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MBOA

"La vérité est comme les fesses, on est obligé de s'asseoir avec"

01 mai 2008

HALTE A LA MANIPULATION: SORTEZ DE VOS OFFICINES!

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"Elles sont lourdes, lourdes les chaînes que le nègre met au cou du Nègre pour complaire aux maîtres du jour".
Cette réflexion ou devrais-je dire cette peine ressentie est de Bernard Dadié et c'est cette même lourdeur des chaines, cette peine qu'aujourd'hui de nombreux africains et afro-descendants ressentent à l'aube de la 160 ème célébration de l'abolition de l'esclavage et au lendemain de la disparition de celui qui a toujours prôné la dignité du Nègre et qui, dans un ultime cri, rappelait "Nègre je suis, Nègre je resterai"; en d'autres nous rappelait l'exigence de fidélité à ce que nous sommes.

Une polémique légère, inutile, stérile et injustifiée et ponctuée de calomnie, comme on sait la créer hélas que chez les noirs, fait rage autour de ce qui en principe est un Outil dont devrait se servir tous les Nègres, pour s'unifier, pour fédérer car ainsi le rappelait encore Aimé Césai
re: "Il n'y a pas de noir antillais, africain, américain, indo-européen, asiatique. Il y a des noirs d'une même appartenance qui sont éparpillés dans le  monde".

Polémique stérile et légère, que des acteurs de l'ombre [des Nègres, il faut pas se leurrer]dans les officines sataniques qui combattent les Noirs orchestrent en calomniant un individu qui a prouvé par le passé, son intégrité, l'amour pour son peuple et le combat qu'il mène, le respect des siens. Il ne fait pas que dire qu'il est tigre, il saute sur sa proie et la dévore.

Le CRAN n'a pas la faveur des noirs ce n'est qu'une lapalissade que de le dire, mais seulement il est "officiellement" l'organe choisi pour parler au nom de ceux-ci. Il a commis des erreurs dans le passé pour le même événement, mais si aujourd'hui, il fait le pas en arrière pour s'associer aux idées et idéaux de liberté des noirs et du discours et de l'initiative de Claudy Siar, alors, on doit lui ouvrir les portes et lui accorder le bénéfice du doute. On ne peut pas chercher à rassembler et en même temps exclure; c'est d'un contre-sens criard. Le minimum de logique voudrait donc de prendre au mot et le CRAN et ceux qui l'ont désigné comme représentatif des noirs en l'investissant, en lui impulsant notre vision des choses et non celle que les autres voudraient.

C'est la raison pour laquelle, calomnier, combattre Claudy Siar pour avoir ouvert sa porte au CRAN est tout simplement contre-productif, injustifié et malsain, surtout que ceux et celles qui s'y collent portent des bourdes. Ce n'est pas le citoyen X ou Y qui ignorent les dessous de toutes ces manipulations qui est ici visé, mais ceux et celles qui parlent au nom des noirs et se positionnent comme des parangons de vertu en pointant du doigt le CRAN, alors qu'ils/qu'elles font pire. Ceux et celles que nous nommons les président(e)s des officines (ignorées du grand public) et associations pour faire beau et semblant.

DAMAN ABDELRAMAN, ce nom ne dit pas grande chose à beaucoup, mais ceux qui combattent Claudy Siar le connaissent très bien. Le président d'une de ces officines de nuit et association le jour a été interpellé par ce monsieur, car ne comprenant pas que ledit président d'officine et d'association qui rencontrait tous les jours l'ancien ministre de l'intérieur et aujourd'hui président, n'ait à aucun moment plaider la cause des Noirs. N'est-ce pas ce même individu qui a négocié les chiffres pour le comptage des Noirs ? Nous pourrons ainsi multiplier les exemples et mettre à nu, ceux qui, pour ne pas pouvoir contrôler Claudy Siar, lancent une campagne de dénigrement à son endroit.
Tropiques FM ne sera pas contrôlé ou ne sera l'antichambre de quelques gourous comme l'était Media Tropical avec Valminos, le pion dont se servaient celles et ceux qui ont des officines de nuit et des associations le jour et il faudrait s'en persuader une fois pour toutes. Calomnier, traquer Claudy Siar parce qu'on estime qu'il ne se soumet pas comme on le voudrait et comme il a été dit, relève de la mesquinerie, de la goujaterie morbide. Sont-ce pas ces mêmes personnes qui sont les travailleurs et travailleuses de l'ombre de l'UMP, alors que derrière, elles vous en disent le plus grand mal, la main dans le cœur ?

