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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

09 octobre 2008

Abdoulaye Wade fera t-il son Idriss Déby ?

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Espérons qu’une fois de plus, l’espoir de nombreuses familles sénégalaises et des africains en général ne s’enrhume dans une opération de zèle dont l’issue est connue d’avance par ceux qui l’initient. Les plus sceptiques que j’ai interrogés me disent sans tergiverser que “c’est du feu de paille tout cela”, “un air du déjà vu” et la réponse la plus anecdotique mais non moins symbolique est ” Croyez-vous que Wade puisse contrarier son chef ?”. Le chef ici est le président français Nicolas Sarkozy.

Cette dernière interrogation porte la marque des stigmates que portent les africains et symbolise les rapports entre l’Afrique francophone et la France tout en exprimant le pessimisme qui habite chaque africain lorsqu’il s’agit de la défense de son droit face à l’empire colonial. Cette remarque interrogative n’a t-elle pas sa justification dans les agissements de certains et plus précisément ceux des dirigeants africains francophones qui continuent en plein 21 siècle à se conduire en bourreaux pour le compte de leurs ventres et des intérêts de l’hexagone ?

La dernière poltronnerie de Idriss Déby dans l’affaire de Zoé reste encore présente dans les mémoires et pousse non pas au pessimisme mais au réalisme affiché par certains sénégalais qui n’attendent rien du procès que leurs autorités ont engagé à l’endroit des autorités françaises dans les incendies meurtriers et lynchages qui ont touché les populations africaines à Paris il y a 3 ans. Car si la France a toujours été frileuse à assumer ses actes (génocide au Cameroun, le massacre de Thiaroye etc…), elle est aidée en cela par ses jokers placés ci et là dans les états francophones en se révélant comme le premier obstacle à la révélation de la vérité. En d’autres termes, Abdoulaye Wade ne sera t-il pas le premier frein à la révélation de la vérité comme Idriss Déby l’a été dans l’affaire de l’arche de Zoé ?

Dans son souci de ne jamais faire face à ses responsabilités dès qu’il s’agit de l’Afrique, la France s’est spécialisée dans la forfanterie et le zèle. Le juge de Evry en lançant un mandat international le 13 septembre dernier contre 9 autorités sénégalaises suite au naufrage du “Joola” a, à l’image du juge Bruguière dans le génocide rwandais, voulu faire la démonstration du mépris que la France affiche à l’endroit de l’Afrique et de l’impunité de ses actes d’une part et d’autre part, comme le rappelle Me Ousmane Sèye, faire du zèle :”d’une preuve de zèle de certains juges français pour se faire sortir de l’anonymat “. Ceci, dit-il ” depuis qu’ils sont, de plus en plus, médiatisés “. Ce que confirment les propos Me El Hadji Diouf: … ce juge se croit en territoire conquis “. Puisque, explique-t-il, ” la responsabilité pénale est personnelle et individuelle », avant d’ajouter pour préciser que ” le Sénégal n’a pas de contentieux avec la France, mais avec un “petit juge français ” et que la nouvelle loi sur la compétence universelle va permettre de poursuivre des actes commis sur des Sénégalais, partout ailleurs, dans le monde“. Bonne nouvelle ! Mais quelle est sa résistance face aux coups de boutoir des Idriss Déby, Abdoulaye Wade et consorts ? Le procès qui s’est ouvert au Sénégal aujourd’hui est un test grandeur nature et permettra de savoir si l’exemple du Sénégal fera école.

Toute la peur des familles sénégalaises est de voir le premier des leurs faire son Idriss Déby en empêchant la justice suivre son cours de manière sereine en lui glissant des peaux de banane sur le chemin qui mène à la vérité.

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19 mai 2008

ELOGE D'UN GENOCIDE: LA FRANCE SAUTE SUR KOLWEZY

Jusqu'où ira le mépris de la France pour l'Afrique ? Combien de temps les Africains accepteront-ils êtres froissés ainsi par une puissance dont la survie à l'échiquier internationale dépend du continent africain ? Quiconque a regardé le journal de TF1, et connait le sujet traité, ne saurait se soustraire de ces questions, lorsque la chaine de télévision a diffusé son reportage sur l'ancien président français de 1974 à 1981 et l'anniversaire aujourd'hui fêté.

L'ancien président français Valéry Giscard D'estaing ne manque vraiment pas d'air. En se rendant à Kolwezy pour célébrer les exploits de la légion étrangère, il ouvre une porte débouchant sur l'apologie des crimes de l'armée française en Afrique et dans ce volet, la liste est bien longue. Dans 6 ans, s'il est encore en vie, monsieur Chirac pourrait lui aussi se rendre en Côte d'ivoire pour fêter le dixième anniversaire de la tuerie des ivoiriens par l'armée française.

Valéry Giscard D'estaing ne manque vraiment pas d'air. Celui qui s'est enrichi sur le dos des centrafricains en volant les diamants de ces derniers ne s'est pas seulement contenter de flouer l'ex "ami" feu Bokassa sur le plan des minerais, puisque la légende lui attribue également des affaires d'alcôves" avec la femme de l'empereur. Ce qui est un acte de haute traitrise, pour un ami.

L'opération de Kolwezy n'était rien d'autre qu'une opération génocidaire, une opération d'épuration ethnique pour le compte du contrôle des richesses de cette partie hautement riche du Zaïre par les puissances coloniales. Comment peut-on ainsi aller fêter un si macabre et désastreux anniversaire si on est pas hanté par un esprit de suffisance et de mépris comme l'est la France face à l'Afrique francophone ?

Les Katangais comme aujourd'hui les palestiniens, ont été présentés comme des rebelles, parce qu'ils refusaient le pillage de leurs ressources par les puissances coloniales avec la complicité de Mobutu, celui là qui, avec les belges et les américains a commandité la mort de Patrice Lumumba pour s'installer au pouvoir et brader les richesses de ce pays, dont le coltan (colombo-tantalitte) est aujourd'hui la convoitise de toutes les industries de communication.

Ce manque de considération, ce mépris que la France affiche vis-à-vis de l'Afrique qui s'est traduit encore à ce jour par le voyage de Giscard D'estaing en Kolwézy, ne fait que nourrir un sentiment anti-français que la France regrettera dans les années à venir, les générations futures ne seront pas aussi permissives que celles de leurs parents.

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10 mai 2008

LE CRAN, EUX et NOUS !

Les articles 1382 et 1383 du code civil français disent respectivement ceci: " Tout fait quelconque qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. " et " Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence."

Le CRAN vous dérange, alors passez à l'action en le mettant face à ses responsabilités.

La bronca qui a eu lieu avant le 10 mai a, comme il a été souligné ici, montré si besoin était, notre faiblesse, notre double incapacité non seulement à agir collectivement, mais aussi à défendre nos intérêts même les plus capitaux pour ne pas dire vitaux. Ce faisant cette double incapacité que nous cumulons a davantage révélé que l'ennemi peut à sa guise, nous fragiliser avec une déconcertante facilité.

