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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

10 octobre 2008

Le Franc CFA: piller l’Afrique sans laisser de traces.



 

 

Par Dr. Gary K. Busch 22/2/08

L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains ( Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

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La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans une « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des Etats membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des Etats africains.

Cela rend impossible pour les Etats Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des Etats africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

Comment Cela est-il Arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits Etats nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux Etats dans les secteurs des finances et de l’Economie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta(actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Education, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, la France a la priorité dans l’acquisition de ces « matières premières classés comme stratégiques ». En effet, selon l’article 2 de l’accord, ‘la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire ( et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 :
« Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant ( en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des Etats Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblé Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africain », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, le puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises. Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L’Impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes—manque de compétition ; dépendance de l’Economie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’ « Aide3 française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

Source:Ocnus.net 2007

Voir: Le FCFA ne connait pas la crise ici

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25 septembre 2008

LA VERITE AU MONDE SUR LA FRANCE EN AFRIQUE

Une analyse sur les agissements ignorés par la population française de la France en Afrique dite francophone. Analyse reçue d'un groupe de réflexion pour la dignité de l'Afrique.

Les dirigeants français sont ils conscients des dégâts qu'ils ont faits en Afrique francophone ces 50 dernières années avec l'aide de leurs boys appelés politiques africain ?
Le peuple de France ET LE MONDE n'ayant rien à voir dans cette monstruosité doit savoir.
La France a été un véritable monstre inégalable dans l'histoire humaine en Afrique francophone au point qu'aujourd'hui tous ce qui est français sont détestés en Afrique francophone sans le dire.
Diagnostique des méfaits de la France en Afrique francophone ces 50 dernières années :
Organisation de couts d'états.
*Massacres.
*Spoliation.
*Dénaturation.
*Mise en place de dictateurs anti-population.
*Corruption massive à tous les échelons sous formes financières et attributions d'appartements dans le 15ième, le 16ième, le 17ième, le 8ième, le 7ième, le 5ième  arrondissements de Paris, Levallois Perret, Neuilly sur Seine, Courbevoie. Ces logements sont attribués selon hiérarchie dans l'organigramme des corrompus africains.
*Importation en Afrique à faible taxe par corruption fonctionnaires douaniers, vente de produits français à coûts très élevés à fortes marges pour population d'Afrique.
*Mise en place de réseaux via création de commerces de travaux publics (sur facturation systématique entre 80% et 165% de la valeur réelle des travaux), alimentaires (marges 2 à 3 fois supérieurs à marge du marché) en vu de détournement de fonds massifs de l'Afrique, communauté corse, libanaise et certains grands groupes français très expérimentés dans ce domaine, mandatés pour faire ce peut.
*Créations d'ONG fictives avec dirigeants payés à 30000€ (trente mille euros) par mois plus chauffeur, cuisinier, domestique, gardien,  gros 4X4, 5 billets d'avions par an en 1ère classe à 2800€ le billet plus hôtel à 250€ par jours pour séjours en Europe et immense villa en Afrique avec piscine aux frais de l'ONG avec pour véritable mission détournement de fonds européens et du contribuable français sous couvert d'aider les populations d'Afrique. Haut fonctionnaires et ministres africains corrompus au passage pour non dénonciation de ces détournements financiers exorbitants. Justification de certains frais par embauche de stagiaires étudiants français non rémunérés mais censés avoir reçu rémunération sur document comptable. 95% des ONG françaises, belge, suisse et canadienne sont concernés par ces faits via la francophonie. Nous parlons de plusieurs milliards d'euros par an. Nous avons parcouru 227000 kilomètres en voiture village par village en omettant aucun afin de se rendre compte du  véritable rôle des ONG francophone en Afrique francophone. C'est catastrophique, rien,0. Exclusivement détournement de fonds européen et des contribuable français qui sont apres rembourser par les États africains. Le cynisme a l'état pure.
*Achats de matières premières des pays de l'Afrique francophone à 87% inférieurs de la valeur réelle du marché mondial voir 95% dans certains cas.
*Grosse spéculation foncière de promoteurs immobiliers français particulièrement au Sénégal. Ils achètent des terrains dans la main d'africains analphabètes âgés à 1.50€ le m2 qu'ils revendent après à des européens entre 300€ et 2000€ le m2. Ils font aussi l'acquisition de terrains à vil prix de l'État moyennant versement bakchichs aux fonctionnaires en charges de la gestion de ces terrains.
*Les attributions des marchés de l'eau, les télécommunications, de l'électricité voir la poste le transport (bolloré) sont attribués à vil prix aux entreprises française avec un cahier des charges de travaux d'améliorations qui ne sont jamais faits, ce qui n'empêche pas l'augmentation des prix de manière très importantes pour les populations. Les profits sont exorbitants. Pour exemple, Bolloré fortune évalué en 1992 à cent millions de Francs soit 15 millions d'euros qui aujourd'hui depuis sont implantation en Afrique en moins de 15 années est passé de cent millions de francs à près de 3 milliards d'euros exclusivement sur le marché africain. Nous parlons d'une augmentation par 30 sur un continent dit pauvre où la France et les entreprises françaises s'évertuent à faire croire au monde qu'ils veulent aider les peuples d'Afrique.
Ci cela n'est pas du cynisme, nous vous demandons de nous expliquer qu'est ce que le cynisme. Bolloré n'est qu'un petit exemple, est-il besoin de parler d'Aréva, Bouygues, France télécom, Aventis, EDF, Air France, Carrefour, Casino la liste est longue sans compter les centaines de moyennes et petites entreprises françaises générant des marges inégalables nulle part autre sur la planète. Tous est vendus extrêmement cher en Afrique francophone et ceci depuis de nombreuses années. Ironie poussée au maximum, les États africains francophones ne reçoivent même pas 0,5% d'impôts de ces entreprises (chiffre officiel des différents ministères des finances et du budget de ces pays respectifs), aucune taxe de charges sociales pour les salariés ne sont payées (chiffre officiel des ministères compétents).
Seules les fonctionnaires ont droit à une pension de retraite.