Il faudrait rappeler aujourd'hui l'exigence, la grande nécessité de fédérer, de s'unir, de faire corps ensemble, de faire UN et le 160 émé anniversaire de l'abolition de l'esclavage devrait servir d'outil, de socle, de base pour cela et ceci d'autant plus avec le départ d'Aimé Césaire. Nous n'avons plus aujourd'hui le choix de faire autrement que de faire bloc face à la négrophobie aveugle qui balaie tout sur son passage. Nous n'avons plus aujourd'hui le choix de faire autrement que de s'unir, face à la volonté grandissante de l'adversaire de régenter qui nous sommes et ce que nous devons faire. C'est la raison pour laquelle, une fois de plus, nous devons mettre le CRAN face à ses responsabilités, c'est-à-dire lui donner le bénéfice du doute et l'investir en le sommant de parler notre langage, de dire nos souffrances, sinon ce sont les autres qui le feront à notre place. Nous n'avons d'autre choix que de faire cette union, car 1848-2008, ce sont des chiffres hautement symboliques, pour qui sait les lire. De plus, le CRAN n'est pas la "chose" de Lozes, c'est aux noirs et ils doivent en prendre le contrôle et non le laisser aux mains des autres comme c'est le cas aujourd'hui.

Refuser de s'unir, de fédérer, c'est rallonger le bâton de l'adversaire pour mieux se faire taper. Nous avons plus de choses en commun que des différences qui pour la plupart sont des fruits de manipulation et par l'adversaire que hélas par certains dans la communauté.

Est-il utile de rappeler que contrairement à ceux et à celles qui le traquent, Claudy Siar n'est pas président ou présidente d'une officine ? Qu'il ne s'est jamais fourvoyé dans des basses manœuvres, qu'il est contrairement à eux et elles, intègre? Par souci de cette unité, cette démarche fédératrice, nous ne les nommerons pas. Mais il faudrait, avant d'aller balayer la cour de l'autre, s'assurer que la sienne est propre.

Le 10 mai se fera grâce à nous ou sans nous, c'est à nous de décider. Prendre le CRAN comme alibi, pour ne pas se mobiliser ou accuser Claudy Siar n'est que volonté de l'adversaire de nous faire passer à côté de l'essentiel. Pour paraphraser Frantz Fanon, avertissons: " Ne payons pas de tribut à l'adversaire en créant des polémiques qui s'inspirent de leurs aspirations."

Et pour ces noirs présidents et présidentes des officines la nuit et d'associations le jour ainsi que les laboureurs à la solde des adversaires, rappelons simplement ceci: "Nous ne connaissons pas avec certitude la clé du succès. Mais la clé de l'échec est d'essayer de plaire à l'oppresseur." Et nombreux sont parmi les Noirs qui parlent du combat de la dignité alors que leur cœur et leur esprit ne pensent qu'à la trahison et aux subsides que celle-ci rapporte. En effet rien; comparée à la dignité qu'ils/qu'elles donnent en pâture à l'adversaire.

D'aucuns peuvent penser que nous apportons notre soutien au CRAN, non et non ! Nous dénonçons les contradictions de certaines personnes qui, devant celui-ci crient au scandale et derrière jouent au même jeu sinon pire. Et ceci est un test grandeur nature pour juger de la crédibilité du "changement" de stratégie du CRAN et de son président dont les actes de traitrise ne sont plus à démontrer. Il est évident que Claudy Siar a pris en compte cette dimension, sinon c'est lui qui joue son capital confiance engrangé par les différents actes qu'il a posés et qui plaident en sa faveur.


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29 avril 2008

BERNARD HENRI LEVY MANQUE DE COHERENCE POUR UN INTELLECTUEL

"Robert REDEKER a écrit ce qu’il a écrit c’est son droit le plus imprescriptible, depuis la révolution française, des générations de français se sont battus pour obtenir ce droit tout simple, le droit de s’exprimer, même si on a tort, même si on va  trop loin, la liberté d’expression ne se partage pas". Définition de la liberté d'expression, signée Bernard Henri Lévy.
De cette définition, une phrase clé doit retenir toute l'attention, la logique et la raison du lecteur car déterminante pour la compréhension: " le droit de s'exprimer, même si on a tort, même si on va trop loin, la liberté d'expression ne se partage pas."
Evoquons ici, une définition de la justice: "La noblesse de la justice, c'est d'être cohérente " Pierre Vidal Naquet

Un dédit qui s'accompagne d'une "détumescence" des mots.

Il y a quelques jours, l'auteur de cette définition, en collaboration avec Jean Daniel et bien d'autres personnages, s'en prenaient vertement à Bruno Guigue, dont le tort serait d'avoir utilisé des mots pas appropriés pour décrire l'holocauste qui se "joue" au moyen-orient et dont le principal artisan est l'état d'Israël. Sans analyser et insister sur cette gigantesque déflagration faite à sa propre définition, par omission, par mauvaise foi mais ô combien grossier, que Bernard Henri Levy fait, c'est le caractère accaparant de certaines mots qui est aussi à mettre en exergue. Une sorte de détumescence des mots qui est imposée aux uns et aux autres lorsqu'il s'agit d'analyser des situations similaires dans lesquelles la souffrance est le fil conducteur.