Tout le monde s'accorde à dire que le C.R.A.N*, est un ersatz d'une autre entité régnante et interlocuteur privilégié des institutions de ce pays, qui n'a pas légitimité à agir et à parler à notre nom. Il est estampillé comme l'antichambre des basses manœuvres de l'état français envers les noirs se trouvant sur le territoire français et par voie de conséquence comme un tremplin pour accéder à la notoriété suprême: un poste de député, de maire et dans les cas les plus prestigieux, la présidence de la république d'un pays de la françafrique. Toute cette diatribe nous est connue, puisque pendant des années et peut-être encore maintenant, SOS-Racisme, autre émanation des officines de l'état français, joue cette même symphonie sous nos regards et acclamations. Qu'il soit permis de dire que parmi les critiques qui décrient le CRAN, il y en a qui émanent d'associations dont on se demande si elles ne servent pas d'écran à leurs responsables, qui sont aussi à l'aise dans l'exercice de la pratique des officines pourtant, elles (associations) ne sont l'émanation, ni l'ersatz d'aucune autre entité, elles sont plutôt black-black-black pour paraphraser quelqu'un.

Que faisons-nous donc pour empêcher cette usurpation de titre et du CRAN et de SOS Racisme qui sont reconnus par l'état français, les médias etc. comme entités légitimes pour défendre nos intérêts et être nos représentants devant les institutions de ce pays ? C'est cette interrogation qui doit nous habiter lorsque nous dénonçons le CRAN et les autres.
Certains m'ont posé la question sur le bilan du CRAN dans ses actions à défendre les noirs. Ils attendent que je reconnaisse qu'il est nul. C'est d'une évidence qu'il ne viendrait même pas à tout individu sérieux de poser une telle question. Mais c'est encore un aveu de faiblesse que de ne décliner que cet aspect de la question. Il faut avoir le courage et l'honnêteté de poser judicieusement la question du bilan du bilan de la manière suivante: Quelles sont les actions entreprises par vous pour empêcher le CRAN de produire un bilan nul alors qu'il parle en votre nom, à votre place ?

A titre individuel, lorsque l'on a connaissance de l'usurpation de son identité, d'une tutelle inconnue et les conséquences qui vont avec quelle est la réaction que nous avons ? N'est-ce pas de se défendre contre cette usurpation, de la combattre et non limiter l'action dans la simple dénonciation et la pleurnicherie ? Mais qu'est-ce qui fait donc que l'on reste passif, contemplateur et même complice des agissements du CRAN alors que nous l'avons identifié comme un escroc, un usurpateur etc. une franç-à-nègres ?

J'ai proposé l'idée aujourd'hui qui me semble être la mieux appropriée pour essayer d'amorcer une tentative de reprise en main de cet "outil" qui prétend parler à notre nom qui est: de l'investir, de l'assaillir, de déloger l'intrus usurpateur en imprimant notre point de vue, de lui retirer la légitimité que nous ne lui avons jamais accordée.
Je ne vais pas ici mettre toute la stratégie, mais l'idée est d'importer, d'apporter, d'introduire à l'intérieur même du CRAN, une contradiction qui serait de nature à chasser ses tenants de l'ombre pour s'approprier un outil qui est le nôtre comme il est dit.

Si le CRAN est à l'aise c'est parce qu'il n'a jamais eu, aura t-il un jour, une contradiction des "noirs". Le CRAN dans sa déclinaison actuelle ne parlera jamais des problèmes des "noirs", il les combattra même avec plus de véhémence les jours avenirs et nous le savons tous. Et deux alternatives s'offrent à nous, soit nous continuons à subir cette situation ou alors nous la refusons et la refuser c'est aller au devant du CRAN pour le faire savoir.

Le terrain sur lequel les "noirs" doivent aujourd'hui agir est politique, sans lequel, il est inimaginable de stopper le  CRAN et d'autres organisations qui nous seront imposées. Alternative Démocrate a amorcé l'initiative et là encore, on voit notre incapacité à soutenir, à porter des projets qui sont pour nous et faits par nous. Si le CRAN sévit, c'est parce que nous l'avons voulu ainsi.

Le CRAN est entrain de devenir un Sos-Racisme bis, dont les penseurs sont dans l'ombre et mettent en exergue des figurants, qui sont sensés représentés la communauté noire.  Et laquelle communauté noire reste dans l'inaction et des querelles  de bas étages qui obéissent aux aspirations de ses ennemis au lieu de s'attaquer à la citadelle "prenable" qu'est le CRAN. Il dépend de la détermination et de l'envie des noirs, pour que le CRAN ne parle plus à leur nom et place, à ne plus se laisser distraire et détruire. On pourrait ainsi paraphraser Achille Mbémbé en disant donc que: "la communauté noire de France se sauvera par ses propres forces, ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place et c'est bien ainsi."

* Vous noterez la différence fondamental dans les acronymes C.R.A.N et C.R.I.J.F par exemple. Pendant que d'un côté on parle de d'associations, de l'autre on parle d'institutions.







 

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16 avril 2008

LE CAMEROUN SUR LE PIED DE GUERRE ?

Pendant que les puissances colonisatrices et principalement la Grande-Bretagne, la France et les États-unis divertissent, désinforment leur opinion publique  et cherchent à braquer les Africains contre Robert Mugabe, elles se gardent bien et la France la première, de dénoncer les travers du roi du Cameroun qui, dans un ultime sursaut de conservation, de séquestration et de personnalisation du pouvoir vient de tailler la constitution à ses mensurations. Cette manœuvre ne serait pas complète s'il n'avait pas aussi, d'un autre côté, pris toutes les garanties de ne pas être poursuivi après sa magistrature dont on ignore quand elle prendra fin et aucune prophétie ne saurait déterminer la fin du règne du monarque camerounais. Deux observations nous viennent à l'esprit.

  1. Le président Paul Biya devenu de fait le Roi Biya 1er, avoue par cet acte qu'il commet des fautes, délits, crimes susceptibles de poursuites et reconnait sa vulnérabilité malgré tout.
  2. Il intègre néanmoins  aussi que son règne aura sa limite dans le temps.
  3. Une fois de plus, preuve est faite que l'Europe fustige et éradique toujours ceux des africains qui les combattent dans leur exploitation séculaire de l'Afrique.

La France, habituée à instaurer et protéger les dictatures qui lui assurent la pérennité de sa main-basse (a) sur les matières premières et simplement sur toute l'économie des pays francophones en particulier [Le contrôle de la monnaie(1)], se garde de dénoncer cette entorse à la démocratie, et à la liberté; elle qui, comme on le voyait lors du parcours de la flamme olympique à Paris et la gesticulation qui a suivi, "protège les droits de l'homme partout dans le monde " comme on pouvait lire dans des banderoles couvrant des édifices tels la mairie de Paris etc. On l'a encore vu avec la protection apportée au président Idriss Déby.  N'aurait-elle pas encore trouvé un remplaçant de bonne facture au président Biya qui lui assurera l'exploitation et le pillage des matières premières ?

