10 mai 2008
LE CRAN, EUX et NOUS !
Les articles 1382 et 1383 du code civil français disent respectivement ceci: " Tout fait quelconque qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. " et " Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence."
Le CRAN vous dérange, alors passez à l'action en le mettant face à ses responsabilités.
La bronca qui a eu lieu avant le 10 mai a, comme il a été souligné ici, montré si besoin était, notre faiblesse, notre double incapacité non seulement à agir collectivement, mais aussi à défendre nos intérêts même les plus capitaux pour ne pas dire vitaux. Ce faisant cette double incapacité que nous cumulons a davantage révélé que l'ennemi peut à sa guise, nous fragiliser avec une déconcertante facilité.
Tout le monde s'accorde à dire que le C.R.A.N*, est un ersatz d'une autre entité régnante et interlocuteur privilégié des institutions de ce pays, qui n'a pas légitimité à agir et à parler à notre nom. Il est estampillé comme l'antichambre des basses manœuvres de l'état français envers les noirs se trouvant sur le territoire français et par voie de conséquence comme un tremplin pour accéder à la notoriété suprême: un poste de député, de maire et dans les cas les plus prestigieux, la présidence de la république d'un pays de la françafrique. Toute cette diatribe nous est connue, puisque pendant des années et peut-être encore maintenant, SOS-Racisme, autre émanation des officines de l'état français, joue cette même symphonie sous nos regards et acclamations. Qu'il soit permis de dire que parmi les critiques qui décrient le CRAN, il y en a qui émanent d'associations dont on se demande si elles ne servent pas d'écran à leurs responsables, qui sont aussi à l'aise dans l'exercice de la pratique des officines pourtant, elles (associations) ne sont l'émanation, ni l'ersatz d'aucune autre entité, elles sont plutôt black-black-black pour paraphraser quelqu'un.
Que faisons-nous donc pour empêcher cette usurpation de titre et du CRAN et de SOS Racisme qui sont reconnus par l'état français, les médias etc. comme entités légitimes pour défendre nos intérêts et être nos représentants devant les institutions de ce pays ? C'est cette interrogation qui doit nous habiter lorsque nous dénonçons le CRAN et les autres.
Certains m'ont posé la question sur le bilan du CRAN dans ses actions à défendre les noirs. Ils attendent que je reconnaisse qu'il est nul. C'est d'une évidence qu'il ne viendrait même pas à tout individu sérieux de poser une telle question. Mais c'est encore un aveu de faiblesse que de ne décliner que cet aspect de la question. Il faut avoir le courage et l'honnêteté de poser judicieusement la question du bilan du bilan de la manière suivante: Quelles sont les actions entreprises par vous pour empêcher le CRAN de produire un bilan nul alors qu'il parle en votre nom, à votre place ?
A titre individuel, lorsque l'on a connaissance de l'usurpation de son identité, d'une tutelle inconnue et les conséquences qui vont avec quelle est la réaction que nous avons ? N'est-ce pas de se défendre contre cette usurpation, de la combattre et non limiter l'action dans la simple dénonciation et la pleurnicherie ? Mais qu'est-ce qui fait donc que l'on reste passif, contemplateur et même complice des agissements du CRAN alors que nous l'avons identifié comme un escroc, un usurpateur etc. une franç-à-nègres ?
J'ai proposé l'idée aujourd'hui qui me semble être la mieux appropriée pour essayer d'amorcer une tentative de reprise en main de cet "outil" qui prétend parler à notre nom qui est: de l'investir, de l'assaillir, de déloger l'intrus usurpateur en imprimant notre point de vue, de lui retirer la légitimité que nous ne lui avons jamais accordée.
Je ne vais pas ici mettre toute la stratégie, mais l'idée est d'importer, d'apporter, d'introduire à l'intérieur même du CRAN, une contradiction qui serait de nature à chasser ses tenants de l'ombre pour s'approprier un outil qui est le nôtre comme il est dit.
Si le CRAN est à l'aise c'est parce qu'il n'a jamais eu, aura t-il un jour, une contradiction des "noirs". Le CRAN dans sa déclinaison actuelle ne parlera jamais des problèmes des "noirs", il les combattra même avec plus de véhémence les jours avenirs et nous le savons tous. Et deux alternatives s'offrent à nous, soit nous continuons à subir cette situation ou alors nous la refusons et la refuser c'est aller au devant du CRAN pour le faire savoir.
Le terrain sur lequel les "noirs" doivent aujourd'hui agir est politique, sans lequel, il est inimaginable de stopper le CRAN et d'autres organisations qui nous seront imposées. Alternative Démocrate a amorcé l'initiative et là encore, on voit notre incapacité à soutenir, à porter des projets qui sont pour nous et faits par nous. Si le CRAN sévit, c'est parce que nous l'avons voulu ainsi.
Le CRAN est entrain de devenir un Sos-Racisme bis, dont les penseurs sont dans l'ombre et mettent en exergue des figurants, qui sont sensés représentés la communauté noire. Et laquelle communauté noire reste dans l'inaction et des querelles de bas étages qui obéissent aux aspirations de ses ennemis au lieu de s'attaquer à la citadelle "prenable" qu'est le CRAN. Il dépend de la détermination et de l'envie des noirs, pour que le CRAN ne parle plus à leur nom et place, à ne plus se laisser distraire et détruire. On pourrait ainsi paraphraser Achille Mbémbé en disant donc que: "la communauté noire de France se sauvera par ses propres forces, ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place et c'est bien ainsi."
