26 décembre 2007
COMMENT L'OPINION EST ECARTEE DU PROCES DE ZOE
Paris, le 26 décembre 2007,
Arche de Zoé: selon ce procès-verbal d'huissier, les parties civiles
ont été tenues à l'écart.
Sur réquisition du président de FORELLI (Fondation pour le Respect des
Lois et des Libertés) en la personne du député Yorongar, le
procès-verbal d'huissier ci-inclus prouve que dans cette affaire "Arche
de Zoé" les parties civiles ont été tenues à l'écart.
Il prouve que l'on refuse à la population tchadienne le droit de savoir
les dessous de cette affaire qui éclabousse tant les plus hautes
autorités tchadiennes que ses autorités de tutelle françaises aux
niveaux militaire et politique.
Et ceux qui accusent la population tchadienne de vouloir placer le
procès en dehors du droit et de se refermer dans des considérations
émotives sont pris en flagrant délit de déni colonial de droit.
Qui joue sur l'émotion quand on entend en boucle les pleurs des
familles des inculpés, alors qu'on nous cache les pleurs des enfants et
de leurs parents ?
Qui place le procès en dehors du droit quand on oublie les déclarations
du président Eric Breteau affirmant qu'il était venu au Tchad pour
sauver "des enfants Soudanais MAIS AUSSI des enfants Tchadiens" ?
Les Africains en ont assez de ces "aides humanitaires" dispensées par
des médecins et infirmières qui les utilisent comme cobayes pour la
production des industries pharmaceutiques, comme au Cameroun, au
Nigeria, à Haiti, en Côte d'Ivoire.
Ils en ont assez des mensonges cousus de fil blanc.
Oui la patience des Ancêtres a atteint ses limites devant tant de
cynisme répété à travers les siècles.
Désormais leur colère gronde et ceux qui se
feront complices dans la non condamnation de ces crimes récidivistes
doivent la craindre.
Gilbert Léonard
-------------------- le procès verbal de l'huissier ---------------
ETUDE DE Maître KANONNE PAMBRO
Huissier de Justice Titulaire de Charge, Commissaire-Priseur
Avenue Charles de gaule, niveau carrefour Avenue Charles De Gaule- Boulevard SAO,
Quartier Moursal, en face de Grédia champs fils, Immeuble « SCCL »
D’ABDOULAYE DJONOUMA
BP : 1963 Tél. : P 666 46 17 – N’Djaména-Tchad
REP N° 102/EHJ-CP/KP/NDJ/2007
PROCES VERBAL DE CONSTAT
L’an deux mil sept et le neuf novembre.
Suivant appel téléphonique de Monsieur YORONGAR NGARLEJY, Député Fédéraliste à l’Assemblée Nationale du Tchad, suivi d’un entretien avec lui à son domicile ce jour vendredi 09 novembre 2007 à 07h 50mn agissant pour le compte de l’Association dénommée FONDATION POUR LE RESPECT DES LOIS ET DES LIBERTES (FORELLI), siège social au quartier Moursal – N’Djamena, reconnue officiellement au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité le 30/101993 sous Folio n° 696 ; lequel m’a exposé ce qui suit :
Que dans la nuit du 24 au 25 octobre 2007, une Association Française dénommée en France ARCHE DE ZOE, mais travaillant au Tchad sous le nom de CHILDREN RESCUE, toutes deux dirigées par un même Président, Monsieur ERIC BRETEAU, a été surprise en flagrante infraction d’enlèvement des enfants mineurs tendant à compromettre à leurs états civils, complicité et escroquerie par la Police Nationale du Tchad à ABECHE (à l’Aéroport d’Abéché) ;
Que la juridiction d’Abéché, saisie de cette affaire a été dessaisie par une ordonnance de la Cour Suprême au profit de celle de N’Djamena où l’affaire a été confiée au doyen du juge d’instruction (premier Cabinet) pour auditionner sur procès verbal les auteurs présumés et de transmettre le rapport au parquet pour réquisitoire ;
Que pendant que l’instruction suivait encore normalement son cours, les magistrats notamment le juge d’instruction, le Procureur de la République , le Greffier ont siégé le dimanche 04/11/07, jour non ouvrable, pour les voir ordonner et signer la levée du mandat de dépôt des membres d’équipage espagnole, des journalistes français et un pilote belge ;
Que les pressions des hommes politiques constituent une atteinte au sacro-saint principe de la séparation de pouvoir et de l’indépendance de la justice débouchant ainsi sur une violation flagrante des textes en vigueur tant du point de vue des conditions dans lesquelles cette Association Française exerce ses activités au Tchad que du point de vue de la régularité procédurale devant la juridiction saisie ;
Qu’il est d’une importance capitale pour FORELLI de vérifier dans les services étatiques compétents que si cette association, soit sous la dénomination de l’Arche de ZOE soit sous celle de CHILDREN RESCUE s’est régulièrement fait enregistrer au Tchad et détient les documents administratifs l’autorisant à entrer sur le territoire tchadien, d’y circuler et d’exercer régulièrement ses activités sous le contrôle de services compétents ;
Qu’il sied également de vérifier si, le fait que les Magistrats et Greffiers ont siégé un jour non ouvrable, ont été réquisitionnés par décision écrite des autorités compétentes;
Que de tout ce qui précède, et pour parer à toutes les velléités revendicatives erronées et pour besoin de preuve à produire ou à faire valoir en temps opportun, elle brûle d’envie de me voir descendre dans les services étatiques concernés pour constater la matérialité des faits ;
Le tout d’en dresser procès-verbal conformément à loi.
DEFERANT A CETTE REQUISITION
Je, Maître KANONNE PAMBRO Huissier de Justice titulaire de charge, Commissaire – Priseur près les tribunaux et la Cour d’Appel de N’Djaména, y demeurant et domicilié, soussigné ;
Me suis derechef transporté à dans les services compétents suivants où y étant j’ai constaté ce qui suit :
CONSTATATIONS MATERIELLES
I- La journée du 09/11/07 :
1- Au service des autorisations diverses du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique
Y étant j’ai rencontré Monsieur DJALAL ADOUM, chef dudit service qui, répondant à ma question, déclare : «Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ne délivre pas des autorisations de fonctionner aux ONG et surtout aux humanitaires, celles-ci signent un accord de coopération avec la Commission Nationale d’Appui aux Réfugiés (CNAR). Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique leur délivre seulement une autorisation de circuler après avis de la CNAR. Dans nos services, nous n’avons jamais vu le dossier de l’ONG l’Arche de ZOE, moins encore celle de CHILDREN RESCUE. Donc il faut aller voir la CNAR pour trouver réponse à votre question ».
Le constat et l’audition terminés au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, je me suis rendu immédiatement à la CNAR.
2- Au Service des Relations Publiques de la CNAR
Y étant, j’ai été conduit dans ce service où j’ai été accueilli par Monsieur RAMADANE BECHIR, lequel a répondu à ma question ainsi qu’il suit : « Nous n’avons pas signé une quelconque convention avec Arche de Zoé ni ave CHILDREN RESCUE. Mais il est vrai qu’elle est passée par nos services, comme toutes les ONG humanitaires, pour contrôle de leurs documents officiels. Cependant, nous n’avons pas vu leur autorisation de fonctionner ni celle de circuler. En tant qu’institution humanitaire d’Etat chargée de contrôle des documents officiels de tous les organismes humanitaires qui entrent et exercent au Tchad, nous vérifions la régularité de leurs documents administratifs, lesquels sont soumis au coordinateur qui, à son tour, transmet au Ministère de la Sécurité et de l’Immigration pour compétence ».
