19 mai 2008
ELOGE D'UN GENOCIDE: LA FRANCE SAUTE SUR KOLWEZY
Jusqu'où ira le mépris de la France pour l'Afrique ? Combien de temps les Africains accepteront-ils êtres froissés ainsi par une puissance dont la survie à l'échiquier internationale dépend du continent africain ? Quiconque a regardé le journal de TF1, et connait le sujet traité, ne saurait se soustraire de ces questions, lorsque la chaine de télévision a diffusé son reportage sur l'ancien président français de 1974 à 1981 et l'anniversaire aujourd'hui fêté.
L'ancien président français Valéry Giscard D'estaing ne manque vraiment pas d'air. En se rendant à Kolwezy pour célébrer les exploits de la légion étrangère, il ouvre une porte débouchant sur l'apologie des crimes de l'armée française en Afrique et dans ce volet, la liste est bien longue. Dans 6 ans, s'il est encore en vie, monsieur Chirac pourrait lui aussi se rendre en Côte d'ivoire pour fêter le dixième anniversaire de la tuerie des ivoiriens par l'armée française.
Valéry Giscard D'estaing ne manque vraiment pas d'air. Celui qui s'est enrichi sur le dos des centrafricains en volant les diamants de ces derniers ne s'est pas seulement contenter de flouer l'ex "ami" feu Bokassa sur le plan des minerais, puisque la légende lui attribue également des affaires d'alcôves" avec la femme de l'empereur. Ce qui est un acte de haute traitrise, pour un ami.
L'opération de Kolwezy n'était rien d'autre qu'une opération génocidaire, une opération d'épuration ethnique pour le compte du contrôle des richesses de cette partie hautement riche du Zaïre par les puissances coloniales. Comment peut-on ainsi aller fêter un si macabre et désastreux anniversaire si on est pas hanté par un esprit de suffisance et de mépris comme l'est la France face à l'Afrique francophone ?
Les Katangais comme aujourd'hui les palestiniens, ont été présentés comme des rebelles, parce qu'ils refusaient le pillage de leurs ressources par les puissances coloniales avec la complicité de Mobutu, celui là qui, avec les belges et les américains a commandité la mort de Patrice Lumumba pour s'installer au pouvoir et brader les richesses de ce pays, dont le coltan (colombo-tantalitte) est aujourd'hui la convoitise de toutes les industries de communication.
Ce manque de considération, ce mépris que la France affiche vis-à-vis de l'Afrique qui s'est traduit encore à ce jour par le voyage de Giscard D'estaing en Kolwézy, ne fait que nourrir un sentiment anti-français que la France regrettera dans les années à venir, les générations futures ne seront pas aussi permissives que celles de leurs parents.
COMPLICES DE L'ALIENATION, NOUS SOMMES.
La vidéo ci-dessous, montrant des enfants noirs en plein exercice de déni de ce qu'ils sont, doit nous interpeller tous en tant que représentants d'un peuple avec des valeurs à transmettre à nos enfants. Elle met en évidence, comme je le disais dans un précédent billet, notre complicité dans l'aliénation de nos enfants, fruit hélas de notre propre aliénation. Elle met en évidences nos propres contradictions face à l'idéologie de l'acculturation des nôtres.
Pourquoi s'étonner d'un tel résultat lorsque nous nous allongeons, nous faisons allégeance à l'idéologie qui ne cesse de nous éloigner de ce que nous sommes ? Lorsque nous lui montrons que nous ne sommes mêmes pas fiers de ce que nous sommes ?
Il suffit de voir ces femmes noires, dont certaines (qui ressemblent du coup à des zombies) se rallongent des cheveux afin de les balancer comme les femmes "blanches" tout en se desquamant la peau. Ces hommes noirs qui se lissent les cheveux pour mieux se rapprocher du modèle blanc. Ils vous disent que c'est pour être beaux.
Il suffit de voir par exemple dans le métro ou le bus, ces noirs qui ont honte de parler leur langue maternelle (euh ils ont appris à dire dialecte) avec leurs enfants et qui, dans un français approximatif veulent montrer au blanc, qu'elles/ils sont intégrés. D'autres prétextant même l'oubli de celle-ci; démontrant davantage leur idiotie.
Ces noirs qui invitent leurs "amis blancs" et ne peuvent servir les mets d'origine, de peur qu'ils ne soient trop épicés ou gras pour les invités. On peut ainsi multiplier la liste des tares, de nos complicités d'aliénation, ces complicités qui conduisent aux comportements de ces enfants dont le résultat ne peut être que le déni de soi.
Cette vidéo pose même le problème de l'adoption des enfants noirs par des familles "blanches". Ces familles dont la seule obsession est d'arracher, d'extirper ces enfants de leur culture, pour les plonger tête et cerveau liés dans une culture de la haine d'eux-mêmes, c'est-à-dire de leur culture. Ces familles qui, sous le prétexte de donner du bonheur (est-ce le matériel ?) sont des lieux sûrs de l'aliénation, du déni de soi.
Alors, il est important de regarder avec beaucoup d'intérêt ces images et de dépasser le cap des poupées barbies et autres jouets tendancieux pour en tirer les conséquences, car elles interpellent notre couardise face à l'aliénation.
SALEM MEJBOUR SALEM : DEFENSEUR DU RALLYE DAKAR
La nouvelle tendance observée dans le monde du journalisme est la vulgarisation de la désinformation, la propagation de fausses informations. Aucun continent n'échappe à cette tendance nouvelle du journalisme "moderne", c'est-à-dire celui qui sert les intérêts de certains monarques et grands groupes industriels.
