21 avril 2008
LA LECON DE CESAIRE AUX AUTRES ou "BON CESAIRE L'EST FARCEUR"
Indiscutablement, lorsque l'on naît "Grand-Homme", même en quittant ce bas monde, on le reste. Pour la cérémonie d'aurevoir en son honneur, Aimé Césaire a encore fait la démonstration et de son talent et de cette grandeur qu'on lui reconnait comme durant tout son séjour parmi nous.
Dans une société martiniquaise rongée par certains symptômes d'aliénation, dans laquelle paraitre foncé pour ne pas dire
"neg" était et continue d'être un poids au regard de la mentalité de certains "Sékélé", les ancêtres ont voulu que celui qui allait être l'âme, la voix des martiniquais et des Nègres tout simplement fût plus "Neg" que l'insulte proférée à ceux qui ont le malheur d'être plus foncés aux Antilles. Comme pour donner un coup de griffe à cette imbécilité héritée du colon.
Pierre Aliker: Résumé du sens de la vie et du combat d'Aimé Césaire.
"Il faudrait se persuader que les experts des questions martiniquaises , ce sont les martiniquais". Du haut de son siècle, le fidèle compagnon d'Aimé Césaire, dignement, a donné une cinglante réplique à tous ceux qui seraient encore obnubilés par l'idée de croire que leurs idées sont la norme, la vérité. Avec l'élégance qui le caractérise, et un sourire malicieux, monsieur ALIKER a remis les pendules à l'heure. Cette phrase à elle seule résume le sens de la vie et du combat de son ami qui, très tôt, avait compris que les experts des questions nègres, devraient être les nègres et non le colon esclavagiste et maléfique.
La très remarquée absence des délégations officielles africaines.
Dans leur ensemble, les Africains ont une relation particulière avec Aimé Cesaire. Pour la plupart ils l'ont lu et étudié et leur admiration pour lui est sans faille. C'est la raison pour laquelle, ils ont été en pensée et de cœur en communion avec leurs frères et sœurs martiniquais.
Sans être chassés, les délégations officielles [politiques] africaines ont eu la sagesse de ne pas venir dire Au revoir à celui sans lequel, ils ne bénéficieront même pas de leur place de valets "nobles" du colonisateur. Les politiques africains se sont exclus d'eux-mêmes. Contrairement à ceux qui veulent leur en tenir rigueur, il faut y voir pour une fois, une logique dans leur démarche et une forme de respect.
Aimé Césaire ne s'est jamais accommodé des comportements vils et d'esclaves, de pantins, de larbins comme c'est le cas pour la plupart hélas de ceux des gouvernants africains. En s'abstenant de se montrer ils ont, à leur façon, respecter la mémoire d'Aimé Césaire.
Une Présence assez absente mais une fois de plus indécente.
Contrairement aux politiques africains, les français ont brillé par leur présence massive. Une présence sous le sceau "national". Mais en réalité, une présence motivée par des calculs électoraux pour l'argument le moins vicieux. Une présence indécente, dont les symboles les plus parlants François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Le premier a eu la brillante idée d'exclure au programme Césaire sous le prétexte de la non maturité des esprits. C'est vrai d'un côté que Césaire ce n'est pas du léger et pour le comprendre, il en faut ...
Le second, le président en chef de tout ce qui est contre l'émancipation, la libération du nègre s'est brillamment illustré à Dakar par un discours mémorable, qui a le mérite de montrer les abyssales lacunes des politiques français sur l'Afrique et/ou alors leur très grande aptitude à travestir les faits. Ce n'est pas un hasard, toute réflexion faite, si cette coprolalie a eu lieu à Dakar. N'est-ce pas Dakar qui avait un président qui était français, académicien et qui résidait en normandie 9 mois/12 pendant sa présidence ?
A qui va veut-on faire croire que subitement, le politique français a changé et s'est pris du coup de sympathie pour l'homme qui a exalté le nègre et l'Afrique ? Derrière tout cela, il y a l'image à soigner. En se prostituant de cette façon, le politique français escompte faire de grand retour d'investissement ou devrais-je dire de "prostitution". La mesquinerie est derrière tout cela et céder à la tentation d'y voir une marque de sympathie c'est faire preuve de naïveté.
Lecon aux Africains/Nègres qui se fourvoient.
Certes 'avec Léon Gontran Damas et Senghor, Césaire a été à l'origine de la négritude, il va s'en dire qu'il reste le maitre incontesté et incontestable de la prise de conscience d'être Nègre et d'en être fier. Ce qui l'a fondamentalement démarqué de Senghor sur l'essence même de la négritude. Même dans son combat politique, il ne s'est jamais départi de cet esprit de droiture, de dignité et d'honneur qui devrait accompagner chaque acte du Nègre dans sa lutte pour sa libération. Toute compromission ou écart était et reste synonyme de demeurer à jamais esclave.
Malgré cette distanciation et surtout la tentation du colon français de les mettre en opposition pour isoler Césaire et surtout approfondir la division entamée entre africains ce dernier n'a jamais failli. A la question qui lui a été posée sur la célèbre boutade: "la raison est hellène et l'émotion est nègre", il a cette réponse d'une grandeur césairienne: "les mots ont dû dépasser sa pensée". Quel seigneur ce Césaire !Pendant que l'helléniste Senghor pourchassait, traquait Cheikh Anta Diop, Césaire prenait la mesure des travaux du savant et ceci renforçait sa condition de Nègre. Aimé Césaire a et restera parmi les plus grands défenseurs de l'Afrique et c'est pour cette raison que les africains lui sont et seront toujours reconnaissants.
Les poèmes de Césaire comme réponse à la coprolalie du président français à Dakar.