* Vous noterez la différence fondamental dans les acronymes C.R.A.N et C.R.I.J.F par exemple. Pendant que d'un côté on parle de d'associations, de l'autre on parle d'institutions.
09 mai 2008
Claudy Siar: Manipulateur ? Manipulé ?
Hier je concluais mon propos par: " Cette polémique a au moins le mérite d'une chose: elle
montre notre incapacité à pénétrer l'ennemi (comme il le fait avec
nous) et à le déstabiliser dans ses bases et ses projets (comme lui
le fait tous les jours avec ceux qui critiquent le CRAN). Je ne
suis pas devin, la vaticination n'est pas mon fort, pour essayer de
lire les intentions du CRAN et/ou de Claudy Siar, moi je reste patient
et attend, car le temps est et reste mon meilleur allié et fournira les
réponses aux questions auxquelles je ne peux répondre aujourd'hui."
Au delà de ce qui précède, cette polémique révèle les carences des associations noires en France, de presque toutes les associations, les carences de ceux/celles qui se voient "leaders", des leaders qui prétendent parler au nom des "Noirs". Sans exception aucune, ces associations et personnes sont disqualifiées parce que pas fiables, parce que malhonnêtes, parce que corrompues, parce que dangereuses. Elles/Ils sont TOUS des manipulateurs manipulés corrompus et corrupteurs cherchant à nous corrompre, en confisquant des combats nobles sous le prétexte de les servir. Si le cas du CRAN est connue, les autres sont aussi pareilles dans leur majorité.
Pour certaines associations, elles sont unipersonnelles avec un gourou à vie à leur tête, sans jamais tenir d'assemblée générale pour la plupart pour cause une personne voire deux comme membre, dirigées exactement comme les pays africains avec des présidents à vie et la main invisible de l'oppresseur avec qui elles/ils pactisent. Une espèce de franç-à-nègre qui fragilise davantage le "noir" dans la lutte pour la liberté.
Des éléments nouveaux, montrent que ce qui va se passer demain est une vaste mascarade qui est née des intrigues des uns et des autres leaders (dont je tais pour l'instant les noms) qui se bousculent pour les miettes qu'on veut bien leur donner, tout cela à notre grand dam! Des gens qui veulent se servir de la mémoire des ancêtres et "nous" pour vendre leur poltronnerie, leur corruption.
Aux questions que je me pose et à celle posée au titre, les éléments de meilleure compréhension commencent à arriver. Restons patients et attendons. Et à celle de savoir doivent-ils (ces associations et leaders de quelques natures) continuer à parler de "nous", la réponse est sans ambigüités à cette heure: NON
Vous n'avez pas le droit de vous servir des mémoires, des douleurs des uns et des autres, de notre histoire bref de nous pour assouvir vos appétits de gloutons, pour servir votre cupidité.
PS: L'idée qui doit nous préoccuper le 10 est la déportation de nos ancêtres et en ce sens l'honnêteté m'oblige a dire que la seule marche qui colle à cette idée est celle qui parte de République à Nation, indépendamment de qui l'organise. Celle des libertés est à mon sens non avenue, car elle est d'un mélange de genre dans lequel je me suis perdu. Non pas que parce que le CRAN et les autres y sont, mais parce qu'elle dénature ce pourquoi les "noirs", tous les noirs devraient se sentir unis. Ce n'est pas une marche des libertés qu'il s'agit mais bel et bien de la mémoire des noires.
Mais le reste de mon propos reste inchangé sur la nécessité d'empêcher le CRAN de continuer à parler à notre nom, en se l'appropriant d'une manière ou d'une autre, il reste davantage inchangé sur le manque d'honnêteté et de sérieux de ces prétentieux et cupides leaders et associations qui parlent pour les noirs alors qu'elles pensent au fric et à la trahison.
08 mai 2008
POLEMIQUE sur le CRAN: Aveu d'incapacité.
Quel spectacle désolant et pathétique comme seuls les nègres savent le donner lorsqu'ils leur faut faire des choses sérieuses. Qu'est-ce qu'ils doivent bien se tordre de rire les autres, de voir qu'ils ont une fois de plus réussi à provoquer la panique chez les négres, incapables de faire face, de travailler ensemble de faire UN même l'espace d'une seconde etc.... En fait, quel bel aveu d'incapacité !
L'affichage ou la mise en avant, d'aucun diront la mégalomanie ou le narcissisme ne sont pas mon fort et tant mieux. Je connais ma cible, je l'ai identifiée et surtout je n'ai pas de guides spirituels ou autres qui dictent à ma conscience la conduite à suivre ou à tenir.
Le CRAN, et encore moins Lozes *, ne sont ma tasse de thé, mais s'ils sont injustement vilipendés, j'essaierai, à ma manière de le dénoncer; comme Dieudonné et les autres sont loin d'être ma tasse de thé, mais lorsque (Dieudonné) a été injustement pris en grippe, je l'ai défendu au point de me faire des inimitiés avec quelques personnes. Je suis pour le règne de la justice et non pour le règne des "gourous". Je défendrai tout individu de ma communauté, s'il est injustement fustigé et je le dénoncerai la seconde d'après, si j'ai la certitude de ses coups fourrés et qu'il ne reste pas humble dans son petit coin avec sa sale conscience. Et ils sont nombreux à faire le show devant les leurs pour aller s'agenouiller chez l'ennemi.
Seul compte le bien-être de tous et non de quelques individus en quête du manger et du boire.