L'information, la vraie ! Celle qui est dépouillée de tout esprit partisan et d'intérêts obscurs, celle qui ne se couche pas face aux injonctions et coups de semonces des censeurs est devenue une denrée rare.
A 6 heures du matin, j'écoute Africa N°1, cette radio continentale dirigée par des caciques de la censure, affidés aux grands groupes industriels. Lorsque, abordant la Mauritanie, le journaliste et correspondant de Africa N°1 dans ce pays, parlant du rallye se transforme en défenseur acharné de cette course qui a tué impunément des individus, pollué l'environnement [huiles déversées dans des cours d'eaux, jet des déchets mécaniques dans les puits etc..] et dont les organisateurs [A.S.O ] se refusent à indemniser les familles et localités traversées en arguant la responsabilité des victimes pour leur manque d'éducation.
Salem Mejbour Salem, puisqu'il s'agit de lui, utilisant l'antienne des organisateurs de cette industrie de pollution qui de surcroit gagne de l'argent sur les morts africains et la pollution de l'environnement, parle de pertes considérables des économies des pays traversés [Maroc, Mauritanie, Sénégal]. Comment peut-on encore utiliser un argument éculé que celui là pour justifier cette course spécialisée dans les morts dont les familles ne sont pas indemnisées et la pollution de l'environnement ? Ce monsieur sait-il seulement que les familles de toutes les victimes des rallyes à travers le monde sont indemnisées sauf les familles africaines et que A.S.O a mis un point d'honneur à ne pas le faire ?
Depuis que cette course a traverse (non pas en Afrique, comme il est abusivement et malicieusement dit) les pays cités, en quoi a-t-elle enrichi les contrées traversées ? Est-ce cette source d'enrichissement qui empêchent à l'action et poussent les gouvernants respectifs de ces pays à laisser mourir leurs populations et leur environnements pour des subsides provenant du rallye ?
Monsieur Salem Mejbour Salem connait-il l'existence du CAVAD et la guerre qui lui est faite par A.S.O [organisateurs des rallyes sur le continent], parce que celui-ci demande l'indemnisation des familles de victimes et le respect de l'environnement ? Ces revendications ne doivent-elles pas mobiliser les journalistes du continent en lieu et place d'une prostitution intellectuelle qui ne les grandit pas du tout et les pousse à jouer les avocats défenseurs d'une destruction environnementale couplée d'une tuerie impunie des populations locales ?
Qu'est-ce qui peut justifier une telle irresponsabilité, un manque criard de professionnalisme dans la recherche d'informations fiables et surtout une prise de position insensée de la part d'un journaliste dont le rôle premier est et reste: informer objectivement les masses ?
A.S.O et ses "stratèges" en communication disent abandonner le tracé africain du Sénégal, Maroc, Mauritanie et autres parce que ce rallye ne leur a pas rapporté grande chose pour l'Amsud. Un mensonge dont nous connaissons aujourd'hui les raisons dont la plus fondamentale est la multiplication des courses pour une maximisation des profits. La première c'est de faire croire que cette course est une aubaine, une chance, une panacée aux problèmes des contrées traversées en Afrique et maintenant aussi l'Amérique du Sud et ainsi essayer de se soustraire des obligations d'indemnisation des familles des victimes et de réparations des pollutions engendrées par les coureurs et leurs machines.
La seconde est que A.S.O a mué et, sous la houlette de Hubert Auriol (celui là qui vilipendait le rallye Dakar) continue bien d'organiser les rallyes sous les noms "AfricaRace", ou encore "Rallye Raid" et bien d'autres avec en toile de fond, le même mépris pour l'environnement et les individus.
La troisième est: contrairement à la sempiternelle critique des ennemis de l'Afrique et laquelle a été reprise par le président Sarkozy, loin de ne rien rapporter, les affaires tournent plutôt bien en Afrique pour tous les groupes et organisations qui s'y lancent. A.S.O a compris le système et c'est la raison pour laquelle, loin de s'en aller du continent comme il a prétendu, il multiplie plutôt des courses sous des noms différents.
12 mai 2008
CLAUDY RESTE UN FRERE QUI A PLUS BESOIN DE NOUS MAINTENANT.
Après la tempête, il est temps de calmer le jeu et tirer les enseignements de ce qui s'est passé. Un proverbe de chez moi dit ceci: " Lorsque l'enfant fait caca sur ta cuisse, tu ne la coupes pas, tu la nettoies ". Couper notre cuisse, entachée par l'erreur, la faute commise le 10 mai, c'est nous handicaper. Cette cuisse, nous avons encore besoin d'elle, donc nous avons besoin de Claudy comme il a besoin de nous. En sectionnant la cuisse, nous obéissons à l'ordre que l'adversaire nous intime de façon indirecte.
Comme je l'ai dit dans un précédent billet, la grandeur des hommes se mesure à leur capacité d'aller au-delà de leurs ressentiments et à pardonner ce qui peut être pardonner, pour se concentrer à l'essentiel. Et sans minimiser l'impair ou l'erreur ou la faute commise par Claudy Siar, il est indispensable de ne pas l'isoler, de ne pas l'accabler, mais de chercher à comprendre pour que demain, cette erreur, cette faute nous serve de leçon à tous et éviter de la commettre à nouveau.