Dans le cas de Bruno Guigue, Bernard Henri Levy est bien pris comme un vulgaire malfrat, le déni dans la bouche et dans l'esprit. Un tel flagrant délit de renonciation de ses propos est pire qu'un séisme. Quel autre aveu peut-on encore attendre d'un personnage dont on a la confirmation, la conviction qu'il ne sert pas la vérité, mais la combat tous les jours à grands coups de pirouettes rhétoriques. Quel manque criard de cohérence, lorsque l'on se revendique intellectuel. Au nom de quelle vertu, la liberté d'expression devient-elle prescriptible ?

Une fois de plus, la machine s'emballe parce que Jean Marie Lepen a eu "l'outrecuidance" d'utiliser le mot "détail", parlant de la seconde guerre mondiale et des chambres à gaz. Sans commenter le propos du leader du front national, la raison ne nous pousse t-elle pas chaque individu a considérer tel ou tel autre fait selon son vécu, comme "essentiel" ou comme "facultatif" ?.  Supposons donc un seul instant que le leader du front national ait tort, soit allé trop loin, en vertu de quel principe la liberté d'expression dans ce cas devient-elle partageable ?

Rappelons au passage cette citation qui devrait faire réfléchir ceux qui se ruent contre Jean-Marie Lepen et Bruno Guigue, que John Stuart Mill a donnée:
"Les vérités, lorsqu'elles ne sont pas soumises à une réévaluation permanente, finissent par "cesser d'avoir un effet de vérité par leur exagération qui les transforme en mensonges".

Bernard Henri Levy et ses amis doivent défendre la liberté d'expression


Si les mots ont encore un sens, alors Bernard Henri Levy et ses amis, grands défenseurs de la liberté d'expression, doivent s'insurger contre le traitement malsain, injuste et injustifié infligé à Bruno Guigue comme à Jean Marie Lepen et ceci au nom de leur liberté d'expression. Ce n'est ici qu'une question de bon sens, de logique et d'honnêteté intellectuelle.
Si tel n'est pas le cas, le monde aura bien compris que la liberté d'expression telle que décrite plus haut,  est à géométrie variable et dans ce cas ne saurait  et ne devrait s'imposer comme une définition universelle, puisqu'elle a été spécialement confectionnée pour Redeker.
Pour paraphraser Paul Valéry et Bruno Guigue, nous conclurons donc comme ceci: "ce ne sont vos propos qui vous condamnent mais bel et bien la doxa".
La société a le choix d'appliquer la variabilité géométrique de la liberté d'expression comme le suggère Bernard Henri Levy ou alors d'être juste et cohérente comme le rappelle Pierre Vidal Naquet.

Lire Pascal Boniface à propos de BHL ici 

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28 avril 2008

Ces noms qui ne nous disent rien !

Pour la plupart des pays d'Afrique francophone et d'Afrique en particulier, l'antienne est la même et le Cameroun pays d'exception, n'y a pas échappé. A l'image des autres pays, il a été découvert par un navigateur européen. Avant l'arrivée de ceux-ci, ces ensembles territoriaux et d'individus n'existaient pas. Ce sont, dirait-on, des créations ex-leucodermo pour ne pas dire ex-nihilo. Pourtant, avant de les découvrir, les européens venaient déjà se servir et en humains et en matières précieuses et autres précieux trésors. Les livres d'histoire ne sont pas très bavards là-dessus.

Merci une fois de plus à l'européen d'avoir découvert ces peuples d'Afrique et à Christophe Colomb d'avoir découvert L'Amérique. Mais qu'est-ce qui retient donc l'historiographie occidentale à ne pas franchir le cap et utiliser le mot "création"  à la place de découverte ?
Que diable ! Quand allons-nous rembourser la dette envers cette bonne Europe ?
Des chars de Dieux [par le feu que crachait la plus haute montagne du pays] par Hannon, il est passé à Rio dos Camaroes [Rivière des crevettes] par Fernand do pô. Des deux dénominations, il y a une signification, une image plus ou moins représentative de l'endroit.
Mais comment est-on donc passé de Camaroes [Crevettes] à Cameroun ou Kamerun ? Que signifie ce mot vide et creux qui ne renvoie à rien dans l'imaginaire de ses habitants ?

A vos neurones donc pour une explication qui tienne la route.

Que signifie la statue du gral Leclerc ?  ici

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26 avril 2008

QUE SIGNIFIE DONC LA STATUE DU GENERAL LECLERC ?

En 2006, le monde occidental assassinait Saddam Hussein en expliquant à l'humanité entière que cet acte est commis au nom des droits de l'homme et de la libération du peuple irakien. On voit aujourd'hui les conséquences de cette libération. Cet assassinat n'étant que la fin d'un procéssus qui a débuté avec la destruction de la statue imposante de l'homme fort de Bagdad. Chacun jugera de la crédibilité de l'argumentaire au regard de la situation de ce pays en proie au chaos.
Mais au nom de quoi les camerounais continuent-ils de subir la statue du général Leclerc ? Est-ce au nom de la liberté ou d'une idéologie colonialiste que la France orchestre savamment en finançant des pseudos programmes de culture? Et qu'en est-il si on construisait une statue de Hitler devant la mairie de Paris au nom de cette même liberté ? Car le général Leclerc est pour les Camerounais, ce que Hitler est pour les Français.