Pour bien comprendre, comparer les prix du Ghana ayant comme fournisseur l'Angleterre, les Etats-Unis et l'Afrique francophone ayant pour fournisseur la France.
La différence est de 70% en faveur du Ghana à tous les niveaux. C'est impressionnant. Vous noterez par la même occasion que la qualité de vie au Ghana est 10 fois supérieur qu'en Afrique Francophone et pourtant, ils sont tous deux dans la même région les mêmes ascendants, seul la gestion et l'ancien colonisateur sont différents.


LISTE DES PEUPLES D'AFRIQUE FRANCOPHONE CONCERNES PAR LES MÉFAITS DE LA France AVEC SES BOYS APPELÉS POLITIQUES AFRICAINS : le Sénégal, la Guinée Conakry, Bissau, le Mali, le Burkina Faso, le Gabon, le Cameroun, le Tchad, l'Afrique Central, les Congo, Djibouti, le Niger, le Togo, le Bénin, Madagascar, Rwanda, Comores, la Somalie, la Côte d'ivoire jusqu'en 2002 et certains pays du Maghreb.

Les méfaits de la France en Afrique francophone sont beaucoup plus importants, mais nous arrêterons la liste des monstruosités là pour l'instant.

En conclusion : SI LES PEUPLES D'AFRIQUE FRANCOPHONE VEULENT S'EN SORTIR, IL FAUT COUPER TOUS LES PONTS AVEC LA France SANS EXCEPTION.
LA France n'a jamais fait ne fait pas et ne fera jamais de bien aux peuples d'Afrique francophone.
Est-il besoin de rappeler la manière que sont traités les africains vivants en France en 2008 ?
Moins que rien.
Les peuples d'Afrique francophone sont méprisés et maintenus dans la misère en Afrique francophone leurs pays par la France et sont à nouveau méprisés, pourchassés et maintenus dans la misère en France hexagonale par la France.
La France est tellement consciente de ses méfaits vis-à-vis des peuples d'Afrique, elle a peur en ce moment que cela lui explose à la gueule comme une bombe atomique dix fois supérieur à celle d'Hiroshima d'où la raison de tout mettre en œuvre afin d'expulser les africains très rapidement de la France. C'est la seule raison.
Un secret d'État extrêmement bien gardé que les peuples d'Afrique francophone doivent savoir aujourd'hui  qu'aucun économiste de la planète ne pourra démentir sauf d'encourir le risque de complicité d'escroquerie en bande organisé devant les juridictions compétentes car indéfendable et connu de tous les économistes: 65% de l'économie de la France est basée sur l'Afrique Francophone via le CFA, les échanges commerciaux très  défavorables, la main d'œuvre pour rien (40€ par mois) et les matières premières acquises à vil prix.