  1.       Une autre preuve s'il en était besoin, que la France et les européens n'ont jamais considéré et ne considèreront pas l'Afrique comme faisant partie du "monde", mais comme un réservoir dans lequel ils puisent tout jusqu'aux humains comme l'a encore illustré l'affaire de l'arche de Zoé.
  2. Les Africains ont l'obligation, l'urgence, la nécessité de combattre la France et les autres états colonialistes avec la même énergie à la hauteur du mépris qui leur est servi par les dites puissances. Ceci doit commencer par la destruction des symboles physiques (2) et mentaux.

Le remodelage de la constitution par Paul Biya est, à en croire certaines sources sur place, un facteur aggravant pour des émeutes qui, bientôt émailleront encore un peu partout le Cameroun comme en février dernier. Les partis d'opposition et la population qui en ont marre de cet énième affront de la France et de son serviteur en place depuis bientôt 30 ans, promettent des mouvements de fortes intensités. Prévoyant ces mouvements de ras-le bol, des déploiements de l'armée s'opèrent  déjà un peu partout dans le pays. Les troupes de Koutaba commencent à renforcer Douala et Yaoundé pour mater la rébellion qui ne voudrait et ne saurait digérer  une si grosse escroquerie.
Tout est à parier, qu'avec les déplacements des troupes que, le Cameroun va s'embraser dans les jours qui viennent. Les troupes françaises stationnées au Tchad, au Gabon seront toujours prêtes à donner le coup de main en cas de difficulté, selon le sacro-saint accord de défense. Et une fois de plus, c'est la population civile qui va trinquer et le pillage des biens des camerounais par la France et ses grands groupes continuera.

a- Le lecteur est, pour une meilleure compréhension de cette Main de la France sur le Cameroun, prié de lire l'excellent ouvrage de feu Mongo Beti "Main-basse sur le Cameroun".
1- La France exploite l'Afrique par le biais du Franc CFA
2-Détruire les symboles de l'occupation est un impératif de survie.

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04 avril 2008

LE CONSUL DE FRANCE AU CAMEROUN fait bien son travail

Que serait donc la France si elle ne se définissait pas elle même comme un état dans lequel le sens de la droiture, de la moralité, de l'équité n'ont aucun droit de cité ?
Que serait donc ce pays qui ignore jusqu'aux prémisses  le respect d'autrui ? Qui n'a pour toute façon de fonctionner que le mensonge, la gabegie et sa capacité à parasiter d'autres états ?
Bref que serait la France si, elle ne tuait pas les Africains pour ensuite se "positionner" aux yeux de monde comme un état qui respecte les droits de l'homme ?
Cette France là, nous ne l'aimons pas, nous ne l'aimerons jamais. Lisez la suite ci-dessous

CAMEROUN - Douala
Le consul Général de France vole au secours de Abah Marilyn, fille et gestionnaire des comptes de Abah Abah à la CBC, la banque de Fotso
D’après nos sources locales, le Consul Général de France à Douala, Jean-Marie MARTINEL est intervenu lundi dernier pour la libération de la nommée Abah Marilyn, chef de département et gestionnaire clientèle alors arrêtée pour malversations dans les comptes de certains clients de la CBC-Cameroun. Le plus troublant en est que le Consul français a aussitôt, après sa libération, fait voyager la suspecte pour la France. Après avoir accordé la nationalité à Caroline Abah, évadée de la prison de Kondengui, pour quels motifs la France continue-t-elle à voler au secours d’une famille Abah Abah reconnue, preuves à l’appui, comme celle des détourneurs des fonds publics et des voleurs ? Pour quels motifs Yves Fotso recrutait-elle comme cadre gestionnaire une personne sans aucune expérience bancaire et pourquoi confiait-il dans sa banque la gestion des fonds d’un père Abah Abah Polycarpe soupçonné de détournement de fonds publics à sa fille ?

Par Ndzana Seme


NEW YORK 04/03/2008 – Abah Marilyn est connue par notre source comme une ancienne gérante d’un restaurant « fast food » en France.

Mais malgré une expérience aussi éloignée du monde de la finance, Yves Fotso, Président du Conseil d’administration de la Commercial Bank of Cameroon (CBC),  n’avait pas ménagé sa recommandation pour que la jeune femme soit recrutée dans sa banque familiale comme gestionnaire et chef de département. Il fut aussitôt alloué à Marilyn Abah un gros salaire.

Il se trouve tout simplement que la mère de Abah Marilyn porte la nationalité française. Certains membres du personnel de la CBC sont persuadés que la mère de Marylin Abah n’est rien d’autre que Caroline Abah, l’épouse de l’ancien ministre des finances Abah Abah Polycarpe, aujourd’hui aux arrêts.

Hier, Abah Abah a aussitôt été évacué à l’hôpital central à la suite d’une supposée crise cardiaque. Il faut douter d’une telle crise cardiaque quand on sait que son épouse s’était évadée en 2003 en usant d’un prétexte similaire.

La France accorda la nationalité à Caroline Abah, évadée de la prison de Kondengui

Or Caroline Abah s’était en effet enfui du Cameroun en 2003 après avoir été écrouée à prison de Kondengui à Yaoundé pour détournement des fonds publics.

En effet, l’une des sentences les plus controversées du procès Mounchipou lors du verdict du 28 novembre 2003, rendu par la présidente du tribunal de grande instance de Yaoundé Mme Marie Noah, avait été l’acquittement de madame Abah Abah née Meva’a Caroline, alors épouse du directeur des Impôts Abah Abah Polycarpe.

La famille paternelle de Caroline est par ailleurs connue comme celle de voleurs notoires, quand on sait que Meva’a Meboutou, en bon feyman, était allé jusqu’à mettre feu sur l’immeuble de l’Assemblée Nationale afin de faire disparaître les preuves de ses détorunements.

A l’époque des faits de détournement de deniers publics au cours de l’exercice budgétaire 1997-1998, Mme Caroline Abah était contrôleur financier au Ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel).

Cependant, mise sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui au même titre que les autres prévenus, Caroline Abah avait bénéficié d’une évacuation sanitaire pour l’Europe. De là, elle avait alors demandé d’être jugée sur pièce.

Il était alors clair que la juge Marie Noah avait été corrompue par Abah Abah Polycarpe, un individu à financièrement tout puissant à l’époque en tant que directeur des impôts depuis plusieurs années.

De sorte qu’en appel, l’ex-contrôleur financier Caroline Abah Abah acquittée en 2003 pour faits non établis, était déclarée coupable de complicité de détournement des deniers publics au même titre que son adjoint Pierre Njiki.

La peine de Mme Abah Abah Caroline, absente à la barre le 27 juin 2006 jour du verdict d’appel, n’était cependant pas, à la surprise générale, privative de liberté. Elle était en effet simplement condamnée à une peine d’amende et devait solidairement payer les dommages et intérêts réclamés par le Minpostel pour 2,25 milliards Fcfa.

Le Consul de France libère Marilyn Abah, gestionnaire des comptes de son père Polycarpe à la CBC et arrêtée pour malversations lundi dernier

Le lundi 31 mars 2008, Marilyn Abah était arrêtée et interrogée pour malversations dans les comptes qui étaient confiés à sa gestion. L’accusation portait sur le fait qu’elle soutirait de l’argent dans les comptes de ses clients pour son compte personnel.