La statue du général Leclerc au Cameroun comme toutes les statues de ces colons qui continuent d'agresser l'imaginaire et le réel des populations africaines sont, à l'heure où Paris dit: " défendre les droits de l'homme dans le monde" à combattre et à détruire car contrairement à celle de Saddam Hussein, elles sont le symbole de l'occupation et de l'oppression de la France sur les peuples africains et de l'occupation.

Lire: Détruire les symboles de l'occupation est un impératif de survie ici
ou alors ici

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23 avril 2008

Le discours sur la Blanchitude a toujours précédé la Négritude.

La mort d'Aimé Césaire a été un tremplin pour certains esprits malveillants de s'en prendre à la "Négritude" en le peignant comme concept racialiste voire raciste pour certains et pour d'autres de le cloisonner dans des considérations infécondes. Ceux des "blancs" qui y voient du racisme n'hésitent pas de poser la question: Et si on parlait de la "Blanchitude " qu'est-ce que cela donnerait ? Une fois de plus ceux et celles de nos "amis" blancs qui se livrent à cette interrogation sont soient de grands ignorants ou alors des hommes d'une mauvaise foi sans commune mesure. Le discours sur la" blanchitude" a précède celui sur la "Négritude" dans le temps mais aussi dans ses objectifs et dans sa perception de l'Homme c'est-à-dire son essence; ses tenants pensent que la blanchitude précède la négritude dans l'humanité et Monstesquieu, pour ne citer que lui , l'a bien dit en ces termes " On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir. "
Certains "Noirs" qui ne veulent surtout pas être estampillés de racistes en affirmant leur "négritude", préfèrent l'enfermer dans un universel qu'ils seraient incapables de définir tant les outils de définition sont biaisés voire inexistants.
Cette tentation d'enfermement dans un universalisme béat et non maitrisé fait oublier les horreurs de l'homme blanc sur les "noirs" pour diluer dans un angélisme stérile et infécond ce qui est tout simplement un refus de la diversité et la complémentarité de l'humanité.
La question est donc pour les Noirs: De quel universalisme parle t-on ? Celui définit par l'homme blanc et ne reconnaissant pas l'altérité de l'homme de "couleur" ou celui de Aimé Césaire qui affirme sa négritude sans nier l'appartenance à l'humanité de l'homme blanc ?
Dénoncer les exactions de l'homme blanc et ensuite affirmer sa négritude ne signifient pas s'exclure de l'humanité ou de l'universel bien au contraire. C'est juste faire accepter que l'universel est composé, constitué, est tout simplement la somme des diversités qui existent.

A ceux qui pensent que la "Negritude" est un racisme, il faudrait peut-être leur dire que jamais ce concept n'a prôné la supériorité de l'homme "Noir" sur le "blanc", il n'a jamais dépouillé l'homme "blanc" des attributs humains, il n'a jamais inciter à le détruire. La négritude est tout simplement née des horreurs de ce qu'il est convenu d'appeler: "La blanchitude".
Ce qu'est la "Blanchitude, c'est tout simplement l'obsession de la négation du "noir".  Le lecteur ou la lectrice jugera de la dangérosité, la nocivité des deux concepts après lecture de Aimé Césaire, Senghor, etc...et de Gobineau, Holevacque, Watson, Montesquieu, Deloszières etc......


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21 avril 2008

LA LECON DE CESAIRE AUX AUTRES ou "BON CESAIRE L'EST FARCEUR"

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Indiscutablement, lorsque l'on naît "Grand-Homme", même en quittant ce bas monde, on le reste.  Pour la cérémonie d'aurevoir en son honneur, Aimé Césaire a encore fait la démonstration et de son talent et de cette grandeur qu'on lui reconnait comme durant tout son séjour parmi nous.
Dans une société martiniquaise rongée par certains symptômes d'aliénation, dans laquelle paraitre foncé pour ne pas dire "neg" était et continue d'être un poids au regard de la mentalité de certains "Sékélé", les ancêtres ont voulu que celui qui allait être l'âme, la voix des martiniquais et des Nègres tout simplement fût plus "Neg" que l'insulte proférée à ceux qui ont le malheur d'être plus foncés aux Antilles. Comme pour donner un coup de griffe à cette imbécilité héritée du colon.

Pierre Aliker: Résumé du sens de la vie et du combat d'Aimé Césaire.