Ayant fini avec Monsieur RAMADANE BECHIR, j’ai ensuite rencontré l’administrateur lequel déclare que « Nous n’avons pas signé une convention ni avec l’Arche de Zoé ni avec CHILDREN RESCUE».
3- Service des Etudes et Législation du Secrétariat d’Etat à l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique et de l’Immigration
Y étant, j’ai rencontré le Directeur dudit service qui, répondant à mes questions déclare « l’ONG Arche de ZOE ou CHILDREN RESCUE ne sont jamais passés par nos services nous demander une autorisation de fonctionner qui n’est pas notre apanage ».
4- Rencontre avec la Directrice Adjointe de la Direction des ONG (DONG)
Ayant fini au Secrétariat d’Etat à l’Intérieur, je me suis transporté le même jour à 11h 01mn à la Direction des ONG (DONG) où j’ai rencontré la Directrice Adjointe Mme NELOUMNGAYE SUZANNE. A la suite de ma question, elle déclare que « Non, ils n’ont pas signé un accord de coopération avec nous, ni sous la dénomination de l’Arche de ZOE ni sous celle de CHILDREN RESCUE. D’ailleurs dès que nous avons entendu cette affaire, nous avons immédiatement procédé aux vérifications dans nos documents et nous nous sommes rendus compte que nous n’avons aucune relation avec elles. Quand les gens sont pressés quelques fois, ils ne passent pas par nous ».
Journée du 16/11/07
Service de l’exploitation de la Navigation Aérienne
Y étant, j’ai rencontré Monsieur MAKEBAYE, Directeur dudit service, lequel m’a donné les informations concernant : « l’ avion, dit-il, de type Boeing 757 immatriculé TFLLZ, indicatif d’appel GJT444P, apprêté à Madrid par CHILDREN RESCUE est arrivé à N’Djaména, le 24/10/07 à 16h 10 GMT. Et celui qui, au départ d’Abéché pour Paris, le 25/10/07 à 5h 34mn GMT,est de même type, même nom que le précédent. Toutefois, celui-ci est immatriculé ECJTN ».
II- Journée du 20/11/2007
1- Rencontre avec Madame NGARDOUM SILVIANE, la 4e Substitut du Procureur de la République
Sur la question de savoir si elle a été réquisitionnée par un écrit du Ministre de la Justice pour statuer le dimanche 04 Novembre 2007, jour non ouvrable sur l’affaire l’Arche de ZOE et CHILDREN RESCUE, la 4e Substitut du Procureur de la République répond en ces termes « J’étais ce jour à la maison, à la place mortuaire quand le Procureur Général m’a appelé par coup de téléphone pour me dire qu’on a besoin de moi pour travailler. Et c’est ainsi qu’il a envoyé le 1er Substitut du Procureur Général me prendre à la maison avec un véhicule, croyant que je venais à la rescousse de mes collègues qui seraient surchargés de travail. Quand j’étais arrivée, j’ai essayé toutes les portes de mes collègues mais elles étaient toutes fermées. J’ai cherché à savoir, on me dit tantôt qu’ils ont travaillé hier jusqu’à tard dans la soirée, ils sont fatigués ; tantôt, ils ont démissionné. C’est ainsi que le Procureur Général m’a demandé de signer l’ordre de levée du mandat de dépôts. Il n’y a aucune réquisition écrite entre le Ministre de la Justice que le Procureur Général ni entre le Procureur Général et moi. On m’a dit de faire vite parce que Nicolas Sarkozy est entrain de venir. Dans cette affaire, même le Ministre de la Justice a subi de pressions politiques ».
2- Rencontre avec le Directeur du Cabinet du Ministre de la Justice
Finissant avec la 4e Substitut du Procureur de la République , je me suis rendu le même jour à 14h 15mn à la chancellerie où j’ai rencontré Monsieur DOUNOE, Directeur de Cabinet du Ministre de la Justice à qui j’ai posé la question de savoir si le Ministre de la Justice a réquisitionné au 4e Substitut du Procureur de la République par écrit les juges pour siège le dimanche 04/11/07, jour non ouvrable. Celui-ci me répond « Il n’y a pas une réquisition écrite prise par le Ministre de la Justice à ma connaissance ».
III- Journée du 29/11/07
1- Rencontre avec le doyen du juge d’instruction Monsieur DJITINGARTI
Répondant à la même question posée à la 4e Substitut du Procureur de la République , le doyen du juge d’instruction déclare « Je n’ai reçu aucune réquisition écrite de qui que ce soit » avant de retirer sa déclaration après au motif que je n’ai pas été réquisitionné par écrit. Lui présentant le 20/12/07 la réquisition produite par ma requérante le doyen du juge d’instruction répond cette fois-ci en ces termes « Je ne fais aucune déclaration. Monsieur YORONGAR n’a aucune qualité pour agir comme partie civile à part entière car je viens de rendre une ordonnance qui a rejeté sa demande pour défaut de qualité. La copie de l’ordonnance lui a été remise. Nous n’avons pas à faire un texte ou une loi prise en violation de la constitution pour que la Fondation pour le Respect des Lois et des Libertés (FORELLI). Cela ne peut lui être possible que lorsqu’il s’aligne derrière les parents des enfants ».
Mention : Annexons audit cette réquisition écrite délivrée par FORELLI.
IL EST ETABLI PAR CE PRESENT ACTE QUE LES DONNEES CI-DESSUS CONSTATEES ET CONSIGNEES SONT REELLES ET EFFECTIVES.
SOUS TOUTES RESERVES
Plus rien n’étant requis ni ne restant à constater, j’ai, es-qualité dressé le présent procès-verbal de constat à l’élaboration duquel j’ai vaqué cinq (5) heures du temps pour servir et valoir ce que de droit et dont le coût est de cent quinze mille (115 000) francs CFA.
Employé pour copie trois feuilles de papier de la dimension du timbre de mille (1000) francs, somme incluse dans le coût de l’acte.
L’Huissier de Justice,
Me KANONNE PAMBRO
21 décembre 2007
Pauvre Rama YADE: Jusqu'où ira son intégration ?
" Aujourd’hui
on essaye de faire en sorte que la coopération judiciaire fonctionne au
maximum, on nous dit que l’on fait de l’ingérence. Non, ceux qui
peuvent juger du fait que l’on fait ou non de l’ingérence, ce sont les
Tchadiens. "
Ainsi s'exprimait Rama Yade, condamnée et confinée à jouer les cautions sarkozyennes des causes "humanitaires" défendues par la France. En d'autres termes, nous mettons tout notre poids pour extraire des "voleurs d'enfants" venus d'Europe et en majorité français, de ne pas subir l'affront de gouter aux geôles tchadiennes et ainsi montrer à l'Afrique et aux africains que nous faisons ce que nous voulons, quand nous voulons et comme nous voulons sur leur terre.
Toute la tristesse vient du fait que la très exposée poupée noire que la France brandit comme pour justifier son modèle d'intégration réussie, n'a le verbe acerbe que lorsqu'il s'agit de l'Afrique. D'abord comme pour dire qu'elle est la voix des africaines et africains, une garantie qui exonère donc la France d'être une nation négrophobe. D'autre part, ce que la poupée ébène de Sarkozy ne pige pas, c'est que ses prises de positions tranchées dès qu'il s'agit de ce qui touche à l'Afrique sont un moyen détourné par ses concepteurs-exposants de lui rappeler ses origines, elle qui se voit peut-être plus française.