Après la démonstration d'incurie historique du discours de Dakar par le président français, il y a eu des réactions de la part de certains africains, mais force est de constater qu'une fois de plus, Aimé Césaire, par la voix de Maximin et des autres artistes venus lui chanter leur reconnaissance, a le mieux su répondre à monsieur Sarkozy et toute sa bande. Lus par ces africains et antillais venus lui dire merci, les poèmes du maître ont été assenés comme des uppercuts aux oreilles de la délégation française. Ces oreilles qui ne voulaient pas entendre cette voix qui leur rappelait des années durant la laideur de leurs pensées, l'inhumanité de leurs actions ont, l'instant de cet au revoir, dû se soumettre et se résoudre à écouter le catalogue de leurs avanies, de leurs horreurs , de leur déshumanisation du Nègre. Comme dans la plupart de ces poèmes, Aimé Césaire a une fois de plus, préféré théâtraliser son propos pour mieux le faire comprendre. En même temps, il a répondu à l'humiliation que la république a voulu lui servir comme récompense de son génie créateur, en ne laissant aucun de ses membres prendre la parole à sa cérémonie. Le discoureur de Dakar ne connaît peut-être pas le proverbe créole " "Bon Dieu l'est farceur !" "
Même dans tes derniers instants parmi nous, tu as démontré que tu es le GRAND.
19 avril 2008
DU PANTHEON et de CESAIRE QUI A BESOIN DE L'AUTRE ?
Qui de Aimé Césaire et du Panthéon a vraiment et réellement besoin de l'autre? La pluie pestilentielle des hommages que la république française semble montrer au poète laisse vraiment dubitatif et interrogateur, de nombreuses personnes en particulier les Antillais et les Africains dignes. Cette façon de courtiser l'une des meilleures pensées nègres que nous n'ayons connue ne cache t-elle pas quelque chose de plus mesquin ?
En snobant Aimé Césaire, la France a longtemps cru qu'elle allait lui faire de l'ombre et le ranger dans les fonds de tiroirs. Mais mal lui en a pris, c'était sans compter avec la bénédiction des ancêtres de ce dernier. Car comme très peu de gens le savent, Césaire était un maître élu et désigné par les ancêtres pour guider les frères et soeurs happés par la main maléfique de l'esclavagiste et colon blanc de l'Afrique vers les Antilles. Ce vol que l'on a couvert du sceau de Dieu. Comme avait été désigné un autre proche de Césaire qui lui, a préféré se fourvoyer jusqu'à renier ses origines en pactisant avec le diable venu de l'occident. Ce n'est pas pour rien qu'à sa mort, il fût noblement et royalement enterré comme un vulgaire individu, alors qu'il a vendu le destin de son pays au colon et à la France [entré dans l'académie française non pas pour ce qu'il était, mais pour ce qu'il avait sacrifié ], convolant même aux noces avec une descendante de colon pour mieux servir le diable. Les ancêtres ne pardonnent pas de tels affronts. Bref laissons de côté cette partie de spiritualité africaine et revenons au sujet.
Proposer et même avoir pensé un seul instant d'aller compromettre la mémoire de Aimé Césaire dans l'antre maléfique qu'est le panthéon est, on ne peut plus faire preuve de prostitution vile et de renoncement de soi et de trahison. Toute sa vie durant, Césaire a refusé la goujaterie qui consistait à le couvrir d'honneurs vils afin de le contenir comme l'a toujours fait la France lorsqu'un Nègre se fait insolent et impétueux. Comment peut-on oser briser ce serment d'honneur qui était sa ligne de conduite de ce grand homme, comment peut-on ainsi vouloir le trahir et prétendre qu'on l'aime en voulant offrir sa mémoire à Napoléon, Victor Hugo et toute la clique maléfique mue par la haine des Nègres ?
Osez le trahir et vous verrez comment la foudre des ancêtres s'abattra sur ceux ou celles qui prendront cette lourde responsabilité. Aimé Césaire, ce n'est pas comme celui qui lui a fait découvrir sa négritude [comme il le disait lui même]et qui y a renoncé lorsque le diable s'est présenté; Aimé Césaire c'est la dignité, c'est l'honneur, c'est le refus de la compromission et non la trahison. C'est le monsieur qui est resté logique et respectueux d'une chose: LA DIGNITE .
Aimé Césaire est une institution qui n'a nullement besoin du panthéon auquel on semble vouloir faire correspondre sa pensée, pour empêcher son retour vers ses ancêtres; c'est ce dernier qui a besoin d'Aimé, car il le grandira, lui donnera une couleur humaine, le sortira de l'esprit du mal qui y rode et le hante. Seulement celui-ci ne mérite pas qu'on y dépose un béni de nos ancêtres. Césaire et panthéon sont des conceptions aux antipodes l'une de l'autre, l'un a incarné l'humanité et l'autre incarne la flagornerie, la récupération, l'insulte. Car c'est de son vivant qu'il fallait lui témoigner cette reconnaissance si tenté qu'ont soit, de penser qu' aller au panthéon est une marque de reconnaissance et surtout dans le cas d'Aimé Césaire. Le panthéon a déjà souillé la mémoire de Toussaint Louverture. Y enfermer Aimé Césaire n'est pas un signe de grandeur mais de traitrise, de pusillanimité, de morbiderie et de ruse; or Aimé Césaire n'a jamais rusé avec les principes.
Post-Scriptum: Genre de commentaires qui peuvent induire en erreur, nos enfants et ceux des adultes peu au courant de certaines choses quand ils lisent ceci: " ... Nicolas Sarkozy, coupable, à ses yeux, d'avoir soutenu sans nuance ce texte régressif. C'est à cet interlocuteur intransigeant que le président de la République, pas rancunier, veut aujourd'hui réserver une place solennelle dans l'histoire de France... et même au Panthéon. " Olivier Picard des DNA. L'auteur se ravise un petit peu et ajoute "La proposition est belle mais l'intéressé n'en demandait pas tant." Toute la citation ici.
