07 novembre 2008
Le Rêve americain n'est pas forcément le Rêve "Luthérien"
Depuis l'élection à la fois historique et symbolique de Barack Obama à la tête des États-Unis, tous les pseudo experts européens mais grands idéologues devant l'éternel s'accordent à dire que le rêve américain est de retour. On vante les mérites de cette "Amérique" du tout possible.
Affirmer que l'accession aux plus hautes responsabilités des USA par Barack Obama est la traduction de ce rêve du tout possible américain, est tout simplement une forme de négation de la lutte des Afro-Américains, mais aussi une fraude, un vol que l'on commet à l'endroit de Martin Luther King et de son rêve prophétique. Propager une telle affirmation est contrefaire la vérité, est une escroquerie intellectuelle.
Pas question de nier, à la différence d'autres pays, que les États-Unis restent un grand ensemble aux multiples possibilités. Un grand ensemble qui a su, à côté des grosses horreurs qu'une partie de sa population a commise sur les autres et continue d'une certaine façon encore, en dépit des horreurs qu'ils exportent à travers le monde, transformer dans bien de domaines, le Doute en Possible.
Mais attribuer, comme le font les "experts", la victoire de Obama aux élections présidentielles à ce fameux "rêve américain" sans y apporter une grille de lecture nuancée est simplement une construction idéologique mensongère. Car le "rêve américain" dont on parle, n'a jamais été que "Cauchemar" pour de millions d'américains dont les afro-américains et les autochtones de ce territoire: les amérindiens. Le rêve dont on parle n'a été qu'un rêve dont ces populations se seraient bien dispensées si elles en avaient eu la possibilité. Le rêve dont on parle n'a jamais concerné que Irlandais, Italiens et toute la vague d'européens qui, massacrant les indiens et faisant travailler les Noirs jusqu'à ce que mort s'en suive, leur a permis de s'enrichir et d'en faire un pays de cocagne. Oui ! Ce rêve là était mise au ban, apartheid, ségrégation pour tous ceux et celles qui avaient la couleur de peau différente de celle des "Blancs".
L'accession de Obama aux hautes responsabilités de son pays est le résultat des luttes de tous ces hommes noirs , de toutes ces femmes noires qui, bien avant le rêve de Martin Luther King, ont par leur détermination, leur vision, construit les conditions de rendre "possible" le doute qui a habité le "Noir" dès le premier instant qu'il a posé les pieds sur le sol américain en ayant réalisé ce qui allait être sa condition. Cette détermination qui a permis à Martin Luther King de rêver son rêve. Si le rêve américain dont on nous vante aujourd'hui les vertus étaient permis à tous, qu'est-ce qui a donc justifié celui de Martin Luther King ?
Les États-unis sont certes une terre aux multiples possibilités, mais encore faut-il que tous ses habitants aient eu accès à un moment donné de l'histoire à ces possibilités et pouvoir réaliser ce qu'est le "rêve américain" dont on se plait à remettre au goût du jour pour essayer de détourner le sens des luttes de ces afro-américains morts pour donner corps à ce qui aujourd'hui est une sorte d'aboutissement. Barack Obama, et par conséquent les afro-américains ne doivent rien au "rêve américain" tel qu'il a été compris par ses bénéficiaires, mais d'abord et avant tout à leur lutte de chaque instant pour la liberté. Le rêve américain est l'antithèse du rêve de Martin Luther King Jr.
05 novembre 2008
BARACK HUSSEIN OBAMA: Is the Winner ! THE HISTORY IN MARCH !

Eh oui ! Les urnes en ont décidé ainsi. Dès cet instant 5 heures 00, Barack Hussein Obama est le nouvel homme fort des États-Unis malgré les écueils.
Aucun autre commentaire ne sera fait, car inutile au regard de cette image qui à elle seule exprime nos pensées en ce moment précis.