"Il faudrait se persuader que les experts des questions martiniquaises , ce sont les martiniquais". Du haut de son siècle, le fidèle compagnon d'Aimé Césaire, dignement, a donné une cinglante réplique à tous ceux qui seraient encore obnubilés par l'idée de croire que leurs idées sont la norme, la vérité. Avec l'élégance qui le caractérise, et un sourire malicieux, monsieur ALIKER a remis les pendules à l'heure. Cette phrase à elle seule résume le sens de la vie et du combat de son ami qui, très tôt, avait compris que les experts des questions nègres, devraient être les nègres et non le colon esclavagiste et maléfique.

La très remarquée absence des délégations officielles africaines.

Dans leur ensemble, les Africains ont une relation particulière avec Aimé Cesaire. Pour la plupart ils l'ont lu et étudié et leur admiration pour lui est sans faille. C'est la raison pour laquelle, ils ont été en pensée et de cœur en communion avec leurs frères et sœurs martiniquais.
Sans être chassés,  les délégations officielles [politiques] africaines  ont eu la sagesse de ne pas venir dire Au revoir à celui sans lequel, ils ne bénéficieront même pas de leur place de valets "nobles" du colonisateur. Les politiques africains se sont exclus d'eux-mêmes. Contrairement à ceux qui veulent leur en tenir rigueur, il faut y voir pour une fois, une logique dans leur démarche et une forme de respect.
Aimé Césaire ne s'est jamais accommodé des comportements vils et d'esclaves, de pantins, de larbins  comme c'est le cas pour la plupart hélas de ceux des gouvernants africains.  En s'abstenant de se montrer ils ont, à leur façon,  respecter la mémoire d'Aimé Césaire.

Une Présence assez absente mais une fois de plus indécente.

Contrairement aux politiques africains, les français ont brillé par leur présence massive. Une présence sous le sceau "national". Mais en réalité, une présence motivée par des calculs électoraux pour l'argument le moins vicieux. Une présence indécente, dont les symboles les plus parlants François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Le premier a eu la brillante idée d'exclure au programme Césaire sous le prétexte de la non maturité des esprits. C'est vrai d'un côté que Césaire ce n'est pas du léger et pour le comprendre, il en faut ...
Le second, le président en chef de tout ce qui est contre l'émancipation, la libération du nègre s'est brillamment illustré à Dakar par un discours mémorable, qui a le mérite de montrer les abyssales lacunes des politiques français sur l'Afrique et/ou alors leur très grande aptitude à travestir les faits. Ce n'est pas un hasard, toute réflexion faite, si cette coprolalie a eu lieu à Dakar. N'est-ce pas Dakar qui avait un président qui était français, académicien et qui résidait en normandie 9 mois/12 pendant sa présidence ?

A qui va veut-on faire croire que subitement, le politique français a changé et s'est pris du coup de sympathie pour l'homme qui a exalté le nègre et l'Afrique ? Derrière tout cela, il y a l'image à soigner. En se prostituant de cette façon, le politique français escompte faire de grand retour d'investissement ou devrais-je dire de "prostitution".  La mesquinerie est derrière tout cela et céder à la tentation d'y voir une marque de sympathie c'est faire preuve de naïveté.

Lecon aux Africains/Nègres qui se fourvoient.

Certes 'avec Léon Gontran Damas et Senghor, Césaire a été à l'origine de la négritude, il va s'en dire qu'il reste le maitre incontesté et incontestable de la prise de conscience d'être Nègre et d'en être fier. Ce qui l'a fondamentalement  démarqué de Senghor sur l'essence même de la négritude. Même dans son combat politique, il ne s'est jamais départi de cet esprit de droiture, de dignité et d'honneur qui devrait accompagner chaque acte du Nègre dans sa lutte pour sa libération. Toute compromission ou écart était et reste synonyme de demeurer à jamais esclave.
Malgré cette distanciation et surtout la tentation du colon français de les mettre en opposition pour isoler Césaire et surtout approfondir la division entamée entre africains ce dernier n'a jamais failli. A la question qui lui a été posée sur la célèbre boutade: "la raison est hellène et l'émotion est nègre", il a cette réponse d'une grandeur césairienne: "les mots ont dû dépasser sa pensée". Quel seigneur ce Césaire !Pendant que l'helléniste Senghor pourchassait, traquait Cheikh Anta Diop, Césaire prenait la mesure des travaux du savant et ceci renforçait sa condition de Nègre. Aimé Césaire a et restera parmi les plus grands défenseurs de l'Afrique et c'est pour cette raison que les africains lui sont et seront toujours reconnaissants.

Les poèmes de Césaire comme réponse à la coprolalie du président français à Dakar.