Sans l'Afrique francophone, le France tomberait à la 38ième place mondiale au niveau économique, son poid à l'ONU ne représenterait pas grand-chose en matière de vote.
PEUPLE D'AFRIQUE FRANCOPHONE, LE MOMENT EST VENU DE COUPER TOUS LES PONTS AVEC LA France. CE PAYS VOUS DÉTESTE, IL VOUS L'A DÉMONTRÉ SUR 200 ANS SANS REPIS.
Vous n'avez rien à attendre de ce pays, il est votre fossoyeur de l'esclavagisme à la colonisation en arrivant à la dite décolonisation qui n'est que la colonisation vampirisée.
Vous noterez que les dirigeants français ne savent que faire des bon discours devant l'ONU pour se donner bonne conscience et se donner une bonne image.
LA VÉRITÉ EST AUTRE.
QUI D'ENTRE VOUS NE L'AVEZ PAS COMPRIS ET NE LE SAVENT PAS? AUCUN CAR LES FAITS SONT CRIANTS ET INDÉFENDABLES. VOUS CREVEZ DE FAIM PEUPLE D'AFRIQUE FRANCOPHONE 2008 ET CECI DEPUIS DE NOMBREUSES ANNÉES.
NOUS NE PARLERONS PAS DES HUMILIATIONS A RÉPÉTITIONS AU POINT QUE VOUS ÉTÉS PRÈS A TOUS FAIRE POUR SURVIVRE.
NOUS DISONS TOUS ENSEMBLES EN SE LEVANT STOP. NOUS SOMMES DES HUMAINS AYANT DROIT A LA DIGNITÉ D'HUMAIN MÊME S'ILS SONT PERSUADES QUE NOUS SOYONS DES ANIMAUX NE MÉRITANTS QUE MÉPRIS, MISÈRES, HUMILIATIONS, DÉSESPÉRANCES MORT DANS DES CONDITIONS ATROCES.
OUI NOUS SOMMES DES ÊTRES HUMAINS ET CECI DES LE DEBUT DE L'HUMANITE.
PEUPLE D'AFRIQUE DEBOUT, NOUS N'AVONS RIEN A PERDRE, 0 EST ÉGAL A 0. RETROUVONS NOTRE DIGNITÉ BAFOUE ET PERDU.

Texte de:
people afrika
Lire aussi MAMADOU COULIBALY répond à Sarkozy ici

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25 mars 2008

Après la Palestine, la France colonisée par l'Etat d'Israël !

Une très belle contribution d'un enfant digne d'Afrique, pour qui j'ai beaucoup d'estime et de respect. S'il ne reste qu'un seul afro-descendant qui ne trahirait ni ne renierait ses racines, c'est bien lui.
Après l'éviction du sous-préfet Bruno Guigue  dont le crime est d'avoir eu un regard autre sur Israël, Monsieur Rovelass nous donne sa vision de la situation de la France, prise dans les tenailles de la pieuvre asphyxiante du mal: le sionisme.

En France, on peut tenir, même au plus haut niveau de l'état, des propos négrophobes dans le même style que ceux tenus par des intellectuels tels que Alain Finkielkraut, Max Gallo, Hélène Carrère d'Encausse ou des journalistes indifféremment de gauche ou de droite ainsi que des hommes politiques socialistes et UMP qui battent chaque jour  le Front National sur son propre terrain du racisme et de l'exclusion !