Seulement l'idée de croire que l'entrée de Césaire au Panthéon est une marque de reconnaissance, un acte d'élever ce dernier, que c'est une faveur "réservée" de la république concernant la chantre de la négritude est un gros leurre, une manœuvre de plus pour tenter de noyer une injustice criarde et gratuite. Mais, et c'est en cela que la France, une fois de plus, se trompe et ruse. Croire qu'en introduisant Césaire au Panthéon, on lui réserve une place solennelle dans l' histoire. Mais qu'est ce que dont le panthéon à côté de Césaire ? La France à côté de ce que représente Aimé Césaire dans le monde, reste un petit et c'est ce que ceux et celles qui veulent son entrée au panthéon semblent ou veulent occulter. C'est pour cela que Aimé Césaire pourrait faire entrer le panthéon dans l'histoire de l'humanité et non l'inverse. Aimé Césaire est universel, le panthéon ne reste que français, là est toute la différence.
Lire aussi " Aurevoir Grand NEGRE "
17 avril 2008
AUREVOIR GRAND NEGRE !
Aimé Césaire grand chantre de la liberté et de la négritude vient de s'en aller. Et comme le disait Amadou HAMPATHE BÂ: "Lorsqu'un vieux meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle".
Au-delà de cette disparition, c'est le concert d'hypocrisie chère à la république française et à ses dirigeants politiques toutes obédiences confondues qui m'attriste. Les vautours et les hyènes utiliseront le "verbe" cher au grand maitre, pour lui chanter des louanges pourtant leurs idées sont à l'opposée des idées que défendaient Aimé CESAIRE. Idées qui lui ont valu "la mise aux bans" des honneurs qui lui étaient pourtant dus; comme l'a rappelé Ségolène Royal. Si les mots ont encore un sens, alors la république devrait s'abstenir de couvrir de louanges cet homme qu'elle a honni parce qu'il a eu l'audace de lui montrer sa laideur.
En ignorant de son vivant l'humaniste et talentueux homme de lettres qu'était Aimé Césaire, et attendre sa mort pour le couvrir d'honneurs comme il se fait depuis l'annonce de sa disparition est tout simplement dégoutant et malsain. C'est cette goujaterie républicaine qui attriste de nombreuses personnes qui, comme moi, ont été nourries à la plume et à la sagesse du maitre. Sinon le guerrier qu'il était mérite bien son repos.
Loin de ce tintamarre hypocritement républicain, le nègre qu'il est,va écouter et regarder les charognards se bousculer et dire des flatteries, des sottises et une fois de plus il rétorquera: "Nègre je suis, nègre je resterai".
Pour ton départ, je te dis merci et que les ancêtres t'accueillent comme tu le mérites.
" Le malheur de l'Afrique c'est d'avoir croisé la
route de l'Europe ".
« (...) au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce
n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation
de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de
l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont
ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les
nègres d’Afrique »
« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes
que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation
qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une
civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une
civilisation moribonde »
«
Il faut lutter contre un droit qui instaure la sauvagerie, la guerre,
l’oppression du plus faible par le plus fort. Ce qui est fondamental,
c’est l’humanisme, l’homme, le respect dû à l’homme, le respect de la
dignité humaine, le droit au développement de l’homme. Les formules
peuvent différer, bien entendu, avec le temps, avec les siècles, avec
les compartimentages géographiques, mais enfin, l’essentiel est là ».
16 avril 2008
LE CAMEROUN SUR LE PIED DE GUERRE ?
Pendant que les puissances colonisatrices et principalement la Grande-Bretagne, la France et les États-unis divertissent, désinforment leur opinion publique et cherchent à braquer les Africains contre Robert Mugabe, elles se gardent bien et la France la première, de dénoncer les travers du roi du Cameroun qui, dans un ultime sursaut de conservation, de séquestration et de personnalisation du pouvoir vient de tailler la constitution à ses mensurations. Cette manœuvre ne serait pas complète s'il n'avait pas aussi, d'un autre côté, pris toutes les garanties de ne pas être poursuivi après sa magistrature dont on ignore quand elle prendra fin et aucune prophétie ne saurait déterminer la fin du règne du monarque camerounais. Deux observations nous viennent à l'esprit.
- Le président Paul Biya devenu de fait le Roi Biya 1er, avoue par cet acte qu'il commet des fautes, délits, crimes susceptibles de poursuites et reconnait sa vulnérabilité malgré tout.
- Il intègre néanmoins aussi que son règne aura sa limite dans le temps.
- Une fois de plus, preuve est faite que l'Europe fustige et éradique toujours ceux des africains qui les combattent dans leur exploitation séculaire de l'Afrique.
La France, habituée à instaurer et protéger les dictatures qui lui assurent la pérennité de sa main-basse (a) sur les matières premières et simplement sur toute l'économie des pays francophones en particulier [Le contrôle de la monnaie(1)], se garde de dénoncer cette entorse à la démocratie, et à la liberté; elle qui, comme on le voyait lors du parcours de la flamme olympique à Paris et la gesticulation qui a suivi, "protège les droits de l'homme partout dans le monde " comme on pouvait lire dans des banderoles couvrant des édifices tels la mairie de Paris etc. On l'a encore vu avec la protection apportée au président Idriss Déby. N'aurait-elle pas encore trouvé un remplaçant de bonne facture au président Biya qui lui assurera l'exploitation et le pillage des matières premières ?