Et si Demain, j'apprends que Claudy Siar s'est fourvoyé, je le dénoncerai également, mais pas sur la base des calomnies de jaloux et autres petites basses messes . Les individus ne m'intéressent donc pas, ils sont des canaux et parfois de très mauvais canaux même mais restent nécessaires pour la quête de justice.
Ces gens sont des humains comme tout le monde [et même pire que le commun des individus pour certains ]avec ce que cela comporte c'est à dire capables du bien et aussi du pire et dans ce volet ce n'est pas ce qui manque. Quand on veut la justice, on doit être capable de dénoncer tout et non être sélectif sur certains sujets comme certains le font avec brio et tristesse à la fois.
Faut donc pas confondre s'interposer contre une injustice via un canal et être à la solde des individus.
MBOA est et restera un esprit libre, à la recherche de la seule justice et non d'une quelconque reconnaissance et je ne suis ami ou complice de/avec personne, le croire est se foutre le doigt dans l'œil car mon seul ami est la quête de justice. Et cette recherche de justice consiste à accorder souvent le pardon tout en restant vigilant ne serait-ce que pour deux raisons: D'une part, c'est reconnaitre qui on est: c'est-à- dire humain donc faillible comme ceux/celles que l'on critique et d'autre part mon amour des miens est au-dessus de petites considérations car mes frères et soeurs ne sont pas mes ennemis malgré nos divergences, car mon ennemi, je le connais.
Certaines causes valent certains sacrifices, mais ceci ne veut pas dire cautionner. Aussi la grandeur des individus se mesure à leur capacité de mettre de côté leur égo (perfidie) pour faire le bien commun. C'est pour cette raison que je partage l'idée d'accepter le CRAN dans la marche du 10 et me refuse à toute polémique puérile, infructueuse et surtout d'individus qui ont des choses à se reprocher également.
Cette polémique a au moins le mérite d'une chose: elle montre notre incapacité à pénétrer l'ennemi (comme il le fait avec nous) et à le déstabiliser dans ses bases et ses projets (comme lui le fait tous les jours avec ceux qui critiquent le CRAN). Je ne suis pas devin, la vaticination n'est pas mon fort, pour essayer de lire les intentions du CRAN et/ou de Claudy Siar, moi je reste patient et attend, car le temps est et reste mon meilleur allié et fournira les réponses aux questions auxquelles je ne peux répondre aujourd'hui.
PS: Excusez-moi d'avoir parlé beaucoup à la première personne, car ma personne ne vaut pas grande chose pour vous l'imposer, mais dès fois, le pathétique et le ridicule vous amènent à sortir de votre réserve.
* Un mail que j'ai envoyé à monsieur Lozes suite à sa réaction à la déclaration de E.Barber, alors que je venais quelques heures auparavant de me sentir solidaire de l'initiative de la participation du Cran à la marche.
Monsieur Lozes,
Arrêtez un peu avec vos politiquement corrects
qui desservent le combat des gens qui souffrent de négrophobie pendant
que vous mangez à table avec l'establishment. Vous ne pouvez pas en
même temps appréciez un geste et ensuite le reniez. Qu'est-ce que vous
appelez, je vous cite "Le geste de Madame Barber est fort, un peu trop
fort peut-être, mais c’est
un appel aux consciences françaises, à toutes les consciences françaises à
rester en éveil."
Vos
prises de positions fantaisistes commencent à agacer plus d'un et il va
falloir que vous vous déterminiez clairement. Si vous parlez au nom des
noirs, alors il faudra utiliser voire vous accoutumer à leur
vocabulaire, car il exprime ce qu'ils vivent tous les jours et non le
concocter à votre façon comme vous le faites un peu trop souvent. Vous
n'êtes pas tous les Noirs, car eux n'ont pas la chance de flirter avec
l'establishment comme c'est votre cas.
Si
tel n'est pas le cas, alors cessez de parler en notre nom, cette
fumisterie n'a que trop duré. Nous ne vous lâcherons plus, vous et vos
acolytes.
Dorénavant rejoignez MBOA sur:
http://mboangila.afrikblog.com/
Résistons en venant massivement à La Marche des Libertés de République à Bastille
A.R.M.A.D.A
Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d'Africains
Communiqué
«160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage des noirs»
1848-2008
ARMADA appelle fermement tous les Africains, descendants d’Africains, les Français gaulois ainsi que les amis des autres communautés qui souffrent de l’oppression raciale à venir massivement le 10 mai 2008 à la Marche des Libertés à 14 h de République à Bastille !
Un mouvement pour les Réparations existe de fait en France depuis une vingtaine d’années. Il s’est manifesté sur la scène publique à maintes reprises et avec éclat en 1992 lorsque des militants et militantes anti-colonialistes ont occupé le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro pour contester le cinq-centenaire consacré par l’Europe à Christophe Colomb, celui qui a ouvert la voie à l’œuvre du plus grand génocide historique jamais commis contre les peuples amérindiens et noirs. Cette année 1992 pour la première fois en France, des pancartes et des banderoles déployées en plein Paris exigeaient « le classement de l’esclavage des noirs comme crime contre l’humanité. »
ARMADA, Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d’Africains, est l’héritier des luttes révolutionnaires anti-esclavagistes conduites dès la mise en œuvre de « l’entreprise de barbarie coloniale » en Afrique, sur les bateaux négriers et aux Amériques dans les immenses camps de concentration à l’air libre que représentaient les plantations esclavagistes.