Il est possible tous les jours de stigmatiser l'ensemble des musulmans en les assimilant à un courant intégriste pourtant minoritaire. Il est possible chaque jour de les calomnier tous et indifféremment pour le terrorisme de Ben Laden en omettant soigneusement de dénoncer les exactions terroristes, depuis des décennies, de l'état d'israël avec son armée d'occupation, Tsahal, qui tue et torture chaque jour enfants, femmes et hommes palestiniens qui eux sont légitimement dans leur pays !

Il est possible chaque jour et avec le soutien de la majeure partie des hommes politiques français, des médias et du reste de la société civile de laisser dire des mensonges éhontés sur la commission des droits de l'homme de l'ONU. Ceci étant la suite de la campagne scandaleuse de dénigrement par Israël, sa diaspora et les USA de la Conférence Mondiale Contre le Racisme de Durban en 2001. Cette conférence avait pourtant dénoncé toutes les formes de racisme et d'intolérance mais en démontrant chiffres à l'appui que le racisme contre les non-blancs était la situation la plus courante vécue partout dans notre monde. Cette conférence courageuse a acté la reconnaissance de la déportation, l'esclavage  et la colonisation multiséculaire des noirs et de l'Afrique comme un Méga-Crime contre l'humanité.  Sept ans après les négrophobes français derrière leur président hongro-français fraichement issu de l'immigration des pays de l'est ont désigné les responsables de tout ce qui va mal en France les immigrés...originaires d'Afrique ! Cela ressemble à une plaisanterie mais c'est malheureusement l'aboutissement d'une successions de lâchetés, de complaisances, de tous les politiques français.

Et ce président, une espèce de 'Naboléon', est le plus fervent défenseur de l'état génocidaire et colonial d'Israël ainsi que de son larbin habituel les USA.

Le courage de ce jeune sous-préfet Bruno Guigue et l'exploitation des deux côtés qui en sera faite ne doit pas nous faire oublier que le premier devoir de ceux qui luttent contre l'atteinte aux libertés et pour le droit d'expression partout dans le monde est d'assurer la solidarité totale avec ceux qui sont en première ligne. Cette solidarité doit être concrète en pensant d'abord à préserver l'emploi ou retrouver un travail à ceux qui subissent les conséquences du chantage inadmissible à l'anti-sémitisme dès que l'État voyou d'israël est dénoncé.

Tous ceux qui luttent contre l'oppression impérialiste partout dans le monde ne doivent jamais oublier que l'Etat d'Israël est la réalisation la plus perfectionnée du colonialisme occidental.



Joss Rovélas

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26 janvier 2008

Note d'information critique à Madame Elisabeth Levy

Elisabeth Lévy qui, comme certains de ces escrocs que Norman Finkelstein a épinglé dans "Industrie de l'Holocauste", vient de pondre un salmigondis d'une affreuse incurie comme elle seule sait le faire. Dans sa caballe contre les arabes et les noirs , elle pervertie la vérité et désinforme. S'il y en a qui ont fait du statut de victime une chasse gardée, c'est bien certains de sa communauté qui, ne voyant pas d'un bon oeil le partage, ils ont formé un cordon sécuritaire autour de cette industrie qui ne relève que de la mafia. C'est ainsi que, n'ayant aucun rapport avec la Shoah, beaucoup n'hésitent tout de même pas à s'engouffrer dans la brêche et pour cause !

Vous lirez la réaction d'un OGRES au discours infamant de Elisabeth Lévy ici.

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11 septembre 2007

LE CAVAD S'ADRESSE AUX GOUVERNEURS FRANçAIS EN AFRIQUE

Face à l'aboulie des présidents Africains (excepté celui du Mali) à mettre hors d'état de nuire, le convoi de la mort qu'est le rallye Dakar, le CAVAD, rappelle à ces meurtriers complices et acteurs, à la tête des états africains traversés par cette machine de la mort, comment agir lorsque l'on est un responsable. Espérons que ces "rois" qui ont encore la cupidité plus grande que le manque de dignité sauront comprendre ce message.