- Une autre preuve s'il en était besoin, que la France et les européens n'ont jamais considéré et ne considèreront pas l'Afrique comme faisant partie du "monde", mais comme un réservoir dans lequel ils puisent tout jusqu'aux humains comme l'a encore illustré l'affaire de l'arche de Zoé.
- Les Africains ont l'obligation, l'urgence, la nécessité de combattre la France et les autres états colonialistes avec la même énergie à la hauteur du mépris qui leur est servi par les dites puissances. Ceci doit commencer par la destruction des symboles physiques (2) et mentaux.
Le remodelage de la constitution par Paul Biya est, à en croire certaines sources sur place, un facteur aggravant pour des émeutes qui, bientôt émailleront encore un peu partout le Cameroun comme en février dernier. Les partis d'opposition et la population qui en ont marre de cet énième affront de la France et de son serviteur en place depuis bientôt 30 ans, promettent des mouvements de fortes intensités. Prévoyant ces mouvements de ras-le bol, des déploiements de l'armée s'opèrent déjà un peu partout dans le pays. Les troupes de Koutaba commencent à renforcer Douala et Yaoundé pour mater la rébellion qui ne voudrait et ne saurait digérer une si grosse escroquerie.
Tout est à parier, qu'avec les déplacements des troupes que, le Cameroun va s'embraser dans les jours qui viennent. Les troupes françaises stationnées au Tchad, au Gabon seront toujours prêtes à donner le coup de main en cas de difficulté, selon le sacro-saint accord de défense. Et une fois de plus, c'est la population civile qui va trinquer et le pillage des biens des camerounais par la France et ses grands groupes continuera.
a- Le lecteur est, pour une meilleure compréhension de cette Main de la France sur le Cameroun, prié de lire l'excellent ouvrage de feu Mongo Beti "Main-basse sur le Cameroun".
1- La France exploite l'Afrique par le biais du Franc CFA
2-Détruire les symboles de l'occupation est un impératif de survie.
15 avril 2008
CES CRIMES COMMIS AU NOM DES DROITS DE L'HOMME
Pendant que des Français sont libérés pour tentative de vol d'enfants tchadiens [Arche de Zoé], certains Africains vont être traduits devant la justice française pour avoir détournés un voilier contenant une trentaine d'européens vers la corne de l'Afrique. Cette partie du continent investie, assaillie, colonisée par la France dont la présence militaire assure le maintien des dictatures dont le but est de permettre le pillage des ressources du continent.
Il est important pour tout Africain, de se procurer cette liste non exhaustive des crimes perpétrés par le pays qui est le parangon des libertés et des droits de l'homme. C'est une liste non exhaustive du fait qu'elle ne tient pas compte des crimes commis par les Total, Areva et les autres Bolloré qui donnent la mort aux populations africaines de façon plus insidieuse. Et dernièrement en Côte d'ivoire la mort de plusieurs ivoiriens par les militaires français dans une tentative avortée de coup-d'état, dans lequel Gbagbo devrait être "déposé".
A noter également que ceux qui ont perpétré ces crimes n'ont jamais été traduits devant quelconque juridiction pour répondre de leurs actes. Exactement à l'image de ce que dit Aimé CESAIRE dans son Discours sur le Colonialisme: " Oui, il vaudrait la peine d’étudier cliniquement, dans le détail, les démarches de Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, que Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère,c’est par manque de logique, et qu’au fond ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique "
Le calendrier des crimes commis au nom des droits de l'homme.Voir le Fichier : CrimescoloniesCalendrier.pdf
13 avril 2008
VICTIME DES NATURES
Que de zèle ! Que de montée d'adrénaline ! Que de haine ! Mais qu'avons-nous fait pour attiser tant la haine de ces gens ?
Des exclamations qui se terminent toujours par la même interrogation,
lorsqu'on a été victime de la violence policière française. Violence
qui s'illustre parfaitement lorsqu'elle est en face d'un individu
"Noir", parce que de fait, cible privilégiée de la politique du chiffre qui sévit en ce moment et
ensuite parce que pour certains de ces éléments de la police, "casser
du noir" est une chose partagée depuis le cocon familial et franchir le
rubicon si fragile d'aller pratiquer cette négrophobie au sein des
institutions n'est que naturel. Certaines indications vont même à préciser que l'institution policière cacherait plus de négrophobes que l'on ne croit.
Ce quotidien
malsain, obscur et triste de nombreux individus "noirs", Reine M.N
vient de l'expérimenter à ses dépends. Insultée, humiliée dans son
corps non pas de femme mais de "Noire", Reine M.N dit ne jamais se
remettre d'une telle mésaventure. Des injures aux sévices corporels,
elle a tout connu en moins d'une heure. Elle qui se croyait à l'abri
parce que française et peut-être parce que femme ? Elle a eu la
faiblesse, comme de nombreux individus "noirs" de ce pays, de croire
qu'elle était citoyenne comme les autres.
Si la
négrophobie est admise en France, il faut rappeler qu'elle est
inhérente, intimement liée à la nature des institutions de ce pays. On
l'a noie dans un contexte "bateau" appelé Racisme alors que toutes les
autres discriminations sont désignées. Curieuse façon de vouloir
combattre un mal dont on ignore jusqu'au nom.
La notion de
race n'est pas admise en France, mais pourquoi combat on le racisme ?
Pourquoi vote-on des lois anti-racistes, puisque de fait il n'existe
pas ?Pourquoi ne nomme t-on pas la Négrophobie au même titre que l'antisémitisme, l'islamophobie etc.... si ce n'est dans le but de ne jamais guérir d'un mal dont on sait profondément enraciné, un sport national pratiqué quelque part sur le territoire à chaque seconde.