Durban 2001: le tournant pour des Droits Humains pour tous les Humains
S’appuyant sur le tournant que constitue cet événement, le plus important de cette époque pour les Droits Humains, seulement quelques années après l’abolition de l’Apartheid, ARMADA déclare solennellement sa solidarité avec toutes celles et tous ceux qui ont lutté contre l’Apartheid et luttent toujours pour faire rentrer dans les faits l’égalité des droits pour l'enfant, la femme et l’homme noir en Afrique du Sud et partout dans le monde où se constitue, se reconstitue ou se maintient toute forme d'Apartheid ou de violations des droits ; ceci vaut même pour les Etats qui se drapent hypocritement dans les atours de la République mais qui n'appliquent ses principes qu'à une partie de leur population.
En ce sens, la Déclaration et le Programme d'Action adoptés lors du Forum des ONGs du 28 août au 1er septembre 2001 sont des bases fondamentales qui guident l'action de ARMADA, forte de l’avancée enregistrée lors de la Conférence Mondiale Contre le Racisme de Durban où un document des Nations Unies (reprenant en partie la Déclaration et le Programme d’Action du Forum des ONGs), mentionne pour la première fois la reconnaissance historique de la barbarie esclavagiste occidentale ainsi que les gravissimes séquelles contemporaines de la déportation et de l’esclavage sur les hommes et les femmes d’ascendance africaine.
ARMADA conduira une action énergique, intransigeante et durant tout le temps qu’il faudra pour faire rentrer dans les faits notre conclusion : non seulement les pays du Sud dits pauvres n’ont aucune dette vis à vis des pays dits riches mais au contraire ce sont les puissances coloniales occidentales qui ont contracté une dette depuis le 16e siècle, qui n’a cessé de s’accumuler jusqu’à ce jour, et pour laquelle ARMADA demande Réparation politique, économique, financière, morale, culturelle, sociale et spirituelle aux Etats et aux entreprises qui en portent la responsabilité.
Dans le quotidien, ARMADA, profondément attachée aux "Droits Humains pour Tous les Humains", mène toute action nécessaire afin de faire respecter l'égalité des droits dans tous les domaines quelles que soient les entités, privées, publiques ou étatiques qui les transgressent : contre les discriminations dans le travail, le logement, la culture, les institutions, les partis contre les expulsions; contre le mépris; contre les assassinats, que ce soit par la police, par l’empoisonnement des terres aux Antilles, ou pour les intérêts carnassiers des requins de l’immobilier…
Réparer ici et maintenant les crimes du passé et les dégâts du présent
La situation de déni d’humanité pour les noirs vivant dans ce pays à atteint des sommets comparables à ceux ayant existé du temps du Code Noir édicté en 1685 par Louis 14 et Colbert, qui faisait des noirs des biens meubles. En effet, certains mènent campagne pour faire de l’être humain noir le bouc émissaire des problèmes de la société française. En le traquant comme une bête sauvage le Pouvoir sarkozyste institutionnalise en plein 21e siècle le retour à l’ordre colonial esclavagiste du 17e siècle…qui avait été le précurseur du nazisme appliqué par les Européens aux Européens voici 60 ans !
Rafles, violences, camps de rétention, tortures sont le lot quotidien des femmes, enfants, et hommes africains montrés « du doigt et du fichier » par le Ministère de l’Identité Nationale de Ms. Hortefeux et Sarkozy. Lors des déportations par avion souvent meurtrières, la police et la justice tentent de bâilloner tout citoyen noir ou blanc qui s’oppose à ces atteintes intolérables aux droits humains les plus élémentaires. Des femmes et des hommes courageux demeurés humains, s’organisent dans plusieurs associations pour combattre ce retour aux tristes heures de la France vichyste. Ainsi le Réseau Education Sans Frontières (RESF) pour lequel nous disons « Honneur et Respect ! », car ses membres ne renoncent jamais malgré les peines encourues ! Et Woulo bwavo pour Jeanne Moreau qui a rejoint avec éclat RESF dans une vidéo du mois d’avril de cette année…
Nous avons le devoir de comprendre très vite le lien entre cette barbarie moderne du 21e siècle avec celle pratiquée dès le 16e siècle par la France et les autres états européens durant le Méga-Crime Contre l’Humanité qu’a été la déportation, l’esclavage et la colonisation des Africains pendant 4 siècles. La France a reconnu le crime péniblement en 2001, soit... 153 ans après l’abolition. Mais le lobby colonialiste des descendants d’esclavagistes ne le digère pas et tente par tous les moyens de revenir sur les avancées de 2001 (loi Taubira et CMCR de Durban). Ainsi ce lobby raciste a été à l’initiative de la rédaction et du vote de la loi de réhabilitation du colonialisme en 2005. Il a fait très fort en trouvant un porte-parole institutionnel en la personne de Nicolas Sarkozy. Depuis 5 ans, comme ministre de l’intérieur puis comme président, celui-ci bat tous les records de négrophobie, notamment avec son discours de Dakar en juillet 2007 sur un fond politique quotidien de négation de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage des noirs!
La situation de violation permanente des droits humains pour les noirs qu’ils soient Français ou étrangers à atteint un seuil qui devrait conduire la France et les Français à s’abstenir désormais de donner des leçons aux autres pays ! La priorité doit être de s’occuper sincèrement et sérieusement de ce qui se passe ici, là, maintenant, en France !
Noirs d’Afrique, des Antilles et de l’Océan indien, avec les Français gaulois, ainsi que les amis des autres communautés qui souffrent de l’oppression raciale : An nou aye !
Le 10 mai 2008 à 14h :
Résistons en venant massivement
à La Marche des Libertés de République à Bastille,
afin de Réparer ici et Maintenant
les crimes du passé et les dégâts du présent !