Et, parmi les comptes que gère Marilyn Abah à la CBC-Cameroun, il y a les comptes de son père Abah Abah Polycarpe.

Mais pendant que Marilyn Abah était en voie d’être inculpée pour malversations lundi, le jour même où son père était aussi arrêté, un bon samaritain inespéré vole à son secours. Il s’agit, toujours d’après notre source, de Jean-Marie MARTINEL, ci-devant consul de France à Douala.

Le consul de France aurait aussitôt obtenu la libération de la fille Abah. Et pour parfaire les choses en la mettant complètement à l’abri, le sieur Martinel aurait immédiatement accordé un visa d’entrée en France à Marilyn Abah. Le visa a permis à Marilyn de prendre le vol Air France de 18 h 30 pour la France le même jour.

Quel rôle la France joue-t-elle dans la mise à sac du Trésor camerounais ?

Pour quels motifs la France vole-t-elle au secours d’une famille Abah Abah reconnue, preuves à l’appui, comme celle des détourneurs des fonds publics et des voleurs ? Pourquoi accorda-t-elle la nationalité française à Caroline Abah, pour ensuite libérer et soustraire de la justice camerounaise la fille Abah Marilyn alors qu’elle était prise la main dans le sac ?

Pour quels motifs Yves Fotso recrutait-elle comme cadre gestionnaire une personne sans aucune expérience bancaire ? Pourquoi Yves Fotso confiait-il la gestion des fonds d’un père Abah Abah Polycarpe, soupçonné depuis plusieurs années de détournement de fonds publics, à sa fille dans sa banque ? Il ne pouvait pas ignorer que Marilyn Abah est la personne le mieux placée au Cameroun pour initier les opérations d’évasion et de blanchiment des fonds mal acquis de son père.

Hier, nous avons téléphoné au siège social de la CBC sis à Bonanjo, Douala. Le poste téléphonique de Marilyn Abah, par une voix féminine pas du tout convaincante, nous a répondu que Marilyn n’a pas été arrêtée lundi et qu’elle a voyagé ce jour-là comme prévu dans son programme de congé.

Nous avons également contacté par téléphone le Consulat Général de France à Douala. Après nous avoir fait attendre pour se concerter avec le Consul, la voix masculine avec un accent Beti qui nous recevait nous a répondu que le Consul nous demande de lui envoyer nos questions ainsi que nos coordonnées par fax. Ce que nous avons aussitôt fait hier. Mais jusqu’à ce moment où nous publions, Mr. Jean-Marie MARTINEL ne nous a donné aucune réponse.

Le contenu de notre Fax au Consul de France est le suivant :

Monsieur le Consul Général de France,

Des informations à notre disposition font état de ce que lundi le 31 Mars 2008, la nommée Abbah Marylin, gestionnaire à la banque CBC-Cameroun à Bonanjo, a été arrêtée pour malversations dans les comptes des clients. Vous auriez intervenu personnellement, non seulement pour obtenir sa libération, mais aussi pour la faire voyager pour la France le même jour. Veuillez nous répondre le plus amplement que vous pouvez aux questions suivantes :

1- Connaissez-vous Marylin Abbah en service à la CBC-Cameroun et quelle est la nature de vos relations ?
2- Avez-vous, lundi dernier ou tout autre jour, usé de votre intervention pour libérer Abbah Marylin soupçonnée de malversations à la CBC-Cameroun ?
3- Pour quels motifs avez-vous exercé une telle intervention ?
4- Abbah Marylin est-elle citoyenne française ou est-elle bénéficiaire d’un visa permanent d’entrée en France ?
5- Avez-vous accordé un visa à Marylin Abbah et pour quel motif ?
6- Abbah Marylin a-t-elle des liens de parenté avec l’ex-ministre Abah Abah Polycarpe arrêté le même lundi dernier ?
7- Exprimez tout autre commentaire que vous trouvez nécessaire sur ce sujet ?

Votre prompte réponse nous permettrait de publier votre version des faits. Veuillez seulement noter que nous pourrions publier notre article actuellement en préparation au cas où nous ne recevrions pas vos réponses dans les heures qui suivent. Nous mentionnerions alors dans ce cas que vous n’avez pas répondu à nos questions.

Veuillez agréer, Monsieur le Consul Général, notre considération distinguée.

Par Ndzana Seme

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08 février 2008

JEAN-MARIE BOCKEL: CAS PRATIQUE

Le tournant que prend l'affaire Zoé ne pouvait pas mieux tomber, pour qui se propose de lutter contre les affres d'une politique jugée et reconnue comme un frein, un obstacle à l' épanouissement de l'Afrique dite francophone.

Quelques semaines seulement après avoir déclaré son intention de rompre avec les habitudes néfastes qui se sont installées entre Paris et certaines capitales africaines, le secrétaire d'état chargé de la coopération n'avait surement pas compté avec un cas pratique qui s'offrirait à lui de sitôt.

En implorant, la France de se presser de demander une clémence pour les malfrats de l'arche de Zoé, le président Déby, comme nous le pressentions et prévenions dans un précédent billet, venait d'achever le plan mafieux qu'il avait conçu pour se maintenir au pouvoir par tous les moyens en assurant à la France les réserves de pétrole, l'objet de toutes les convoitises des puissances industrielles.

Confronté à une opinion publique qui lui est de plus en plus défavorable et hostile, le président Déby aurait-il orchestré l'affaire Zoé [ébruité une pratique qui avait longtemps cours comme le laissait entendre le député YORONGAR, aujourd'hui incarcéré par les soins de Déby]pour faire un chantage à la France afin de lui assurer le maintien au pouvoir ? Tout semble aujourd'hui conforter cette thèse.

Les Français sont étonnés du sentiment anti-français qui se développe dans toute l'Afrique, mais ils ne semblent pas s'offusquer des comportements de leurs responsables sur le territoire africain. Lorsque le président français déclare avec toute l'arrogance qui le caractérise, qu'il irait chercher les malfrats de l'arche de Zoé quoi qu'ils aient fait, n'est-ce pas une excitation au mépris de l'Afrique dont la France se fait aujourd'hui encore le chantre en assurant le maintien de Idriss Déby au pouvoir tout en favorisant l'oppression des opposants à ce système de mise à mort du peuple devenu généralisé ?

Dans tous les cas, Jean-Marie Bockel vient de recevoir un cas pratique et son silence laisse pantois tous ceux qui ont cru à ses nobles propos. Mais si le communiqué gabonais qui réagissait aux propos du secrétaire d'état chargé de la coopération  en expliquant, que ceux-ci relevaient de, je cite : " l’ignorance des réalités de la coopération franco-africaine " prennent tout leur sens par cette non réaction ?

On reconnait le maçon au pied du mur.