Lâcher Claudy Siar c'est, non seulement le fragiliser et le laisser à la merci de nos adversaires (qui ne rêvent que de cela), mais c'est aussi nous fragiliser nous-mêmes, aussi "paradoxal" que cela puisse paraître. Le but ultime de nos adversaires c'est de nous affaiblir ceci, par tous les moyens. Il faut lire dans la recherche par l'adversaire, de tous les moyens pour nous faire tomber, un aveu de faiblesse face à notre détermination, notre unité.
Restons donc dignes jusqu'au bout en ne mordant pas à la tentation facile de l'auto-destruction en croyant nous rendre service, car nous rendons plutôt service à ce Mal qui, chaque jour, invente une ruse pour nous anéantir. Il ne faut jamais oublier que tout acte d'auto-destruction que nous faisons est pensé, planifié et même dirigé par nos adversaires.
Quelles que soient les raisons, si nous nous souvenons un seul instant des qualités, des actions de Claudy Siar en la faveur de la communauté, nous avons l'obligation de le pardonner et de continuer à le considérer comme un maillon essentiel de notre communauté. Je le souligne encore, notre adversaire est bien connu, et ses ruses pour nous affaiblir sont également connues. Ne réagissons donc pas comme il l'a prévu, car c'est lui donner encore plus de pouvoir pour nous avilir. Et la réaction de rejet de Claudy qui pourrait habiter chacun de nous actuellement, il l'a prévue et n'attend que cela. Nous avons plus de chose en commun avec Claudy Siar que cette différence du 10 mai. Sachons montrer à notre adversaire que nous lisons bien son jeu malsain.
C'est pour cela que nous devons saisir l'occasion qui nous est offerte aujourd'hui par cette situation, pour combattre avec détermination le CRAN, Lozes et les gens qui tirent les ficelles parce que je pense qu'ils sont plus nuisibles à la communauté que ne l'est Claudy si tenté qu'on est, de croire qu'il est nuisible pour nous. Claudy Siar n'est pas notre cible, n'est pas notre adversaire, n'est pas notre ennemi; il a failli comme nous tous le faisons tous les jours, mais il reste une pièce maitresse dans l'échiquier, il reste notre frère. Patrick Karam et bien d'autres comme le Collectif Dom sont à classer au même niveau que Lozes et le CRAN, c'est-à-dire irrécupérables et grands artisans de la division et de l'annihilation de notre combat. Ils méritent plus notre mépris, notre rejet, mais pas Claudy Siar.
- Avons-nous jamais vu, nos ennemis punir un des leurs qui s'en prend à nous ? NON, bien au contraire, ils le protègent, ils l'élèvent.
- N'est-ce pas union sacrée, chaque fois que l'un des leurs s'en prend injustement à nous ? Comme ce fut le cas avec Pascal Sevran et comme ce sera le cas aujourd'hui, demain etc.
- Avons-nous jamais réussi à créer le désordre chez eux ? NON!
- Permettent-ils seulement que nous intervenions dans leurs affaires ? NON !
- Alors pourquoi permettons-nous qu'ils le fassent chez nous ? Qu'ils soient maitres de nos actions, de nos pensées?
Lorsqu'on a pris le temps d'examiner les interrogations ci-dessus, on n'a plus le droit de rejeter notre frère, mais d'aller vers lui et essayer de travailler ensemble pour un futur meilleur, c'est-à-dire un futur dans lequel, nous serons maitres de nos actes et nos pensées.
Ne créons donc pas le climat de haine, qu'ils veulent que nous entretenions entre nous comme avec leur dernière trouvaille: l'idée qu'ils ont avancée de faire une journée de commémoration du 23/05 uniquement dédiée aux associations d'Outre-mer. Voila une ruse de plus, de nous monter les uns contre les autres. Une ruse qui, si l'on ne l'a décrypte pas avec de bons instruments, nous mènera tout droit vers la déchirure. L'adversaire est pernicieux, vicieux et il faut apprendre à le lire dans ses gestes et propos.
Je terminerai en m'inspirant d'une phrase de Fanon pour dire que: " Ne payons pas de tribut à l'adversaire en créant des polémiques qui s'inspirent de leurs aspirations."
POURQUOI LES BARBIES ONT TOUJOURS ETE UN DANGER POUR NOS ENFANTS
Belle démonstration de la complicité de ces parents noirs qui continuent de baigner leurs enfants dans l'aliénation savamment orchestrée pour détruire le Nègre.
Il y a des images, des gestes qui parlent d'eux-mêmes. Inutile de dire quoi que ce soit de peur de dénaturer le message de ce que vous découvrez dans cette vidéo.
Une chose est néanmoins à dire: Les parents noirs qui ne prendront pas toute la mesure de cette vidéo, font de l'auto-destruction.
MARCHE DE L'HONNEUR
Lorsqu'à
23heures30 minutes du 09/04, j'apprends de source sûre qu'il y aura
deux marches, j'ai finalement compris non seulement tout le sens du
texte d'AJM ici, mais la dérive, la grosse arnaque qui se tramait sur mon dos.
Dès
cet instant, le temps apportait donc les éléments de réponses aux
questions que je me posais et donc la plus importante est: Claudy Siar
est-il un manipulateur, est-il manipulé, ici. On peut dire à l'aune de nombreux éléments que:OUI c'est un manipulateur et NON il n'est pas manipulé, puisqu'il s'est livré volontairement.
Et son joli château vient de s'effondrer par cet acte de haute félonie.