Après la démonstration d'incurie historique du discours de Dakar par le président français, il y a eu des réactions de la part de certains africains, mais force est de constater qu'une fois de plus, Aimé Césaire, par la voix de Maximin et des autres artistes venus lui chanter leur reconnaissance, a le mieux su répondre à monsieur Sarkozy et toute sa bande. Lus par ces africains et antillais venus lui dire merci, les poèmes du maître ont été assenés comme des uppercuts aux oreilles de la délégation  française. Ces oreilles qui ne voulaient pas entendre cette voix qui leur rappelait des années durant la laideur de leurs pensées, l'inhumanité de leurs actions ont, l'instant de cet au revoir, dû se soumettre et se résoudre à écouter le catalogue de leurs avanies, de leurs horreurs , de leur déshumanisation du Nègre. Comme dans la plupart de ces poèmes, Aimé Césaire a une fois de plus, préféré théâtraliser son propos pour mieux le faire comprendre. En même temps, il a répondu à l'humiliation que la république a voulu lui servir comme récompense de son génie créateur, en ne laissant aucun de ses membres prendre la parole à sa cérémonie. Le discoureur de Dakar ne connaît peut-être pas le proverbe créole " "Bon Dieu l'est farceur !" " 

Même dans tes derniers instants parmi nous, tu as démontré que tu es le GRAND.

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19 avril 2008

DU PANTHEON et de CESAIRE QUI A BESOIN DE L'AUTRE ?

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Qui de Aimé Césaire et du Panthéon a vraiment et réellement besoin de l'autre? La pluie pestilentielle des hommages que la république française semble montrer au poète laisse vraiment dubitatif et interrogateur, de nombreuses personnes en particulier les Antillais et les Africains dignes. Cette façon de courtiser l'une des meilleures pensées nègres que nous n'ayons connue ne cache t-elle pas quelque chose de plus mesquin ?

En snobant Aimé Césaire, la France a longtemps cru qu'elle allait lui faire de l'ombre et le ranger dans les fonds de tiroirs. Mais mal lui en a pris, c'était sans compter avec la bénédiction des ancêtres de ce dernier. Car comme très peu de gens le savent, Césaire était un maître élu et désigné par les ancêtres pour guider les frères et soeurs happés par la main maléfique de l'esclavagiste et colon blanc de l'Afrique vers les Antilles. Ce vol que l'on a couvert du sceau de Dieu. Comme avait été désigné un autre proche de Césaire qui lui, a préféré se fourvoyer jusqu'à renier ses origines en pactisant avec le diable venu de l'occident. Ce n'est pas pour rien qu'à sa mort, il fût noblement et royalement enterré comme un vulgaire individu, alors qu'il a vendu le destin de son pays au colon et à la France [entré dans l'académie française non pas pour ce qu'il était, mais pour ce qu'il avait sacrifié ], convolant même aux noces avec une descendante de colon pour mieux servir le diable. Les ancêtres ne pardonnent pas de tels affronts. Bref laissons de côté cette partie de spiritualité africaine et revenons au sujet.

Proposer et même avoir pensé un seul instant d'aller compromettre la mémoire de Aimé Césaire dans l'antre maléfique qu'est le panthéon est, on ne peut plus faire preuve de prostitution vile et de renoncement de soi et de trahison. Toute sa vie durant, Césaire a refusé la goujaterie qui consistait à le couvrir d'honneurs vils afin de le contenir comme l'a toujours fait la France lorsqu'un Nègre se fait insolent et impétueux. Comment peut-on oser briser ce serment d'honneur qui était sa ligne de conduite de ce grand homme, comment peut-on ainsi vouloir le trahir et prétendre qu'on l'aime en voulant offrir sa mémoire à Napoléon, Victor Hugo et toute la clique maléfique mue par la haine des Nègres ?

Osez le trahir et vous verrez comment la foudre des ancêtres s'abattra sur ceux ou celles qui prendront cette lourde responsabilité. Aimé Césaire, ce n'est pas comme celui qui lui a fait découvrir sa négritude  [comme il le disait lui même]et qui y a renoncé lorsque le diable s'est présenté; Aimé Césaire c'est la dignité, c'est l'honneur, c'est le refus de la compromission et non la trahison. C'est le monsieur qui est resté logique et respectueux d'une chose: LA DIGNITE .

Aimé Césaire est une institution qui n'a nullement besoin du panthéon auquel on semble vouloir faire correspondre sa pensée, pour empêcher son retour vers  ses ancêtres; c'est ce dernier qui a besoin d'Aimé, car il le grandira, lui donnera une couleur humaine, le sortira de l'esprit du mal qui y rode et le hante. Seulement celui-ci ne mérite pas qu'on y dépose un béni de nos ancêtres. Césaire et panthéon sont des conceptions aux antipodes l'une de l'autre, l'un a incarné l'humanité et l'autre incarne la flagornerie, la récupération, l'insulte. Car c'est de son vivant qu'il fallait lui témoigner cette reconnaissance si tenté qu'ont soit, de penser qu' aller au panthéon est une marque de reconnaissance et surtout dans le cas d'Aimé Césaire. Le panthéon a déjà souillé la mémoire de Toussaint Louverture. Y enfermer Aimé Césaire n'est pas un signe de grandeur mais de traitrise, de pusillanimité, de morbiderie et de ruse; or Aimé Césaire n'a jamais rusé avec les principes.