05 mai 2008
EUNICE BARBER comme Martin MBEMBA: DES VOIX/VOIES COURAGEUSES
" Comment une noire peut-elle s'opposer à la défense des droits de l'homme ? Quelle est donc la mouche qui a piqué Eunice ? ". Des interrogations parmi tant d'autres qui en ce moment taraudent les fervents milliers défenseurs de droits de l'hommiste, la Fédération Française, la ville de Paris, auto proclamée "défenseur des droits de l'homme partout dans le monde" et surtout la bande de sportifs très très courageux qui a pris l'initiative d'aller sur ce terrain avec pour certains un manque consistant d'analyse.
Même interrogation voire stupéfaction comme lors du procès Klaus Barbie, Me MBEMBA avait pris courageusement place aux côtés de Me Vergès et Me Bouaïata. " Comment un noir peut-il défendre Barbie ? " fusaient alors de partout les critiques des puristes des droits de l'homme dont l'hypocrisie et la fourberie étaient encore plus fortes.
Ces attitudes grossières et ridicules qui sont d'une infeste hypocrisie, car prennent en otages des causes nobles, pour duper les naïfs d'une part et qui prouvent le mépris dû au noir dans la société. Au nom de quoi Eunice Barber ne devrait-elle pas s'insurger contre cette grosse supercherie orchestrée par des menteurs et des champions des viols des libertés ?
Un sportif peut avoir de la mémoire
Eunice Barber, en dénonçant la vaste mascarade orchestrée par la France politique et emboitée par des sportifs tels que Christine Aaron, Muriel Hurtis, sort du schéma peu flatteur dans lequel les sportifs noirs de France à quelques exceptions, trouvent leur expression: un manque de dignité qui frise la pathologie, les enfermant davantage dans l'idée maladroite mais compréhensible [au vu de leur attitude et comportement]qui situent leur réflexion plus dans leurs muscles que dans leur tête. Et malheureusement, certains sportifs font merveilleusement vivre ce pré-jugé, en entretenant une niaiserie qui serait une quiddité chez eux ?
Lorsque l'idée de boycotter la flamme olympique en France et les jeux d'ouverture a pris jour, ceux et celles qui, aussi épris des droits de l'homme et des libertés étaient "choqués" de constater que des filles comme Aaron, Muriel prennent part à une mascarade, une vaste malhonnêteté, une campagne de dénigrement qui s'appuie sur des causes nobles en les prenant en otage. Ce que les sportifs "noirs" signataires de cette supercherie auraient pu voir s'ils avaient pris la mesure de la gravité de leur acte en contradiction avec leur posture de défenseurs des droits de l'homme.
- Mais où étaient donc nos vaillantes coureuses qui se découvrent défenseurs des droits des tibétains, lors des jeux olympiques en Australie, pour dénoncer le traitement plus que barbare infligé aux aborigènes depuis des siècles par les anglais et autres émigrants ?
- On comprend encore moins leur silence face à l'humiliation infligée à Marie-Jo Perec, allant jusqu'à lui refuser l'accès du stade en martinique/Guadeloupe.
- Encore plus silencieuses étaient-elles et les autres les sportifs avec, lorsque quelques éléments de la police du plus grand pays défenseur des droits de l'homme se sont acharnés sur Eunice Barber pour la rouer de coups.
- Nos sportives et leurs amis ne voient_ils pas l'empoisonnement dont sont victimes les sols antillais par le chlordécone pour le dénoncer ? On se souvient qu'en pleine polémique, les mêmes allaient jusqu'à faire la publicité d'une banane issue de ses sols empoisonnés.
Par sa prise de position courageuse, Eunice Barber envoie un signal fort à ces "nègres" qui se détournent des réelles et vraies questions des droits de l'homme en France, en se voilant la face. A ces nègres qui n'ont pas encore compris que lorsque la France parle des droits, ils y sont exclus comme le rappelle encore l'affaire du vigile Pierre Damien Kitenge.
01 mai 2008
HALTE A LA MANIPULATION: SORTEZ DE VOS OFFICINES!
"Elles sont lourdes, lourdes les chaînes que le nègre met au cou du Nègre pour complaire aux maîtres du jour".
Cette réflexion ou devrais-je dire cette peine ressentie est de Bernard Dadié et c'est cette même lourdeur des chaines, cette peine qu'aujourd'hui de nombreux africains et afro-descendants ressentent à l'aube de la 160 ème célébration de l'abolition de l'esclavage et au lendemain de la disparition de celui qui a toujours prôné la dignité du Nègre et qui, dans un ultime cri, rappelait "Nègre je suis, Nègre je resterai"; en d'autres nous rappelait l'exigence de fidélité à ce que nous sommes.
Une polémique légère, inutile, stérile et injustifiée et ponctuée de calomnie, comme on sait la créer hélas que chez les noirs, fait rage autour de ce qui en principe est un Outil dont devrait se servir tous les Nègres, pour s'unifier, pour fédérer car ainsi le rappelait encore Aimé Césaire: "Il n'y a pas de noir antillais, africain, américain, indo-européen, asiatique. Il y a des noirs d'une même appartenance qui sont éparpillés dans le monde".
Polémique stérile et légère, que des acteurs de l'ombre [des Nègres, il faut pas se leurrer]dans les officines sataniques qui combattent les Noirs orchestrent en calomniant un individu qui a prouvé par le passé, son intégrité, l'amour pour son peuple et le combat qu'il mène, le respect des siens. Il ne fait pas que dire qu'il est tigre, il saute sur sa proie et la dévore.