Hier
à la place de la république, on a bien pu se rendre compte qu'à côté de
la Françafrique, il existe une entité peut-être pas aussi grande dans
son envergure, mais aussi dangereuse, pernicieuse voire mortelle: la Franç-à-nègres.
Entité constituée pour la plupart des aigris et déçus de plusieurs
horizons et dont Claudy Siar a rallié en prenant en otage la mémoire
des milliers d'africains déportés (faites bien attention à ce mot) pour la souiller dans un tango-zouk pédo-maléfique orchestré par Lozes & Cie. Bref d'un côté, il y avait un défilé des "has been" que l'état a financé et de l'autre une marche des afro-Antillais fiers de ce qu'ils sont.
Lorsqu'à 14
heures la bande à Beyala, Ribbe (très franchement que peut-on attendre
d'une vieille chaussette pourrie et d'une chauve souris) qui n'était là
que pour être vue fort de ce qui se disait à Tropiques F.M "Place
République-Bastille, l'endroit où il faut être", a entamé son défilé
direction Bastille, la cause pour laquelle nous étions là, venait de
perdre son sens profond pour être diluée dans la plus simple des
expressions: l'exhibitionnisme mercantil et vil.
Le virus de la
division venait encore de frapper et chose curieuse, un afro-descendant
lui même jetait en pâture l'honneur des siens, avec la complicité d'un
africain. Beau symbole et joli exploit des maitres de l'ombre qui,
réussissent à démontrer que le noir est corvéable et tellement cupide
qu'il soit des Antilles ou d'Afrique, en France on en fait ce que l'on
veut.
Je pris le parti
d'honorer les miens en m'alliant à ce que je considère la marche de
l'honneur, de la dignité, de la sagesse et de la mémoire nos ancêtres.
Il n'est pas important de savoir qui l'organise, mais de savoir pour
quelle raisons elle a été organisée. Seules les actes comptent et quoi
que pensent les autres vipères, les organisateurs de la marche de
l'honneur ont respecté la dignité de notre peuple. Seules les idées saines et nobles ont ma sympathie et non les personnes et cela, ceux et celles qui ont voulu se servir de moi, doivent se résoudre à cette idée une fois pour toutes.
Contrairement à
ce qui est dit ci et là dans les médias (pouvait-il en être autrement
?), le défilé de bastille a été comme on pouvait s'attendre, à l'image
de ceux et celles qui le constituaient et l'organisaient. C'est-à-dire
un défilé de la manipulation, de l'indécence et du mépris de la mémoire
des millions d'africains morts parce que les dirigeants de la France
l'avait ainsi décidé. Hier, ils ont, une fois de plus, décidé de mettre en
exergue leur mépris en décidant de venir exhiber les libertés tendancieuses à caractères sexuels, dans l'unique
but de brouiller les cartes et semer la division. La division va même très loin en proposant la journée de commémoration
le 23/05 pour les associations d'outre-mer. Mais ces gens pris comme
esclaves en Afrique pour lequel on dédie une journée de commémoration,
étaient-ils ultra-marins ou Africains ?
Défilé pour lequel la
participation était monnayée afin de grossir les rangs et tromper son
monde.
La marche de
l'honneur [République-Nation] était un réel succès, car volontaire
(aucun participant n'a reçu de l'argent ou quelques garanties pour y
participer comme ce qui s'est passé au défilé République-Bastille) et
digne. Pas de caméras de télévision pour venir distraire les uns et les
autres. Il m'est difficile de donner le nombre de participants, mais ce
qui rendait encore fierté et dignité aux ancêtres et à la marche, c'est
de voir des gens assis dans les cafés, d'autres garer leurs voitures et
rallier le cortège avec toujours cette même interrogation "j'espère que ce n'est pas le truc de Claudy siar et Lozes". Comme qui dirait, l'honneur ne se quémande pas et n'a non plus besoin de lumières, puisqu'il est lumière lui même.
Si
nous devons retenir une chose, c'est que la marche de l'honneur a été
un vrai succès qui parlera par lui même. Le défilé de bastille a besoin
de caméras et autres artifices, parce qu'une escroquerie ne peut que
fonctionner par des artifices. Au plus 2000 personnes ont pris part à
cette mascarade et parmi les 2000, il faut y extraire les quelques 500
personnes qui venaient des médias, bref un flop.
On m'aurait dit que Claudy Siar se coucherait, dévoilerait sa nudité de la sorte face au CRAN et ses mentors de l'ombre, personne ne l'aurait cru, moi le premier. Il faut donc y voir un signe des temps et comprendre la raison pour laquelle, il a fallu que ces choses ce dévoilent lors d'un tel événement. Fallait-il aller jusqu'à ce niveau de traitrise et de trahison comme l'a fait Claudy Siar pour avoir la permission d'utiliser le mot déportation ? Les financements malsains de Tropiques F.M justifient-ils cette félonie et un tel volte-face ?
MARCHE DE L'HONNEUR II
Vidéo envoyée par MBOA
10 mai 2008
LE CRAN, EUX et NOUS !
Les articles 1382 et 1383 du code civil français disent respectivement ceci: " Tout fait quelconque qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. " et " Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence."
Le CRAN vous dérange, alors passez à l'action en le mettant face à ses responsabilités.