On est également surpris par le silence des défenseurs "blancs" du rallye face à la mort du jeune garçon de 5 ans, près de Béthune.Comme quoi, il est toujours mieux d'aller assassiner de petits Noirs en Afrique. [ MBOA]

 Messieurs les Présidents Africains qui protégez et cautionnez l’escadron de la Mort rallye Dakar,

en attendant que vous preniez exemple sur le président du Mali, qui a fichu un grand coup de pied sur le derrière farci de dollars du rallye Dakar, voici comment un gouvernement Blanc réagit quand un enfant Blanc meurt dans un rallye.

 

Fabien Véricel, le pilote de rallye, dont la sortie de route a causé la mort d'un enfant de cinq ans près de Béthune (Pas-de-Calais) le 9 septembre 2007, a été mis en examen lundi à Arras pour homicide involontaire et placé sous contrôle judiciaire, sur la base d'analyses d'urine qui avaient "montré que vraisemblablement il avait consommé du cannabis", a-t-on appris de source judiciaire précisée à l'AFP.

Observation du Cavad : Les pilotes criminels du rallye Dakar ne sont soumis à aucun contrôle et ne subissent ni garde à vue ni examens susceptibles d’éclairer sur leur état au moment des accidents mortels. Comment alors affirmer qu’ils carburaient à l’eau claire, qu’ils n’étaient ni dopés, ni drogués ?

 

Michèle Alliot-Marie a immédiatement réagit. Pour "améliorer la sécurité de ces manifestations, le Ministre de l’Intérieur (...) réunira dès cette semaine les représentants des organisateurs de rallye et l'ensemble des services concernés pour arrêter avec eux les mesures de nature à éviter le renouvellement de semblables accidents".

Le Collectif Actions pour les Victimes Anonymes du Dakar apprécie cette saine réaction et salue l’initiative citoyenne du Gouvernement.

Le Cavad rappelle toutefois au Ministre de l’Intérieur que des centaines de ressortissants français enrôlés par Amaury Sport Organisation dans le cadre du sulfureux rallye Dakar tuent impunément depuis bientôt 30 ans des spectateurs en Afrique.

Ces personnes et leurs mentors ne doivent plus se considérer au-dessus des lois parce que leurs crimes sont commis sur un autre continent.

Le Collectif Actions pour les Victimes Anonymes du Dakar demande au Gouvernement français

1) de se pencher avec la même intransigeance et la même rigueur sur le Rallye Dakar et ses méfaits,

2) que le cas des délinquants routiers du Rallye Dakar soit le même que celui des délinquants sexuels qui se livrent à la pédophilie à l’Etranger. Ils doivent rendre des comptes dès leur retour sur le territoire français et/ou européen.

Claire Aymes, porte-parole du Cavad 06 11 50 47 27

Assassiner des enfants n’est pas un sport !

To assassinate children is not a sport !

http://www.stop-rallyedakar.com

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06 août 2007

L'HOMME AFRICAIN


Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar: Un intellectuel français s'insurge

   

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Ainsi donc, le déterminisme de la pédophilie était un signe avant-coureur, une mise en jambe de campagne avant les choses sérieuses. Dans une allocution sidérante prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy qui ose tout, et c’est à cela qu’on le reconnaît, a dévoilé le fond d’une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps. Chimiquement pure.

Ainsi donc, «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.» Nous y voilà. La chaleur, le rythme des saisons.

Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait. Une typologie lamentable, qui n’est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l’ancienne, à la Jules Ferry. Car à quoi servent ces considérations d’arrière-zinc ? A parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l’on se rassure, si terrible qu’elle soit, la colonisation a «ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’Histoire». On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Ces mots ont été prononcés par notre plus haut représentant. En notre nom. Mais depuis combien de temps ne parle-t-on plus comme cela ?

Doit-on rappeler au président de la république  ces propres mots, prononcés quelques jours plus tôt au Mémorial de la shoah, ces mots justes et pertinents, s’inscrivant dans la lignée de ceux de Jacques Chirac : ne jamais oublier, assumer sa part de responsabilité. Pourquoi à Paris ces mots forts qui insistent sur la permanence de la mémoire, et en Afrique ces mots veules qui font de la mémoire des crimes de la colonisation une réalité que l’on concède du bout des lèvres, pour aussitôt appeler à ne pas s’y complaire. Est-ce trop demander, au XXIe siècle, que d’attendre d’un président un minimum de cohérence ?