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05 février 2008

Jacques BARRAT: LA MEMOIRE SELECTIVE

En allant faire la leçon aux Camerounais, parce qu'à son goût il trouvait qu'il y a au Cameroun plus de milliardaires qu'en France, Jacques Barrat [proche de Nicolas SARKOZY et de KOUCHNER Bernard] a néanmoins omis, en tant que fin connaisseur du Cameroun et de l'Afrique francophone, une vérité que nous lui rappelons. Une fois de plus, lorsqu'un dirigeant occidental qui imposent et soutient des dictatures en Afrique ose fustiger le système, il ne fait que sa propre critique. C'est le cas avec ce qui se passe avec le Tchad aujourd'hui.

Les déclarations* sur les richesses des Bongo, Sassou et autre ne sont qu'une  lapalissade et dans ce sens, Jacques Barrat n'est en rien innovant. Et nous pensons même que cet état des choses n'arrange que certaines puissances occidentales qui n'hésitent pas à éliminer physiquement les individus qui dénoncent cette manipulation gigantesque.
Si Jacques Barrat et son pays trouvent que les richesses ne sont pas partagées comme il se devait au Cameroun, pourquoi avoir éliminé ceux qui voulaient un Cameroun sain ? Um Myobé, Ernest Ouandié, Felix Moumié etc.....

Jacques Barrat qui c'est ? C'est le fidèle serviteur de Pierre Messmer : celui là qui a laissé pleurs et grincement de dents lors de son passage au Cameroun en tant que haut commissaire de la France.  Celui qui, au nom d'une Afrique "gauloise", est l'instigateur d'un génocide dont la France ne veut entendre parler en pays bamiléké, a été conseillé par monsieur Barrat qui a compris que les "affaires" en Afrique et au Cameroun rapportent gros.

Comme dit l'adage, "pendant que tu pointes le voisin avec un doigt, les 3 autres de ta propre main de pointent aussi".

Lien des propos de Jacques Barrat ici

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04 février 2008

PARIS FAIT UN RAPPEL A L'ORDRE A DEBY

Paris fait la démontrastion à Déby qu'il n'est rien d'autre qu'un pion dans l'échiquier et qu'il ne reste qu'un vulgaire servant des intérêts de la France.

Deux impairs qui risquaient [risquent] lui couter sa place à la tête de l'État tchadien:

1- Son hostilité à voir s'étoffer sur le territoire tchadien, la présence militaire dite Eurofor [mais en réalité en forte majorité française ]en plus de "épervier "  stationné au Tchad depuis 1986 et renforcé par Dorca quelques années plus tard.  Il faut noter au passage que le Tchad ne voit plus d'un bon oeil, les bases militaires françaises, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, Paris a expulsé Hissène Habré du pouvoir, ce dernier nourrissant le vœu de les fermer.

2- L'affaire zoé dont s'est servi Déby pour affronter la France et signifier sa désapprobation de ce nouveau déploiement militaire. Comportement qui a piégé la France entre son besoin irrépressible de jouer les humanistes  même au prix du trafic humain et la colère du peuple et du continent qui ont été mis au courant de ces basses besognes.

Seulement le président tchadien, "produit" français avait-il les moyens de ses ambitions ? En instrumentalisant l'affaire de l'arche de zoé, Idriss Déby croyait pouvoir inverser la tendance des rapports entre Ndjaména et Paris en sa faveur. Car il faut le souligner, même si l'information ne fait pas la une, entre Paris et Ndjaména, le torchon brûle depuis et le décès [l'assassinat] en juillet dernier du fils de Déby en banlieue parisienne dans les conditions encore non élucidées n'a pas arrangé les choses. Croyant tenir le joker avec l'affaire qui a tenu toute l'Afrique en haleine, le président tchadien a vite déchanté, se rendant compte qu'il ne détenait pas toutes les cartes malgré les apparences.

Mais il faut se rendre à l'évidence, Paris a tout intérêt à maintenir Déby au pouvoir, comme il vient de le faire en faisant intervenir ses soldats pour sauver le soldat Déby, malgré les allégations du ministre des affaires étrangères françaises* car, il est aujourd'hui, celui qui représente le moindre mal pour les intérêts français. En faisant marche arrière, car hier encore, proposition a été faite à Déby par la France de quitter le palais pour le mettre en sécurité. Déby ayant flairé le coup d'état, s'est refusé à cette aide gracieuse; Paris a dû réfléchir à cette option et n'a pas trouvé pour l'instant un autre pion.
Mais pour combien de temps encore ce jeu va se dérouler ? Les réserves de pétrole qui sont aussi la source de ce désordre sont convoitées par la Chine qui offre de biens belles perspectives et les populations n'entendent plus rester "dociles" à ces manigances colonialistes de la France qui foule au pieds la souveraineté des différents États africains. Une fois de plus, les stellionataires que Paris impose aux populations africaines devraient se rendre compte de leur fragilité face au maître. 
Nous soupçonnons donc le scénario suivant, histoire de dire merci aux faveurs qui viennent de lui accorder Paris,  Idriss va accéder à la demande de clémence des malfrats de l'arche de Zoé. Et la boucle sera bouclée.

* Déclarations de Bernard Kouchner : "Nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre (...). Pour le moment il n'y a pas de changement mais s'il y a une résolution au Conseil de sécurité, s'il y a une autre suggestion lors de la réunion de l'Union africaine, nous verrons"

Note de dernière Minute: L'enlèvement du député Yorongar ici, celui là qui a mis au jour les accointances entre le pouvoir, les laboratoires pharmaceutiques français et l'arche de Zoé par le protégé de la France Idris Déby, complique davantage les choses et plonge Paris dans des eaux troubles tchadiennes.

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02 février 2008

QUE PESENT LES PROPOS DE BOCKEL FACE A LA FRANçAFRIQUE ?

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Certains se sont déclarés favorables et trouvèrent les déclarations de Jean-Marie BOCKEL sur la Françafrique très encourageants et téméraires. Car de la témérité il faut, pour affronter et dénoncer cette vaste machine à broyer les populations africaines qu'est la Françafrique. Les experts oseront-ils ou pourront-ils seulement donner les chiffres exacts des victimes ou la liste des méfaits engendrés par cette nébuleuse ? Loin devant le Sida, la mafiafrique version Françafrique est la première cause de mortalité en Afrique dite francophone, du moins par ses effets.

D'autres se sont emportés, jugeant au passage les propos du secrétaire d'état français à la coopération empreints d'arrogance et les trouvant inacceptables. C'est le cas du président Bongo dont la réaction a été immédiate ce qui contraste avec le silence de ses autres comparses dans cette mise en scène digne d'un theâtre. Dans tous les cas, la voix du doyen des chefs d'états africains, titre ô combien flatteur, est celle qui le mieux pourrait s'insurger pour au moins deux raisons: le respect dû à son âge comme l'exige la tradition africaine d'une part, mais et surtout l'expérience dans l'exercice et la pratique de la Françafrique. Il est, dirait-on, le plus ancien au grade le plus élevé dans la hierarchie républicaine. De la Françafrique aussi ?

Comment comprendre cette réaction venue d'Afrique ? Le préalable à toute bonne compréhension est de ne pas l'associer aux voix des populations. Car elle ne porte en rien les aspirations des populations africaines. Il n'est plus un secret pour personne que, les dirigeants africains, dans leur majorité, ne sont en rien représentatifs de leurs populations respectives. Aminata TRAORE dans "Le viol de l'imaginaire", le démontre avec beaucoup de maestria. Donc cette réaction ne représente que ce que l'on pourrait nommer une caste; celle des acteurs et/ou comparses de la Françafrique mais de véritables stellionataires qui devront rendre des comptes aux générations ainsi flouées.