La bronca qui a eu lieu avant le 10 mai a, comme il a été souligné ici, montré si besoin était, notre faiblesse, notre double incapacité non seulement à agir collectivement, mais aussi à défendre nos intérêts même les plus capitaux pour ne pas dire vitaux. Ce faisant cette double incapacité que nous cumulons a davantage révélé que l'ennemi peut à sa guise, nous fragiliser avec une déconcertante facilité.
Tout le monde s'accorde à dire que le C.R.A.N*, est un ersatz d'une autre entité régnante et interlocuteur privilégié des institutions de ce pays, qui n'a pas légitimité à agir et à parler à notre nom. Il est estampillé comme l'antichambre des basses manœuvres de l'état français envers les noirs se trouvant sur le territoire français et par voie de conséquence comme un tremplin pour accéder à la notoriété suprême: un poste de député, de maire et dans les cas les plus prestigieux, la présidence de la république d'un pays de la françafrique. Toute cette diatribe nous est connue, puisque pendant des années et peut-être encore maintenant, SOS-Racisme, autre émanation des officines de l'état français, joue cette même symphonie sous nos regards et acclamations. Qu'il soit permis de dire que parmi les critiques qui décrient le CRAN, il y en a qui émanent d'associations dont on se demande si elles ne servent pas d'écran à leurs responsables, qui sont aussi à l'aise dans l'exercice de la pratique des officines pourtant, elles (associations) ne sont l'émanation, ni l'ersatz d'aucune autre entité, elles sont plutôt black-black-black pour paraphraser quelqu'un.
Que faisons-nous donc pour empêcher cette usurpation de titre et du CRAN et de SOS Racisme qui sont reconnus par l'état français, les médias etc. comme entités légitimes pour défendre nos intérêts et être nos représentants devant les institutions de ce pays ? C'est cette interrogation qui doit nous habiter lorsque nous dénonçons le CRAN et les autres.
Certains m'ont posé la question sur le bilan du CRAN dans ses actions à défendre les noirs. Ils attendent que je reconnaisse qu'il est nul. C'est d'une évidence qu'il ne viendrait même pas à tout individu sérieux de poser une telle question. Mais c'est encore un aveu de faiblesse que de ne décliner que cet aspect de la question. Il faut avoir le courage et l'honnêteté de poser judicieusement la question du bilan du bilan de la manière suivante: Quelles sont les actions entreprises par vous pour empêcher le CRAN de produire un bilan nul alors qu'il parle en votre nom, à votre place ?
A titre individuel, lorsque l'on a connaissance de l'usurpation de son identité, d'une tutelle inconnue et les conséquences qui vont avec quelle est la réaction que nous avons ? N'est-ce pas de se défendre contre cette usurpation, de la combattre et non limiter l'action dans la simple dénonciation et la pleurnicherie ? Mais qu'est-ce qui fait donc que l'on reste passif, contemplateur et même complice des agissements du CRAN alors que nous l'avons identifié comme un escroc, un usurpateur etc. une franç-à-nègres ?
J'ai proposé l'idée aujourd'hui qui me semble être la mieux appropriée pour essayer d'amorcer une tentative de reprise en main de cet "outil" qui prétend parler à notre nom qui est: de l'investir, de l'assaillir, de déloger l'intrus usurpateur en imprimant notre point de vue, de lui retirer la légitimité que nous ne lui avons jamais accordée.
Je ne vais pas ici mettre toute la stratégie, mais l'idée est d'importer, d'apporter, d'introduire à l'intérieur même du CRAN, une contradiction qui serait de nature à chasser ses tenants de l'ombre pour s'approprier un outil qui est le nôtre comme il est dit.
Si le CRAN est à l'aise c'est parce qu'il n'a jamais eu, aura t-il un jour, une contradiction des "noirs". Le CRAN dans sa déclinaison actuelle ne parlera jamais des problèmes des "noirs", il les combattra même avec plus de véhémence les jours avenirs et nous le savons tous. Et deux alternatives s'offrent à nous, soit nous continuons à subir cette situation ou alors nous la refusons et la refuser c'est aller au devant du CRAN pour le faire savoir.
Le terrain sur lequel les "noirs" doivent aujourd'hui agir est politique, sans lequel, il est inimaginable de stopper le CRAN et d'autres organisations qui nous seront imposées. Alternative Démocrate a amorcé l'initiative et là encore, on voit notre incapacité à soutenir, à porter des projets qui sont pour nous et faits par nous. Si le CRAN sévit, c'est parce que nous l'avons voulu ainsi.
Le CRAN est entrain de devenir un Sos-Racisme bis, dont les penseurs sont dans l'ombre et mettent en exergue des figurants, qui sont sensés représentés la communauté noire. Et laquelle communauté noire reste dans l'inaction et des querelles de bas étages qui obéissent aux aspirations de ses ennemis au lieu de s'attaquer à la citadelle "prenable" qu'est le CRAN. Il dépend de la détermination et de l'envie des noirs, pour que le CRAN ne parle plus à leur nom et place, à ne plus se laisser distraire et détruire. On pourrait ainsi paraphraser Achille Mbémbé en disant donc que: "la communauté noire de France se sauvera par ses propres forces, ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place et c'est bien ainsi."
* Vous noterez la différence fondamental dans les acronymes C.R.A.N et C.R.I.J.F par exemple. Pendant que d'un côté on parle de d'associations, de l'autre on parle d'institutions.
09 mai 2008
Claudy Siar: Manipulateur ? Manipulé ?