Ces mots dessinent-ils le portrait d’un raciste fanatique ? Non bien sûr. Notre Président ne se lève pas le matin en maudissant les Africains. Mais cela ne suffit pas à l’absoudre, tout comme il ne suffit pas d’emmener Basile Boli pour faire passer la pilule. Et être capable de prononcer un discours sur l’homme Africain, et de toutes ses supposées tares de même que l’on incline à penser que l’on naît pédophile, c’est incontestablement s’inscrire dans une anthropologie raciste, une vision rancie et fermée du monde, où l’Europe civilisatrice et l’Afrique éternelle se regardent en chiens de faïence. Cruelle déception pour tous ceux qui, indépendamment du reste, pouvaient espérer de la France  qu’elle passe un cap. Solidement ancrée sur sa vigilance face aux aventures impériales états-uniennes, elle avait en revanche donné trop souvent l’impression d’être frileuse sur les droits de l’homme, officiellement au nom du très chiraquien «respect de la différence» pour les régimes en place.

Nicolas Sarkozy, dans son discours au soir de son élection, s’étant présenté comme le président des droits de l’homme (du moins à l’étranger) on pouvait espérer de sa part une audace, puisée aux sources du libéralisme politique, qui aurait permis de rompre avec le paternalisme gaulliste, sans renouer pour autant avec l’impérialisme. On assiste avec stupeur à une régression inattendue qui ne manquera pas de nous isoler encore plus aux yeux de nos partenaires africains. Cette parodie de discours prétendument direct, qui s’autorise toutes les outrances sur la base de sa sincérité autoproclamée, est une marque d’infamie.

Reste une question. Dans un pays normal, ces propos devraient mettre le feu au débat. Mais en ces temps où il est de bon ton d’être décomplexé, tout devient possible, comme dirait l’autre. Mais, citoyens, commentateurs, représentants, qu’auriez-vous dit si ces mots, ces catégorisations pitoyables et scandaleuses, étaient sortis de la bouche d’un Le Pen ? A quels feux croisés aurions-nous assisté ! Mais non, l’indignation de la presse sénégalaise semble n’avoir eu d’égal que le silence incroyable de tout ce que nous pouvons compter d’intellectuels, de ligues de droits de l’homme.

Thomas Heams (maître de conférences en génétique à Paris) in Libération, 02 août 2007 

Source: Saoti Blog.

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24 juin 2007

LES EMISSAIRES NOIRES DE SARKOZY

 

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    Dans ma lecture dominicale, je tombe sur un forum chez Grioo, où le professeur Lucien Pambou se fait, fort heureusement d’ailleurs, incendié par des Noirs qui ont compris que la finalité du combat n’est pas la présence dans un gouvernement ou l’administration. Et la place de Rama Yade n’est même pas à envier si l’on compare avec des gens comme Gaston Monnerville pour ne citer que celui-là.
 

 

    Je fais partie de ceux qui pensent et disent la chose suivante, pour résumer la pseudo représentativité des "minorités" dans le gouvernement Sarkozy. Rama Yade, comme les autres, sont des alibis, des écrans de fumée, comme on n’en fait depuis des lustres pour masquer une réalité politique, je dis     politique,  bien franco-française : la haine profonde des     minorités. La politique française, de tout temps, est basée sur son rejet de tout ce qui est Noir, n’en déplaise au professeur Pambou. Nos frères Antillais ont été amenés dans les territoires, pour ne pas "souiller" la métropole par exemple.
De plus, les régimes Nazis incorporaient aussi quelques juifs, mais cela n’enlevait en rien, la monstruosité de ces régimes à exterminer les juifs et d'autres personnes qui ne correspondaient pas à l'imagerie naziste .
 

 

    Pas vos compétences, mais votre courtisannerie.
   