Le CRAN n'a pas la faveur des noirs ce n'est qu'une lapalissade que de le dire, mais seulement il est "officiellement" l'organe choisi pour parler au nom de ceux-ci. Il a commis des erreurs dans le passé pour le même événement, mais si aujourd'hui, il fait le pas en arrière pour s'associer aux idées et idéaux de liberté des noirs et du discours et de l'initiative de Claudy Siar, alors, on doit lui ouvrir les portes et lui accorder le bénéfice du doute. On ne peut pas chercher à rassembler et en même temps exclure; c'est d'un contre-sens criard. Le minimum de logique voudrait donc de prendre au mot et le CRAN et ceux qui l'ont désigné comme représentatif des noirs en l'investissant, en lui impulsant notre vision des choses et non celle que les autres voudraient.
C'est la raison pour laquelle, calomnier, combattre Claudy Siar pour avoir ouvert sa porte au CRAN est tout simplement contre-productif, injustifié et malsain, surtout que ceux et celles qui s'y collent portent des bourdes. Ce n'est pas le citoyen X ou Y qui ignorent les dessous de toutes ces manipulations qui est ici visé, mais ceux et celles qui parlent au nom des noirs et se positionnent comme des parangons de vertu en pointant du doigt le CRAN, alors qu'ils/qu'elles font pire. Ceux et celles que nous nommons les président(e)s des officines (ignorées du grand public) et associations pour faire beau et semblant.
DAMAN ABDELRAMAN, ce nom ne dit pas grande chose à beaucoup, mais ceux qui combattent Claudy Siar le connaissent très bien. Le président d'une de ces officines de nuit et association le jour a été interpellé par ce monsieur, car ne comprenant pas que ledit président d'officine et d'association qui rencontrait tous les jours l'ancien ministre de l'intérieur et aujourd'hui président, n'ait à aucun moment plaider la cause des Noirs. N'est-ce pas ce même individu qui a négocié les chiffres pour le comptage des Noirs ? Nous pourrons ainsi multiplier les exemples et mettre à nu, ceux qui, pour ne pas pouvoir contrôler Claudy Siar, lancent une campagne de dénigrement à son endroit.
Tropiques FM ne sera pas contrôlé ou ne sera l'antichambre de quelques gourous comme l'était Media Tropical avec Valminos, le pion dont se servaient celles et ceux qui ont des officines de nuit et des associations le jour et il faudrait s'en persuader une fois pour toutes. Calomnier, traquer Claudy Siar parce qu'on estime qu'il ne se soumet pas comme on le voudrait et comme il a été dit, relève de la mesquinerie, de la goujaterie morbide. Sont-ce pas ces mêmes personnes qui sont les travailleurs et travailleuses de l'ombre de l'UMP, alors que derrière, elles vous en disent le plus grand mal, la main dans le cœur ?
Il faudrait rappeler aujourd'hui l'exigence, la grande nécessité de fédérer, de s'unir, de faire corps ensemble, de faire UN et le 160 émé anniversaire de l'abolition de l'esclavage devrait servir d'outil, de socle, de base pour cela et ceci d'autant plus avec le départ d'Aimé Césaire. Nous n'avons plus aujourd'hui le choix de faire autrement que de faire bloc face à la négrophobie aveugle qui balaie tout sur son passage. Nous n'avons plus aujourd'hui le choix de faire autrement que de s'unir, face à la volonté grandissante de l'adversaire de régenter qui nous sommes et ce que nous devons faire. C'est la raison pour laquelle, une fois de plus, nous devons mettre le CRAN face à ses responsabilités, c'est-à-dire lui donner le bénéfice du doute et l'investir en le sommant de parler notre langage, de dire nos souffrances, sinon ce sont les autres qui le feront à notre place. Nous n'avons d'autre choix que de faire cette union, car 1848-2008, ce sont des chiffres hautement symboliques, pour qui sait les lire. De plus, le CRAN n'est pas la "chose" de Lozes, c'est aux noirs et ils doivent en prendre le contrôle et non le laisser aux mains des autres comme c'est le cas aujourd'hui.
Refuser de s'unir, de fédérer, c'est rallonger le bâton de l'adversaire pour mieux se faire taper. Nous avons plus de choses en commun que des différences qui pour la plupart sont des fruits de manipulation et par l'adversaire que hélas par certains dans la communauté.
Est-il utile de rappeler que contrairement à ceux et à celles qui le traquent, Claudy Siar n'est pas président ou présidente d'une officine ? Qu'il ne s'est jamais fourvoyé dans des basses manœuvres, qu'il est contrairement à eux et elles, intègre? Par souci de cette unité, cette démarche fédératrice, nous ne les nommerons pas. Mais il faudrait, avant d'aller balayer la cour de l'autre, s'assurer que la sienne est propre.
Le 10 mai se fera grâce à nous ou sans nous, c'est à nous de décider. Prendre le CRAN comme alibi, pour ne pas se mobiliser ou accuser Claudy Siar n'est que volonté de l'adversaire de nous faire passer à côté de l'essentiel. Pour paraphraser Frantz Fanon, avertissons: " Ne payons pas de tribut à l'adversaire en créant des polémiques qui s'inspirent de leurs aspirations."
Et pour ces noirs présidents et présidentes des officines la nuit et d'associations le jour ainsi que les laboureurs à la solde des adversaires, rappelons simplement ceci: "Nous ne connaissons pas avec certitude la clé du succès. Mais la clé de l'échec est d'essayer de plaire à l'oppresseur." Et nombreux sont parmi les Noirs qui parlent du combat de la dignité alors que leur cœur et leur esprit ne pensent qu'à la trahison et aux subsides que celle-ci rapporte. En effet rien; comparée à la dignité qu'ils/qu'elles donnent en pâture à l'adversaire.