Mais de quelle coopération nous parle Rama Yade ? Celle qui fait du Tchad comme tout autre pays africain francophone un paillasson de la France ? L'arrière salle des basses manoeuvres coloniales de la France ? Un secrétaire d'état même de France se doit d'avoir un peu plus d'ouverture d'esprit et de maturité politique. La coopération, celle qui autorise la France à stationner des bases militaires partout en Afrique et de tirer sur des populations autochtones comme ce fût le cas en Côte d'Ivoire ou encore en République Centrafricaine ?
Nous conseillons à la barbie noire du gouvernement Sarkozy de lire le travail du professeur Mamadou Coulibaly: "Les Servitudes du pacte colonial".
Deux vidéos qui en disent long sur la coopération française .
Bel exemple de la coopération entre l'Afrique et la France.
Côte d'ivoire Mensonges et désinformation de l'armée Française - La barbarie continue.
21 novembre 2007
Arche de Zoé: Préparation d'un autre Rwanda. Africains reveillez-vous!
Arche de Zoé n'a pas encore fini de dévoiler les dessous de ses "cales".
C'est ainsi que d'après nos investigations, nous savons à coup sûr qu'après l'implication des Sarkozy, le rallye Dakar est aussi un maillon de la chaine qui a failli étrangler les 103 enfants déclarés orphelins dans le but de faciliter leur enlèvement.
Nous savons que comme au Rwanda, une opération obscure et mafieuse dans laquelle la France joue un grand rôle est entrain de se monter. Il faut nettoyer "entendre créer un autre Rwanda" dans la zone du Darfour, afin de créer un exode pour mieux exploiter le pétrole et s'approprier les sous-sols dont on connait aujourd'hui l'étendue des richesses.
C'est ainsi qu'il est aujourd'hui facile de comprendre pourquoi le nom des Sarkozy apparait dans cette affaire, puisque loin d'être une simple lubie de Eric Breteau (président de l'Arche de Zoé), c'est depuis les sommets de l'état que tout se trame. On comprend encore mieux l'accusation implicite de ce dernier, lorsqu'il déclare que les autorités françaises sont entrain de le lâcher. Arche de Zoé est un fusible qui a sauté et qui appelle à toute vigilance contre ces ONG's qui fleurissent au Darfour et en Afrique en général. Plus un doute ne doit subsister quant aux réelles intentions de ces organisations non gouvernementales très gouvernées par leurs états respectifs.
Carole Montillet et Hubert Auriol, deux indécollables du Rallye Dakar qui se retrouvent partie prenante dans des opérations d'enlèvement d'enfants dans la région du Darfour et aux frontière avec le Tchad. Alors que cette course ne traverse pas cette partie du continent, mais que pouvaient donc faire ces deux là dans l'affaire alors qu'ils (Rallye Dakar et Amaury Sport Organisation) n'ont jamais rien fait de concret au Sénégal ou au Mali (qui a interdit entretemps le passage de la mécanique de la mort sur son territoire).
Ces deux personnages aident donc à l'évacuation des enfants et comme parrain de cette opération, ils verront aussi leur côte montée auprès du public français, très friand de voir ses ressortissants au devant des grandes causes.
Comme dans le passé, on mettait à contribution, scientifiques, anthropologues, églises, etc...pour démontrer l'infériorité du "nègre" pour le rendre esclave, aujourd'hui les puissances occidentales dont la France mettent en œuvre toutes les batteries (humanitaire, militaire, Stars etc...) pour créer un grand champ de bataille au Darfour pour garantir leur approvisionnement en pétrole.
Il est important de noter ici que le président Bachir du soudan, qui a mauvaise presse chez les occidentaux, a, d'après nos informations, subodoré le danger et compris les enjeux du Darfour ce qui lui vaut les outrages des pseudos intellectuels et de l'ONU.
Les Africains doivent donc et le Tchad surtout exiger le départ par tous les moyens des forces françaises qui veulent se renforcer pour "faire semblant de contrer le pire qui se prépare", car toute cette logistique est en préparation d'un autre génocide pour l'extraction du pétrole et l'appropriation des sols.
Lire aussi: L'art d'humaniser l'esclavage (ici)
13 novembre 2007
Comment extraire un bandit de la justice.
Si le mot crime contre l'humanité devrait prendre tout son sens, c'est lorsque des enfants sont agressés, violés psychologiquement ce, quelle que soit la manière.Force est de constater que pour l'enfant noir, l'exclusion de cette notion fait l'unanimité parmi la bien-pensance pseudo intellectuelle de france.
Et si sauver le Noir est divinement inscrit dans les gênes de l'homme blanc ?
Voila un crime commis sur des enfants dont le seul tort est d'être nés en Afrique mais surtout d'avoir la couleur du désespoir comme l'affirment les grands penseurs occidentaux et que les autorités françaises comme à chaque fois qu'il s'agit de l'Afrique, transforment en un problème diplomatique, quand elles ne trouvent pas que c'est un détail. Le prébendier moralisateur BHL, qui n'a jamais cessé ses activités dans la déforestation en s'enrichissant dans le bois affirmant chez Ruquier que l'affaire de l'arche de zoé n'est pas importante. Ce n'est plus important maintenant puisque le projet est entrain de prendre l'eau et comme la cupidité de BHl ne connait pas de limites, comptait-il aussi s'enrichir dans la vente de l'humain, en souvenir des actes de ses ancêtres ?
Convaincus d'être investis d'une mission salvatrice qui leur vient de leurs gênes humanistes, voila des individus de race blanche et d'une intelligence supérieure à celle des individus de race noire comme l'a encore affirmé, le brillant scientifique Watson, qui courent au secours d'enfants noirs frappés de la malédiction originelle et que même l'arche de Noé n'a pu sauver. Seulement, comme dans la plupart de leurs actes, il s'agit d'une imposture grandeur nature. Juger ces individus où ils ont été appréhendés c'est à dire en terre africaine, chez ces noirs qui leur sont naturellement inférieurs, rélève d'un cauchemar en plein éveil (ici).
Technique d'extraction des bandits des mains de la justice
Le président français, dont les ressortissants sont les initiateurs du crime, puisque le parallèle est aujourd'hui fait avec les activités de son frère cadet jure, que par tous les moyens, il extirpera les bandits des mains de la justice tchdienne, d'abord fort du principe selon lequel, un noir n'est pas apte à juger un blanc (1) et surtout parce que Sarkozy est investi du pouvoir que ses valets africains lui procurent. Idriss Déby comme tous les autres félons africains sont en poste pour préserver les intérêts de la France au détriment de leur population. De même que Abdoulaye Wade avait autorisé Sarkozy à insulter les africains à l'université CHEIKH ANTA DIOP, de même Déby Idriss permet aux français et autres occidentaux à commettre leurs forfaits en terre africaine en toute impunité.
Pour ne pas dresser l'opinion tchadienne et africaine tout simplement, voila que Sarkozy et Déby ont trouvé une parade pour extraire des mains de la justice, les bandits français et espagnols. On intimide les magistrats, on envoie des militaires pour bousculer la population. Que croyez-vous que "épervier" fasse, depuis 1986 au Tchad ? Parmi la mission première qui est la protection des puits de pétrole dont on connait l'existence depuis des années, les soldats français sur place aident les présidents (les gouverneurs des colonies) à asseoir la dictature et la repression.