Seulement,
Puisse la SYMBOLIQUE de cette victoire , la symbolique d'une lutte de tout instant, la symbolique de conviction forte, la symbolique de liberté déteindre un jour partout où le "Noir" est opprimé pour lui donner la liberté ! Puissent les Africains partout où ils se trouvent créer les conditions de leur liberté comme certains d'entre eux viennent de le faire aux États-Unis et briser les chaines qui les détiennent encore prisonniers ?
Nos pensées vont directement à ces femmes, filles, enfants, hommes qui ont été, au nom de la cupidité de certains, déportés, arrachés par la violence de leur terre originelle pour aller assouvir l'égoïsme de leurs bourreaux vers d'autres terres. Et si tout ceci est la trajectoire que "Dieu" veut, afin que l'AFRICAIN soit partout chez lui et surtout maitre de son destin ?
L'élection de Barack Obama vient à ce moment précis de briser la chaine, cette chaine qui a servi à lier mains et pieds de ces Africains, pour les emmener ailleurs. Cette chaine qui continue à enchainer les esprits des uns et des autres pour accéder à ce qui leur a été volé de si précieux: la LIBERTÉ.
02 novembre 2008
L'OBAMANIA journalistico-politique française EST UNE FORME DE NEGROPHOBIE
La candidature de Barack Obama a donné lieu à une sémantique singulière comme jamais on n'en a connu dans la course aux élections présidentielles aux USA. Et dans cette course folle à la sémantique "singulière" pour décrire Obama, la France s'est une fois de plus illustrée.
Et comme il a été précédemment souligné ici, cet amour sublime de la France pour le candidat Obama est tellement qu'il finit par dévoilé son manque de sincérité. Cet amour d'une spontanéité subite mais foudroyante est un leurre. C'est un amour, disons le, nauséabond. En réalité, la Obamania à la française est une affirmation, une confirmation de la négrophobie française. Car ceux et celles qui adoubent Obama aujourd'hui, nient la part de "Noir" qui est en lui même s'ils refusent de l'avouer. D'ailleurs vous aurez noté qu'aucun représentant noir digne n'a été invité à la Télé pour parler de Obama. Allez donc savoir pourquoi.
L'opposition de style, de sémantique pour parler des deux candidats lorsque journalistes et politiques s'adonnent à leur fornication stylistique, nous montre que pour ces derniers, la candidature du candidat blanc est une chose naturelle, qui coule de source pendant que celle du candidat dit "Noir" serait "anormale, atypique". Mais au nom de quels principes la candidature de MC-Cain serait plus naturelle que celle de Obama ? L'explication ne peut que résider dans la couleur de la peau. Ce qui a valu à Barack Obama d'être à longueur d'émissions télévisées ou radiophoniques estampillé de " candidat noir" alors que ce dernier affirmait clairement pour lancer sa candidature " Je suis devant vous aujourd'hui pour annoncer ma candidature à la présidence des États-Unis ". Et nulle part pendant la campagne, il n'a conditionné sa candidature à sa couleur de peau. D'ailleurs les mauvais esprits commençaient déjà à l'accabler sur ce terrain. Pourtant la question ne se pose pas pour l'autre candidat.
Pourquoi donc chercher à l'enfermer dans un communautarisme ? Si ce n'est une reproduction de ce qui est allégrément pratiqué sans vouloir réellement l'assumer; l'élection en France est d'abord communautaire avant d'être nationale. On le voit aisément avec la présidence de Nicolas Sarkozy, où le communautarisme est une constante non négligeable. C'est pour cela d'ailleurs qu'un consensus national non dit et non assumé est trouvé entre les différents partis politiques, tous les partis politiques sans exception, pour ne pas favoriser la candidature de quelqu'un dit de couleur. On se souvient encore des menaces qui ont conduit à l'éviction de dame Taubira.
On l'aura compris, dans l'imaginaire du français, il est normal voire naturel qu'un Blanc soit candidat aux élections présidentielles, mais cette logique n'est pas applicable aux autres. N'a t-on pas vu la même attitude en Afrique du sud avant, Mandela passait pour un ovni, face à la candidature naturelle des blancs. Ceux et celles qui rêvent d'un OBAMA en France peuvent toujours rêver. Dans le cauchemar que vivent le Noirs en France le rêve ne reste t-il pas le refuge ? Le professeur feu Georges Ngango ne disait -il pas que seul le rêve est démocratique ?