Hier je concluais mon propos par: " Cette polémique a au moins le mérite d'une chose: elle
montre notre incapacité à pénétrer l'ennemi (comme il le fait avec
nous) et à le déstabiliser dans ses bases et ses projets (comme lui
le fait tous les jours avec ceux qui critiquent le CRAN). Je ne
suis pas devin, la vaticination n'est pas mon fort, pour essayer de
lire les intentions du CRAN et/ou de Claudy Siar, moi je reste patient
et attend, car le temps est et reste mon meilleur allié et fournira les
réponses aux questions auxquelles je ne peux répondre aujourd'hui."
Au delà de ce qui précède, cette polémique révèle les carences des associations noires en France, de presque toutes les associations, les carences de ceux/celles qui se voient "leaders", des leaders qui prétendent parler au nom des "Noirs". Sans exception aucune, ces associations et personnes sont disqualifiées parce que pas fiables, parce que malhonnêtes, parce que corrompues, parce que dangereuses. Elles/Ils sont TOUS des manipulateurs manipulés corrompus et corrupteurs cherchant à nous corrompre, en confisquant des combats nobles sous le prétexte de les servir. Si le cas du CRAN est connue, les autres sont aussi pareilles dans leur majorité.
Pour certaines associations, elles sont unipersonnelles avec un gourou à vie à leur tête, sans jamais tenir d'assemblée générale pour la plupart pour cause une personne voire deux comme membre, dirigées exactement comme les pays africains avec des présidents à vie et la main invisible de l'oppresseur avec qui elles/ils pactisent. Une espèce de franç-à-nègre qui fragilise davantage le "noir" dans la lutte pour la liberté.
Des éléments nouveaux, montrent que ce qui va se passer demain est une vaste mascarade qui est née des intrigues des uns et des autres leaders (dont je tais pour l'instant les noms) qui se bousculent pour les miettes qu'on veut bien leur donner, tout cela à notre grand dam! Des gens qui veulent se servir de la mémoire des ancêtres et "nous" pour vendre leur poltronnerie, leur corruption.
Aux questions que je me pose et à celle posée au titre, les éléments de meilleure compréhension commencent à arriver. Restons patients et attendons. Et à celle de savoir doivent-ils (ces associations et leaders de quelques natures) continuer à parler de "nous", la réponse est sans ambigüités à cette heure: NON
Vous n'avez pas le droit de vous servir des mémoires, des douleurs des uns et des autres, de notre histoire bref de nous pour assouvir vos appétits de gloutons, pour servir votre cupidité.
PS: L'idée qui doit nous préoccuper le 10 est la déportation de nos ancêtres et en ce sens l'honnêteté m'oblige a dire que la seule marche qui colle à cette idée est celle qui parte de République à Nation, indépendamment de qui l'organise. Celle des libertés est à mon sens non avenue, car elle est d'un mélange de genre dans lequel je me suis perdu. Non pas que parce que le CRAN et les autres y sont, mais parce qu'elle dénature ce pourquoi les "noirs", tous les noirs devraient se sentir unis. Ce n'est pas une marche des libertés qu'il s'agit mais bel et bien de la mémoire des noires.
Mais le reste de mon propos reste inchangé sur la nécessité d'empêcher le CRAN de continuer à parler à notre nom, en se l'appropriant d'une manière ou d'une autre, il reste davantage inchangé sur le manque d'honnêteté et de sérieux de ces prétentieux et cupides leaders et associations qui parlent pour les noirs alors qu'elles pensent au fric et à la trahison.
08 mai 2008
POLEMIQUE sur le CRAN: Aveu d'incapacité.
Quel spectacle désolant et pathétique comme seuls les nègres savent le donner lorsqu'ils leur faut faire des choses sérieuses. Qu'est-ce qu'ils doivent bien se tordre de rire les autres, de voir qu'ils ont une fois de plus réussi à provoquer la panique chez les négres, incapables de faire face, de travailler ensemble de faire UN même l'espace d'une seconde etc.... En fait, quel bel aveu d'incapacité !
L'affichage ou la mise en avant, d'aucun diront la mégalomanie ou le narcissisme ne sont pas mon fort et tant mieux. Je connais ma cible, je l'ai identifiée et surtout je n'ai pas de guides spirituels ou autres qui dictent à ma conscience la conduite à suivre ou à tenir.
Le CRAN, et encore moins Lozes *, ne sont ma tasse de thé, mais s'ils sont injustement vilipendés, j'essaierai, à ma manière de le dénoncer; comme Dieudonné et les autres sont loin d'être ma tasse de thé, mais lorsque (Dieudonné) a été injustement pris en grippe, je l'ai défendu au point de me faire des inimitiés avec quelques personnes. Je suis pour le règne de la justice et non pour le règne des "gourous". Je défendrai tout individu de ma communauté, s'il est injustement fustigé et je le dénoncerai la seconde d'après, si j'ai la certitude de ses coups fourrés et qu'il ne reste pas humble dans son petit coin avec sa sale conscience. Et ils sont nombreux à faire le show devant les leurs pour aller s'agenouiller chez l'ennemi.
Seul compte le bien-être de tous et non de quelques individus en quête du manger et du boire.
Et si Demain, j'apprends que Claudy Siar s'est fourvoyé, je le dénoncerai également, mais pas sur la base des calomnies de jaloux et autres petites basses messes . Les individus ne m'intéressent donc pas, ils sont des canaux et parfois de très mauvais canaux même mais restent nécessaires pour la quête de justice.