Post-Scriptum: Genre de commentaires qui peuvent induire en erreur, nos enfants et ceux des adultes peu au courant de certaines choses quand ils lisent ceci: " ... Nicolas Sarkozy, coupable, à ses yeux, d'avoir soutenu sans nuance ce texte régressif. C'est à cet interlocuteur intransigeant que le président de la République, pas rancunier, veut aujourd'hui réserver une place solennelle dans l'histoire de France... et même au Panthéon. " Olivier Picard des DNA.  L'auteur se ravise un petit peu et ajoute "La proposition est belle mais l'intéressé n'en demandait pas tant." Toute la citation ici.

Seulement l'idée de croire que l'entrée de Césaire au Panthéon est une marque de reconnaissance, un acte d'élever ce dernier, que c'est une faveur "réservée" de la république concernant la chantre de la négritude est un gros leurre, une manœuvre de plus pour tenter de noyer une injustice criarde et gratuite. Mais, et c'est en cela que la France, une fois de plus, se trompe et ruse. Croire qu'en introduisant Césaire au Panthéon, on lui réserve une place solennelle dans l' histoire. Mais qu'est ce que dont le panthéon à côté de Césaire ? La France à côté de ce que représente Aimé Césaire dans le monde, reste un petit et c'est ce que ceux et celles qui veulent son entrée au panthéon semblent ou veulent occulter. C'est pour cela que Aimé Césaire pourrait faire entrer le panthéon dans l'histoire de l'humanité et non l'inverse. Aimé Césaire est universel, le panthéon ne reste que français, là est toute la différence.

Lire aussi " Aurevoir Grand NEGRE "

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17 avril 2008

AUREVOIR GRAND NEGRE !

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Aimé Césaire grand chantre de la liberté et de la négritude vient de s'en aller. Et comme le disait Amadou HAMPATHE BÂ: "Lorsqu'un vieux meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle".

Au-delà de cette disparition, c'est le concert d'hypocrisie chère à la république française et à ses dirigeants politiques toutes obédiences confondues qui m'attriste.  Les vautours et les hyènes utiliseront le "verbe" cher au grand maitre, pour lui chanter des louanges pourtant leurs idées sont à l'opposée des idées que défendaient Aimé CESAIRE. Idées qui lui ont valu "la mise aux bans" des honneurs qui lui étaient pourtant dus; comme l'a rappelé Ségolène Royal. Si les mots ont encore un sens, alors la république devrait s'abstenir de couvrir de louanges cet homme qu'elle a honni parce qu'il a eu l'audace de lui montrer sa laideur.

En ignorant de son vivant l'humaniste et talentueux homme de lettres qu'était Aimé Césaire, et attendre sa mort pour le couvrir d'honneurs comme il se fait depuis l'annonce de sa disparition est tout simplement dégoutant et malsain. C'est cette goujaterie républicaine qui attriste de nombreuses personnes qui, comme moi, ont été nourries à la plume et à la sagesse du maitre. Sinon le guerrier qu'il était mérite bien son repos.

Loin de ce tintamarre hypocritement républicain, le nègre qu'il est,va écouter et regarder les charognards se bousculer et dire des flatteries, des sottises et une fois de plus il rétorquera: "Nègre je suis, nègre je resterai".

Pour ton départ,  je te dis merci et que les ancêtres t'accueillent comme tu le mérites.

" Le malheur de l'Afrique c'est d'avoir croisé la route de l'Europe ".

« (...) au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique »

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde »

« Il faut lutter contre un droit qui instaure la sauvagerie, la guerre, l’oppression du plus faible par le plus fort. Ce qui est fondamental, c’est l’humanisme, l’homme, le respect dû à l’homme, le respect de la dignité humaine, le droit au développement de l’homme. Les formules peuvent différer, bien entendu, avec le temps, avec les siècles, avec les compartimentages géographiques, mais enfin, l’essentiel est là ».




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16 avril 2008

LE CAMEROUN SUR LE PIED DE GUERRE ?

Pendant que les puissances colonisatrices et principalement la Grande-Bretagne, la France et les États-unis divertissent, désinforment leur opinion publique  et cherchent à braquer les Africains contre Robert Mugabe, elles se gardent bien et la France la première, de dénoncer les travers du roi du Cameroun qui, dans un ultime sursaut de conservation, de séquestration et de personnalisation du pouvoir vient de tailler la constitution à ses mensurations. Cette manœuvre ne serait pas complète s'il n'avait pas aussi, d'un autre côté, pris toutes les garanties de ne pas être poursuivi après sa magistrature dont on ignore quand elle prendra fin et aucune prophétie ne saurait déterminer la fin du règne du monarque camerounais. Deux observations nous viennent à l'esprit.

