de la nécessité de se décider enfin à se défaire de l'emprise ?

Pourtant, les exemples de déception parmi ceux qui ont cru à une reconnaissance de l'oppresseur sont nombreux; mais comme il est dit précédemment, le mal doit être pathologique pour que nombre de noirs continuent dans cette voie de la mort par procuration, oubliant le proverbe qu'Aminata Traoré nous rappelle dans son roman* :"Les mêmes mains qui vous applaudissent quand vous montez sur le trône, sont celles-là qui applaudissent également quand vous chutez " et modestement on pourrait rajouter à cette citation: "sont celles qui vous aident à chuter".

Alors toutes les jérémiades auxquelles nous assistons de la part de cette communauté, ne sont à classer que dans ce que nous apprend l'autre adage: "Les chiens aboient, la caravane passe" et rajoutant à cet adage une boutade révélatrice de ce que l'on pense du nègre: "on s'en fout des nègres à Paris ". Oui! La caravane sarkozyenne continue impassiblement son chemin, car elle sait bien que les chiens en face ne savent et ne peuvent que hurler et incapables de mordre, car à la vue de l'os, ils rentrent savamment et joyeusement leur queue.

* "Viol de l'imaginaire" de Aminata Traoré.



 

Posté par MBOA à 15:47 - EGO - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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