Plus soft est la méthode qui aujourd'hui est entrain d'être expérimentée. Les bandits se font déclarer malades, on les envoie à l'hôpital militaire français et puis le tour est joué. C'est ainsi que le pilote cardiaque belge (Peut-on avoir de tels antécédents cardiaques et piloter un avion ?) est sorti des griffes de la justice. Maintenant c'est au tour de Nadia Mérimi l'infirmière d'être hospitalisée et bientôt, évacuation sanitaire. Les conditions de retention au Tchad rendent les "petits blancs" malades. Pourtant, pendant toute l'opération de rapt et de rafle, le tchad ne rendait pas malades ces bandits.
Par cette méthode, Sarkozy et Déby réussiront à sortir les voleurs d'enfants du Tchad et l'affaire sera bouclée. Par tous les moyens, il ira chercher les prisonniers a promis, le roi de France.
04 novembre 2007
La démonstration du mépris: Un Noir ne juge pas un blanc.
Le drame du Noir est de ne pas soupçonner et de ne même pas apprendre à mépriser le blanc comme celui-ci le fait à son endroit. Oui là est la source des problèmes du Noir; cette confiance aveugle qu'il témoigne au Blanc, fait aujourd'hui que ce dernier va comme du temps de l'esclavage, voler des enfants africains et s'il est appréhendé, il jouit d'une impunité totale et se positionne en victime s'il le faut pour s'extirper de l'affront d'être jugé par un Noir.
En descendant dans la rue pour protester contre leurs compatriotes arrêtés dans un flagrant délit de rapt d'enfants , le principe vient de prendre tout son sens: "un blanc ne saurait être jugé par un Noir". Le Noir ne sait toujours pas encore compter avec la fourberie de l'occidental.
Ceci démontre encore qu'un enfant Noir n'a aucune valeur aux yeux de l'occidental. Le Rallye Dakar (rien que cela) montre cette différence de traitement, où des individus blancs peuvent aller tuer des enfants en Afrique sans que la population occidentale s'en émeuve et dès lors qu'un rallye tue un enfant en terre hexagonale, on décrète son arrêt immédiat. Voilà qu'un vol d'enfants Noirs organisé du haut sommet de l'état vient de trouver grâce aux yeux de la population blanche. Que pensez-vous qu'il se serait déroulé si des Africains osaient un tel délit ?
Idriss Déby aurait-il demandé aux autorités françaises de lui livrer les auteurs de l'assassinat de son fils, tué à Paris il y a quelques mois afin d'être jugés au Tchad ? Alors pourquoi ces autres français ne devraient-ils pas être jugés au Tchad là où ils ont commis leur forfait ?
Nous apprenons aujourd'hui que le président Sarkozy est allé extirper des journalistes (qui servaient de caution à une opération d'enlèvement) impliqués dans cette affaire mafieuse des mains de la justice tchadienne comme l'exigeaient les familles de ces derniers. Ces derniers à peine sortis commencent à exiger la libération, même pas l'extradition (notez la nuance) qui elle même serait une offense de plus à l'Afrique. Cette opération aurait marché que, ces journalistes, Eric Bréteau et sa bande seraient présentés comme des héros. Dans l'opinion blanche, la victime ce sont ces voleurs d'enfants (leurs frères et soeurs) qui allaient sauver de petits noirs d'une mort certaine. Qui donc créent les conditions de mort de ces Africains ?
James Baldwin, face aux injustices telles que nous les vivons aussi aujourd'hui, prévenait: La prochaine fois le feu.
Nous sommes arrivés à un point de non retour avec cette affaire et surtout de son dénouement actuel, telles que familles et autorités françaises le conçoivent . Alors les Noirs doivent dès cet instant prendre leur responsabilité et exiger inconditionnellement que les individus qui sont au Tchad y restent pour y être jugés.
Ce ne sont pas ces comportements occidentaux qui doivent continuer à nous choquer car, il est de l'essence même de l'occidental de détruire, d'exterminer ce qui lui est étranger. Minimiser ce délit comme le font le président français et ses compatriotes ne doivent plus surprendre.
Mais ce qui est important est notre capacité d'indignation face à cet é-nième acte de mépris une fois de plus. Les nôtres (Kemi Seba, Dieudonné )sont jugés sans motif valables ou par des motifs fallacieux. Si nous acceptons leur condamnation sans réagir, nous n'aurons donc pas allumer le feu pour brûler cette injustice qui nous frappe de plein fouet.
Le salut du Noir ne viendra que par la capacité qu'il aura, à soupçonner d'emblée l'homme blanc de tous les maux dont il s'est rendu coupable (esclavage, colonisation, déprédation, pillage etc...) à son endroit, à ne plus lui faire confiance, à s'en méfier comme on se méfie d'une maladie mortelle, à ne plus le considérer comme étant sa voie/voix de salut, mais plutôt son calvaire, son cauchemar. Dès l'instant qu'il aura intégré cette dimension, ce soupçon systématique dans son rapport avec le blanc, il peut espérer voir le salut.
Online petition - ARCHE DE ZOE DOIT ETRE JUGE AU TCHAD
Kidnapping au tchad : la communauté noire réagit! part 4
Vidéo envoyée par heru
24 octobre 2007
ANEANTIR SON PAYS POUR RENCONTRER NICOLAS SARKOZY
C'est le genre d'anonymat diplomatique dans lequel la France a habitué ses hôtes de seconde zone, essentiellement les dirigeants africains qui ont fait le choix d'exister à travers et sous la tutelle de l'occupant de L'Élysée. Anonymat qui ne traduit rien d'autre que la considération que la France veut bien accorder à l'Afrique mais surtout de la considération et la respectabilité que les dirigeants africains eux-mêmes veulent bien s'accorder vis à vis de leurs homologues occidentaux et non mentors, comme se reconnaissait avec gaillardise, meilleur élève de François Mitterand, le président actuel du Cameroun. Quel aveu révélateur !
Là ou la courtoisie diplomatique voudrait que l'on reçût dignement son hôte, la France foule aux pieds ce principe dès lors qu'il s'agit des dirigeants africains (francophones surtout) avec l'accord tacite de ces derniers. Doit-on lui reprocher cela ? C'est aux Africains de savoir dire non à ces pratiques. Dire que ces derniers réquisitionnent par la force et la violence leurs populations pour accueillir leur hôte français à chacune de ses apparitions. Le folklore doit prendre fin et c'est aussi à la population de se révolter contre ses pratiques d'un autre âge.
Depuis qu'il est aux destinées de son pays ,25 ans, à la grâce d'un coup d'état bien camouflé, l'homme fort du Cameroun n'a de cesse de plonger ce pays pourtant parmi l'un des plus riches en Afrique, dans les abimes de la pauvreté. Pays qui était promu 25 ans auparavant à un avenir radieux, n'a aujourd'hui que la promesse d'un avenir miséreux par l'action conjuguée d'un individu soucieux de préserver son statut et son compte en banque et d'une France soucieuse de garantir ses sources d'approvisionnement en instituant le clanisme et le clientélisme, le vol de la chose publique et la gabegie .