En aucun, moment, il n’est question de remettre en cause, les compétences livresques des uns et des autres. Il ne manquerait plus que cela sinon l’injure serait encore plus grossière à l'encontre de leur "intellect". Ceux des Noirs qui sont "incorporés, phagocytés", ne peuvent qu’être compétents dans leur domaine. Pour peu que l’on soit un tantinet logique, cohérent, ceux qui, comme Pambou Lucien (lire texte ci dessous), brandissent l’argument de l’injure des Noirs à l’endroit des autres Noirs, pour se défendre de leur qualité de faire-valoir, de vitrines, dans un système foncièrement negrocide, s’aviseraient avant de prendre cet axe de défense qui prouve si besoin était que : "diplômé"ne     veut pas forcément dire "intelligent". 
 

 

    Croire que l’entrée dans un gouvernement français est la finalité pour les Noirs en     France, comme le suggère la plaidoirie de Pambou Lucien, montre que le combat de la dignité ne se gagne pas forcément par des étiquettes "d’intellectuels" et que le respect du Noir est loin d’être chose acquise avec de tels "ambassadeurs". Quelle misère !  

 

    Ce n’est pas parce qu’une Noire est diplômée et a intégré un gouvernement, que les Noirs doivent jubiler et s’aligner derrière cette personne. Ce mode d’adhésion porte bien un nom, cher professeur Pambou, que vous n’omettez pas, je suppose, de dire à vos élèves.  

 

    Une fois de plus, et dommage de voir que celui qui critique le manque d’indignation des Noirs sur des sujets graves (je suis d’accord avec lui sur ce point), semble être le plus patent et saisissant exemple de cette incapacité. La courtisanerie et la mangeoire obligent.  

 

    Des Noirs comme Toussaint Louverture, Félix Eboué, Aimé Césaire, et j’en passe trouvent encore à ce jour une adhésion massive de leurs frères et soeurs, non pas sur la base de la "noiritude"(1) et de leur présence dans l’administration française ou des diplômes, mais sur la base de leur capacité à combattre pour la dignité du Noir.  

 

    La capacité d'indignation qui caractérise le professeur Pambou pour soutenir des thèses fantaisistes, pourrait bénéficier aux Congolais qui souffrent le martyr  par les agissements de Sassou Nguesso et Total Elf. A moins qu'il ne soit vraiment pas au courant de cela.  

 

    (1)      J’ai préféré utilisé ce mot, qui colle bien à l’idée du professeur Pambou et qui est loin d’être le combat de la     dignité du Noir symbolisé par le mot "Négritude" cher à A. Césaire.
   

 

 

         Réponse à tous et quelle désolation !
           pambou ( Mercredi 20 Juin 2007 22h22 )
   

 
       