  1. Le président Paul Biya devenu de fait le Roi Biya 1er, avoue par cet acte qu'il commet des fautes, délits, crimes susceptibles de poursuites et reconnait sa vulnérabilité malgré tout.
  2. Il intègre néanmoins  aussi que son règne aura sa limite dans le temps.
  3. Une fois de plus, preuve est faite que l'Europe fustige et éradique toujours ceux des africains qui les combattent dans leur exploitation séculaire de l'Afrique.

La France, habituée à instaurer et protéger les dictatures qui lui assurent la pérennité de sa main-basse (a) sur les matières premières et simplement sur toute l'économie des pays francophones en particulier [Le contrôle de la monnaie(1)], se garde de dénoncer cette entorse à la démocratie, et à la liberté; elle qui, comme on le voyait lors du parcours de la flamme olympique à Paris et la gesticulation qui a suivi, "protège les droits de l'homme partout dans le monde " comme on pouvait lire dans des banderoles couvrant des édifices tels la mairie de Paris etc. On l'a encore vu avec la protection apportée au président Idriss Déby.  N'aurait-elle pas encore trouvé un remplaçant de bonne facture au président Biya qui lui assurera l'exploitation et le pillage des matières premières ?

  1.       Une autre preuve s'il en était besoin, que la France et les européens n'ont jamais considéré et ne considèreront pas l'Afrique comme faisant partie du "monde", mais comme un réservoir dans lequel ils puisent tout jusqu'aux humains comme l'a encore illustré l'affaire de l'arche de Zoé.
  2. Les Africains ont l'obligation, l'urgence, la nécessité de combattre la France et les autres états colonialistes avec la même énergie à la hauteur du mépris qui leur est servi par les dites puissances. Ceci doit commencer par la destruction des symboles physiques (2) et mentaux.

Le remodelage de la constitution par Paul Biya est, à en croire certaines sources sur place, un facteur aggravant pour des émeutes qui, bientôt émailleront encore un peu partout le Cameroun comme en février dernier. Les partis d'opposition et la population qui en ont marre de cet énième affront de la France et de son serviteur en place depuis bientôt 30 ans, promettent des mouvements de fortes intensités. Prévoyant ces mouvements de ras-le bol, des déploiements de l'armée s'opèrent  déjà un peu partout dans le pays. Les troupes de Koutaba commencent à renforcer Douala et Yaoundé pour mater la rébellion qui ne voudrait et ne saurait digérer  une si grosse escroquerie.
Tout est à parier, qu'avec les déplacements des troupes que, le Cameroun va s'embraser dans les jours qui viennent. Les troupes françaises stationnées au Tchad, au Gabon seront toujours prêtes à donner le coup de main en cas de difficulté, selon le sacro-saint accord de défense. Et une fois de plus, c'est la population civile qui va trinquer et le pillage des biens des camerounais par la France et ses grands groupes continuera.

a- Le lecteur est, pour une meilleure compréhension de cette Main de la France sur le Cameroun, prié de lire l'excellent ouvrage de feu Mongo Beti "Main-basse sur le Cameroun".
1- La France exploite l'Afrique par le biais du Franc CFA
2-Détruire les symboles de l'occupation est un impératif de survie.

Posté par MBOA à 12:53 - FRANçAFRIQUE - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2008

CES CRIMES COMMIS AU NOM DES DROITS DE L'HOMME

Pendant que des Français sont libérés pour tentative de vol d'enfants tchadiens [Arche de Zoé], certains Africains vont être traduits devant la justice française pour avoir détournés un voilier contenant une trentaine d'européens vers la corne de l'Afrique. Cette partie du continent investie, assaillie, colonisée par la France dont la présence militaire assure le maintien des dictatures dont le but est de permettre le pillage des ressources du continent.

Il est important pour tout Africain, de se procurer cette liste non exhaustive des crimes perpétrés par le pays qui est le parangon des libertés et des droits de l'homme. C'est une liste non exhaustive du fait qu'elle ne tient pas compte des crimes commis par les Total, Areva et les autres Bolloré  qui donnent la mort aux populations africaines de façon plus insidieuse. Et dernièrement en Côte d'ivoire la mort de plusieurs ivoiriens par les militaires français dans une tentative avortée de coup-d'état, dans lequel Gbagbo devrait être "déposé".

A noter également que ceux qui ont perpétré ces crimes n'ont jamais été traduits devant quelconque juridiction pour répondre de leurs actes. Exactement à l'image de ce que dit Aimé CESAIRE dans son Discours sur le Colonialisme: " Oui, il vaudrait la peine d’étudier cliniquement, dans le détail, les démarches de Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, que Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère,c’est par manque de logique, et qu’au fond ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique "

Le calendrier des crimes commis au nom des droits de l'homme.Voir le Fichier : CrimescoloniesCalendrier.pdf


Posté par MBOA à 12:24 - PAS DANS LES OUBLIETTES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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