Avant-hier, celui dont le pays est dans un état de décrépitude avancée,qui ne possède aucune infrastructure digne de ce nom, où l'insécurité est la norme, où les mœurs sont à la dérive, a fait une apparition au Théatre Mogador à paris où il a donné une réception. Dans l'attente d'être reçu par Nicolas Sarkozy, les jours qui viennent, le président Camerounais est venu une fois de plus dilapider les deniers publics. Celui qui a l'habitude de se déplacer avec pas moins de 30 personnes (qui ne servent à rien) sans compter les animaux et les amis des animaux, a pris ses quartiers dans un hôtel cossu de la place de la capitale française. L'addition, les Camerounais vont la supporter en n'ayant pas droit au salaires pour certains, en ponctionnant tous azimuts un impôt (audiovisuel) à toutes les couches de la population (que vous ayez un téléviseur ou non), bref le citoyen (chômeur ou actif) camerounais va encore trinquer.
Les dépenses engendrées par un tel déplacement dont le chef d'état camerounais est coutumier, peuvent pourtant construire des écoles, des hôpitaux ou alors assurer les salaires des fonctionnaires. Que nenni! L'homme est préoccupé à battre le record de longévité à la tête de l'état et ravir la flamme à Bongo, l'autre pilleur.
Paul Biya, pour retrouver l'odeur de sainteté auprès de L'Élysée est prêt à tous les sacrifices quitte à ce que son peuple crève dans la misère. Toute l'économie camerounaise a été gracieusement mise entre les mains du groupe bolloré qui, avec les complicités locales, bénéficie de toutes les mansuétudes. C'est ainsi par exemple qu'il est exonéré de tous ses devoirs vis à vis de l'état camerounais, qu'il se comporte comme un voyou ne respectant aucun droit des travailleurs. Bolloré et le clan Biya ont formé une secte pour dépouiller les camerounais.
Avant de rencontrer son homologue ou mentor (?), le président Biya devra d'abord laissé des milliers d'euros pour s'assurer encore quelques années au palais d'Etoudi, ce dans l'indifférence totale, lui qui n'hésitera pas demain de réveiller sa population aux aurores par force, pour accueillir Sarkozy, si celui-ci daigne bien venir le voir au Cameroun. Au moins Bongo, pour livrer le bois et autres minerais gabonais à Sarkozy, a eu la visite de ce dernier. Peut-être après 40 ans de pouvoir, Biya aura droit à ces honneurs tant recherchés. Terminons ce propos par cette réflexion du capitaine Sankara:
"Il faut proclamer qu’il ne peut y
avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le
dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont
essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous
de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de
cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en
lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et
demain. Fonder l’espoir."
Lire aussi: Biya l'autre mot pour dire "Calamité" au Cameroun (ici)
06 août 2007
MAMADOU COULIBALY Répond à SARKOZY
J'évoque
toujours ici le président GBAGBO comme étant l'une des résistances africaines
que d'autres dirigeants africains et que la jeunesse africaine devraient suivre. Mais derrière le président
ivoirien se cache un stratège, un fin combattant qui, dans un excellent bouquin
que je recommande à cette même jeunesse africaine, a dénoncé les pseudos accords que la France a coutume d'invoquer
pour justifier son pillage de l'Afrique.
D'ailleurs je ne résiste pas à l'envie de vous donner sa citation que j'ai
faite mienne et dans laquelle il prévient l'hexagone et ses manoeuvres d'un autre temps en Afrique.
"Mais la France doit également avoir
à l’esprit qu’avec la prise de conscience du peuple de Côte d’Ivoire, et sa
maturité politique de 2005, débarrassée des complexes du colonisé des années 60,
aucune démarche de passage en force, même par voie diplomatique, ne peut
constituer une solution durable à la complexe situation qui est le résultat de
la volonté de Paris de mettre au pas la Côte d'ivoire. La jeunesse de Côte d’Ivoire est à l’image de
celle du Togo, du Bénin, du Mali, du Burkina, du Sénégal, du Gabon, du
Cameroun, du Congo et de tous les pays colonisés en Afrique par la France. Les
aspirations de ces jeunes sont les mêmes, et le grondement est identique d’un
bout à l’autre de l’Afrique. Jouer à la sourde oreille, ou vivre dans la
chimère de la certitude de pouvoir tout contrôler comme dans les années 60, est
pour la France Jouer à la sourde oreille, ou vivre dans la
chimère de la certitude de pouvoir tout contrôler comme dans les années 60, est
pour la France et pour
nos dirigeants africains actuels, un risque considérable dont les conséquences
sont aujourd’hui difficiles à mesurer."

Le président de la République française est venu, comme de Gaulle et il
a parlé aux Africains. Qu’a-t-il dit au juste ? Il nous a fait une
série de propositions et d’analyses. Écoutons-le :
«Ce que la France veut faire
avec l’Afrique, c’est une alliance, c’est l’alliance de la jeunesse
française et de la jeunesse africaine pour que le monde de demain soit
un meilleur monde».
Le nom de cette alliance est Eurafrique.
La France s’est mariée à l’Europe et nous vous apportons cette Europe
de même que nous vous apportons à l’Europe. L’Afrique sera dans la
corbeille de mariage de la France avec l’Europe et dans la corbeille de
l’Europe avec le monde. Je suis venu vous proposer une place, comme la
France sait le faire habituellement. Souvenez-vous par exemple des DOM
TOM.
Mais comme vous le savez, l’Afrique est très différentiée. Il y a l’Afrique du Nord. Et il y a l’Afrique noire.
En Libye, donc en Afrique du Nord, où je suis passé, j’ai signé des
contrats juteux d’exploitation de centrales nucléaires et d’uranium.
Des contrats portant sur la défense et autres affaires hautement
stratégiques pour mon pays. Avec l’Afrique du Nord, on ne parle ni de
morale, ni de développement. On ne donne pas de leçons mais on passe
des contrats. On ne lance pas d’appels aux Libyens de l’étranger pour
leur retour dans leur pays. On ne fait pas de promesses d’aides
publiques françaises à la Libye. On parle affaires. Des contrats, des
contrats et encore des contrats. Sur l’uranium, sur la défense, sur le
nucléaire. Trade not aid, telle est notre règle.
Avec l’Afrique noire, avec vous, que dire ?
Je vous ai fait mal, mes bébés.
Hum ! N’en parlons plus.
Mais ne me demandez surtout pas de repentance, puisque vous-mêmes, vous
êtes coupables de vous être laissés battre par mes ancêtres. En plus,
quand mes ancêtres arrivaient chez vous, vous vous décimiez vous-mêmes
déjà sans notre aide. Vous êtes plus coupables que nous.
Nous avons commis des crimes contre l’Humanité. Oui, mais vous n’avez
rien fait pour nous empêcher. En tout cas pas suffisamment pour nous
convaincre que ce que nous avions l’intention de faire était criminel.
Vous êtes coupables de non assistance à personne dangereuse et
d’assassinat de caractères.
Ne rêvez surtout pas à un retour en arrière pour rejoindre votre
prétendu âge d’or qui aurait existé dans le passé. Vous n’avez jamais
eu d’âge d’or. N’en rêvez pas. Le monde ne marche pas à reculons mais
progresse vers l’avenir. L’histoire a un sens. La colonisation a été un
crime contre l’humanité, mais mes parents ont proposé aux vôtres
l’indépendance, qu’ils ont acceptée.
La colonisation c’était l’exploitation de
l’homme par l’homme ; l’indépendance est exactement le contraire. Vos
historiens et autres anthropologues vous mentent. Je vous le dit ici à
vous, les jeunes d’Afrique, à l’Université Cheick Anta Diop.