      
Ce 20 juin, au journal des auditeurs d'Africa n°1 présenté par Jules Hadji Komlan, j'ai insisté sur la formation et les compétences professionnelles de Rama Yade et sur le rayon d'action qui va désormais être le sien en tant que secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'homme. Je suis triste et désolé, d'abord en tant que noir citoyen de la République et membre de l'UMP car pour cette dernière attribution je connais Rama depuis fort longtemps, moi en tant que membre du Cercle de la diversité républicaine au sein de l'UMP et elle en tant que secrétaire nationale de l'UMP en charge de la francophonie.
      Allons à l'essentiel.
Au lieu de se réjouir de la nomination de Yade, et comme je l'ai dit cette nomination ce n'est pas l'arbre qui cache la foret mais qui l'ouvre au nom de la compétence. Force est de constater que les noirs que nous sommes, malgré notre prétention intellectuelle, malgré nos belles envolées lyriques sur la solidarité africaine qui n'est que théorique, malgré notre incapacité à exister de façon collective sur des compromis car la communauté noire n'existe pas, nous affichons une constance : le noir n'aime pas l'autre noir car l'esclavage a opéré un travail de sédimentation névrotique distinguant le noir des villes et le noir des champs. Je dépasse le simple cadre de la jalousie qui n'appartient pas qu'aux seuls noirs. Mais, nous sommes les premiers à nous plaindre des discriminations envers les communautés noires. Nous sommes les premiers à crier à la menace du loup blanc. Mais nous sommes les derniers à reconnaître que le mal est en nous. Nous ne nous aimons pas beaucoup. Les discours de façade, ça suffit. Individuellement, nous essayons de réussir et nous réussissons pour cretains d'entre nous dans la société française. Mais pourquoi diable, dès lors que l'un ou l'une d'entre nous accède à des responsabilités, nous ne pouvons pas en être satisfaits ? Quelle malédiction ! Revenons sur un sujet, l'immigration, pour bien montrer le degré de malédiction dont nous sommes victimes. Dans certains pays africains, d'autres africains originaires de pays différents ne sont pas les bienvenus. Et pourquoi cette langue de bois au nom de la solidarité fictive ? Nous critiquons la France, mais nous sommes contents d'y être. Les uns disent que c'est le prix que la France doit payer pour son comportement esclavagiste, pour les autres, c'est la terre des Droits de l'homme. Les deux arguments se valent, mais tout de même, soyons sérieux, au nom de la citoyenneté, et acceptons que Rama accède à ce haut poste de la République sans prendre ombrage de cette nomination. J'agis toujours à visage découvert. Certains d'entre vous me connaissent, j'ai été le premier secrétaire général du CRAN et j'ai toujours été membre de l'UMP et malgré la non réussite de mes amis de la diversité aux élections législatives, nous sommes certains à aller à la bataille pour les élections municipales, quelques soient les difficultés. Les noirs, que nous sommes, sommes des braillards, toujours prompts à critiquer mais jamais dans le combat politique. Rien n'est facile dans la vie. Où sont-ils ces noirs qui hurlent au loup et qui ne se rassemblent pas dans les partis politiques à droite comme à gauche ? C'est vrai qu'on ne nous invite pas à danser le dombolo, je suis sur que nous y serions très nombreux. Tout de même. Est-il normal de penser qu'en braillant, qu'en tendant la main, qu'en disant que nous sommes victimes, qu'on sera écouté ? Il n'y a pas que les noirs dans la République. Les autres populations, asiatiques, maghrébines, etc., savent articluer la subtilité du particularisme et de l'universalisme, or nous noirs, acculturation quand tu nous tiens, déstructuration mentale oblige, nous nous arrêtons uniquement sur l'universalisation de la République alors que les profils et les comportements doivent être plus subtils. rama n'a pas de compte, ni d'excuse à rendre et à faire à qui que ce soit. Elle est française, noire, compétente. Sarkozy en la choisissant décline ces critères que la gauche a souvent oubliés. C'est normal puisque pour la gauche le noir n'est rien, simple alibi politique, je ne suis pas naïf, pour la droite c'est aussi le cas mais avec un peu plus de subtilité stratégique. Le débat est nécessaire dans la République, le militant politique de l'UMP que je suis et, pour ceux qui me connaissent, est prêt à croiser le fer sur ce terrain de la "discutation" au sens hégelien du terme,. Réjouissons-nous de la nomination de Rama, soyons nombreux à participer à la vie politique de ce pays, n'attendons pas toujours en retour, au nom de la théorie de la mangeoire comme c'est souvent le cas chez nous en Afrique, d'avoir des postes après avoir mouillé son maillot pour un candidat, la raison tient au fait qu'avant d'être militant il faut avoir une fonction professionnelle et sociale pour éviter en cas de victoire de votre parti la courtisanerie. Rama est une fille bien. Il faut se féliciter de sa nomination, ce n'est pas l'arbre qui cache la foret mais qui l'ouvre pour les peties filles et petits garçons noirs qui vont la regarder à la télé. C'est un exemple parmi d'autres et malheureusement les populations noirss manquent d'exemple à l'heure de la communication et de la démocratie télévisuelle. Evidemment, vos réponses et remarques seront les bienvenues.
      
      Lucien Pambou
      Professeur d'économie
      Diplomé Sciences Po Paris
      Administrateur du CRAN
Membre de l'UMP, Vice Président du CERFA (Cercle d'étude et de réflexion des franco-africains) et du CDR (Cercle de la diversité républicaine au sein de l'UMP)
      
      Source:http://www.grioo.com/article-disc.php?aid=10648&page=1 (Commentaire 8 dans les réactions)
   

 
 

       

 

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