28 octobre 2008
MAIS QUE NOUS VAUT DONC CETTE OVERDOSE A LA OBAMA ?
Obama par-ci, Obama par-là , Obama en veux-tu ? Obama en voilà ! A toutes les sauces, l'ingredient Obama est présent. A ce rythme d'ici le 4 novembre, il ne serait pas surprenant de voir les premières victimes de l'overdose à la Obama. La pantalonnade atteint le comble lorsqu'à Sarcelles, le candidat "Noir" aux élections cantonales Youri Mazou, est surnommé par une personnalité du PS, de "Obama de Sarceles".
Faut-il voir dans cette comparaison, le fait que les deux candidats soient des pions d'un système et de quelques mains qui les pilotent derrière ?
L'enthousiasme fortement palpable en France que suscite le candidat définitivement admis comme "Noir" par la pensée occidentale, rend perplexe pour ne pas dire dubitatif voire suspicieux sur la sincérité de cet élan approbateur pour un candidat "Noir". La symphonie d'éloges de la classe politique française et des médias sur la personne de Obama est tellement bien jouée, que sa spontanéité et sa sincérité en prennent un sérieux coup.
On ne se croirait plus être en France. Oui! Ce pays dont les institutions sont hautement discriminant et excluant pour les Noirs et les Arabes et qui aujourd'hui trouve génial qu'un candidat "Noir" soit en passe de devenir président des USA. Du moment où ceci est hors de l'hexagone, la matrice n'étant pas menacée alors on ne peut que s'en réjouir. La devise semble la suivante: "Tant que ce n'est pas chez nous".
Il suffit de regarder l'assemblée nationale ou le sénat de France ou les pôles de décision des entreprises ou de l' administration pour voir toute la pâleur aveuglante qui en jaillit car refusant toute couleur synonyme pour les pontes de cette France "Blanc,Blanc, Blanc " de souillure des institutions et ainsi comprendre le scepticisme qui habite aujourd'hui les observateurs de la vie politique de l'hexagone face à cette hérésie sur la personne de Obama.
Quelles que soient les raisons qui hissent le candidat "Noir" à ce niveau des élections présidentielles, les Etats-unis sont entrain de démontrer que cet espace n'est pas la propriété politique, encore moins intellectuelle des "Blancs"; car l'histoire nous apprend qu'ils n'en sont pas originaires . Si la population blanche a brillé ou brille toujours par sa négrophobie (les propos insultants à l'endroit de Obama), par son égoïsme, s'accaparant de tout en excluant les autres jusqu'aux autochtones, nous savons que c'est pour des raisons fallacieuses.
Est-ce peut-être pour leur qualité ou condition d'allogènes, que les Noirs et les Arabes sont condamnés à mordre le goudron en France et paradoxalement être encensés lorsqu'ils brillent ailleurs que sur le territoire français ? Dans tous les cas, il est un constat qui ne saurait souffrir d'aucune contradiction: En France on n'aime les Noirs et les Arabes tant qu'ils restent là où l'imaginaire du français de souche les place.
22 mars 2008
OBAMA: DESTRUCTEUR DE SYMBOLE ou DESTIN à la JFK ?
Certains le voient déjà comme le messie qu'annonçait Martin Luther King dans son célèbre "I have a dream". Pour d'autres, c'est à coup sûr le prochain président des états-unis, bref comme de nombreux médias le disent, le phénomène "OBAMA" est en marche.Etrange coïncidence avec un autre enfant des états-unis; et si les destins étaient similaires au cas ou l'ascension d'Obama le porterait à la tête de l'administration américaine ?
Dans toute cette marée voire cette furia, dont le vecteur est, sa qualité de candidat "Noir" aux élections présidentielles du pays apparemment le plus puissant du monde, le spectateur moins averti [je m'y classe volontiers] s'y perd et subit de plein fouet la violence de cet engouement qui devrait plutôt nous laisser interrogateur à la lumière du destin ou alors devrais-je dire les destins de tous ceux ou celles qui, à un moment donné de l'histoire, ont incarné l'espoir en général et en particulier celui des "Noirs".