Ces gens sont des humains comme tout le monde [et même pire que le commun des individus pour certains ]avec ce que cela comporte c'est à dire capables du bien et aussi du pire et dans ce volet ce n'est pas ce qui manque. Quand on veut la justice, on doit être capable de dénoncer tout et non être sélectif sur certains sujets comme certains le font avec brio et tristesse à la fois.
Faut donc pas confondre s'interposer contre une injustice via un canal et être à la solde des individus.
MBOA est et restera un esprit libre, à la recherche de la seule justice et non d'une quelconque reconnaissance et je ne suis ami ou complice de/avec personne, le croire est se foutre le doigt dans l'œil car mon seul ami est la quête de justice. Et cette recherche de justice consiste à accorder souvent le pardon tout en restant vigilant ne serait-ce que pour deux raisons: D'une part, c'est reconnaitre qui on est: c'est-à- dire humain donc faillible comme ceux/celles que l'on critique et d'autre part mon amour des miens est au-dessus de petites considérations car mes frères et soeurs ne sont pas mes ennemis malgré nos divergences, car mon ennemi, je le connais.
Certaines causes valent certains sacrifices, mais ceci ne veut pas dire cautionner. Aussi la grandeur des individus se mesure à leur capacité de mettre de côté leur égo (perfidie) pour faire le bien commun. C'est pour cette raison que je partage l'idée d'accepter le CRAN dans la marche du 10 et me refuse à toute polémique puérile, infructueuse et surtout d'individus qui ont des choses à se reprocher également.
Cette polémique a au moins le mérite d'une chose: elle montre notre incapacité à pénétrer l'ennemi (comme il le fait avec nous) et à le déstabiliser dans ses bases et ses projets (comme lui le fait tous les jours avec ceux qui critiquent le CRAN). Je ne suis pas devin, la vaticination n'est pas mon fort, pour essayer de lire les intentions du CRAN et/ou de Claudy Siar, moi je reste patient et attend, car le temps est et reste mon meilleur allié et fournira les réponses aux questions auxquelles je ne peux répondre aujourd'hui.
PS: Excusez-moi d'avoir parlé beaucoup à la première personne, car ma personne ne vaut pas grande chose pour vous l'imposer, mais dès fois, le pathétique et le ridicule vous amènent à sortir de votre réserve.
* Un mail que j'ai envoyé à monsieur Lozes suite à sa réaction à la déclaration de E.Barber, alors que je venais quelques heures auparavant de me sentir solidaire de l'initiative de la participation du Cran à la marche.
Monsieur Lozes,
Arrêtez un peu avec vos politiquement corrects
qui desservent le combat des gens qui souffrent de négrophobie pendant
que vous mangez à table avec l'establishment. Vous ne pouvez pas en
même temps appréciez un geste et ensuite le reniez. Qu'est-ce que vous
appelez, je vous cite "Le geste de Madame Barber est fort, un peu trop
fort peut-être, mais c’est
un appel aux consciences françaises, à toutes les consciences françaises à
rester en éveil."
Vos
prises de positions fantaisistes commencent à agacer plus d'un et il va
falloir que vous vous déterminiez clairement. Si vous parlez au nom des
noirs, alors il faudra utiliser voire vous accoutumer à leur
vocabulaire, car il exprime ce qu'ils vivent tous les jours et non le
concocter à votre façon comme vous le faites un peu trop souvent. Vous
n'êtes pas tous les Noirs, car eux n'ont pas la chance de flirter avec
l'establishment comme c'est votre cas.
Si
tel n'est pas le cas, alors cessez de parler en notre nom, cette
fumisterie n'a que trop duré. Nous ne vous lâcherons plus, vous et vos
acolytes.
Dorénavant rejoignez MBOA sur:
http://mboangila.afrikblog.com/
Résistons en venant massivement à La Marche des Libertés de République à Bastille
A.R.M.A.D.A
Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d'Africains
Communiqué
«160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage des noirs»
1848-2008
ARMADA appelle fermement tous les Africains, descendants d’Africains, les Français gaulois ainsi que les amis des autres communautés qui souffrent de l’oppression raciale à venir massivement le 10 mai 2008 à la Marche des Libertés à 14 h de République à Bastille !
Un mouvement pour les Réparations existe de fait en France depuis une vingtaine d’années. Il s’est manifesté sur la scène publique à maintes reprises et avec éclat en 1992 lorsque des militants et militantes anti-colonialistes ont occupé le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro pour contester le cinq-centenaire consacré par l’Europe à Christophe Colomb, celui qui a ouvert la voie à l’œuvre du plus grand génocide historique jamais commis contre les peuples amérindiens et noirs. Cette année 1992 pour la première fois en France, des pancartes et des banderoles déployées en plein Paris exigeaient « le classement de l’esclavage des noirs comme crime contre l’humanité. »
ARMADA, Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d’Africains, est l’héritier des luttes révolutionnaires anti-esclavagistes conduites dès la mise en œuvre de « l’entreprise de barbarie coloniale » en Afrique, sur les bateaux négriers et aux Amériques dans les immenses camps de concentration à l’air libre que représentaient les plantations esclavagistes.