D'aucuns peuvent penser que nous apportons notre soutien au CRAN, non et non ! Nous dénonçons les contradictions de certaines personnes qui, devant celui-ci crient au scandale et derrière jouent au même jeu sinon pire. Et ceci est un test grandeur nature pour juger de la crédibilité du "changement" de stratégie du CRAN et de son président dont les actes de traitrise ne sont plus à démontrer. Il est évident que Claudy Siar a pris en compte cette dimension, sinon c'est lui qui joue son capital confiance engrangé par les différents actes qu'il a posés et qui plaident en sa faveur.
29 avril 2008
BERNARD HENRI LEVY MANQUE DE COHERENCE POUR UN INTELLECTUEL
"Robert REDEKER a écrit ce qu’il a écrit c’est son droit le plus imprescriptible, depuis la révolution française, des générations de français se sont battus pour obtenir ce droit tout simple, le droit de s’exprimer, même si on a tort, même si on va trop loin, la liberté d’expression ne se partage pas". Définition de la liberté d'expression, signée Bernard Henri Lévy.
De cette définition, une phrase clé doit retenir toute l'attention, la logique et la raison du lecteur car déterminante pour la compréhension: " le droit de s'exprimer, même si on a tort, même si on va trop loin, la liberté d'expression ne se partage pas."
Evoquons ici, une définition de la justice: "La noblesse de la justice, c'est d'être cohérente " Pierre Vidal Naquet
Un dédit qui s'accompagne d'une "détumescence" des mots.
Il y a quelques jours, l'auteur de cette définition, en collaboration avec Jean Daniel et bien d'autres personnages, s'en prenaient vertement à Bruno Guigue, dont le tort serait d'avoir utilisé des mots pas appropriés pour décrire l'holocauste qui se "joue" au moyen-orient et dont le principal artisan est l'état d'Israël. Sans analyser et insister sur cette gigantesque déflagration faite à sa propre définition, par omission, par mauvaise foi mais ô combien grossier, que Bernard Henri Levy fait, c'est le caractère accaparant de certaines mots qui est aussi à mettre en exergue. Une sorte de détumescence des mots qui est imposée aux uns et aux autres lorsqu'il s'agit d'analyser des situations similaires dans lesquelles la souffrance est le fil conducteur.
Dans le cas de Bruno Guigue, Bernard Henri Levy est bien pris comme un vulgaire malfrat, le déni dans la bouche et dans l'esprit. Un tel flagrant délit de renonciation de ses propos est pire qu'un séisme. Quel autre aveu peut-on encore attendre d'un personnage dont on a la confirmation, la conviction qu'il ne sert pas la vérité, mais la combat tous les jours à grands coups de pirouettes rhétoriques. Quel manque criard de cohérence, lorsque l'on se revendique intellectuel. Au nom de quelle vertu, la liberté d'expression devient-elle prescriptible ?
Une fois de plus, la machine s'emballe parce que Jean Marie Lepen a eu "l'outrecuidance" d'utiliser le mot "détail", parlant de la seconde guerre mondiale et des chambres à gaz. Sans commenter le propos du leader du front national, la raison ne nous pousse t-elle pas chaque individu a considérer tel ou tel autre fait selon son vécu, comme "essentiel" ou comme "facultatif" ?. Supposons donc un seul instant que le leader du front national ait tort, soit allé trop loin, en vertu de quel principe la liberté d'expression dans ce cas devient-elle partageable ?
Rappelons au passage cette citation qui devrait faire réfléchir ceux qui se ruent contre Jean-Marie Lepen et Bruno Guigue, que John Stuart Mill a donnée: "Les
vérités, lorsqu'elles ne sont pas soumises à une réévaluation
permanente, finissent par "cesser d'avoir un effet de vérité par leur
exagération qui les transforme en mensonges".
Bernard Henri Levy et ses amis doivent défendre la liberté d'expression
Si les mots ont encore un sens, alors Bernard Henri Levy et ses amis, grands défenseurs de la liberté d'expression, doivent s'insurger contre le traitement malsain, injuste et injustifié infligé à Bruno Guigue comme à Jean Marie Lepen et ceci au nom de leur liberté d'expression. Ce n'est ici qu'une question de bon sens, de logique et d'honnêteté intellectuelle.
Si tel n'est pas le cas, le monde aura bien compris que la liberté d'expression telle que décrite plus haut, est à géométrie variable et dans ce cas ne saurait et ne devrait s'imposer comme une définition universelle, puisqu'elle a été spécialement confectionnée pour Redeker.
Pour paraphraser Paul Valéry et Bruno Guigue, nous conclurons donc comme ceci: "ce ne sont vos propos qui vous condamnent mais bel et bien la doxa".
La société a le choix d'appliquer la variabilité géométrique de la liberté d'expression comme le suggère Bernard Henri Levy ou alors d'être juste et cohérente comme le rappelle Pierre Vidal Naquet.
Lire Pascal Boniface à propos de BHL ici
28 avril 2008
Ces noms qui ne nous disent rien !
Pour la plupart des pays d'Afrique francophone et d'Afrique en particulier, l'antienne est la même et le Cameroun pays d'exception, n'y a pas échappé. A l'image des autres pays, il a été découvert par un navigateur européen. Avant l'arrivée de ceux-ci, ces ensembles territoriaux et d'individus n'existaient pas. Ce sont, dirait-on, des créations ex-leucodermo pour ne pas dire ex-nihilo. Pourtant, avant de les découvrir, les européens venaient déjà se servir et en humains et en matières précieuses et autres précieux trésors. Les livres d'histoire ne sont pas très bavards là-dessus.