Tous ceux qui se
sont aventurés sur le terrain de l'humiliation du "noir" sont sortis
grandis et récompensés. De Michel Leeb avec des blagues qui devraient
susciter la même indignation comme on s'en est pris à Dieudonné pour
avoir caricaturé une vérité, en passant par le président actuel de la
Halde etc... Les exemples sont légion. On le voit encore aujourd'hui
avec les supporters des clubs de foot, qui jouissent d'une impunité
totale lorsqu'ils s'en prennent aux joueurs "Noirs".
La France n'a
jamais eu la volonté de combattre sa négrophobie et pour cause; peut-on
se battre contre sa nature ? Comment combattre un mal que l'on ne
connait pas pour ne pas dire que l'on feint ne pas connaître ?Et comme
disait quelqu'un, la police comme les institutions sont à l'image de la
société. Il faut se rendre à l'évidence, la France est un pays
négrophobe et l'ignorer comme c'est le cas de nombreux "noirs", c'est
faire preuve de naïveté, car les informations à ce sujet sont
nombreuses.
Le cas de Reine M.N n'est décidemment pas un cas isolé ou exceptionnel, c'est une norme dans la société. Elle est, à l'image de nombreux autres "noirs", victime de deux natures, la sienne et celle d'un pays auquel elle croit appartenir.
Relire aussi ce qu'est être français ici
Lire aussi
Cinéma: Le métier du doublage a un problème avec la couleur ici
07 avril 2008
QUE L'OCCIDENT DONNE UN SEUL ARGUMENT QUI LUI DONNE LA LEGITIMITE DE PARLER DES DROITS DE L'HOMME
Le ridicule et aussi le pathétique sont aujourd'hui atteints par le spectacle que les occidentaux livrent sur la question des droits de l'homme en prenant le Tibet comme cas d'étude. Si l'adage nous apprend que "le ridicule ne tue pas" alors là nous avons la parfaite illustration.
Voir l'occident parler des droits de l'homme c'est comme si Napoléon était subitement pris de passion pour les noirs ou encore comme voir les nazis déclarer leur amour aux noirs ou aux tsiganes. Comme tout ceci n'a pu être possible par le passé, le lecteur averti comprend mieux le nouveau jeu de distraction de nos Amis occidentaux. La roublardise est tellement grosse qu'on se pose même la question de savoir si les roublards eux-mêmes ne se sentent pas pris à leur propre jeu.
Deux raisons au moins prouvent que l'on est dans une pure agitation dans laquelle la condescendance occidentale prend un sacré coup et tous les moyens sont bons pour sauver la face.
- Tout ce qu'il reste à l'occident face à la puissance chinoise est la gesticulation sur les droits de l'homme et se servir du Tibet pour essayer de déstabiliser la Chine. Aurait-il eu les moyens d'aller exercer sa violence comme c'est le cas là où ils savent que leur nuisance a des effets, les occidentaux n'hésiteraient pas une seconde, car seule la violence militaire régit ses rapports avec les autres. Mais là ce n'est plus l'Afghanistan, ce n'est pas l'Irak , ni l'Afrique ou la Palestine.
- Entretenir le mythe illusionniste des droits de l'Homme. Cette gesticulation a pour autre effet d'entretenir une illusion hautement dangereuse pour les peuples qui ont la faiblesse de croire aux discours et bons sentiments des respects de droits de l'Homme tels que les occidentaux les clament. Or toute l'histoire des occidentaux est parsemée des faits qui prouvent que, lorsqu'ils parlent des droits, ils ne pensent qu'à eux et ce qui chez les autres, constituent leurs intérêts.
Une illustration parfaite de cette supercherie savamment orchestrée est bien décryptable dans ce qu'on a universellement et très abusivement appelé le siècle des lumières. Car si lumières il y a eu, elles ont servi a illuminer l'obscurantisme sauvage et barbare dans lequel vivait l'occident , en proie à des guerres séculaires. L'illusion a servi par le passé et continue à servir aujourd'hui à l'occident d'exporter sa barbarie ailleurs en allant ensauvager d'autres peuples tout en se parant du bouclier des droits de l'Homme, lorsqu'il ne crée pas les conditions pour exporter la violence dans d'autres contrées. Est-ce un hasard si tout le cru relevant de cette idéologie illusionniste et mythique était hautement négrophobe ?
C'est cette idéologie issue de cette orgie négrophobe qualifiée de siècle de lumières qui a bien décomplexé Jules Ferry qui, porté par la frénésie affirmait "La déclaration des droits de l'homme n'avait pas été écrite pour les Noirs de l'Afrique équatoriale ". Une vérité que Aimé Césaire a rappelée dans son excellent "Discours sur le colonialisme". Et l'on notera très précisément le pilonnage, le pillage de cette partie du continent bien sous l'emprise de la Françafrique et tout ceci n'est en rien un hasard. Le terrain d'expérimentation de toutes les horreurs de la politique française qui, si elles avaient été commises ailleurs, on les nommerait sans ambigüités de crimes contre l'humanité.
Seulement et encore une preuve d'une condescendance mal placée et presque naturelle chez nos Amis occidentaux. Ce que Jules Ferry comme nombre de ces illusionnistes des droits de l'homme oublient, même dans ce domaine, l'Afrique n'a pas de leçon à recevoir, mieux, l'occident n'a pas de leçon à distiller aux noirs, et à quiconque d'ailleurs; car ces derniers non pas attendu la déclaration des droits de l'homme telle que les occidentaux l'ont conçus, pour en parler. Sans remonter jusqu'aux pharaons "noirs", il suffit de rappeler à nos Amis que, au 13 ème siècle déjà, l'empire du Mali édictait et reconnaissait de vrais droits à tous, comme on peut le lire ici.