Devant vos chefs.
Devant vos profs.
Devant votre classe politique, gouvernement et opposition réunis.
Devant vous étudiants, hommes de maintenant et hommes de demain.
Arrêtez de rêver d’un futur qui puisse être le vôtre, à vous tout seuls.
Maintenant, vous m’appartenez définitivement.
Arrêtez d’avoir la nostalgie d’un passé qui n’a jamais existé.
Je vous propose l’Eurafrique.
Vous entrez avec moi dans les bonnes grâces de l’Europe.
Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté l’Esclavage.
Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté la Colonisation.
Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté l’Indépendance.
Je vous vois stupéfaits, n’est-ce pas ? Mais je vous apporte aussi les
moyens qui vous seront propres pour inventer, vous-mêmes, votre avenir.
Oubliez le passé.
Maintenant, vous ne serez plus seulement à la France, mais à l’Europe.
La France, c’est votre héritage occidental. La colonisation vous l’a apporté. Aid not trade. Telle est mon offre.
Ne vous coupez pas de cet héritage. La civilisation européenne vous appartient. A vous aussi.
Renoncez à la tentation de pureté comme nous le faisons en Europe.
Ne répondez pas au racisme de la France par le racisme.
Ne répondez pas à l’intolérance de la France par l’intolérance.
Je sais, je vous ai fait mal, mais laissez tomber.
Allons ensemble dans l’avenir.
Renoncez à la maladie de l’intelligence. Si vous voulez venir chez
nous, pas de problème, nous négocierons votre migration. Nous
déciderons ensemble, pour vous, comment vous viendrez.
Pas en citoyens libres, mais en immigrés.
Vous rêvez de la Renaissance africaine ? Pourquoi pas ! Après tout,
vous avez eu, semble-t-il, l’Egypte et d’autres brillantes
civilisations que mes ancêtres ont battues à plate couture et soumis
depuis des siècles. Oubliez le passé peu glorieux que vos ascendants
vous ont laissé.
Nous vous aiderons à la bâtir, cette renaissance, si tel est votre
désir. Commencez déjà par prendre notre civilisation comme héritage.
Vous voulez la liberté, la démocratie ? Bien. Mais savez-vous que
l’Europe est bâtie sur l’égalité, la justice, le droit, la liberté, la
démocratie et la libre propriété ?
Je vous apporte ces valeurs universelles.
Et n’allez pas chercher ailleurs.
Tout ce que vous voulez, commandez et je vous livre tout de suite.
Nous sommes généreux, nous vous aimons. Ce n’est pas de la pitié, mais c’est notre intérêt.
Ainsi nous a parlé Nicolas Sarkozy, le président de tous les Français.
Que lui dire ?
Merci Sarkozy.
Merci pour tes propositions.
Mais nous, on veut aller dans le monde par le marché et non sous la
protection de qui que ce soit. Nous connaissons le chemin.
Le monde, ce n’est pas que la France; le monde, ce n’est pas que
l’Europe. Le monde, c’est aussi l’Afrique, c’est aussi l’Amérique,
c’est aussi l’Asie. Le monde, c’est ailleurs. Nous voulons choisir
librement notre méthode d’y entrer, notre façon d’y participer. Ce
n’est pas par dégoût, mais c’est notre intérêt et rien que cela.
L’Eurafrique ? Très bien merci. Mais ça sera vraisemblablement comme par le passé.
Il y a déjà les sommets franco-africains.
Il y aura des sommets Eurafricains.
Il y aura une bureaucratie Eurafricaine, comme il y a celle des UE-ACP.
Nous n’avons plus du temps à perdre à négocier lors de sommets de Chefs d’Etat.
Nous allons directement sur les marchés librement avec nos besoins et nos moyens.
Nous ne voulons plus être marchés captifs de qui que ce soit.
Nous voulons redevenir libres. Il ne s’agit pas d’un retour à un
quelconque âge d’or. Il ne s’agit pas d’une option pour nous, mais de
notre survie.
Il s’agit d’être simplement des humains, de vivre comme tels et d’être traités comme tels.
Nous ne voulons pas de traitement de faveur.
Nous voulons avoir notre liberté de choix.
Nous voulons tirer profit des droits imprescriptibles que nous avons d’être propriétaires de nous-mêmes en tant qu’humains.
Nous voulons être libres dans la mondialisation, comme nous ne l’avons jamais été sur les marchés des esclaves.
Sur les marchés coloniaux.
Dans le pacte colonial.
Nous ne voulons pas aller sur les marchés mondiaux enchaînés par des
accords protectionnistes ; ni avec la France, ni avec l’Europe.
N’est-ce pas vous qui avez dit que l’Afrique ne comptait pas pour la France ?
N’est-ce pas vous qui dites aussi que le Niger, avec son uranium, compte énormément pour la France ?
Savez vous que le Niger est un pays d’Afrique ?
La duplicité de votre langage ne nous rassure guère. Vous parlez
d’amour là où le monde parle d’intérêt et d’intérêt là où le monde
parle d’amour.
Nous ne voulons plus de cette protection infantilisante qui vous donne le droit de vouloir:
Tout faire pour nous.
Tout faire avec nous.
Tout faire par nous.
Tout faire sans nous.
Et au bout du compte, tout faire contre nous.
Nous ne voulons plus des accords léonins qui, sous prétexte de vouloir nous aider, nous font plus de mal que de bien.
Nous voulons que Sarkozy
nous laisse faire,
nous laisse passer.
Nous voulons que la France
nous laisse faire,
nous laisse passer.
Nous voulons que l’Europe
nous laisse faire,
nous laisse passer.
Nous voulons que le monde nous accueille comme nous sommes, tels que
nous sommes et non comme la France veut que nous soyons ou que l’Europe
voudrait que nous soyons.
Nous connaissons le mode d’emploi de la mondialisation. Aucun épouvantail ne nous fera renoncer sur la route de la liberté.
L’Eurafrique ?
Pourquoi pas. Merci pour votre offre. Mais nous sommes déjà dans le
monde sous le couvert de l’Europe qui agit par procuration de la
France. Nous ne voulons pas de la mondialisation des servitudes. Nous
voulons celle des libertés. Nous voulons simplement :
De l’économie de marché.
De la société ouverte.
De la société de droit. Ni plus, ni moins.
Sarkozy pourrait-il nous aider dans ce sens ?
A nous libérez des accords précédents ?
Ceux des indépendances ?
Pour enfin nous libérer du carcan post colonial?
Nous ne voulons pas aller dans le monde comme hier nous sommes allés dans l’Europe, par la France.
Nous ne voulons pas de votre liberté en double standard, et sous surveillance.
Nous ne comprenons pas que nos avoirs extérieurs nets en devises soient
déposés au Trésor Public de chez vous. Nous ne comprenons pas que nous
soyons perçus comme des contribuables par l’Etat français, alors que
vous nous ressassez que la colonisation est terminée depuis belle
lurette ?
Nous ne voulons plus de vos accords de coopération qui ne règlent rien, mais qui pillent tout.
Nous voulons être libres de choisir nous-mêmes notre destin.
Libres de choisir nous-mêmes qui nous accompagnera et pour quoi.
Merci de votre sollicitude.
Tu veux que je décide librement ? Soit.
Mais je ne veux pas que tu sois là.
Tu veux que je décide librement ? Mais soit.