Un simple détour dans les écritures dites saintes, montre cruellement ce qu'a été le destin de celui qui, selon ces mêmes écritures, portait l'espoir de tout un peuple, celui de l'humanité. Peu importe la polémique, sur les auteurs de ce crime, fait est que Jésus a bel et bien été mis à mort pour avoir eu la lourde responsabilité de porter l'espoir et d'incarner le refus de l'ordre établi. C'est donc dans cette symbolique qu'il semble important de lire et de comprendre le phénomène Barack Obama, aussi à la lumière de ses illustres aînés tels que: Malcom X, Martin Luther King, Steve Biko, Lumumba Patrice? Um Myobé , Chaka Zulu etc....
Lorsque l'on regarde en profondeur la liste des noms de ceux qui, avant Obama, ont porté l'espoir des noirs, ou perçus comme tels, de l'Afrique en passant par les états-unis, le constat est clair et assez parlant. Ils ont été froidement exterminés pour avoir représentés une menace pour le symbole. Et fait encore plus curieux, ils sont des années plus tard, glorifiés, magnifiés par ceux et celles qui les ont tués. C'est dire combien les porteurs d'espoir du peuple Noir sont adulés, lorsque morts, car ne sont plus là pour porter la dynamique de la destruction du symbole ou le menacer de quelques manières.
Obama est
aujourd'hui la nouvelle menace de ce symbole. Ce symbole de la
suprématie des blancs sur les autres et surtout sur les noirs. C'est un
ordre établi et qui est sans cesse mise à jour et rappelé par la
situation sociale du noir aux états-unis comme partout ailleurs.
Symbole que rappelait encore quelques mois, James Watson dans sa
déclaration ou qui est tous les jours expérimenté par des actes
négrophobes qui bénéficient d'une impunité totale lorsqu'ils ne sont
pas niés, dans le monde occidental qui ne s'en cache plus. Il n'est pas
inutile de rappeler le propos révélateur de Louis Agassiz: "J'ai de tout temps estimé que
l'égalité sociale ne pouvait être mise en œuvre. C'est une impossibilité
naturelle qui découle du caractère même de la race noire ".
Il n'échappe
donc à personne que, malgré le caractère mélangé de son sang, Barack
Obama est vu comme un noir dans les deux camps et plus dans celui dont
le symbole de suprématie est menacé. Et dans cette course à la
"noiritude" d'Obama, la presse française n'a pas son pareil et pour
cause. L'élection d'un noir au états-unis aura plus de conséquences en
France que nulle part ailleurs en occident où l'image du noir est
encore aux définitions qu'en faisaient les Gobineau, Holevacque,
Montesquieu etc.... C'est la raison pour laquelle, il faut maintenant
plus que jamais, faire sortir tous les clichés éculés et violenter
davantage l'image, l'inconscient collectif pour ne pas laisser installer
une prise de confiance, par conséquent empêcher une prise de conscience chez
les noirs et chez les autres un changement d'attitude donc de mentalité.
Avec la présence
d'un noir à ce stade des élections présidentielles aux états-unis,
c'est une véritable lutte symbolique qui est engagée. Car si
d'aventure, par un quelconque miracle Obama est président des
états-unis, c'est l'écroulement des thèses de la suprématie de la
"race" blanche qui est amorcé; c'est la fin de la prétentieuse idée qui
habite en secret la majorité hélas d' individus de race blanche, et
permet d'entretenir la flamme de leur prétendue supériorité sur tout
individu de race noire.
Barack Obama
réussira t-il a vaincre la capacité de nuisance du symbole ? That is
the question . Même s'il réussissait à gravir la plus haute marche de
l'administration américaine, son destin ne sera pas loin de celui de
John Fitzgerald Kennedy. C'est une question de mentalité à changer et à
ce stade, un certain type de "blanc" n'est pas encore prêt à croire en une égalité de l'humanité.