Durban 2001: le tournant pour des Droits Humains pour tous les Humains
S’appuyant sur le tournant que constitue cet événement, le plus important de cette époque pour les Droits Humains, seulement quelques années après l’abolition de l’Apartheid, ARMADA déclare solennellement sa solidarité avec toutes celles et tous ceux qui ont lutté contre l’Apartheid et luttent toujours pour faire rentrer dans les faits l’égalité des droits pour l'enfant, la femme et l’homme noir en Afrique du Sud et partout dans le monde où se constitue, se reconstitue ou se maintient toute forme d'Apartheid ou de violations des droits ; ceci vaut même pour les Etats qui se drapent hypocritement dans les atours de la République mais qui n'appliquent ses principes qu'à une partie de leur population.
En ce sens, la Déclaration et le Programme d'Action adoptés lors du Forum des ONGs du 28 août au 1er septembre 2001 sont des bases fondamentales qui guident l'action de ARMADA, forte de l’avancée enregistrée lors de la Conférence Mondiale Contre le Racisme de Durban où un document des Nations Unies (reprenant en partie la Déclaration et le Programme d’Action du Forum des ONGs), mentionne pour la première fois la reconnaissance historique de la barbarie esclavagiste occidentale ainsi que les gravissimes séquelles contemporaines de la déportation et de l’esclavage sur les hommes et les femmes d’ascendance africaine.
ARMADA conduira une action énergique, intransigeante et durant tout le temps qu’il faudra pour faire rentrer dans les faits notre conclusion : non seulement les pays du Sud dits pauvres n’ont aucune dette vis à vis des pays dits riches mais au contraire ce sont les puissances coloniales occidentales qui ont contracté une dette depuis le 16e siècle, qui n’a cessé de s’accumuler jusqu’à ce jour, et pour laquelle ARMADA demande Réparation politique, économique, financière, morale, culturelle, sociale et spirituelle aux Etats et aux entreprises qui en portent la responsabilité.
Dans le quotidien, ARMADA, profondément attachée aux "Droits Humains pour Tous les Humains", mène toute action nécessaire afin de faire respecter l'égalité des droits dans tous les domaines quelles que soient les entités, privées, publiques ou étatiques qui les transgressent : contre les discriminations dans le travail, le logement, la culture, les institutions, les partis contre les expulsions; contre le mépris; contre les assassinats, que ce soit par la police, par l’empoisonnement des terres aux Antilles, ou pour les intérêts carnassiers des requins de l’immobilier…
Réparer ici et maintenant les crimes du passé et les dégâts du présent
La situation de déni d’humanité pour les noirs vivant dans ce pays à atteint des sommets comparables à ceux ayant existé du temps du Code Noir édicté en 1685 par Louis 14 et Colbert, qui faisait des noirs des biens meubles. En effet, certains mènent campagne pour faire de l’être humain noir le bouc émissaire des problèmes de la société française. En le traquant comme une bête sauvage le Pouvoir sarkozyste institutionnalise en plein 21e siècle le retour à l’ordre colonial esclavagiste du 17e siècle…qui avait été le précurseur du nazisme appliqué par les Européens aux Européens voici 60 ans !
Rafles, violences, camps de rétention, tortures sont le lot quotidien des femmes, enfants, et hommes africains montrés « du doigt et du fichier » par le Ministère de l’Identité Nationale de Ms. Hortefeux et Sarkozy. Lors des déportations par avion souvent meurtrières, la police et la justice tentent de bâilloner tout citoyen noir ou blanc qui s’oppose à ces atteintes intolérables aux droits humains les plus élémentaires. Des femmes et des hommes courageux demeurés humains, s’organisent dans plusieurs associations pour combattre ce retour aux tristes heures de la France vichyste. Ainsi le Réseau Education Sans Frontières (RESF) pour lequel nous disons « Honneur et Respect ! », car ses membres ne renoncent jamais malgré les peines encourues ! Et Woulo bwavo pour Jeanne Moreau qui a rejoint avec éclat RESF dans une vidéo du mois d’avril de cette année…
Nous avons le devoir de comprendre très vite le lien entre cette barbarie moderne du 21e siècle avec celle pratiquée dès le 16e siècle par la France et les autres états européens durant le Méga-Crime Contre l’Humanité qu’a été la déportation, l’esclavage et la colonisation des Africains pendant 4 siècles. La France a reconnu le crime péniblement en 2001, soit... 153 ans après l’abolition. Mais le lobby colonialiste des descendants d’esclavagistes ne le digère pas et tente par tous les moyens de revenir sur les avancées de 2001 (loi Taubira et CMCR de Durban). Ainsi ce lobby raciste a été à l’initiative de la rédaction et du vote de la loi de réhabilitation du colonialisme en 2005. Il a fait très fort en trouvant un porte-parole institutionnel en la personne de Nicolas Sarkozy. Depuis 5 ans, comme ministre de l’intérieur puis comme président, celui-ci bat tous les records de négrophobie, notamment avec son discours de Dakar en juillet 2007 sur un fond politique quotidien de négation de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage des noirs!
La situation de violation permanente des droits humains pour les noirs qu’ils soient Français ou étrangers à atteint un seuil qui devrait conduire la France et les Français à s’abstenir désormais de donner des leçons aux autres pays ! La priorité doit être de s’occuper sincèrement et sérieusement de ce qui se passe ici, là, maintenant, en France !
Noirs d’Afrique, des Antilles et de l’Océan indien, avec les Français gaulois, ainsi que les amis des autres communautés qui souffrent de l’oppression raciale : An nou aye !
Le 10 mai 2008 à 14h :
Résistons en venant massivement
à La Marche des Libertés de République à Bastille,
afin de Réparer ici et Maintenant
les crimes du passé et les dégâts du présent !