Merci une fois de plus à l'européen d'avoir découvert ces peuples d'Afrique et à Christophe Colomb d'avoir découvert L'Amérique. Mais qu'est-ce qui retient donc l'historiographie occidentale à ne pas franchir le cap et utiliser le mot "création" à la place de découverte ?
Que diable ! Quand allons-nous rembourser la dette envers cette bonne Europe ?
Des chars de Dieux [par le feu que crachait la plus haute montagne du pays] par Hannon, il est passé à Rio dos Camaroes [Rivière des crevettes] par Fernand do pô. Des deux dénominations, il y a une signification, une image plus ou moins représentative de l'endroit.
Mais comment est-on donc passé de Camaroes [Crevettes] à Cameroun ou Kamerun ? Que signifie ce mot vide et creux qui ne renvoie à rien dans l'imaginaire de ses habitants ?
A vos neurones donc pour une explication qui tienne la route.
Que signifie la statue du gral Leclerc ? ici
26 avril 2008
QUE SIGNIFIE DONC LA STATUE DU GENERAL LECLERC ?
En 2006, le monde occidental assassinait Saddam Hussein en expliquant à l'humanité entière que cet acte est commis au nom des droits de l'homme et de la libération du peuple irakien. On voit aujourd'hui les conséquences de cette libération. Cet assassinat n'étant que la fin d'un procéssus qui a débuté avec la destruction de la statue imposante de l'homme fort de Bagdad. Chacun jugera de la crédibilité de l'argumentaire au regard de la situation de ce pays en proie au chaos.
Mais au nom de quoi les camerounais continuent-ils de subir la statue du général Leclerc ? Est-ce au nom de la liberté ou d'une idéologie colonialiste que la France orchestre savamment en finançant des pseudos programmes de culture? Et qu'en est-il si on construisait une statue de Hitler devant la mairie de Paris au nom de cette même liberté ? Car le général Leclerc est pour les Camerounais, ce que Hitler est pour les Français.
La statue du général Leclerc au Cameroun comme toutes les statues de ces colons qui continuent d'agresser l'imaginaire et le réel des populations africaines sont, à l'heure où Paris dit: " défendre les droits de l'homme dans le monde" à combattre et à détruire car contrairement à celle de Saddam Hussein, elles sont le symbole de l'occupation et de l'oppression de la France sur les peuples africains et de l'occupation.
Lire: Détruire les symboles de l'occupation est un impératif de survie ici
ou alors ici
23 avril 2008
Le discours sur la Blanchitude a toujours précédé la Négritude.
La mort d'Aimé Césaire a été un tremplin pour certains esprits malveillants de s'en prendre à la "Négritude" en le peignant comme concept racialiste voire raciste pour certains et pour d'autres de le cloisonner dans des considérations infécondes. Ceux des "blancs" qui y voient du racisme n'hésitent pas de poser la question: Et si on parlait de la "Blanchitude " qu'est-ce que cela donnerait ? Une fois de plus ceux et celles de nos "amis" blancs qui se livrent à cette interrogation sont soient de grands ignorants ou alors des hommes d'une mauvaise foi sans commune mesure. Le discours sur la" blanchitude" a précède celui sur la "Négritude" dans le temps mais aussi dans ses objectifs et dans sa perception de l'Homme c'est-à-dire son essence; ses tenants pensent que la blanchitude précède la négritude dans l'humanité et Monstesquieu, pour ne citer que lui , l'a bien dit en ces termes " On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage,
ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir. "
Certains "Noirs" qui ne veulent surtout pas être estampillés de racistes en affirmant leur "négritude", préfèrent l'enfermer dans un universel qu'ils seraient incapables de définir tant les outils de définition sont biaisés voire inexistants.
Cette tentation d'enfermement dans un universalisme
béat et non maitrisé fait oublier les horreurs de l'homme blanc sur les "noirs" pour diluer dans un angélisme stérile et infécond ce qui est tout simplement un refus de la diversité et la complémentarité de l'humanité.
La question est donc pour les Noirs: De quel universalisme parle t-on ? Celui définit par l'homme blanc et ne reconnaissant pas l'altérité de l'homme de "couleur" ou celui de Aimé Césaire qui affirme sa négritude sans nier l'appartenance à l'humanité de l'homme blanc ?
Dénoncer
les exactions de l'homme blanc et ensuite affirmer sa négritude ne
signifient pas s'exclure de l'humanité ou de l'universel bien au contraire. C'est juste
faire accepter que l'universel est composé, constitué, est tout simplement la somme des diversités qui existent.
A ceux qui pensent que la "Negritude" est un racisme, il faudrait peut-être leur dire que jamais ce concept n'a prôné la supériorité de l'homme "Noir" sur le "blanc", il n'a jamais dépouillé l'homme "blanc" des attributs humains, il n'a jamais inciter à le détruire. La négritude est tout simplement née des horreurs de ce qu'il est convenu d'appeler: "La blanchitude".
Ce qu'est la "Blanchitude, c'est tout simplement l'obsession de la négation du "noir". Le lecteur ou la lectrice jugera de la dangérosité, la nocivité des deux concepts après lecture de Aimé Césaire, Senghor, etc...et de Gobineau, Holevacque, Watson, Montesquieu, Deloszières etc......