En conclusion, le monde est aujourd'hui conscient que l'occident n'a jamais défendu les droits de l'Homme quand il s'agit d'autres peuples, mais bel et bien de ce qu'il considère être ses intérêts. Et à ce jeu, ils semblent bien pris dans ses propre contradictions par plus forts que lui. L'illusion voire le mythe de cette défense est aujourd'hui éculé et ne fait plus recette, car son histoire ne fait aucun mystère sur ce qu'il est vraiment: "Civilisation, civilisation, orgueil des Européens, et leur charnier d’innocents (...) Tu bâtis ton orgueil sur des cadavres (...) " ainsi le rappelait René Maran.
Comme le rappelait aussi John Stuart Mill, "Les vérités, lorsqu'elles ne sont pas soumises à une réévaluation permanente, finissent par "cesser d'avoir un effet de vérité par leur exagération qui les transforme en mensonges".
L'occident a t-il jamais eu la légitimité de parler des droits de l'Homme ? La question est ouverte.
Relire aussi :TIBET: LE PIEGE TENDU PAR LES OCCIDENTAUX A LA CHINE ici
04 avril 2008
LE CONSUL DE FRANCE AU CAMEROUN fait bien son travail
Que serait donc la France si elle ne se définissait pas elle même comme un état dans lequel le sens de la droiture, de la moralité, de l'équité n'ont aucun droit de cité ?
Que serait donc ce pays qui ignore jusqu'aux prémisses le respect d'autrui ? Qui n'a pour toute façon de fonctionner que le mensonge, la gabegie et sa capacité à parasiter d'autres états ?
Bref que serait la France si, elle ne tuait pas les Africains pour ensuite se "positionner" aux yeux de monde comme un état qui respecte les droits de l'homme ?
Cette France là, nous ne l'aimons pas, nous ne l'aimerons jamais. Lisez la suite ci-dessous
CAMEROUN - Douala
Le
consul Général de France vole au secours de Abah Marilyn, fille et
gestionnaire des comptes de Abah Abah à la CBC, la banque de Fotso
D’après
nos sources locales, le Consul Général de France à Douala, Jean-Marie
MARTINEL est intervenu lundi dernier pour la libération de la nommée
Abah Marilyn, chef de département et gestionnaire clientèle alors
arrêtée pour malversations dans les comptes de certains clients de la
CBC-Cameroun. Le plus troublant en est que le Consul français a
aussitôt, après sa libération, fait voyager la suspecte pour la France.
Après avoir accordé la nationalité à Caroline Abah, évadée de la prison
de Kondengui, pour quels motifs la France continue-t-elle à voler au
secours d’une famille Abah Abah reconnue, preuves à l’appui, comme
celle des détourneurs des fonds publics et des voleurs ? Pour quels
motifs Yves Fotso recrutait-elle comme cadre gestionnaire une personne
sans aucune expérience bancaire et pourquoi confiait-il dans sa banque
la gestion des fonds d’un père Abah Abah Polycarpe soupçonné de
détournement de fonds publics à sa fille ?
Par Ndzana Seme
NEW
YORK 04/03/2008 – Abah Marilyn est connue par notre source comme une
ancienne gérante d’un restaurant « fast food » en France.
Mais
malgré une expérience aussi éloignée du monde de la finance, Yves
Fotso, Président du Conseil d’administration de la Commercial Bank of
Cameroon (CBC), n’avait pas ménagé sa recommandation pour que la jeune
femme soit recrutée dans sa banque familiale comme gestionnaire et chef
de département. Il fut aussitôt alloué à Marilyn Abah un gros salaire.
Il
se trouve tout simplement que la mère de Abah Marilyn porte la
nationalité française. Certains membres du personnel de la CBC sont
persuadés que la mère de Marylin Abah n’est rien d’autre que Caroline
Abah, l’épouse de l’ancien ministre des finances Abah Abah Polycarpe,
aujourd’hui aux arrêts.
Hier, Abah Abah a aussitôt été évacué
à l’hôpital central à la suite d’une supposée crise cardiaque. Il faut
douter d’une telle crise cardiaque quand on sait que son épouse s’était
évadée en 2003 en usant d’un prétexte similaire.
La France accorda la nationalité à Caroline Abah, évadée de la prison de Kondengui
Or Caroline Abah s’était en effet enfui du Cameroun en 2003 après avoir été
écrouée à prison de Kondengui à Yaoundé pour détournement des fonds publics.
En
effet, l’une des sentences les plus controversées du procès Mounchipou
lors du verdict du 28 novembre 2003, rendu par la présidente du
tribunal de grande instance de Yaoundé Mme Marie Noah, avait été
l’acquittement de madame Abah Abah née Meva’a Caroline, alors épouse du
directeur des Impôts Abah Abah Polycarpe.
La famille
paternelle de Caroline est par ailleurs connue comme celle de voleurs
notoires, quand on sait que Meva’a Meboutou, en bon feyman, était allé
jusqu’à mettre feu sur l’immeuble de l’Assemblée Nationale afin de
faire disparaître les preuves de ses détorunements.
A
l’époque des faits de détournement de deniers publics au cours de
l’exercice budgétaire 1997-1998, Mme Caroline Abah était contrôleur
financier au Ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel).
Cependant,
mise sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui au même
titre que les autres prévenus, Caroline Abah avait bénéficié d’une
évacuation sanitaire pour l’Europe. De là, elle avait alors demandé
d’être jugée sur pièce.
Il
était alors clair que la juge Marie Noah avait été corrompue par Abah
Abah Polycarpe, un individu à financièrement tout puissant à l’époque
en tant que directeur des impôts depuis plusieurs années.