Mais elle a au moins un mérite: celle de révéler que l'Afrique en générale et francophone en particulier meurt du fait d'une politique concertée qui prend ses sources depuis De-Gaulle en passant par tous ceux qui sont passés aux commandes dans l'héxagone et maintenant Sarkozy avec l'aide, la contribution, la complicité des suppôts africains. Politique dont l'ultime but est d'avoir la mainmise sur les richesses de ce continent par la France et pour la France. Et en fin connaisseur, le doyen des chefs d'état Omar Bongo le démontre par: "Cette attitude (est) d’autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs  ". Comme aveu de pillage et de partage de subsides entre privilégiés, les Africains n'en rêvaient pas.

Le "Avantages Mutuels" n'est pas pour les Etats africains qui, on le voit tous les jours, ne profitent en rien des rapports économiques avec les Etats occidentaux; on verrait les résultats. Sinon comment expliquer que dans certains des pays, pendant près de 26 ans, aucune infrastructure n'a été construite. Sinon on n'assisterait pas au départ volontaire et/ou forcé vers l'éxil des africains dans leur grande majorité. Pourtant, il y'a 26 ans en arrière, c'était tout le contraire qui se produisait pour certains pays qui étaient des destinations prisées pour l'immigration intre-africaine, comme le Cameroun. Les africains après leur séjour à l'occident se bousculaient pour rentrer chez eux. Un célèbre journaliste camerounais que j'ai rencontré quelques mois, me brossait un tableau des plus chaotiques de la situation du Cameroun par exemple. Un pays dit-il " qui avait la vocation de tirer les autres est à la traîne depuis que l'ancien président n'est plus" avouait-il. Avant d'ajouter: "Je suis reduit à vanter les mérites de Ahmadou Ahidjo *, qui pouvait le croire".

Il faut néamoins souligner le caractère "curieux" de l'étonnement des Bongo, Déby, Sassou, Biya, Wade et tous les autres, déçus que des clichés méprisants des états africains soient encore véhiculés, alors qu'ils y contribuent fortement à en juger par l'état de délabrement de leur pays respectif et la situation de précarité plus qu'avancée de leurs populations.  Citons par exemple que le Gabon manque d'infrastructures dignes de ce nom alors que son président possèdent des villas cossus à Paris sans compter les comptes bancaires bien fournis etc...Pendant que l'on sait très bien que les campagnes présidentielles de certains candidats français sont financées par lui et autres dictateurs servant de présidents..... On pourrait ainsi multiplier les exemples pour démontrer que le cliché de l'Afrique mendiante est le résultat du comportement indigne des dirigeants des états africains, en particulier francophones. Le journal "Le Monde" ayant publié dernièrement le patrimoine de ces individus. Liste certes pas exhaustive et incomplète, mais qui en dit déjà long. Voir ici

Au-delà des mots et de l'effet d'annonce voire du sensationnalisme de ces propos, quel crédit peut-on accorder à la détermination de JMB à rompre avec un système qui tient, qui nourrit la stature de la France à travers le monde et lui donne un crédit auprès d'autres puissances ? La main-mise des entreprises françaises sur les ressources minières africaines, permet à l'hexagone de figurer parmi les grandes nations industrielles et pour cause, le pillage des sous-sols est la règle. La mainmise de la France sur l'économie des pays tels que le Tchad, la R.CA., la Côte d'ivoire, le Cameroun etc.. n'est-elle pas de nature à lui assurer son statut d'empire comme le souhaitait De-Gaulle à son époque et comme les diverses actions en terre africaine démontrent que cette tradition n'est pas prête à prendre fin ? Bien avant François Verschave, l'humaniste et écrivain Mongo BETI, décrivait dans "Main Basse sur le Cameroun", l'étendu de la politique de la France en Afrique.

En demandant ou souhaitant signer "l'acte de décès de la Françafrique» et dénoncer «un mode de relations ambigu et complaisant, dont certains, ici comme là-bas, tirent avantage, au détriment de l'intérêt général et du développement ", et même si la riposte gabonaise [ à distinguer de l'opinion populaire gabonaise] paraît plus fantaisiste et susceptible d'induire en erreur, venant de ceux qui s'emportent contre la véracité du propos du secrétaire français à la coopération, Jean-Marie Bockel fait la preuve que la Françafrique n'est pas le fruit d'une imagination de quelques illuminés comme on l'a prétendu, mais bel et bien une réalité connue par la classe politique française, qui s'est toujours réfusée d'en parler et pour cause ? Cependant, il faut s'interroger sur la capacité de JMB à s'attaquer, à vouloir éradiquer le mal. A t-il les moyens de lutter contre cette broyeuse ?  Si oui; lui laissera et donnera t-on les moyens de lutter contre cette gangrène ? Rien n'est sûr. Car ce combat s'apparente à, vouloir couper la branche sur laquelle, la France est assisse fort des aveux de pillage et d'escroquerie contenus dans les déclarations et du communiqué gabonais, et des propos de JMB lui même ?

Qu'entend JMB avec la Françafrique ? Car si elle se résume à un "jeu de dupes" dans lesquels les stellionataires comparses africains et quelques politiques français tirent leurs avantages, lutter ou signer l'acte de décès de la Françafrique ce n'est pas seulement supprimer ce jeu, c'est aussi et surtout:

=> Revoir tous les accords de coopération et conventions sur le contrôle par la France de l'administration des états africains francophones. Contrôle qui va jusqu'à ne pas permettre à l'afrique de battre sa propre monnaie et que le Trésor français soit l'administrateur des Banques africaines.

=> La non interference de la France dans le choix de leurs  gouvernants par les africains. Si l'on note un hiatus entre les populations et leurs dirigeants, c'est parce que ces derniers ne sont pas choisis par le peuple, mais par des jeux d'intérêts, imposés aux populations par quelques groupes. L'Affaire Elf avec les déclarations de l'ancien PDg, Loïc le Floc prigeant ont permis de mettre au jour cette vérité de polichinelle.

=> C'est la suppression des bases militaires stationnées partout dans les pays francophones qui, on le sait très bien ne sont pas là pour la protection des ressortissants français (qui dans l'absolu, ne soufrent pas de quelconque menace de la part des autochtones), mais sont là pour destituer ou mettre au pouvoir tel ou tel autre individu qui sert le mieux les intérêts de la France.

Une liste exhaustive ne pourrait être dressée, mais une chose est sure, l'acte de décès de la Françafrique, correspond tout simplement à l'acte de naissance de la souveraineté des états africains où la Françafrique est présente. Faut-il pour cela compter sur la détermination de Jean Marie Bockel ou faut-il, comme le soulignait le professeur Achille MBEMBE: "L'Afrique se sauvera par ses propres forces, ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place, et c'est bien ainsi ". Et si les propos, les options politiques de l'actuel président de la France et bientôt de l'union européenne sur l'Afrique ne créent pas cette prise de conscience, alors la Françafrique aura encore de beaux jours à vivre.