Je ne veux pas décider avec toi. Je veux décider seul.
Tu veux que ma volonté se réalise pleinement ? Oui, je le veux aussi.
Mais je ne veux pas réaliser mon destin avec toi. Je veux le faire moi-même, sans guide, ni parrain, ni gourou.
Tu veux t’associer avec moi ? Oui, mais ne me demande pas d’être
exclusivement à toi. D’être ta chose. Je veux être libre de m’associer
avec qui je veux et comme je le veux et quand je le veux.
La mondialisation telle qu’elle est faite
pour moi ne me plait pas. C’est vrai. Je veux la démocratie. Je veux le
droit. Je veux la justice. Je veux la propriété libre. Je veux la
liberté.
Mais je veux aussi la responsabilité.
Nous avons payé trop cher les mirages de la coopération franco-africaine depuis de longues années.
Cette coopération est étatiste.
Cette coopération est collectiviste.
Cette coopération est monopolistique.
Cette coopération est jacobine et rétrograde.
Je crois que l’échange libre est bénéfique et qu’il doit être la règle
de mon jeu dans la mondialisation. Je crois que la concurrence est un
moyen et qu’elle est mon meilleur atout pour réussir à m’enrichir et à
prospérer dans la mondialisation.
Les pires des prédateurs qui nous cachent de la mondialisation sont
ceux qui viennent s’apitoyer sur mon sort et me considérer comme un
grand naïf auquel ils proposent altruisme, protection, aide publique et
humanitaire, mais jamais de commerce responsable.
Le plus grand des prédateurs pour nous est celui qui nous rassemble
dans un enclos que l’on appelle le Pré carré, ou le Champ, et nous
propose de jouer soit au loup et à l’agneau, soit au renard dans le
poulailler.
Nous croyons que la liberté économique annonce et conditionne la liberté politique.
Nous croyons que les esclaves ne peuvent échanger que leurs chaînes.
Que le marché est le propre de l’homme. Que nous sommes des hommes et
que nous voulons échanger autre chose sur des marchés libres d’accès et
de sortie.
Nous croyons à l’économie de marché. Vous vous trompez à notre sujet lorsque vous affirmez le contraire.
Nous croyons au laisser faire et nous nous méfions de toutes les barrières à la concurrence.
Vous craignez l’immigration de la jeunesse africaine en France et en Europe ?
Vous avez tort.
L’immigration subie ou l’immigration choisie ?
Vous posez mal le débat.
L’immigration relève du droit individuel de circuler et est pour nous une des bases de la liberté que nous recherchons.
La France devrait se demander comment une telle liberté pour nous peut devenir un fléau social pour les Français ?
Pour nous, l’étranger a droit au respect de sa vie, de sa dignité et de sa propriété.
Mais nous savons et nous admettons que l’étranger ne peut avoir tous
les droits, car nous savons et admettons qu’il n’y a pas de droits sans
devoirs.
L’étranger doit se soumettre aux règles sociales de la société qui l’accueille.
Vous avez le sentiment que certains étrangers ne respectent pas les
règles de votre société et ont des comportements anormaux ?
Mais ce n’est pas notre faute à nous qui vivons ici dans les pays
d’origines de ces immigrés. Les repousser à vos frontières, contrôler
leur entrée et sortie de chez vous sont de fausses solutions coûteuses,
humiliantes et inefficaces.
Pour vous en sortir, laisser nous vous donner des conseils d’amis et d’alliés.
Abandonnez votre Etat-providence, car c’est lui qui attire l’immigré
que vous craignez. Les forces d’attraction de chez vous sont aussi
fortes que les forces de répulsion d’ici.
De nombreux immigrés apportent à la France leur travail, leur talent,
leur argent. Nombreux aussi sont ceux qui fuient les dictateurs et les
autres régimes liberticides que vous installez chez nous.
Mais les plus nombreux, ceux qui sont
supposés vous faire le plus de mal, sont ceux qui arrivent chez vous,
pour profiter comme de nombreux Français de souche, du parasitisme
offert par votre Etat-providence. Je présume que vous le savez déjà.
Ceux-là vont en France pour toucher des allocations, pour se livrer à
de petits et à de grands trafics, pour profiter des cadeaux qu’offre
l’Etat français à ses propres parasites.
Les places sont gratuites chez vous et elles rapportent plus que chez
nous car votre Etat-providence est plus généreux que les nôtres, et
plus riche aussi.
Nous croyons que par des relations de travail libre, par l’échange
marchand, par le libre échange entre la France et nous, l’immigration
trouvera solution. Or vous nous proposez de nous méfier du laissez
faire pour nous accrocher au protectionnisme offert par nos
Etats-providence rentiers, pâles copies du vôtre.
Nous voulons que les immigrés qui arrivent chez vous, vous donnent plus
qu’ils ne vous prennent, mais votre Etat-providence leur propose la
gratuité pour tout ce qu’ils peuvent avoir. Nous aimons la France pour
sa sécurité sociale. Elle nous épargne de faire de grands efforts
d’adaptation au monde moderne, d’éduquer correctement nos enfants qui y
naissent. Elle nous propose le RMI, les allocations logements, les
prestations familiales. Elle nous propose des revenus à peine
suffisants pour vivre de façon médiocre sans travailler chez vous. Mais
tout cela, vous le savez déjà.
Parmi vos immigrés qui viennent de chez nous
se trouvent les plus pauvres des immigrés, les plus mal éduqués, les
plus délinquants, les plus mal aimés, les plus mal logés.
Votre Etat-providence nous offre une couverture sociale complète dans
des ghettos, des foyers bruyants et violents que vous appelez «logements sociaux».
Les enfants d’immigrés africains vont dans des écoles où l’on n’apprend
presque plus rien, pas même la politesse et le savoir vivre français
que nous admirons de loin, nous qui sommes restés ici au pays. L’école
française ne leur apprend pas même la vertu du travail bien fait, pas
même le respect des autres.
Nous voulons commercer avec une société française compétitive. Mais
votre Etat nous propose des monopoles, des statuts figés, des services
publics, des entreprises protégées.
Les Africains de qualité comprennent de plus en plus que vivre chez
vous, sous la protection de l’Etat-providence les sclérose, ils vont
ailleurs pour être plus compétitifs et faire face aux enjeux du monde
actuel. Ça aussi vous avez du le constater.
Nous pensons que seules des relations marchandes entre la France et
l’Afrique révèleront les opportunités d’embauches en qualité et en
quantité chez vous comme chez nous. Mais vous semblez avoir peur du
marché libre.
Nous ne pensons pas qu’il
soit dans les prérogatives de l’Etat-providence de dire qui est
qualifié pour entrer et s’installer en France pour bénéficier des
droits sociaux. Nous croyons au partenariat direct entre les peuples,
entre les jeunes, entre les entreprises. Vous aimez plutôt les
rencontres au sommet.
Nous immigrons en grand nombre chez vous parce que notre vie ici, du
fait de votre protection bienveillante et providentielle est misérable.
Nous pensons que si vous nous donnez plus de liberté de choix, plus de
libertés économiques, la source principale de cette immigration
artificielle disparaîtra.
Pour vaincre l’immigration qui vous fait tant peur, brisez les enclos
dans lesquels sont enfermés les peuples d’Afrique esclaves de votre
générosité.
Un pays comme le Sénégal a perdu dans les mers plus d’hommes candidats
à l’immigration que la Côte d’Ivoire avec sa guerre ces cinq dernières
années.