De
sorte qu’en appel, l’ex-contrôleur financier Caroline Abah Abah
acquittée en 2003 pour faits non établis, était déclarée coupable de
complicité de détournement des deniers publics au même titre que son
adjoint Pierre Njiki.
La peine de Mme Abah Abah Caroline,
absente à la barre le 27 juin 2006 jour du verdict d’appel, n’était
cependant pas, à la surprise générale, privative de liberté. Elle était
en effet simplement condamnée à une peine d’amende et devait
solidairement payer les dommages et intérêts réclamés par le Minpostel
pour 2,25 milliards Fcfa.
Le
Consul de France libère Marilyn Abah, gestionnaire des comptes de son
père Polycarpe à la CBC et arrêtée pour malversations lundi dernier
Le
lundi 31 mars 2008, Marilyn Abah était arrêtée et interrogée pour
malversations dans les comptes qui étaient confiés à sa gestion.
L’accusation portait sur le fait qu’elle soutirait de l’argent dans les
comptes de ses clients pour son compte personnel.
Et, parmi les comptes que gère Marilyn Abah à la CBC-Cameroun, il y a les comptes de son père Abah Abah Polycarpe.
Mais
pendant que Marilyn Abah était en voie d’être inculpée pour
malversations lundi, le jour même où son père était aussi arrêté, un
bon samaritain inespéré vole à son secours. Il s’agit, toujours d’après
notre source, de Jean-Marie MARTINEL, ci-devant consul de France à
Douala.
Le consul de France aurait aussitôt obtenu la
libération de la fille Abah. Et pour parfaire les choses en la mettant
complètement à l’abri, le sieur Martinel aurait immédiatement accordé
un visa d’entrée en France à Marilyn Abah. Le visa a permis à Marilyn
de prendre le vol Air France de 18 h 30 pour la France le même jour.
Quel rôle la France joue-t-elle dans la mise à sac du Trésor camerounais ?
Pour
quels motifs la France vole-t-elle au secours d’une famille Abah Abah
reconnue, preuves à l’appui, comme celle des détourneurs des fonds
publics et des voleurs ? Pourquoi accorda-t-elle la nationalité
française à Caroline Abah, pour ensuite libérer et soustraire de la
justice camerounaise la fille Abah Marilyn alors qu’elle était prise la
main dans le sac ?
Pour quels motifs Yves Fotso
recrutait-elle comme cadre gestionnaire une personne sans aucune
expérience bancaire ? Pourquoi Yves Fotso confiait-il la gestion des
fonds d’un père Abah Abah Polycarpe, soupçonné depuis plusieurs années
de détournement de fonds publics, à sa fille dans sa banque ? Il ne
pouvait pas ignorer que Marilyn Abah est la personne le mieux placée au
Cameroun pour initier les opérations d’évasion et de blanchiment des
fonds mal acquis de son père.
Hier,
nous avons téléphoné au siège social de la CBC sis à Bonanjo, Douala.
Le poste téléphonique de Marilyn Abah, par une voix féminine pas du
tout convaincante, nous a répondu que Marilyn n’a pas été arrêtée lundi
et qu’elle a voyagé ce jour-là comme prévu dans son programme de congé.
Nous avons également contacté par téléphone le Consulat
Général de France à Douala. Après nous avoir fait attendre pour se
concerter avec le Consul, la voix masculine avec un accent Beti qui
nous recevait nous a répondu que le Consul nous demande de lui envoyer
nos questions ainsi que nos coordonnées par fax. Ce que nous avons
aussitôt fait hier. Mais jusqu’à ce moment où nous publions, Mr.
Jean-Marie MARTINEL ne nous a donné aucune réponse.
Le contenu de notre Fax au Consul de France est le suivant :
Monsieur le Consul Général de France,
Des
informations à notre disposition font état de ce que lundi le 31 Mars
2008, la nommée Abbah Marylin, gestionnaire à la banque CBC-Cameroun à
Bonanjo, a été arrêtée pour malversations dans les comptes des clients.
Vous auriez intervenu personnellement, non seulement pour obtenir sa
libération, mais aussi pour la faire voyager pour la France le même
jour. Veuillez nous répondre le plus amplement que vous pouvez aux
questions suivantes :
1- Connaissez-vous Marylin Abbah en service à la CBC-Cameroun et quelle est la nature de vos relations ?
2-
Avez-vous, lundi dernier ou tout autre jour, usé de votre intervention
pour libérer Abbah Marylin soupçonnée de malversations à la
CBC-Cameroun ?
3- Pour quels motifs avez-vous exercé une telle intervention ?
4- Abbah Marylin est-elle citoyenne française ou est-elle bénéficiaire d’un visa permanent d’entrée en France ?
5- Avez-vous accordé un visa à Marylin Abbah et pour quel motif ?
6- Abbah Marylin a-t-elle des liens de parenté avec l’ex-ministre Abah Abah Polycarpe arrêté le même lundi dernier ?
7- Exprimez tout autre commentaire que vous trouvez nécessaire sur ce sujet ?
Votre
prompte réponse nous permettrait de publier votre version des faits.
Veuillez seulement noter que nous pourrions publier notre article
actuellement en préparation au cas où nous ne recevrions pas vos
réponses dans les heures qui suivent. Nous mentionnerions alors dans ce
cas que vous n’avez pas répondu à nos questions.
Veuillez agréer, Monsieur le Consul Général, notre considération distinguée.
Par Ndzana Seme
28 mars 2008
BCD LABEL célèbre la beauté "anonyme" au Musée de Montparnasse.
Jamais démarche visant à valoriser l'image du noir dans la société, n'avait été marquée par tant d'originalité et surtout de sincérité comme c'est le cas au musée de Montparnasse avec l'une des premières si ce n'est la première exposition de ce genre jamais tenue en France.