* Ahmadou Ahidjo est le prémier président du Cameroun après les indépendances, dont la vision politique pour son pays est aujourd'hui mise en avant même parmi ses plus farouches adversaires.


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28 décembre 2007

l’accord judiciaire interdit formellement l’extradition de condamnés

Dans un billet que j'ai publié hier ici, j'annonçais que l'accord de coopération judiciaire que la France brandissait, dès le premier jour de l'arrestation des bandits de l'arche de Zoé, était un moyen détourné d'extraire des mains de la justice, ces malfrats.
Ce que confirme le député tchadien, celui là même qui mettait en exergue les complicités de la famille Sarkozy (ici) dans ce trafic d'enfants qui, on le rappelle, se pratique par les laboratoires pharmaceutiques, les hôpitaux occidentaux, pour diverses raisons dont les prélèvements d'organes et autres. La famille Kabile, jusqu'à ce jour, française et vivant en métropole, n'a toujours pas de réponse au scandale que l'on étouffe savamment depuis les hautes sphères de l'état.


Le député tchadien Yorongar dénonce.

 

Fondation pour le Respect des Lois et des Libertés (FORELLI) BP 4197 Tél. (00235) 651 05 09 N’Djaména Tchad N°014FORELLI/P/2007

N’Djaména, le 27 décembre 2007,

Communiqué de presse : Après le verdict condamnant Eric Breteau et consorts, leur transfert en France est interdit par l’accord en matière judiciaire signé, le 6 mars 1976 entre par le général Félix, Chef de l’Etat du Tchad et par M. Jacques Chirac, Premier Ministre de France.

1)- Cet accord en matière judiciaire interdit formellement l’extradition des Breteau :

Le titre II de cet accord  en matière judicaire consacré à l’extradition ne permet pas l’extradition de Breteau et consorts.

Les articles 45 et 48 concernent les personnes faisant l’objet de poursuite judiciaire mais non encore condamnées tandis les articles 50 à 61 fixent les modalités de cette extradition.

Pour les personnes définitivement jugées, l’article 49 dispose clairement que « l’extradition est interdite :

« a)- si les infractions ont été jugées définitivement dans l’Etat requis... ».

Cette disposition ferme définitivement la porte de l’extradition sur les Breteau

Les autres alinéas c, d, e et les articles 50 à 61 concernent les modalités d’extradition des personnes en cours de poursuite judiciaire aux termes articles 45 à 48.

En écoutant M. Pahimi Padacké, Ministre de la Justice, on se demande, comment et en vertu de quelles dispositions de cet accord, le gouvernement français peut-il demander l’extradition des Breteau comme il le prétend ? Et quelles sont les dispositions de cet accord que le gouvernement tchadien visera-t-il pour accéder à la demande du gouvernement français le « transfèrement » des condamnés en France sans violer cet accord cité à satiété par les deux gouvernements ? A moins que ceci soit rendu possible par les seules volontés de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République du Tchad et de M. Idriss Déby, Chef de l’Etat du Tchad.

2)- La nullité absolue du verdict de la Cour Criminelle :

Le 25 octobre 2007, Eric Breteau et consorts sont arrêtés à Abéché la main dans le sac contenant 103 enfants volés qu’ils s’apprêtent à embarquer clandestinement en France. Ils sont inculpés avant d’être transférés à N’Djaména.

En voulant nous tordre le coup, le Juge d’Instruction et le Président de la Cour d’Appel ont maladroitement assis le procès de l’arche de Zoé sur la nullité absolue pour violation du code de procédure pénale.

Faut-il rappeler que le Doyen des Juges d’Instruction se rend, volontairement, coupable de déni de justice dans cette procédure engagée contre l’Arche de Zoé, Eric Breteau et consorts. Même si la précipitation ne rime pas avec le respect des lois, il aurait fallu faire un effort pour respecter la procédure au lieu de se livrer aux violations à profusions ? Voici les preuves de ces violations à répétition qui rendent le verdict de la Cour Criminelle nul et de nul effet : Le 9 novembre 2007, nous avons requis Maître Kannoné Pambro, huissier de justice pour auditionner les responsables des Ministères et autres habiletés à délivrer les réquisitions des juges pour siéger un jour non ouvrable, les autorisations à des associations comme Arche de Zoé alias Children Rescue et les autorisations de survol du territoire tchadien par les avions de cette association (cf. procès-verbal d’huissier). Il en est ainsi :

-  du Ministère de la Justice pour s’assurer que les juges sont réquisitionnés ou pas pour siéger le jour non ouvrable et les juges eux-mêmes, qui ont siégé ce dimanche 3 novembre 2007 ;
-  du Ministère du plan et de la Coopération, si l’Arche de Zoé alias Children Rescue est immatriculée à son service des ONG ;
-  du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, si l’Arche de Zoé alias Children Rescue est autorisée ou pas par ses services compétents en la matière ;
-  de l’ASECNA, si l’Arche de Zoé alias Children Rescue est ouiou non autorisée à survoler le territoire tchadiens avec ses avions etc.

La réponse de tous ces services de l’Etat tchadien et de l’ASECNA est unanimement la même : un NON catégorique. Ni Arche de Zoé ni Children Rescue ne sont autorisées et/ou enregistrées nulle part. La lettre manuscrite de 16 pages qu’Eric Breteau a lue devant la Cour Criminelle n’est que pur tissu de mensonges très habilement montés pour le besoin de sa propre cause.

Aussi, faut-il rappeler que le Doyen des Juges d’Instruction et le Substitut du Procureur de la République affirment sur procès-verbal de Maître Kannoné Pambro qu’ils n’ont jamais été réquisitionnés pour siéger ce dimanche, jour non ouvrable. Si le gouvernement réquisitionne les Juges en grève régulière pour les obliger à travailler, pourquoi ne réquisitionnerait-il pas ces mêmes Juges pour les faire travailler le dimanche, jour non ouvrable qui, du reste, est réglementé par les lois et règlements de la République. Le défaut de cette réquisition entraîne la nullité des actes desdits Juges.

Bien plus grave, l’ASECNA dit que l’avion de type Boeing 757 immatriculé TFIZ, indicatif d’appel GJ7444P, qui a atterri à N’Djaména, le 24 octobre à 16 heures 10 minutes GMT, a ainsi une immatriculation différente de celui immatriculé ECJTN, qui a atterri à Abéché, le 25 octobre 2007 à 05 heures 32, pour embarquer clandestinement les 130 enfants. Quand celui-ci amorce son atterrissage à l’aéroport d’Abéché, à 05 heures 34 minutes, à notre humble avis, l’autre décolle de N’Djaména pour disparaître dans la nature. Sinon comment un profane comme nous peut-il comprendre qu’un seul et même avion ait deux immatriculations différentes dans le même pays ?

En tout cas, seule la présidence de la République n’a pas été auditionnée par Maître Kannoné Pambro, et pour cause.