L’immigration est aussi un fléau pour nous tant qu’elle sera organisée par votre Etat-providence.
Pour vaincre l’immigration, abandonnez les Etats-providence, abandonnez
les accords de coopération rétrogrades et étatistes.
Pour vaincre l’immigration, nous vous offrons la liberté économique.
Au lieu de l’Eurafrique, nous voulons la Librafrique.
Dans la mondialisation, nous savons que les économies nationales sont
en compétition. Nous envisagions aller en compétition avec ce que nous
avons. Si vous le voulez bien alors laissez nous faire.
Nous envisagions préciser les droits de
propriété de base sur nos terres et nos entreprises d’Etat et les
rendre aux entrepreneurs privés. Si vous voulez nous aider, alors
laissez nous faire.
Nous rêvons d’adopter des politiques macroéconomiques qui nous évitent
les humiliations du surendettement et des déficits budgétaires
insupportables. Si vous voulez le faire avec nous, alors laissez nous
faire.
Nous voulons arrêter de tourner
nos vues vers le passé. Nous voulons regarder l’avenir avec sérénité.
Pour cela, nous rêvons de politiques de croissance fondées sur une
épargne domestique capable de nous rendre aptes à financer nos besoins
d’investissements risqués. Pour cela, nous rêvons d’un système bancaire
moderne qui rompe avec la tradition protectionniste de contrôle des
changes et des banques centrales non indépendantes des zones CFA. Si
vous voulez nous aider, alors laissez nous faire.
Nous voulons plus de flexibilité sur nos marchés du travail. Si vous nous aimez, alors laissez nous faire.
Nous pensons que la lutte contre la corruption est primordiale mais
qu’elle ne peut réussir qu’en prenant de vigoureuses mesures et en
donnant des exemples qui ne mettent personne au-dessus du droit. Si
vous voyez ce que nous voulons dire, alors laissez nous faire.
Nous voulons que notre prospérité soit bâtie en amitié avec tous les
peuples du monde et sans exclusivité. Si vous pensez que le monde est
un village planétaire et que la mondialisation est beaucoup moins une
affaire d’Etat qu’une affaire de liberté d’échanges, alors laissez nous
faire.
Si vous voulez un véritable discours de rupture, monsieur le président
de la République française alors, en plus de définir la politique
africaine de la France, il vous faudra désormais intégrer la politique
française de l’Afrique.
C’est de la
rencontre des ces deux visions sous la contrainte de nos autres
relations que naîtra le monde meilleur souhaité par la jeunesse
africaine et pour lequel elle est prête à travailler avec toutes les
jeunesses du monde. Pour cela, il faut que vous nous laissiez faire.
Les libertés et les droits de l’homme ne se négocient pas. L’autodétermination des peuples est un droit.
Vous ne pouvez pas garder les démocraties pour vous et cultiver les autocraties chez nous. Arrêtez de le faire.
Le marché ne peut pas être pour l’Europe et les bureaucraties pour l’Afrique. Arrêtez de le concevoir.
Encore une fois merci d’être venu et d’avoir parlé comme vous avez parlé.
Votre discours avorté de rupture donne une occasion de rupture
effective à la Jeunesse d'Afrique si discourtoisement interpellée par
vous à Dakar le 26 juillet 2007. Vos désirs de rupture d'avec les vues
de vos prédécesseurs ne nous intéressent pas, d'autant qu'ils n'iront
jamais jusqu'à la remise en cause des fondamentaux de la traditionnelle
politique africaine de la France. Par contre, nous avons avec la
mondialisation l'occasion de rompre avec le modèle de coopération que
la France nous propose. Merci de nous avoir donné l’occasion de vous le
dire.
Parce que nous avons compris que, si pour le moment, la rupture, ce
n'est pas pour vous, nous vous indiquons que c'est avec vous, nouvelles
et anciennes élites françaises, que nous, jeunes d'Afrique, nous
rompons.
Mamadou Koulibaly, Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire
in Le Messager (Douala, Cameroun) le 06 août 2007
22 décembre 2006
Bokassa - Entrevue Défendu: LE VALET DECHU DE LA FRANSSAFRIQUE
Bokassa - Entrevue Défendu
Vidéo envoyée par MBOA

Ceux
qui me lisent savent que MONGO BETI fait partie de mes mentors, de ceux
qui m'inspirent et m'ont initié à comprendre la Françafrique.
L'illustration de son bouquin, est juste pour dire aux Africains de
faire comme ce grand Monsieur, dénoncer les pratiques devastatrices de
cette pieuvre qu'est la Françafrique. Il n'est nullement l'objet, ni le
sujet de mon propos ici, puisque la video montre qui est bien l'objet
de celui-ci. Ceux qui ont lu le livre comme moi et qui possèdent
les livres de Monsieur MONGO BETI, savent qu'il est l'un des premiers,
sinon le premier à dénoncer la Françafrique, ce qui lui a valu beaucoup
de déboires. Et pour l'avoir rencontré en Allemagne, dans les années
1990 (1992/93), je sais qui a été ce Monsieur pour son combat dans la
libération de L'AFrique.
La
présence du livre est une invite (comme dit son titre: AFRICAINS SI
VOUS PARLIEZ) à tous d'avoir le courage de dénoncer, la Françafrique,
mais en aucun cas, il est question de monsieur MONGO BETI qui, je le
rappelle fait partie de mes mentors et m'inspire chaque fois que je le
lis, dans la tribune ci présente.
Pour
éviter toute équivoque, j'ai tenu à le préciser, puisque dans la video,
il ne s'agit nullement de monsieur MONGO BETI dont le courage n'a pas
attendu l'expulsion de quelques cercles pour parler. Une fois de plus
Paix à son âme!
Même
si l'on pourrait lui rétorquer le fait de vouloir se venger, il n'en
demeure pas moins vrai que ce déchu (BOKASSA, puisque c'est de lui
qu'il s'agit) du système Françafricain nous dévoile très bien ce qu'est
la France en Afrique.
Il met en évidence le malaise que l'on a à
écouter le discours officiel, celui dont la saveur est fade, car tamisé
à souhait, d'une France vierge et dont l'essence première et bien plus,
originelle, est d'aider
l’Afrique, ce continent qui traduit, comme nul autre, ce qu'est la
misère sur terre, laquelle est aussi l'oeuvre de la paresse originelle
de ses habitants, comme le clamaient ces grands des "lumières" et dont
Albert SARRAUT a pris la peine d'expliquer aux sceptiques, qui
doutaient encore des bienfaits de la colonisation. Pauvre bon Dieu!
Le
déchu couvre de souillure, les mots vernis et embellis, utilisés par la
France pour parler de son amour et de sa mission salvatrice pour
l'Afrique. Lorsqu'elle parle d'indépendance, il parle de colonisation,
lorsqu'elle parle partenariat, il parle d'exploitation, à la place de
commerce, il parle de pillage;bien sûr, elle se garde bien d'utiliser
ces mots et pour cause, Patrie des droits de l'homme. Et comment une si
grande nation dont la piété est sans pareille, qui distribue les bons
et mauvais points peut-elle se livrer à la violation des droits de
l'HOMME, qu'elle a, au grand désarroi des autres peuples, proclamé,
comment pourrait elle courir le risque de se voir reprocher ce qu'elle
fustige chez les autres.
VIVE LA COOPERATION FRANCO- FRANÇAFRICAINE.