Chaque fois qu'il a été question de mettre le noir sous les feux de la rampe, un mesquin calcul sous-tendait toujours une telle démarche. On l'a vu encore avec l'arrivée en trombe sur les ondes de TF1 du journaliste Harry Roselmack ou Audrey Pulvar à France Télévision, dont les patronymes ont cette particularité de laisser entretenir la vague de floue sur leur pigmentation et rassurer le négrophobe de base. Tout comme on le voit aussi dans le gouvernement français, avec la jeune Rama Yade dont le talent est bien au-dessus de certains ministres, mais néanmoins réduite à jouer tout de même les alibis dans un pays où être négrophobe est plutôt bien vu.
Ne vous rendez donc pas au Musée de Montparnasse en caressant le doux espoir de voir les photos de ces "célébrités noires" que la société a choisies pour le reste du peuple, en les intronisant comme les étendards, les mascottes bref des modèles de réussite de l'intégration. Votre déception sera bien à la hauteur de vos attentes.
En se lançant le défi de célébrer cette femme et cet homme noirs célèbres , ainsi que ces métis dont la seule célébrité est d'être royalement ignorés par la société, BCD Label a fait le choix d'être la voix de ces multitudes de voix noires que l'on n'a pas toujours envie d'entendre, le phare de ces beautés que l'on a tapies dans la laideur de l'oubli parce que noires et métis, pour les porter et les ramener à leur vraie nature; celle de femmes et d' hommes d'une extrême beauté qui n'a ni besoin de discours et encore moins du regard cauteleux , de la flagornerie morbide que souvent la société emploient pour parler d'eux.
De la discussion eue avec le professeur Kapet de BANA, la conclusion s'est imposée d'elle même: La faiblesse serait de ne voir en cette exposition qu'une simple exhibition de la beauté physique noire. Comme le dit l'organisateur BJL, cette exposition ne doit pas seulement être vue comme telle, il faut y voir l'expression des forces noires qui demain, n'auront plus besoin de se voir par le prisme de l'autre pour se sentir aimées, désirées, fortes, mais de se frayer leur propre chemin par leurs propres moyens.
Tous à 21 avenue du Maine Paris 15 au musée du Montparnasse [27/03/2008 au 27/04/2008] pour y admirer d'abord la qualité exceptionnelle du travail artistique de BCD Label et ensuite contempler ces belles créatures que vous ne verrez jamais sous le prisme de l'objectif des caméras institutionnelles.
Un des portraits
exposés parmi les 120: Le salut du noir, partout où il se trouve,
passera par l'implication de la femme. N'est-ce pas elle qui donne la
vie ? Là aussi est toute la symbolique de l'image.
25 mars 2008
ROBERT MESNARD partout et nulle part ?
Voilà un individu qui, à l'image de Amnesty International est toujours là où il sait ne pas pouvoir critiquer les exactions majeures de la politique de la France, comme c'est le cas en Afrique et/ou celle d'Israël en Palestine.
Les récents événements sociaux qui ont eu lieu au Cameroun avec le lot de morts que l'on connaît, n'ont en rien suffi pour interpeler le zoro français de la lutte contre les injustices et le respect des droits de l'homme.
Est-ce parce que la garde rapprochée du président camerounais serait, comme il se dit, israélienne ? Ou alors parce que ces événements sociaux sont tout simplement l'exaspération des populations face au joug de Bolloré et autres français qui exploitent et pillent impunément ce pays et en ce sens, Mesnard comprend bien qu'il ne faut pas déranger les compatriotes ?
Tout comme le non respect des droits des palestiniens ne sont aucunement de nature à mobiliser les efforts du "superman" français, face aux exactions quotidiennes d'Israël. Exactions qui, quelques années auparavant, ont fait la réputation de Hitler et qui aujourd'hui sont légitimées et validées par tous.
Le cas de ce jeune français SALAH HAMOURYou alors trop musulman à ses yeux qui, depuis 2005, est détenu prisonnier dans les geôles israéliennes depuis dans le non respect de ses droits n'est pas non plus de nature à décupler l'énergie du rambo Mesnard. Plus il s'éloigne de tout ce qui touche à la critique de Israël, et de la politique françafricaine, plus il se sent fort.
Oui !le peuple Tibétain souffre. Il souffre de la même façon que le peuple Palestinien dont l'extermination ne fait plus aucun doute aujourd'hui et pourtant aucune agitation de RSF pour dire que Israël fait un massacre de masse.
Le peuple tibétain souffre comme les aborigènes souffrent et que de la même façon,l'Australie a organisé les jeux olympiques sans qu'une seule voix ne s'élève pour dénoncer le sort de ces gens si loin et proches en même temps.
Mais la vraie souffrance des tibétains n'est pas ou n'est plus tellement et seulement celle que la Chine lui inflige, mais de l'exploitation qui est faite de son malheur. Le bourreau des tibétains n'est pas la Chine, mais ceux et celles qui avalisent et se taisent sur leurs propres exactions sur d'autres peuples et leur couardise à ne pas fustiger ce qui se passe chez eux.
Lorsqu'on entend Alain Juppé ironiser: "Nous demandons au pouvoir de Pékin de tuer avec retenue". N'est-ce pas que de milliers de congolais tués à l'époque où monsieur Juppé était premier ministre, auraient été contents d'entendre le premier ministre français lancer une telle boutade, lorsqu'à cause et pour Elf Aquitaine, la mort était le quotidien de nombreuses familles. Que nenni ! Et pour cause, le bourreau des congolais travaillait pour les intérêts français, quand il ne l'était pas lui même.
Lire aussi: Tibet: Le piège tendu par les occidentaux à la chine ici