En dépit de la question précise très que le Lieutenant de police, Commandant de Police en service à la Brigade de protection des mineurs a posé, le 10 août 2007 soit trois mois plus tôt, à Eric Breteau selon laquelle son opération est illégale, ce dernier est quand même venu dans des conditions que l’on sait pour tenter de voler 103 enfants tchadiens (cf. procès-verbal d’audition établi par la brigade des mineurs à Paris). Où se situe la complicité qui a permis à Breteau d’opérer en toute illégalité ce vol d’enfants ? Qui sont ses commanditaires et où se trouvent-ils ? A Paris et/ou à N’Djaména ? Que sont devenus les enfants enlevés derrière les moutons aux alentours des villages dont les parents n’ont pas retrouvé jusqu’à date à l’exemple de Khadîdja Djibrine Mahamat âgée de 7 ans environ et son frère cadet Oumar Djibrine Mahamat âgé d’environ quatre ans, fille et fils de Djibrine Mahamat Chabaka et de Hawa Issa, habitant à Farchana ?

3)- Le Doyen des Juges d’instruction, coupable de déni de justice

L’acharnement téléphonique et les pressions de M. Nicolas Sarkozy sur M. Idriss Déby et partant sur les Juges, son arrivée à N’Djaména, sa volonté à vouloir ramener avec lui tous les prévenus y compris Eric Breteau et ses coaccusés et surtout sa déclaration selon laquelle, il reviendra chercher les Breteau « quoi qu’ils aient fait » ont provoqué des réactions tantôt violentes, tantôt pacifiques des Tchadiens. Même, les magistrats ont manifesté publiquement pour protester contre les pressions sur eux.

En ce qui nous concerne, le 5 novembre 2008, nous avons porté plainte n°003/FORELLI/P/07 avec constitution de partie civile devant le Doyen des Juges d’Instruction ayant la charge de l’instruction. Cette lettre est enregistrée le même jour au cabinet d’icelui sous le numéro 64. Puis, le 12 novembre 2007, nous lui avons adressé une autre lettre n°004/FORELLI/P/07 pour élire domicile au siège du Tribunal de Première Instance de N’Djaména pour ne pas lui donner une occasion de déclarer notre constitution irrecevable pour défaut de siège prévu par le code de procédure pénale en son article 1992.Cette lettre est également enregistrée, le même jour, sous le numéro 88. A cette dernière lettre, nous avons pris le soin de joindre l’autorisation de notre fonctionnement et nos statuts.

Le 19 novembre 2007, alors que le Juge d’Instruction se rendait sur les lieux du crime à Abéché, il prend une ordonnance de non informer n°RI. 52/07 RP. 1065, pour déclarer irrecevable notre constitution, ordonnance, qui devait nous être notifiée par le planton. Heureusement, le départ étant annulé nous l’avons coincé au bureau et c’est ainsi qu’il nous a fait notifier par sa greffière par avis d’appel du 19 novembre 2007. Ce qui nous a permis de relever appel séance tenante.

Les 8 et 9 décembre 2007, nous sommes revenu le voir parce que des rumeurs font état de son refus de transmettre notre appel comme pièce de procédure au Président de la Chambre d’Accusation.

C’est ainsi que, le 10 décembre 2007, sous notre pression, il a décidé de transmettre le dossier au Service des Actes pour demander l’acte d’appel. Le même jour, cet acte d’appel a été rédigé, signé par Maître Abba Djabour, Greffier en Chef du Tribunal de Première Instance de N’Djaména et transmis au Doyen des Juges d’Instruction (Premier Cabinet), qui ferme la porte de son bureau durant plusieurs jours, sous divers prétextes qui ne résistent pas à l’analyse. Le Doyen des Juges d’Instruction sait très bien que nous avons auparavant porté plusieurs dizaines de plaintes en pénale contre des personnes ayant commis les mêmes crimes, devant la Cour suprême, la Cour d’Appel, les Tribunaux de Première Instance de N’Djaména et de Moundou.

Le 11 décembre 2007, pour attirer leur attention sur notre appel retenu délibérément par le Juge d’Instruction (Premier Cabinet), nous avons adressé au Président de la Chambre d’Accusation par l’intermédiaire du Président de la Cour d’Appel et au Procureur Général, une lettre à laquelle nous avons joint notre règlement intérieur et la jurisprudence établie par l’arrêt/FAR n°17/95 du 3 avril 1995 de la Cour d’Appel de N’Djaména pour prouver que celle-ci nous reconnaît l’intérêt et la qualité pour ester en justice contre Arche de Zoé, Eric Breteau et consorts. D’ailleurs, nous nous apprêtons à produire les procurations que certains parents d’enfants volés nous ont données pour appuyer notre argumentation devant la Chambre d’Accusation. Faut-il rappeler que de plus, le Procureur Général transmet la copie de notre lettre au Président de la Cour d’Appel, lettre restée bloquée dans son bureau comme celle que nous lui avons adressée directement. Ces lettres ne sont pas transmises au Président de la Chambre d’Accusation, jusqu’au 17 décembre 2007, date à laquelle, en ma présence, son Greffier en chef les sort de son parapheur pour les lui montrer qu’elles n’ont jamais quitté son bureau. C’est alors qu’il ordonne la transmission de notre lettre au Président de la Chambre d’accusation qui décide d’aller le voir en ma présence. « Ecrivez à M. Yorongar pour lui dire que le dossier de procédure ne contient pas son appel et que c’est trop tard... » lui a-t-il dit en réponse à la question précise que lui a posée ce dernier : « Que dois-je faire, d’autant plus que l’arrêt de renvoi est déjà prise le 12 décembre 2007... ? ».

Rappelons que c’est dans ces conditions de blocage de notre appel, que, le 12 décembre 2007, la Chambre d’Accusation statue sur la procédure, balaie d’un revers de la main les observations des avocats selon lesquelles leurs appels restent en souffrance dans le bureau du Doyen des Juges d’Instruction (Première Cabinet). Elle prend l’arrêt n°Rép.67/07 pour renvoyer les prévenus devant la Cour Criminelle.

Devant cette impasse, le 17 décembre 2007, nous avons adressé une lettre au Président de la Chambre d’Accusation pour attirer son attention sur notre appel retenu volontairement par le Doyen des Juges d’Instruction pour nous empêcher d’être partie prenante au procès.

La suite est connue : le verdict d’hier prononcé par lequel la Cour Criminelle contre les huit prévenus et 2 acquittés.

La procédure d’extradition suivra le même marathon. Peut-être ce week-end même. Mais, suivant quel accord en matière judiciaire, puisque, celui de 1976 interdit formellement le « transfèrement » des Breteau et consorts en France ?

De tout ce qui précède, force est de constater qu’Eric Breteau, ses complices à tous les niveaux et ses commanditaires roulent dans la farine les parents des enfants volés grâce à des malices astucieusement montées, humilient le Tchad tout entier, les Tchadiens dans leur ensemble, la justice tchadienne, manipulent les médias et l’opinion internationaux (à suivre).

Le Président, Le Député Ngarlejy YORONGAR

Posté par MBOA à 14:41 - FRANçAFRIQUE - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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